A la Une :

Burqa, la mission parlementaire en question ?

jeudi 30 juillet 2009

Le phénomène du voile intégral serait-t-il surévalué par les élus qui ont obtenu la création d'une Mission Parlementaire sur la burqa ?
C'est en tous cas ce que laisse à penser un article du quotidien Le Monde, rédigé à partir d'informations recoupées par la police.

Pour le Président de cette Mission Parlementaire, l'ex-maire de Vénissieux André Gérin, "le chiffre -de 367 femmes sur tout le territoire NDLR - acancé est plutôt ridicule".
Mais quand bien même le sujet ne concernerait que peu de personnes, il rappelle que la Mission Parlementaire sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national a d’autant plus de raison d’être, "car on ne peut pas accepter une politique féodale à l’encontre des femmes".

L'objectif de la mission, soutenu par près de 100 parlementaires, est de sortir de l’indifférence et de l’aveuglement politique. Car, indique le député : "Nous ne saurions accepter, en France, ce que nous combattons dans d’autres pays"... "Le voile intégral, c’est l’iceberg recouvert d’une marée noire. Ne nous trompons pas, l’emprise des fondamentalistes, des intégristes islamistes, tente de régenter la vie civile de certains territoires de notre pays"... "La mission d’information va faire l’état des lieux, comprendre cette réalité pour répondre au malaise dans la population, y-compris chez les musulmans".
La misison a pour objet de faire des propositions "dans un esprit républicain" en consultant les associations féminines et les musulmans qui veulent un Islam respectueux de la République et des principes de laïcité.
Bas les voiles, "40 pages pour comprendre l'autre"
A l'heure où le débat prend forme, un petit livre de quarante pages donne le point de vue d'une de ces femmes voilées. Parmi les nombreux commentaires de ce livre sur Amazon, on peut lire celui de David : " Hahdortt Djavann a porté 10 ans le voile en Iran sous la contrainte, et elle sait de quoi elle parle. Pourtant il n’y a ni rancœur ni haine dans son discours qui reste éclairé et ouvert, et pour preuve elle ne tombe jamais dans le piège de la généralisation gratuite. Elle exprime d’ailleurs sans diffamer les opinions contraires, pour mieux y répondre. C. Djavann analyse dans ces quelques pages d’une manière inattendue parce que très approfondie, pénétrante et clairvoyante la symbolique du voile. Par ses mots l’on parvient à comprendre toute la symbolique des sociétés islamiques traditionnelles et la place qu’y occupent les femmes dans le sub-conscient collectif, comment et pourquoi. Ses études d’anthropologie doivent y être pour quelque chose, ses explications m’ont passionné".
Pour l’auteur, ce n’est pas au nom de la laïcité qu’il faut interdire le voile à l’école, mais pour la protection des mineures...
- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -


Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :




(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )
En ce moment sur les sites de LYonenFrance :
Lire la suite - Burqa, la mission parlementaire en question ?

Patrice Beghain réunit l'Histoire de Lyon

mercredi 29 juillet 2009

Attention, pavé ! Une excellente idée cadeau pour un chercheur, un politicien, un universitaire ou... un journaliste, ce dictionnaire historique de Lyon est un ouvrage collectif.

Coordonné par l'ex directeur de la DRAC Rhône-Alpes - et adjoint à la culture de la ville de Lyon lors du premier mandat de Gérard Collomb, Patrice Beghain, ce dictionnaire se veut fonctionnel mais compte tout de même 1504 pages !

Cette "bible" de Lyon et des lyonnais comporte plus de sept mille sept cent entrées et rassemble "des informations encore jamais réunies à ce jour".

Ouvrage de passionnés, il est tout de même destiné à un large public et on le trouve sur les rayons des grandes librairies lyonnaises (Fnac, Virgin, Decitre...) mais aussi en vente par internet sur notre site LYon-Boutique.fr. Comme tout dictionnaire encyclopédique, les thèmes sont classés par ordre alphabétique ; on y retrouve l'histoire de la cité depuis ses origines jusqu'au début du 21e siècle.
Patrice Beghain

Personnages, édifices, quartiers, événements...
L'histoire de Lyon est abordée dans toutes ses dimensions, à l'image de la richesse et de la diversité qui caractérise la ville. Un index des noms des personnes citées dans les notices, riche d'environ dix mille occurrences, permet de retrouver aisément des informations sur des personnages secondaires ou vivants qui ne font pas l'objet d'une entrée spécifique ; un index thématique facilite la recherche, en fonction de ses propres centres d'intérêt.

"Le Dictionnaire historique de Lyon" s'écrit aussi en images avec dix-huit cahiers thématiques, soit cent soixante pages, présentant des documents rares ou parfois inédits. Le choix d'une équipe d'auteurs restreinte, a permis selon l'éditeur (Stéphane Bachès) "de préserver une certaine unité de ton afin d'éviter une spécialisation qui aurait pu être préjudiciable à la large audience recherchée".

"Par la rigueur et la précision de son information, par le souci d'une écriture simple et d'un style vivant, par son ampleur, qui n'a jusqu'ici aucun équivalent, le "Dictionnaire historique de Lyon " est un ouvrage unique, indispensable à tous ceux qui partagent avec ses auteurs et son éditeur, l'amour de cette grande ville - française et européenne".

Sur son blog, Patrice Beghain offre aux internautes un avant-goût du contenu de ce dictionnaire avec l'entrée consacrée à Juliette Récamier, à laquelle le Musée des Beaux Arts vient de consacrer une très belle exposition.
Voir et commander le Dictionnaire historique de Lyon-

- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -


Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :




(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )
En ce moment sur les sites de LYonenFrance :
Lire la suite - Patrice Beghain réunit l'Histoire de Lyon

Un appel "pour que l'Hôtel Dieu retrouve sa vocation"

mardi 28 juillet 2009

"L’Hôtel-Dieu va se transformer, mais nul ne sait comment. Seules des rumeurs courent à ce sujet".

Convaincus qu’en raison de la taille, de l’emplacement et de la valeur symbolique de cet hôpital, un Centre de promotion de la santé, de formation, de mutualisation et de coopération de compétences en santé publique peut y être inventé et installé, un groupe de professionnels du secteur de la santé, enseignants, chercheurs et journalistes lance un appel et fait signer une pétition.
Il s'agit, en partant de l’existant et en le renforçant avec d’autres acteurs, de proposer un projet différent de celui envisagé actuellement, orienté vers la création d'un hôtel de luxe. Pour les signataires, "ce projet ambitieux - mais peu coûteux - pour l’unique hôpital public du centre ville, serait la création d' un Centre multidisciplinaire de promotion de la santé, qui aurait pour missions de renforcer le lien social, la prise en compte des plus fragiles de nos concitoyens, notamment par l’éducation pour la santé, les médiations culturelles, le droit des usagers, etc… Ce Centre regrouperait aussi les expertises en santé publique aujourd’hui dispersées dans l’agglomération, constituant de facto la base logistique des programmes de prévention".

A côté de ce pôle de compétences axé sur la promotion de la santé, "nous proposons que soit installée au sein de l’hôpital une Maison médicale de garde, pour répondre à la fois aux urgences de première ligne et aux besoins de santé des plus déshérités" , écrivent les signataires de l'appel qui ajoutent : "l’Hôtel-Dieu, dont la facilité d’accès est exceptionnelle, renouerait ainsi avec sa vocation originelle d’accueil et de soins des plus fragiles."

Vous pouvez voir la liste des premiers signataires et signer cet appel en ligne -

Les premiers signataires sont Gérard CLAVAIROLY, journaliste santé, Bruno-Marie DUFFE, philosophe, professeur d’éthique sociale et médicale, délégué épiscopal à la Santé, aumônier catholique du Centre Léon Bérard, le Docteur Jean GENOUD, médecin général honoraire de santé publique, Christophe POROT, responsable de la Prévention et de la Promotion de la santé de la Mutualité Française du Rhône (MFR), Jean-François VALLETTE, directeur de l’association AIDES-Alcool.
- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -


Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :




(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )
En ce moment sur les sites de LYonenFrance :
Lire la suite - Un appel "pour que l'Hôtel Dieu retrouve sa vocation"

Lyon, les chantiers de l'été vont perturber la circulation

lundi 27 juillet 2009

Profitant d’une période plus calme grâce aux vacances, l’été 2009 marque l’intensification d’une période de grands travaux dans le Grand Lyon.

D'après les services de la communauté urbaine, "toutes les dispositions sont prises pour limiter les inévitables désagréments liés à ces chantiers et aux difficultés de circulation qu’ils engendrent". Une concertation a été organisée en amont entre le Grand Lyon, les différents opérateurs de travaux intervenant sur le territoire, la DDE et les communes concernées afin de fixer la date des travaux d’envergure.

Des messages seront diffusés sur les panneaux d’information municipaux et sur les ondes
entre le 14 juillet et le 29 août, période de trafic « creuse ». La direction de la voirie du Grand Lyon, à partir d’une carte générale du territoire sur laquelle les chantiers ont été superposés, a programmé les tracés de déviation les plus opérationnels possibles. Les temps d’arrêt aux feux rouges ont été analysés pour, si nécessaire, les modifier dans une optique de fluidité du trafic.

Les chantiers en cours et à venir sur Lyon
La Duchère : dans le cadre de la requalification du quartier de la Duchère, les voiries sont réaménagées. Aménagement de l'avenue Andreï Sakharov : Du 1er août au 31 août 2009, la circulation est interdite entre l'entrée de la piscine et le boulevard du Balmont, dans les deux sens de circulation.
Déviation par la rue Schoelcher.
Les arrêts Martinière et Piscine seront déplacés sur un arrêt provisoire créé sur la rue Schoelcher, devant le nouveau supermarché (ex ATAC). Les accès piscine, lycée, écoles des dahlias, immeuble 310, Foyer protestant et Ciné Duchère seront maintenus.

Lyon 5ème : Montée de Choulans
Du 6 juillet à fin septembre 2009 au niveau du n° 55 de la Montée de Choulans, est créé un carrefour à feux tricolores pour sécuriser les sorties automobiles des immeubles. La circulation automobile sur la Montée de Choulans est réduite à une voie dans chaque sens de circulation.

Lyon 8ème : Requalification du Giratoire Av. E. Michelet / Gal Frère
Les travaux d’aménagement du carrefour se dérouleront du 15 juillet à fin août 2009 ; du 3 au 14 août, accès depuis l’av. Général Frère fermé, accès depuis le bd Michelet normal
du 14 au 26 août la circulation sera normale sur les deux axes
du 26 au 28 août tous les accès seront fermés !
Le stationnement sera temporairement supprimé sur les deux axes, sur 20 mètres autour du rond-point.
L’accès au carrefour sera interdit à tous les poids-lourds et bus pendant toute la durée de travaux.

Lyon 1er et 4°: quai André Lassagne
Du 24 juillet au 4 aout 2009, du fait de la réfection de chaussée, la circulation est réduite à une voie entre la montée Bonafous et la rue Roger Violi dans les sens Nord/Sud. La vitesse est limitée à 30 km/h. Fermeture de la bretelle d’accès au quai Lassagne sur le pont De Lattre de Tassigny.

Lyon 2ème : Quais Tilsitt et Joffre
De mai à septembre 2009 : création de six entrées de Zone 30
Quai Tilsitt : avec les rues Bizolon, Borel et Drevet,
Quai Joffre : avec les rues de Condé, Castries et Bourgelat.

Lyon 4ème : Carrefour des rues Tour du Pin / Richan
Du 20 juillet à fin août 2009 : aménagement d’une zone 30.
Pendant toute la durée du chantier, le carrefour sera fermé à la circulation automobile. Des itinéraires de déviation seront mis en place et balisés. Le stationnement sera temporairement supprimé dans la zone de chantier.

Lyon 3ème :
Rue Montbrillant du 15 juin à fin août 09, l'aménagement de la rue Montbrillant, entre la rue du professeur Roche et la rue du Dr Rebatel, pour améliorer et sécuriser le cheminement des piétons et ralentir la vitesse des véhicules.
Rue Maximin, du 22 juin à fin août 09, d'autres travaux entre le n° 33 et la rue du Dr Rebatel, verront le réaménagement du trottoir et du stationnement sur le côté nord, la création de deux places de stationnement pour personnes à mobilité réduite, l'implantation de cinq arceaux de stationnement pour vélos et de quatre arceaux pour deux-roues motorisés et la plantation d'arbres d'alignement.
Sur le Carrefour A Philip / Rue Paul Bert
Aménagement de voirie, chaussée réduite du 15 juillet au 31 août 2009.

Lyon 4ème :
Rue Jean Jullien du 6 juillet à mi septembre 2009
De la rue Artaud à la rue Eugène Pons, remplacement de la conduite d’eau potable. Pendant toute la durée du chantier, la circulation automobile et le stationnement seront interdits suivant l’avancement des travaux. La circulation piétonne restera possible.

Lyon 4ème et Caluire :
Montée de la Boucle du 27 juillet au 28 aout 2009. Alimentation Haute Tension hôpital de la Croix Rousse. Fermée à la circulation dans le sens de la montée ; un sens de circulation montant sera matérialisé dans la voie gauche de circulation descendante.

Lyon 9ème :
Rue Sergent Michel Berthet : réaménagement de la rue – chaussée réduite, entre la rue Louis Loucheur et la rue Guérin – jusqu’à mi-août 2009 + mise en sens unique, sens Sud/Nord les 27 et 28 juillet puis les 19,20 et 21 août 2009.
Pour les chantiers des autres communes du Grand Lyon, rendez-vous sur le site LYon-Meteo -

- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -


Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :




(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )
En ce moment sur les sites de LYonenFrance :
Lire la suite - Lyon, les chantiers de l'été vont perturber la circulation

Photos, Lyon représentée au Bike Polo Championships

dimanche 26 juillet 2009

Ils s'appellent Morgan, Alvaro et Gustavo ; ils sont respectivement français, chilien et argentin. Ensemble, ils représenteront Lyon lors du prochain championnat Européen de Polo en vélo, à partir du 1er aout, à Londres où ils comptent bien faire sensation .


L'entraînement de cette équipe amateur se déroule actuellement sur le plateau de la Croix Rousse. Ce sport est très physique et demande l'utilisation de matériel amélioré. Les bicyclettes "de compétition" ont été préparées par les sportifs eux-mêmes et les maillots sponsorisés par une société de Santiago du Chili .




Un peu d'histoire


Le polo en bicyclette, implanté en France depuis plus d'un siècle, est un sport répandu dans les pays de la "Couronne anglaise" (Inde, Pakistan, Canada, Grande Bretagne...) . Directement issu du polo équestre, pratiqué par les membres de l'élite indienne, il a permis avec l'arrivée du "vélocipède", de démocratiser la discipline en changeant complètement de monture.
Encore peu connu dans notre pays, ce sport très spectaculaire dépend pour les règles et l'arbitrage de la Fédération Française de Cyclisme. Depuis l'an 2000 la France participe régulièrement à des compétitions internationales et des "mordus" organisent des tournois et des championnats régionaux, nationaux ou internationaux. Le sport peut se jouer par équipe de trois, quatre ou cinq personnes.

En janvier 1999 est né le premier site francophone sur le polo-vélo sur l'Internet . En France, le polo-vélo est particulièrement joué en Aquitaine, en Ile-de-France et en Normandie. Quatre clubs sont engagés dans le championnat de France senior. A l'étranger, il est principalement pratiqué en Afrique du Sud, en Allemagne, en Argentine, en Australie (depuis 1998), au Canada, aux Etats-Unis, en Inde, en Irlande, en Malaisie, en Nouvelle Zélande (depuis 1996), au Pakistan (depuis 1998), au Royaume-Uni, au Sri Lanka et dans divers autres pays qui comptaient parmi les anciennes colonies britanniques.
Fondée en 1966, la fédération indienne de polo-vélo (Cycle Polo Federation of India) compte plus de 3 000 membres actuellement.

En 2007, les clubs britanniques, français et irlandais ont monté la première Coupe d'Europe des clubs de polo-vélo à 5 joueurs, basée sur trois tournois organisés en Irlande, au Royaume Uni et en France. Certaines personnalités ont également pratiqué le polo-vélo, comme Jacques Laffite en France (ancien coureur automobile de Formule 1 au sein de l'écurie Ligier), les Princes William et Harry en Grande-Bretagne où encore le patron de Virgin, Richard Branson.

Le chilien Alvaro Meza représentera avec ses coéquipiers Lyon

au championnat du 1er aout à Londres

Avec LYon-Sports.fr -

Pour en savoir plus sur le polovelo, ce site canadien très complet -

Des photos de l'équipe lyonnaise en préparation-


- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -


Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :




(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )
En ce moment sur les sites de LYonenFrance :
Lire la suite - Photos, Lyon représentée au Bike Polo Championships

A Lyon, un juge est mort...

samedi 25 juillet 2009

lyon 70
"Juge Renaud, j'aurai ta peau". Cette phrase, criée en septembre 1974, en plein tribunal, par le truand Alain Benjelloun, pouvait paraître prémonitoire. Mais lorsque le 3 juillet 1975 les tueurs s'avancent vers le magistrat, Benjelloun est à la prison Saint-Paul de Lyon, tout comme le "parrain" du gang des lyonnais Edmond Vidal ou le "cerveau" Pierre Pourrat, qui lui est pensionnaire de la maison d'arrêt de Valence.


Quant à Fernand Recchia, un ferrailleur millionnaire aux très hautes protections, impliqué dans "l'affaire des fausses factures", il est incarcéré depuis le 19 juin pour utilisation frauduleuse d'un duplicata de permis de conduire. Un alibi en béton.
C'est qu'il en avait des ennemis, le juge François Renaud ! Celui que les truands, les journalistes et le Comité d'Action des Prisonniers appelaient "le Shériff" était de tous les dossiers explosifs. François Colcombet, fondateur et premier président du Syndicat de la Magistrature n'avait-t-il pas déclaré dans l'émission de télévision "Les dossiers de l'écran" le 7 mai 1974, en pleine campagne électorale : "Nous espérons ne pas avoir à découvrir que le Hold-up de Strasbourg a servi à remplir les caisses d'une organisation politique"?

Strasbourg, c'était 1.160.000.000 d'anciens francs emportés le 30 juin 1971 !
Revenu à Lyon depuis quelques années, le juge Renaud, ancien Résistant du maquis de Verdun sur le Doubs (commandé par le futur ministre de la qualité de la vie André Jarrot), était passé par l'Afrique -juge d'instruction suppléant en République centrafricaine, au Tchad, puis juge titulaire en Côte d'Ivoire, en Haute Volta...
A Lyon, il retrouve de vieilles connaissances, dont un ancien du maquis, reconverti dans les machines à sous, Jean Schnaebélé. C'est que la ville est devenue attirante. Le projet de canal Rhin-Rhône a marqué l'essor du Port Edouard Herriot qui est promis à un bel avenir. On se bat pour le contrôle des hôtels, des établissements de nuit, de la prostitution.
- En 1972, le député Edouard Charret est mis en cause, avec l'ancien patron du Groupe de répression du banditisme, un sous-chef de la brigade des moeurs et l'ancien chef adjoint de la sûreté urbaine, dans une affaire de prostitution.
le shériff
- Le 19 mai 1973, trois trafiquants de drogue lyonnais sont exécutés à Paris.
- Le 23 mai 1973, le villeurbannais Gérard Coudière tombe sous les balles et le jour suivant c'est Pierre Manlay, un autre lyonnais, qui est exécuté en pleine rue.
- Le 15 juin 1973, le principal concurrent de Jean Schnaebélé, Jean Augé (chef occulte du S.A.C* régional) passe de vie à trépas, exécuté devant le "sporting-club de Lyon-Plage".
- Le 3 aout 1973, Claude Guerry, alias "Petit Claude" est abattu devant le bar "l'imprévu" !
- Le 16 octobre 1973, c'est l'un des chefs du Gang des Lyonnais, Joanny Chavel, un ancien des sections spéciales -et officieuses- anti OAS en Algérie, qui disparaît pour toujours.
- Le 3 novembre 1974 Yves Marin-Laflèche, "petit prince de l'hôtellerie lyonnaise", disparu depuis le 16 juillet de la même année, est retrouvé mort dans un fourré de la banlieue lyonnaise.
- Le 17 décembre 1974, le gang des lyonnais monte deux coups simultanés, à Valenciennes et à Lens.
- Le 18 décembre 1974, des inconnus entrent dans la maison de Fernand Recchia à Albigny sur Saône et emportent le contenu de son coffre.
- Le 19 décembre 1974, trente deux membres du gang des lyonnais sont arrêtés et 16 d'entre eux (dont les femmes et amies des chefs) écroués.
- Le 9 janvier 1975 l'ancien bras droit de Jean Augé pour l'organisation du racket à Lyon, Henri Regef, se suicide.

De tous ces dossiers, et de bien d'autres, le juge Renaud, premier juge d'instruction de Lyon, est chargé. On comprend qu'il en conserve quelques ennemis !
En juin 1975, son fils aîné Roland est arrêté -et écroué dans la même prison que le gang des lyonnais- pour une affaire de drogue.
Mais le juge ne se démonte pas. A ses amis intimes, il confie selon Jacques Derogy (qui lui a consacré le livre Enquête sur un juge assassiné : Vie et mort du magistrat lyonnais François Renaud (Notre époque) - : "Mon enquête sur le Hold-Up de Strasbourg risque fort de déboucher sur des compromissions politiques".

Le 3 juillet 1975, alors qu'il vient de garer sa voiture près de son domicile, des coups de feu retentissent. Le crime ne sera jamais élucidé.
Gilles Roman

* Service d'Action Civique (service d'ordre Gaulliste)
En 1976, le réalisateur Yves Boisset s’inspire de l’assassinat du juge François Renaud pour réaliser avec Patrick Dewaere un film intitulé "Le Juge Fayard [copie VHS]" . Alors que l’enquête est encore en cours, le film met nommément en cause le Service d’Action civique (SAC), qui porte plainte pour diffamation. La Justice ordonne la suppression du sigle à l’image et sur la bande-son. Copie par copie, le réalisateur gratte la pellicule et poinçonne la bande-son, ce qui remplace le mot SAC par un "bip". Le film sort en janvier 1977 et certains spectateurs s’amusent à crier "SAC" à chaque "bip" lors des projections. Le SAC est dissous en 1982. En 1992, l’affaire du juge Renaud, toujours non élucidée, sera close par un non-lieu.

- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -

Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :






(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )




En ce moment sur les sites de LYonenFrance :

Lire la suite - A Lyon, un juge est mort...

La mort de l'ex-maire de Lyon Francisque Collomb

vendredi 24 juillet 2009

Francisque Collomb est décédé le vendredi 24 juillet. Il avait 98 ans. Retiré depuis de longues années, l'ex-maire de Lyon a dirigé la ville durant 12 ans, mais il est resté 36 ans à l'hôtel de Ville !
Entré presque par hasard dans le sillage de son ami Louis Pradel, il aimait dire qu'il n'était pas vraiment fait pour la politique, ce qui ne l'a pas empêché de s'imposer dans une droite déjà divisée... et de durer... Durant ses mandats la ville a continué à se moderniser mais elle a aussi deffrayé la chronique pour les nombreuses affaires liées à ce qu'on appelait alors le "milieu lyonnais". C'était le temps du gang des lyonnais, de l'assassinat du juge Renaud et de nombreuses autres affaires (assassinat de Marin Laflèche, enlèvement d'un enfant de la famille Mérieux) qui n'ont jamais été totalement élucidées.
Francisque Collomb était peu bavard et a donné très peu d'interviews ; l'un des rares entretiens approfondis restera celui accordé au site Lyon people. Une interview dans le "style" de ce magazine, baptisée interrogatoire KGB (lire ici) -

- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -

Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :



(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )

En ce moment sur les sites de LYonenFrance :
Lire la suite - La mort de l'ex-maire de Lyon Francisque Collomb

Nora Berra, une nouvelle affaire "révélée" par Le Progrès

mercredi 22 juillet 2009

Nora Berra ministre LYonenFrance
La nouvelle secrétaire d'Etat aux "Aînés" Nora Berra, est la cible d'une nouvelle enquête journalistique. Le quotidien Le Progrès met en effet en cause la validation des diplômes qui lui ont permis d'exercer la médecine à Lyon.
Lors d'un premier article le 17 juillet dernier, le Progrès reprenait les informations du Canard Enchaîné selon lesquelles l'éphémère député européenne (et nouvelle secrétaire d'Etat) Nora Berra aurait continué à toucher ses indemnités d'élue municipale alors qu'elle était en arrêt maladie, indemnisée par la sécurité sociale. Mais c'était pour "disculper" la ministre en indiquant que la loi autorise explicitement ce genre de cumul. Sur internet, les "blogueurs s'en donnaient à coeur joie, indiquant que l'info du canard faisait pschiit ou que le Progrès "mangeait son chapeau".

Mais dans un nouvel article paru le 22 juillet, le Progrès revient sur ses informations, "comme le fil d'une pelote de laine qu'on tire jusqu'à ce qu'elle se déroule entièrement" indique Jacques Boucaud. Dans cet article, le quotidien régional annonce que Nora Berra avait deux employeurs et que "d'une part, la secrétaire d'Etat a été licenciée de chez Sanofy Pasteur MSD à l'issue de son arrêt de travail, en novembre. Et d'autre part, que cet arrêt a été prolongé d'environ cinq mois à l'hôpital Edouard-Herriot" (où elle exerçait dans le service du Professeur Touraine -ndlr).
Interrogée, la secrétaire d'Etat, qui met en avant le respect du secret médical indique : "Je n'ai pas à répondre, je n'ai pas à me justifier sur mon arrêt de travail. Je me suis forcée à aller au conseil municipal car je percevais des indemnités d'élus, c'est tout".

Des diplômes non reconnus ?
Mais ce n'est pas tout : dans le cadre de cette enquête, Jacques Boucaud lève un autre "lièvre" : "Nora Berra pourtant née à Lyon, aurait poursuivi des études à l'Université d'Oran (Algérie) sans avoir passé ensuite les équivalents en France de ses diplômes, pourtant nécessaires à l'exercice de la médecine. Seuls sont reconnus en France les diplômes européens", écrit t-il. Ce à quoi Nora Berra elle-même répond par un ambigü : "C'est quoi cet acharnement ? Je n'ai pas volé, je n'ai pas tué ".

- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -
Lire la suite - Nora Berra, une nouvelle affaire "révélée" par Le Progrès

Montagne, un nouveau refuge pour la Pra (Isère)

mardi 21 juillet 2009

Jean Jack Queyranne a inauguré ce lundi avec des responsables du Club Alpin Français le nouveau refuge de La Pra en Belledonne. La réfection et l’extension ont coûté 2,1 million d’euros, dont 400 000 euros ont été financés par la Région.
L’inauguration du nouveau refuge de la Pra, dans le Massif de Belledonne ( Isère) aura attendu deux ans. Mais ce lundi, la présentation du refuge ancien rénové et du nouveau refuge ont donné l’occasion d’une belle rencontre en montagne pour des responsables de l’exécutif régional et pour les responsables du Club Alpin Français.

Avant d’inaugurer il a fallu monter.
Le rendez-vous était fixé à 9 heures 30 aux Granges de Freydière, point de départ pour la montée au refuge, sur le territoire de REVEL. Bernard Michon, maire de la commune était dans la colonne de marcheurs où se trouvaient le président de la Région, Eliane Giraud, conseillère en charge de l'Agriculture, des Parcs Naturels Régionaux et de la Forêt, Georges Elzière, président national du Club Alpin Français et une bonne partie des responsables du CAF pour les Alpes.
Ralentie par les conversations, les coups d’œil sur la Chartreuse, le Grésivaudan, le balcon de Belledonne, sur la flore, la montée des quelque 970 mètres de dénivelé a pris plus de temps que prévu. Le temps de découvrir les eaux bleu-vert du lac de Crozet, de s’émerveiller devant la flore, de se rafraîchir, de gravir les derniers lacets du dernier verrou, l’arrivée à La PRA (2110 mètres) a eu lieu à une heure un peu avancée.
Mais en montagne, pas de protocole !
On fait ce qui est prévu dans la simplicité et la bonne humeur. L’ancien refuge rénové a été présenté par Robert Gandit, en charge des refuges du CAF pour l’Isère. Les travaux préparés depuis 2004 pour un montant de 2,1 millions d’euros, ont permis de rénover le bâtiment ancien édifié en 1889, de le mettre aux normes environnementales.
Une pico-centrale va être édifiée.
Les techniques de captage d’eau et de traitement des eaux usées sont contrôlées. Un nouveau bâtiment a été édifié, dans lequel la création de compartiments permet d’assurer une meilleure tranquillité aux alpinistes. Les toilettes, douches, lavabos sont dans les deux bâtiments, plus conformes aux normes de confort attendues par le public. Chaque année, le refuge de la Pra accueille 2800 visiteurs.

Bernard Michon, maire de Revel, a rappelé l’importance du refuge pour la pratique de la montagne, dans une commune qui cherche à développer des actions en faveur de l’environnement.

Jean Jack Queyranne a rappelé que la Région a décidé de porter un effort particulier en faveur des refuges. Les 146 refuges des Alpes du Nord représentent la moitié du parc national de refuges.

Michel Deprost

* cet article, publié initialement par Enviscope, est repris dans le cadre d'un échange entre sites internet d'information de Rhône-alpes, regroupés au sein de l'AJIRA (lire ici)

Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -

Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :



(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )
En ce moment sur les sites de LYonenFrance :

Lire la suite - Montagne, un nouveau refuge pour la Pra (Isère)

Crealys aide les chercheurs à créer leur entreprise

lundi 20 juillet 2009


Avec 112 entreprises depuis 1999, l'incubateur CREALYS, installé à Villeurbanne, confirme son statut de 1er incubateur public français en nombre d’entreprises créées en collaboration avec la recherche publique.
Tous les projets "portés" par Crealys sont des entreprises innovantes. Elles se répartissent en cinq grandes familles : les Sciences de la Vie, les Technologies de l’Information et de la Communication, les Technologies de l’Ingénieur, les Cleantechs (technologies de l'environnement) et les Sciences Humaines et Sociales.

C’est dans le secteur des Sciences de la Vie que le plus grand nombre d’entreprises ont été créées, dans des domaines aussi divers que la santé, l’agronomie, l’agro-alimentaire et les biotechnologies humaines et animales. Nous avons déjà présenté plusieurs d'entre elles sur le site LYon-Economie.fr.

Un chef de service de l’hôpital Edouard Herriot crée Metabolys.
Gabriel Baverel, vétérinaire de formation, directeur d'une unité de l’INSERM sur les maladies métaboliques (principalement le diabète) a effectué une grande partie de sa carrière dans le secteur public. Aujourd'hui proche de la retraite, il n'envisage pas d'arrêter ses recherches et se "désespère" de voir tant de jeunes chercheurs "extrêmement talentueux" occupés, faute de moyens, dans des services administratifs.

Un procédé qui réduit considérablement les coûts des "candidats médicaments".
La société qu'il vient de créer, Metabolys proposera aux industriels, dans la phase préclinique, "un service précoce et générateur d’économies pour tester l’efficacité et la sécurité de candidats médicaments". L'idée est d'étudier à partir de modèles mathématiques, les éventuels effets toxiques de nouvelles molécules avant leur développement par l’industrie pharmaceutique. 
L'entreprise mettra en oeuvre une méthodologie testée et validée par le chercheur tout au long de sa carrière dans le public. Elle utilisera surtout des matériels extrêmement onéreux, propriétés de l'Inserm, comme par exemple des appareils à résonnance magnétique...
Gabriel Baverel
Les lois sur l'innovation de Claude Allègre
"Nous mettons en oeuvre le nouveau contexte législatif, extrêmement favorable depuis les lois sur l'innovation de Claude Allègre", indique le chercheur. Depuis plusieurs années en effet, les passerelles sont en place et le CNRS accompagne par exemple les scientifiques désireux de créer leur entreprise. Il s'agit de leur donner la formation et les moyens financiers et matériels pour développer leur projet, sans prise de risque importante puisqu'en cas d'échec ils peuvent réintégrer la fonction publique !

Une manière aussi d'éviter la "fuite des cerveaux" et de combler le retard vis à vis de pays bien plus généreux et plus avancés dans ce domaine de la mise en relation des chercheurs et des industriels.

"Les scientifiques français sont très peu formés à la gestion", note Gabriel Baverel. Mais ce contexte législatif favorable et l'accompagnement de Crealys devraient être les gages de la réussite. "La participation de l'incubateur m' a fait gagner un temps considérable, et à mon âge c'est important", s'amuse-t-il. 

Pour Metabolys, l'incubateur a mobilisé ses réseaux techniques et financiers. 
Les banques font désormais confiance à la démarche accompagnée par la région Rhône-Alpes. Des industriels et des investisseurs ont apporté leurs conseils, l’Université a loué ses locaux et mis à disposition des équipements lourds qui seront facturés aux clients (les laboratoires pharmaceutiques). "Il n'est pas inimaginable que nous déposions des brevets", indique par ailleurs Mr Baverel qui décidément n'imagine pas une seconde prendre sa retraite à soixante ans !

Autre sujet de satisfaction, il vient d'obtenir pour la seconde fois "l'aide à la création d’entreprises innovantes" du Ministère de la Recherche (Emergence en 2007, Création et Développement en 2009 !) et finalise actuellement une première levée de fonds.


- Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -
Lire la suite - Crealys aide les chercheurs à créer leur entreprise

La SNCF va tester une radio d'information à Lyon

dimanche 19 juillet 2009

"L’information des voyageurs doit devenir une priorité pour la SNCF". Le voeu du PDG Guillaume Pepy, formulé il y a plus d'un an, a bien du mal à être mis en application dans le groupe. L'entreprise publique, qui doit s'ouvrir à la concurrence en 2010, a pourtant décidé de faire de la communication une priorité, au même titre que la sécurité et la ponctualité.

"Il faut admettre que la culture d’origine de l'entreprise est la performance technique et administrative, pas la communication", avoue la directrice régionale pour Rhône-Alpes, Josiane Beaud... "C'est pour celà que, lorsqu'on me téléphone pour m'annoncer un problème technique, je sais d'avance que tout a été pris en compte pour sa résolution et ma première question est toujours : Avez-vous pris des dispositions pour informer les voyageurs ?".

Par "effet papillon", l'arrêt temporaire d'un TGV sur la ligne Lyon-Valence peut provoquer des perturbations durant toute une journée.
Avec plus de 90000 voyageurs par jour, la gare de Lyon Part-Dieu est devenue en quelques années la plus utilisée d'Europe pour les correspondances. Sur l'ensemble de la région, les TGV voient circuler 19 millions de personnes et les TER (Trains Express Régionaux), désormais cadencés à heure fixe reçoivent eux 33 millions de passagers !
Dans ce contexte, les "incidents techniques ou humains", même si ils ne sont pas très nombreux, prennent facilement une importance considérable.
"C'est exactement l'effet papillon*, indique Estelle Masclet, qui dirige le Centre Régional d'Opération (CRO) au 10 Cours de Verdun, près de la gare de Perrache à Lyon. "L'arrêt temporaire d'un TGV sur la ligne Lyon-Valence peut provoquer par ricochet des perturbations durant toute une journée et à des distances très éloignées".

Une radio locale d'information des voyageurs sera testée en Rhône-Alpes
La communication autour d'un incident est un exercice particulièrement difficile. Des tests ont été effectués par SMS mais celà n'a pas été concluant. Pour Josiane Beaud, il s'agit d'obtenir une communication "ciblée" et utile, mais qui n'inonde pas les clients d'appels sur des sujets qui ne les concernent pas. La radio convient bien à cet obectif puisque c'est un média chaud, capable de réaction rapide face à un évènement. La formule sera testée sur trois régions (dont Rhône-Alpes) avant d'être généralisée si l'essai s'avère concluant.
200 incidents par jour sur le secteur Villefranche/Lyon/St-Etienne/ Valence
A Lyon, le Centre Régional d'Opération fonctionne 24h/24 et 120 employés gèrent en moyenne 200 incidents par jour. "Celà va du véhicule tombé sur une voie à l'animal sauvage -du type sanglier- qui peut causer beaucoup de dégâts" nous indique un opérateur. Quand l'alerte se déclenche, la réaction doit être rapide et "notre principale préoccupation est la sécurité des voyageurs", assure Estelle Masclet : faire stopper les machines engagées, organiser le rapatriement des trains vers la gare la plus proche, mettre en place des services de bus et ... informer les voyageurs de tous les trains concernés ainsi que les familles dans les gares. Si nécessaire, des plans OrSec (Organisation des Secours) sont préétablis avec les préfectures pour organiser l'alimentation des passagers en eau et les transferts de train.

"Notre hantise est que des passagers exaspérés descendent sur la voie".
La zone d’intervention du CRO de Lyon s’étend de Villefranche sur Saône jusqu'au sud de la Drôme, mais aussi le massif central et l'Ain. Les deux savoies sont couvertes elles, par le CRO de Chambéry.
Dans les bureaux, certains postes sont totalement informatisés, d'autres travaillent encore au crayon de couleur : comme dans une tour de contrôle, il s'agit de comparer minute par minute le plan de circulation prévu avec le passage des trains. Certaines informations sont visuelles, effectuées par des contrôleurs sur le terrain, d'autres sont automatiques (détecteurs de chutes d'objets sur les ponts TGV, détecteurs de "boîtes chaudes" sur le matériel roulant...).

Les cas les plus lourds sont évidemment les accidents et les suicides. "Il nous est arrivé de gérer quatre suicides le même jour", indique une opératrice. Dans ce cas il faut tout arrêter, laisser travailler les pompes funèbres, les secours et la police. Un suicide sur une ligne TGV Lyon-Paris peut avoir des répercussions jusqu’à Nantes ! "Dans tous les cas, la SNCF évalue les frais engagés et fait une demande de remboursement", explique Estelle Masclet.

Gilles Roman

*Le terme "effet papillon" est tiré d'un dicton populaire qui indique que "le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut provoquer une tornade au Texas"

Les titres des sites de LYonenFrance sont diffusés sur Twitter -


Vous avez désormais la possibilité de soutenir LYonenFrance en souscrivant un abonnement de 5€ par mois :




(Si vous recevez cet article par Email, cliquez ici )
En ce moment sur les sites de LYonenFrance :
Lire la suite - La SNCF va tester une radio d'information à Lyon

 
 
 
Promouvoir