A la Une :

Danse : la mort de la chorégraphe Pina Bausch

mardi 30 juin 2009

La chorégraphe allemande Pina Bausch est décédée le mardi 30 mars 2009 ; elle était agée de 68 ans.
Encore invitée de la maison de la danse de Lyon en janvier dernier, la chorégraphe avait présenté Kontakthof.
Après une nouvelle version pour des interprètes non professionnels présentée en tournée depuis 2000, Pina Bausch avait décidé de confier cette pièce, Kontakthof, à des adolescents âgés de quatorze à dix-huit ans, tous originaires de Wuppertal où elle travaillait.
La créatrice du "théâtre dansé"
"En inventant le Tanztheater -ce théâtre dansé qui exacerbe les sentiments les plus intimes et leur fait atteindre l'universel par le mouvement- la chorégraphe a révolutionné tous les codes de la danse et influencé bon nombre de metteurs en scène de théâtre dans la seconde moitié du XXe siècle" nous rappelle le site de la Maison de la danse de Lyon.
À plus de soixante-cinq ans, Pina Bausch "demeurait sur le qui-vive, alternant créations et reprises de pièces anciennes emblématiques". Une chorégraphie ambitieuse et parfois déroutante, que l'on a souvent qualifiée de provocatrice.
"Pina Bausch s’était vu diagnostiquer un cancer la semaine dernière. Il y a encore quinze jours, la chorégraphe était sur les planches", nous indique France Info.



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TCL, nouvelle grève à Lyon le mardi 30 juin 2009

dimanche 28 juin 2009

D'après les prévisions des syndicats et de la direction des Transports en Commun Lyonnais, la grève du mardi 30 juin 2009 s' annonce particulièrement suivie, mais ne devrait pas perturber la desserte du théâtre antique pour le festival des "Nuits de Fourvière" : A noter que cette grève fait suite aux arrêts de travail "perlés" (59 minutes par jour depuis maintenant plusieurs mois) qui n'ont pas eu l'effet escompté par les syndicats.
Métro et Funiculaire
Ligne A : une rame toutes les 6 à 10 minutes environ, de 6h à 20h00 (terminus la Soie)
Ligne B : cette ligne n'assurera aucun service (un bus assurera la liaison Charpennes / Saxe-Gambetta de 6h00 à 20h00
Ligne C : une rame toutes les 7 à 11 minutes environ de 5h à 00h25
Ligne D : une rame toutes les 2 à 5 minutes de 5h00 à 00h15
Funiculaire Fourvière : une rame toutes les 5 minutes environ de 12h à 20h
Funiculaire St Just : une rame toutes les 5 minutes environ de 5h à 20h
Tramway
Ligne T1 : Pas de service
Ligne T2 : Terminus St-Priest horaire limité de 06h27 à 19h05
Ligne T3 : Pas de service
Ligne T4 : Fonctionnement toutes les 10 minutes entre 05h49 et 20h13 entre Lyon et Vénissieux. Dernier retour de Vénissieux à 20h00.
Pas de service pour le funiculaire Fourvière mais le funiculaire St Just devrait fonctionner pour la desserte du festival des "Nuits de Fourvière". Pour les lignes de bus, se référer à la mise à jour sur le site des TCL -
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ASVEL, le malaise grandit au Grand Lyon

vendredi 26 juin 2009

Une polémique surréaliste et pour le moins inattendue, à la frontière du sport, de l'économie et de la politique, enfle en ce moment à Lyon.
Attisée par la Municipalité de Villeurbanne, dont le maire Jean Paul Bret est socialiste et premier vice-président du Grand Lyon, la crise concerne le déménagement éventuel du club de baskett de l'ASVEL sur le site du Puisoz, en dehors des limites de la ville.
Depuis plusieurs semaines, une pétition circule (voir l'article de LYon-Sports.fr "A l'ASVEL, des Villeurbannais défendent leur V"). Le comité "l'ASVEL à Villeurbanne" aurait déjà recueilli 1200 signatures, dont des grands noms qui ont fait l'histoire du club, pour demander le maintien du club dans la ville qui l'a vu naître !
Une lettre ouverte à Gilles Moretton du Comité "l'ASVEL à Villeurbanne"
Au delà de la simple polémique, cette action semble être sous tendue par un certain nombre de "non-dits". S'agit t-il dune réaction à la prise en main du club par Tony Parker, que jusqu'ici tout le monde semblait accueillir avec bonheur ? Le mystère est entier.
Malaise au Grand Lyon
En tous les cas, cette polémique met au grand jour le malaise qui semble s'installer dans le Grand Lyon. Qu'en est t-il de la collégialité dans la prise de décisions ? Comment se fait t-il que le premier Vice-président, qui ne voit aucun problème au déménagement de l'OL à Décines ("celà favorisera le développement de l'Est lyonnais, rappelait-t-il récemment au cours d'une conférence de presse") soit tant mobilisé par le maintien d'un club dans sa ville ? Certains murmurent que les réponses sont à trouver dans le bureau de Gérard Collomb, qui s'isolerait de plus en plus pour prendre des décisions d'intérêt général. Ce dernier, interrogé récemment sur le sujet lors d'une visite dans le quartier de Mermoz (huitième arrondissement), s'est montré d'une prudence de Sioux en répondant sur le ton de la plaisanterie : "Il est question que l'ASVEL déménage ? Je n'ai pas d'avis sur le sujet", avant d'ajouter "la moindre parole que je pourrais prononcer pourrait se retourner contre moi".



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Lumières sur le premier "Grand Lyon Film Festival"

jeudi 25 juin 2009

Le festival du cinéma du Grand Lyon s'appellera "LUMIERE 2009". Il se déroulera du 13 au 18 octobre dans des lieux "éclatés".
Ses organisateurs en ont dévoilé les grandes lignes ce jeudi 25 juin, dans le hangar même où les frères Louis et Auguste Lumière ont réalisé le premier film de l'histoire du cinéma !
Thierry Fremeaux, Directeur de l’Institut Lumière, Gérard Collomb, Président du Grand Lyon, Jean Jacques Pignard, vice-président du Conseil Général et Jean Jack Queyranne, président du Conseil Régional ont présenté ensemble "cet évènement qui manquait dans le paysage des festivals de France". Consacré au patrimoine cinématographique mondial, "le Lumière" sera l'occasion de voir ou revoir des films qui ont fait l'Histoire du cinéma. Récents ou anciens, restaurés ou colorisés, toutes les formes de l'art pourront être projetées. Un festival "paillettes", avec des stars invitées, mais aussi un marché et un lieu de rencontre pour tous les passionés du septième art.
Comme l'indique Thierry Fremeaux, le cinéma étant né avec le XXème siècle, "rares sont les personnes, à part peut être le lyonnais Raymond Chirat, auteur d'une colossale Histoire du cinéma français, qui peuvent se vanter d'avoir vu tous les films !" Et pourtant, telle la madeleine de Proust, chacun porte en lui un souvenir de cinéma, une émotion, une musique, une voix... Au "Lumière", on pourra voir des films noirs, des westerns "spaghettis", les films de Sergio Leone comme ceux de Martin Scorcese.
Un festival "décentralisé" dans la plupart des communes du Grand Lyon
Clint Eastwood invité d'honneur de cette première édition
Si l'organisation d'un tel festival allait de soi à Lyon, il n'en a pas moins été très difficile de l'organiser. L'idée était de proposer un évènement prestigieux, à la hauteur des ambitions et des rêves qu'il pouvait susciter. L'institut Lumière avait les moyens humains et les contacts pour par exemple inviter Clint Eastwod ; Le réseau de salles privées et associatives avait considérablement augmenté depuis quelques années, l'attente du public était testée depuis plusieurs mois et les institutions avaient fini de payer quelques grands investissements culturels, comme la réfection du Musée Gadagne ou la restauration du théâtre des Célestins. Le moment paraissait donc propice pour lancer le projet et un tour de table avec des petits sponsors -une recherche de 1000 entreprises qui investissent 1000 Euros chacune - a permis de confirmer l'intérêt du secteur économique.
Le cinéma, un secteur d'excellence en Rhône-Alpes
Ce festival "basé sur le partage et la transmission" vient confirmer le développement d'un autre secteur d'excellence, à la limite de la culture et de l'économie, de la région Rhône-Alpes. Avec l’inauguration des studios PIXEL à Villeurbanne, celle de "La Cour des images" dans l’ancienne Cartoucherie de Bourg-Lès-Valence, le Festival international du Film d’Animation et le MIFA à Annecy, le lancement de Cartoon Movie ou encore le festival du film documentaire de Lussas, la région se positionne comme un pôle européen dans le domaine des images. Un secteur qui n'est pas éloigné de ceux du jeu vidéo et du numérique pour lesquels de nombreuses entreprises et plusieurs centres de formations travaillent déjà.
Pour Jean Jack Queyranne, "ces événements illustrent et récompensent les efforts pour soutenir et structurer l’ensemble de la filière professionnelle cinéma, de la production à l’exploitation, en passant par la diffusion" . Que ce soit par le soutien à la production avec Rhône-Alpes cinéma, celui à la formation dans les lycées, le financement de cartes M'RA pour les collégiens ou encore le soutien aux festivals, la filière du cinéma est l'une des plus soutenues. Gageons que le rendez vous annuel du festival -qui cette année coïncide avec la biennale d'art contemporain- permettra d'amener encore plus de visiteurs à Lyon et de terminer de "décoincer" son image de ville industrielle et sérieuse.
Gilles Roman
D'autes images dans nos pages de partage de photos sur Facebook - Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -
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Maurice Moissonnier, historien des Canuts, est mort

mercredi 24 juin 2009

Le député André Gérin a rendu un hommage appuyé hier à cet historien spécialiste du mouvement ouvrier qui vient de décéder.
Maurice Moissonnier était l'auteur de remarquables ouvrages sur l'histoire sociale, en particulier à Lyon. Il avait édité entre autres La révolte des canuts - lyon, novembre 1831. , aux Ed. sociales.

Voici le texte rédigé par André Gérin : "Maurice nous a quittés après une maladie qui lui a enlevé sa parole, consciente, lucide et aiguë. C’est une perte immense pour le mouvement ouvrier. Un homme communiste, authentique jusqu’au bout des ongles. Sa stature physique et sa voix donnaient une ampleur d’exception à l’homme de conviction, de la pensée en mouvement, un marxiste non dogmatique qui lui a valu bien des déboires avec son parti.
Je pense au débat qu’il a vécu comme une fracture idéologique et théorique de l’abandon de la dictature du prolétariat en 1976. Avec
Serge Rifkiss, je pense à la séance du congrès du Rhône à Givors que je présidais. Maurice était à la fois un historien de grande envergure, professeur agrégé et un communiste fidèle, chaleureux, soucieux d’humanité en toutes circonstances.
Il se consacre à l’histoire du mouvement ouvrier lyonnais. Il est l’auteur d’un best seller de l’édition historique : les Canuts. Il dresse une fresque monumentale de la naissance du mouvement ouvrier en France, tout au long du XIXème siècle. Ce travail, saisissant de vie, retrace les épisodes marquants des combats de classe, les met en perspective avec les événements politiques et décrit, dans un même souffle, les conditions de vie des ouvriers et de leurs familles. Son dernier ouvrage : Le mouvement ouvrier dans la tourmente, 1934-1945.

Maurice Moissonnier participe aux comités de rédaction des Cahiers d’histoire de l’Institut de recherches marxistes et de la Nouvelle critique. Il est membre de l’Institut d’histoire sociale de la CGT avec Georges Seguy et vice-président des Amis de la Commune. Le mouvement ouvrier et intellectuel, le PCF, perdent un monument géant. Il a pris une part importante à la lutte contre le Front National, avec « Faire Front ».

A toi Henriette, à tes enfants, Marie-Claude, Pierre, à tes petits enfants, à toute ta famille, je veux vous dire mon affection, amitié et solidarité dans ce moment douloureux : Maurice est un Homme d’exception."

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Dialogues en Humanité 2009 au Parc de la tête d'or

mardi 23 juin 2009

Ce désormais traditionnel "événement convivial sur la question humaine" se déroulera du 3 au 5 juillet 2009 au Parc de la tête d'Or.

Contrairement à toutes les autres questions, la question humaine ne dispose d’aucun expert ! Elle est l’affaire de tous et de chacun, une affaire d’expérience de vie, de sensibilité, de conscience. Avec Dialogues en Humanité, la communauté urbaine de Lyon offre "une occasion inédite de s’interroger de façon conviviale et ouverte sur les innombrables questions liées à l’Homme, à l’humain".
Qu’elles concernent l’écologie et le développement durable, la place de la femme dans la société, ou encore l’art sous toutes ses formes… toutes ces questions sont abordées de manière "tranquille" et conviviale, à l'ombre des grands arbres, "comme un hommage à l’Afrique, berceau de l’humanité et à ses arbres à palabres !" .
Un espace de dialogue direct et participatif
Pendant trois jours, chacun pourra échanger avec d’autres citoyens du monde - qu’ils soient anonymes ou que leurs réputation ne soit plus à faire - rencontrer écrivains, philosophes, artistes, témoins de vie… et partager avec eux une expérience unique au monde, dans une ambiance décontractée et festive.

Et parce que l’humain ne se résume pas à la parole et à la réflexion, ces trois jours se vivront en musique, en spectacles, repas pris en commun…
Les dialogues s’adressent à tous sans exception : enfants, adultes, parents, artistes, chefs d’entreprises, citoyens du monde...
Parmi les invités pour cette session 2009 : Patrick Viveret, philosophe (France), Siddhartha, fondateur de Pipal Tree à Bengalore (Inde), Danielle Mitterrand, Fondation France-Liberté, Daniel Kambere Tsongo, Artiste peintre (Rép Dém du Congo), Youri Bandajevsky, scientifique (Biélorussie), Marie-Jo Chambard de Lauwe, Historienne résistante, Jean-Baptiste de Foucauld (Solidarités Nouvelles face au Chômage), Faouzi Skali, docteur en anthropologie, éthnologie et sciences des religions sur le soufisme (Maroc), Tapas Bhat, Doctorante femmes et écologie (Inde), Joao Capiberibe promoteur du développement durable en Amazonie et ancien gouverneur de l’etat de l’Amapa et Janete Capiberibe, Députée fédérale Macapa/Sao Paulo (Brésil), Christel Hartmann-Fritch Fondation Genshagen (Berlin), Marc Vella pianiste Grand Prix de Rome et initiateur de la caravane amoureuse, Timna Brauer artiste (Autriche,Méditerranée), Mamiso musicien malgache, Gilberto Gil artiste et ancien Ministre de la Culture (Brésil), Ryadh Sallem, triple champion d’Europe basket fauteuil, des artistes, des chefs d’entreprises….

Les Pays représentés : Brésil, Allemagne, Algérie, Maroc, Chine, Cambodge, Suisse, Israël et territoires palestiniens, Autriche, Espagne, Suède, Italie, Pérou, Colombie, Inde, Madagascar, Canada, Pologne, Ukraine…
Lire aussi : Dialogues en humanité, la philosophie sous les arbres ! -
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Le gouvernement lance Planseisme.fr

 Le site internet du ministère de l'environnement planseisme.fr indique qu'un nouveau zonage sismique de la France est en cours de préparation et qu'une nouvelle réglementation de construction parasismique devrait entrer en application en janvier 2010.


séisme


Dans le cadre du Plan séisme , une série de formations de deux jours est proposée au cours de l’année 2009. En collaboration avec le "Pôle Risques Naturels"  de Grenoble et la fédération VOR (Vulnérabilité des Ouvrages aux Risques),  trois organismes de formation — GRENOBLE-INP, l’INSA à Villeurbanne  et l’Université Joseph Fourier — ont établi le programme de ces formations


Pour améliorer la prévention , le site planseisme.fr propose une information très complète sur le thème des risques sismiques.


On trouve en particulier une carte des zones spécifiquement concernées. Dans certaines régions, comme l'Auvergne, la prévention des risques doit être importante par la mise au point de normes et réglementations nouvelles dans la construction. Un dossier complet sur le zonage sismique de la France est disponible sur le Portail de la Prévention des Risques Majeurs.



Reportage SISMIK - 07 - Face au risque sismique, je me protège from planseisme on Vimeo.



Vous y trouverez notamment le zonage sismique de la France métropolitaine, mais aussi de la Guadeloupe et de la Martinique. Il est à noter que, suivant la législation actuelle, la Guyane, la Réunion et Saint Pierre et Miquelon sont en zone de sismicité 0. En vous rendant sur ce site internet institutionnel, vous pourrez tout savoir sur les risques encourus dans votre région, en particulier dans les rubriques très complètes sur la Réglementation en vigueur , la Réglementation à venir et surtout pour savoir si votre bien ou votre projet de construction  est concerné par le changement de réglementation prévu en 2010.


Un fort séisme, de magnitude 6.3 selon le CSEM, est survenu dans la nuit du 5 au 6 Avril 2009 dans la région des Abruzzes en Italie ; que se passerait-t-il en France si un mouvement d'une telle magnitude venait à intervenir ?


 






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Photos : l'inauguration de l'hôpital privé mère enfants

lundi 22 juin 2009

C'est un hôpital en plein fonctionnement qui a été inauguré ce 22 juin 2009 à Lyon. L'Hôpital privé Mère-enfant, issu du regroupement de trois cliniques de St-Priest, Décines et Montplaisir, a déjà réalisé près de 1000 accouchements depuis son ouverture au public le 19 mars dernier. Il compte dès 2010 en réaliser plus de 4000 par an, soit une moyenne de 11 accouchements par jour !

A part le premier adjoint au Maire de Lyon Jean Louis Touraine, tous les députés, ministres et sénateurs attendus se sont "décommandés", bloqués à Versailles pour le Congrès convoqué par Nicolas Sarkozy.
L'ancienne Ministre de la Santé du gouvernement Juppé, Michèle Barzac, a tout de même fait le déplacement. Elle a insisté dans son discours sur ce nouveau concept, "très répandu dans les pays anglosaxons, mais pour lequel nous avons beaucoup de retard en France, celui des centres spécialisés pour la santé des femmes".
L'ancienne ministre a ainsi rappelé le retard de notre pays dans la prise en charge des "cancers féminins", avec "d'énormes difficultés financières et géographiques pour établir les diagnostics et les prises en charge" a-t-elle noté.
Les deux directeurs de l'institution, Sylvain Favier et Audrey Charlon, ont présenté ce très bel établissement installé en plein coeur du quartier hospitalier (face à l'hôpital Edouard Herriot) de Lyon, doté de tous les équipements nécessaires pour accueillir les femmes et les enfants (de 0 à 18 ans ).
Car cet hôpital n'est pas seulement une maternité. Doté de 170 lits et places, il possède 9 blocs opératoires, des services de néonatologie, un plateau de radiologie avec IRM et des salles d'opération habilités pour la chirurgie pédiatrique.

Des équipements et services

L'hôpital est aussi équipé d'un AMP (centre d'assistance médicale à la procréation) qui permettra "d'assister" chaque année plusieurs centaines de couples stériles.
Au mois de septembre une crèche ouvrira à l'intérieur de l'établissement. Il s'agit en fait du déménagement d'une crèche "de quartier" pour laquelle les responsables de l'établissement ont obtenu une dotation de sept places supplémentaires réservées au personnel de l'hôpital.

Jean Loup Durousset est l'actionnaire majoritaire du groupe Noalys qui a porté la construction de ce projet mais aussi de plusieurs autres établissements dans toute la France, en collaboration avec le groupe Eiffage.
210 salariés dont 150 praticiens travaillent déjà dans cet établissement.


Doté d'une piscine, l'établissement ne réalise pas pour le moment d'accouchement dans l'eau, mais des animations de bébés nageurs se mettent en place, de même que des séances de relaxation pour les femmes enceintes.
Particulièrement bien situé, le nouvel hôpital est accessible en Tramway. Compte tenu de la fermeture de la maternité de l'Hôtel Dieu, il devrait très rapidement prendre sa place dans le paysage lyonnais.
D'autant que pour le côté financier, seuls les dépassements d'honoraires négociés avant l'opération ou l'accouchement sont tolérés. Le surcoût pour les patients ne se trouve que dans les "services". Jean Loup Durousset dit "beaucoup insister auprès des personnels pour que tout le monde puisse avoir accès aux services de ce nouvel hôpital, en particulier les patients pris en charge par la CMU".

Lire aussi sur les sites de LYonenFrance : De nouveaux hôpitaux à Lyon - Clinicalland s'associe aux Hôpitaux Privés - Economie, des raisons d'espérer - A Lyon, le "baby boom" des maternités -

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Accident d'hélicoptère, 6 employés de Walibi parmi les victimes

dimanche 21 juin 2009

Sept professionnels du tourisme de la région Rhône-Alpes (le pilote et 6 employés du parc Walibi) étaient à bord de l'hélicoptère privé qui s'est écrasé ce samedi 20 juin 2009 dans la commune de Brégnier-Cordon (à la limite de l'Ain, de l'Isère et de la Savoie).
L'appareil, un Ecureuil de la compagnie aérienne Azur Helicoptère effectuait un baptême de l'air en provenance du parc d'attraction Walibi, situé en Isère. Il s'est écrasé "pour une raison encore inconnue", selon les autorités locales. "C'est l'accident d'hélicoptère civil le plus grave depuis dix ans", a expliqué dimanche matin le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, venu sur place "voir les familles des victimes et remercier les sauveteurs".


D'après le site internet du quotidien LeMonde.fr "un témoin a vu cet hélicoptère bleu et blanc voler à basse altitude avant de le perdre de vue, puis a entendu une détonation et senti une forte odeur de kérosène".


La compagnie a indiqué que l'hélicoptère était "révisé" et que les conditions météorologiques étaient "bonnes" au moment de l'accident, avec une "très bonne visibilité".


"Le pilote était un ami et un instructeur, il n'était pas fatigué quand l'accident est survenu", a déclaré Michel de Rohozinski, gérant de la société Azur Helicoptere.

"Le sous-préfet de l'Ain, Didier Doré, avait déjà souligné que les conditions météorologiques au moment de l'accident étaient a priori bonnes", rappelle LeMonde.fr.

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OL Land, Michel Forissier pense obtenir un référendum

vendredi 19 juin 2009

La bataille des pros et anti grand stade de l'OL prend des détours pour le moins originaux. En même temps que le fameux "amendement Mercier" réintroduit par le gouvernement dans un projet de loi sur le tourisme (voir notre article "OL Land, les pros jubilent, les opposants mobilisent"), un député de la majorité, l'UMP Philippe Meunier, a fait adopter par l’Assemblée Nationale lors de la séance du 17 juin 2009 un autre amendement "visant à prévoir une consultation des communes riveraines directement impactées par les projets d’aménagement de grandes enceintes sportives".

Philippe MEUNIER, Député de la 13ème circonscription du Rhône, est soutenu par le maire de Meyzieu Michel Forissier, et aussi les députés UMP du Rhône Michel TERROT, Christophe GUILLOTEAU et Patrice VERCHERE.

Le texte précise que les communes concernées disposent d’un délai de deux mois pour se prononcer. "La liste des communes concernées est fixée par le représentant de l’Etat (le Préfet NDLR) dans le département".

Dans un communiqué, Michel Forissier "remercie les députés qui sont à l’origine de cet amendement (202) qui permettra aux élus représentant les territoires impactés par la réalisation de grands stades de pouvoir émettre un avis sur la faisabilité du projet".
Il indique par ailleurs que le secrétaire d'Etat aux sports, Mr Bernard LAPORTE, a répondu au député Meunier qui l'interrogeait sur son attitude en cas de vote négatif des habitants : "si on inscrit dans la loi que l’on demande l’avis des communes, c’est pour en tenir compte".

Pour les élus opposés au projet, cet amendement constitue "une avancée pour la démocratie". "Enfin les élus représentant les habitants qui risquent de subir des nuisances graves par la mise en œuvre d’un projet privé, seront écoutés par le gouvernement" indique Michel Forissier.

Un front nuageux inattendu pour Gérard Collomb
Pour le Maire de Lyon et Président du Grand Lyon qui s'est beaucoup impliqué dans la défense de ce projet, il s'agit à n'en pas douter d'un coup dur. Alors qu'il pensait avoir rallié une partie des opposants en raccrochant la construction du Grand Stade à la candidature de la France pour l'Euro 2016, l'éventualité d'une consultation des communes riveraines ne pourrait que retarder le projet qu'il souhaite maintenant accélérer. Car si le projet divise largement les élus, la ligne de fracture ne passe pas entre la droite et la gauche : Gérard Collomb doit aussi compter avec des voix discordantes dans ses propres rangs. Ses "alliés" écologistes, renforcés par les résultats des dernières élections européennes, se démarquent d'un projet que leur secrétaire nationale Cécile Duflot qualifie "d'un autre siècle" (voir article de LYon-Actualites).
Du côté de l'OL, on ne veut voir que "le verre à moitié plein". Dans un communiqué à ses actionnaires, Jean Michel Aulas indique qu'il prend acte du premier amendement, celui qui permet la construction de projets publics/privés dans l'optique de l'Euro 2016, mais ne se prononce pas sur l'amendement du député Meunier.

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Burqa : vers une commission d'enquête parlementaire ?

jeudi 18 juin 2009

58 parlementaires de toutes tendances politiques (3 communistes et parti de gauche, 7 socialistes, 43 UMP, 2 nouveau centre et 3 non inscrits) ont déjà signé l'appel du député (communiste) de Vénissieux André Gérin, qui réclame la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la généralisation du port du voile par "certaines femmes musulmanes".
"Nous sommes aujourd’hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête dans de véritables prisons ambulantes ou du niqab qui ne laisse apparaître que les yeux. Si le foulard islamique constituait un signe distinctif d’appartenance à une religion, nous sommes là au stade extrême de cette pratique. Il ne s’agit plus seulement d’une manifestation religieuse ostentatoire mais d’une atteinte à la dignité de la femme et à l’affirmation de la féminité. Vêtue de la burqa ou du niqab, elle est en situation de réclusion, d’exclusion et d’humiliation insupportable. Son existence même est niée. La vision de ces femmes emprisonnées nous est déjà intolérable lorsqu'elle nous vient d’Iran, d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite ou de certains autres pays arabes. Elle est totalement inacceptable sur le sol de la République française. Nous savons, en outre, qu’à cette tenue vestimentaire dégradante s’ajoute une soumission à son époux, aux hommes de sa famille, une négation de sa citoyenneté. Il faut se rappeler les professions de foi de l’imam Bouziane, en avril 2004, en faveur des châtiments corporels pour les épouses adultères, sur fond de diatribe idéo anti-occident, d’un racisme anti-blanc, anti-France", écrit André Gérin.
L'article unique de cette proposition est ainsi rédigé : "Il est créé une commission d’enquête parlementaire de trente membres afin de dresser un état des lieux de la pratique du port de la burqa ou du niqab par certaines femmes musulmanes, de mieux comprendre le phénomène et de définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national".
Le gouvernement, gêné par cette initiative, s'est montré divisé face au projet. Si Fadela Amara le soutient, Eric Besson s'y déclare opposé. "Il n'est pas opportun de relancer une polémique" sur les signes religieux a indiqué Eric Besson, avant d'ajouter : "La loi a déjà énoncé un certain nombre de règles du vivre ensemble, elle dit qu'on ne peut pas porter le voile dans un certain nombre d'administrations, de services publics et à l'école. Un équilibre a été trouvé en France et il serait dangereux de le remettre en cause".
Dans l'exposé des motifs, André Gérin ne dit pas autre chose mais semble indiquer que ce sont les pratiques qui évoluent et remettent en cause justement le droit des femmes.
"La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 stipule : ‘’nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi’’ écrit André Gérin qui rappelle que le principe de laïcité est constitutif de notre organisation sociale et de notre histoire collective.
La loi du 9 décembre 1905, qui sépare les églises et l’Etat, l’enracine dans nos institutions. Le libre exercice des cultes y est garanti mais la dissociation de la citoyenneté et de l’appartenance religieuse y est affirmée. "Aucune religion ne saurait imposer ses principes comme normes d’organisation de la société".

Depuis la Constitution de 1946, le principe de laïcité a acquis une valeur constitutionnelle.
L’article 1er de la Constitution de la Vème République l’a repris et précise : ‘’La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances".
Ce cadre laïque offre la possibilité et les moyens de coexister sur un même territoire à des hommes et des femmes qui ne partagent pas les mêmes convictions, plutôt que de les enfermer en une mosaïque de communautés repliées sur elles-mêmes et s’excluant mutuellement.
En ce sens, la laïcité est le vecteur de l’intégration de tous dans la société. Elle crée l’équilibre entre la reconnaissance du droit à une identité propre, le respect des convictions individuelles et le lien social.
En articulant unité nationale, neutralité de la République et reconnaissance de la diversité, la laïcité fonde, au-delà les communautés traditionnelles de chacun, une communauté de destin appuyé sur des valeurs communes, une volonté et un désir de vivre ensemble.
Pour les signataires, "cela implique de la République et des citoyens des droits et des devoirs".
Quand la laïcité est menacée, la société française l’est dans son unité, dans sa capacité à offrir un destin commun. Au fil de l’histoire, des lois ont marqué l’affirmation juridique du principe de laïcité. Certaines ont été nécessaires quand il s’est trouvé en danger. "Il nous faut, en la matière, faire preuve de lucidité".
Il en a ainsi été de la loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 interdisant le port de signes ou tenues pour lesquels des élèves manifestaient ostensiblement leur appartenance religieuse au sein d’un établissement scolaire.
Elle s’inscrivait dans le prolongement du rapport et des recommandations de la commission de réflexion, dite ‘’Commission Stasi’’ sur l’application de principe de laïcité, remis au Président de la République, Jacques Chirac, le 11 décembre 2003.
La jurisprudence du Conseil d'Etat
Le Conseil d’Etat, dans un arrêt du 27 juin 2008, a eu à statuer sur le cas d’une personne de nationalité étrangère, à qui le gouvernement avait opposé son refus d’acquisition de la nationalité française par mariage (articles 21-2 et 21-4 au Code civil). Il a considéré que l’intéressée avait adopté "au nom d’une pratique radicale de sa religion ; un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment avec le principe d’égalité des sexes". Le Conseil d’Etat a conclu que la requérante ne remplissait pas la condition d’assimilation posée par le Code civil.
La commissaire du gouvernement avait, en effet, relevé qu’elle portait le voile islamique intégral et vivait recluse soumise totalement aux volontés des hommes de sa famille.

La HALDE estime que l'obligation de retirer la Burqa est conforme au droit européen
Par ailleurs, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) a eu à se prononcer sur le cas d’une autre femme musulmane revêtue de la burqa lors d’une formation linguistique dispensée par l’agence nationale d’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) dans le cadre d’un contrat d’accueil et d’intégration.
Le directeur de l’ANAEM a interrogé la HALDE sur le point de savoir si l’obligation faite aux personnes suivant cette formation de retirer la burqa ou le niqab était conforme aux exigences des articles 9 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Par une délibération du 15 septembre 2008, la HALDE a décidé qu’une telle obligation était conforme et aboutit ainsi aux conclusions que "la burqa comporte une signification de soumission de la femme qui dépasse sa portée religieuse et pourrait être considérée comme ‘portant atteinte aux valeurs républicaines présidant à la démarche d’intégration et d’organisation de ces enseignements, obligatoires pour les étrangers admis pour la première fois en France,
que l’obligation de retirer le niqab ou la burqa pourrait être justifiée par des buts légitimes qui sont les exigences de la sécurité publique, d’identification des personnes ou encore la protection des droits et liberté d’autrui.

Pour les signataires "ces jurisprudences sont utiles mais ne sauraient suffire à faire face à ces pratiques que nous ne pouvons tolérer en France".
C’est pourquoi ils proposent que l’Assemblée nationale se saisisse de ce dossier et que soit créée une commission d’enquête "afin de dresser un état des lieux et de définir des préconisations pour mettre un terme à cette dérive communautariste contraire à nos principes de laïcité, à nos valeurs de liberté, d’égalité, de dignité humaine".
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