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Le premier ministre du Québec visite la "Cité de l'environnement"

dimanche 29 novembre 2009

Jean Charest, le premier ministre du Québec, plantait un arbre à St-Priest le 27 novembre 2009. Accompagné de Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, il a visité un bâtiment symbole du passage dans une ère nouvelle, la "Cité de l'environnement"...

Installée au coeur d'un quartier modèle en terme de "Haute Qualité Environnementale", sur le nouveau parc technologique de St-Priest, la "Cité de l'environnement" accueillera dès la fin de l'année 2009 le premier "pôle de compétences environnementales" de France. Elle regroupe dans un même bâtiment des urbanistes, des architectes, des bureaux d'études et des aménageurs reconnus pour leur haut niveau de compétence dans ce domaine.

Un futur quartier de logements HQE à St-Priest

Le bâtiment bioclimatique de 4 200 m² de bureaux a coûté la bagatelle de 9915000€HT. Un lourd investissement, conçu par l'architecte Thierry Roche. Non seulement respectueux de l' environnement, il est aussi capable de produire de l'énergie (norme RT 2020!). et commence déjà à servir de vitrine des nouvelles technologies de la construction maîtrisées par les sociétés régionales.

L'intégration dans le paysage pour un nouvel état d'esprit dans le travail.
Tout a été pensé, de l'architecture aux orientations paysagères en passant par le choix des matériaux, pour rendre le bâtiment agréable et favoriser le partenariat entre les structures. "En étant implantés dans le même bâtiment, nous pouvons nous associer et répondre facilement aux appels d'offre" indique une paysagiste. Car la mise en commun de moyens ne s'est pas arrêtée à la construction des locaux. Les bureaux d'études partagent des "lieux de vie", des salles de réunions, bâtiments techniques, salles de restauration et même leur connexion internet haut débit et leur réseau informatique.

Le projet a reçu le soutien de l'Ademe et obtenu un financement de PREBAT. Autonome en matière énergétique, il devrait produire à terme sa propre énergie et "revendre" à EDF de l'électricité photovoltaïque (100 kwhep/m²/an ).

Le Québec est ouvert à l'immigration
La présence de Jean Charest n'est pas le fruit du hasard. Invité à inaugurer les "entretiens Jacques Cartier", des rencontres scientifiques organisées depuis vingt ans alternativement à Lyon et au Québec, il rappelle qu'il a rencontré plusieurs fois Jean-Jack Queyranne. "Le Québec est intéressé par toutes les formes de collaborations avec votre région, indique-t-il... "je dirais même plus, nous négocions actuellement avec l'Etat français un accord d'entente globale de nouvelle génération pour favoriser l'immigration de familles françaises sur notre territoire" .


Le Premier Ministre, qui se félicite que chaque année plus de 6000 étudiants français voyagent dans le cadre d'échanges avec sa province, souhaiterait encore plus "humaniser la mondialisation". "Il faut que nos accords intègrent non seulement l'économie, mais aussi la culture, l'environnement, la recherche"... insiste-t-il.

Ensemble au sommet de Copenhague
Au nom de la région Rhône-Alpes, Jean Jack Queyranne s'est félicité de l'importance des relations développées. La traduction la plus concrète se trouve dans les échanges d'étudiants - puisque Québec est la première destination choisie par les universitaires rhonalpins . Le président de la région se répondra aussi à l'invitation de Mr Charest au sommet de Copenhague où ce dernier co-préside une "alliance des États fédérés et des régions pour la lutte contre le changement climatique" . Un réseau qui intègre aussi la Catalogne, le Bade-Wurtemberg, la Californie ou encore la province d'Australie-du-sud, mais aussi des régions de pays émergents (Brésil, Inde) ou encore de pays en voie de développement.

Avec ces derniers, Rhône-Alpes et Québec travaillent déjà à la mise en place de "coopérations triangulaires" pour aider par exemple la région de St-Louis du Sénégal à intégrer une dimension environnementale dans son programme de développement économique.

Cette visite s'inscrit dans un ensemble de manifestations baptisée "quinzaine pour le climat", proposée en ce moment par la région Rhône-Alpes.
Gilles Roman

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P. Meirieu présente la campagne de Rhône-Alpes Ecologie

jeudi 26 novembre 2009

"Je suis le plus jeune des candidats déclarés" annonce d'entrée de jeu Philippe Meirieu . Avant d'ajouter : "le plus jeune pour ce qui est de mon entrée en politique".
Mais si il est vrai qu'il a attendu son soixantième anniversaire pour déclarer sa candidature à la présidence de la région Rhône-Alpes, ce spécialiste de pédagogie n'est pas totalement un "bleu" dans ce domaine. Proche des Verts, il a aussi beaucoup travaillé avec les socialistes (il ne s'en cache pas) durant les gouvernements Rocard et Jospin. Il a participé à l'élaboration des IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) qui ont remplacé les écoles normales.
En acceptant de mener la liste des écologistes, son intention est d'apporter "de l'air frais dans ce monde sclérosé, engoncé dans le dialogue entre élus et technocrates".
Spécialiste d'éducation, Philippe Meirieu utilise volontiers le tableau (blanc) pour préciser sa pensée. Il définit sa préoccupation première par un bon mot : "Quels enfants allons nous laisser au monde de demain ?".

De l'éducation à l'écologie

En ouvrant dès aujourd'hui son site internet au grand public, le "mouvement" écologiste souhaite que les "citoyens" s'emparent de la discussion sur leur région. Ils sont dores et déjà invités à compléter leur idée du "pré-projet 0" mis en ligne sur le site. "Je me suis entouré d'une équipe de gens compétents, des conseillers régionaux sortants, mais aussi des jeunes enthousiastes qui ne sont pas des cumulards de postes", assure P.Meirieu. Entouré d' Etienne Tête, de Marie Odile Novelli et du président sortant du groupe Verts au Conseil Régional Gérard Leras, il semble croire sincèrement arriver en tête au premier tour.

Avec un directeur de campagne fondateur de "Fac Verte", une jeune responsable de la communication, un webmestre et une équipe technique, il assure que la campagne est prête à démarrer. La liste définitive des candidats sera approuvée au cours d'assises régionales de l'écologie le 13 décembre à Grenoble. Auparavant, il promet une "montée en puissance" avec des réunions à Chambéry, Annecy, Mions (Est lyonnais), St-Etienne...

Des valeurs à partager, pas à négocier

"Il faut décloisonner, sortir la région de l'engoncement technocratique, assure celui qui se définit comme un "animateur d'équipe". Les jeunes doivent non seulement être appelés à voter mais aussi à participer. "Tous ceux qui se retrouvent dans nos valeurs sont les bienvenus". Mais attention,"il n'y aura pas de négociations sur ce point", assure-t'il déjà : "nos valeurs sont clairement de gauche, c'est la participation citoyenne, le refus des extrêmes, la défense des services publics... le refus de la poubelle nucléaire... "Il y a urgence à penser le long terme" et il faut ramener l'écologie de la marge vers le coeur des décisions".

Gilles Roman

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Emotion suite à l'agression d'un professeur à Vénissieux

mercredi 25 novembre 2009

La Maire deVénissieux Michèle Picard a très vivement réagi après l'agression dont a été victime un professeur du collège Honoré de Balzac le lundi 23 novembre.
Les enseignants ont fait valoir immédiatement leur droit de retrait en soutien à leur collègue agressé lundi par plusieurs personnes, deux majeurs et un mineur selon les premiers éléments de l'enquête.
La Maire de Vénissieux, qui a reçu une délégation de personnels de l'éducation, a indiqué que le professeur a été pris violemment à partie par deux jeunes adultes, extérieurs à l'établissement, qui avaient semble-t-il l'idée d'agir en "représailles" suite à l'exclusion d'un élève le matin même par cet enseignant.
La suppression de postes dans l'Education Nationale
Michèle Picard a pris clairement position pour soutenir ces enseignants "soudés et solidaires" qui expriment selon elle un double refus et tirent la sonnette d'alarme: "celui de ne plus pouvoir accomplir leur mission dans des conditions dignes de ce nom et celui de ne jamais démissionner sur le terrain de la violence".
Le Maire de Vénissieux indique qu'au lieu de supprimer des postes dans l'éducation nationale, il serait temps d'écouter ces enseignants qui "réclament tout simplement des moyens pour exercer leur profession, à savoir la formation des jeunes générations" . Ce droit de retrait prouve selon elle aux élèves que les enseignants sont attachés à la formation qu'ils leur donnent.
Elle termine en demandant plus de moyens humains, plus d'éducateurs spécialisés et de personnels encadrants "pour accomplir leur tâche sans être à la merci d'actes violents et répréhensibles".
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Urbanisme : comment se "fait" la Ville de Lyon ?

mardi 24 novembre 2009

Le programme "Popsu" (Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines) est coordonné à Lyon par Danièle Valabrègue. Il étudie les opérations d'aménagement de grandes villes françaises (Nantes, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier et Toulouse) en associant dans la réflexion ceux qui "font" la ville et des universitaires, urbanistes, chercheurs en sciences sociales.
Ses travaux donnent lieu à l'édition d'ouvrages dans la collection "La ville en train de se faire" aux éditions Parenthèses et l'organisation de colloques dans chacune des villes concernées. Le dernier en date, proposé par le Grand Lyon les 17 et 18 novembre 2009, avait pour thème "La production de la ville".
Lyon, une ville de Bobos (Bourgeois Bohèmes) ?
Le Grand Lyon est souvent cité en exemple, tant pour son dynamisme économique que pour ses projets (Plan lumière, centre-ville de Vaulx-en-Velin, Confluence...), ses aménagements (berges du rhone et de la saône, pôles d'activités) et les relations établies entre les secteurs privés et publics pour la "construction" du vivre ensemble (pôle humanitaire, Velo'v, projet de grand stade...).
Mais les collectivités locales peuvent-elles maîtriser les villes dont elles ont la responsabilité ? Que peuvent-elles face à des dynamiques économiques et sociales qui intègrent ces territoires dans le système-monde et les déploient à une échelle élargie? Comment réussir aussi à concilier leur développement, préserver leur environnement, assurer leur cohésion et en d'autres termes répondre aux besoins immédiats et futurs de leurs habitants?
La prédominance du "jeu politique" sur les politiques menées
Le livre aborde "les modalités d'action qui sous-tendent la production de cette ville, afin de saisir au-delà de ce qui est effectivement produit, les éléments qui régulent l'action publique et constituent en d'autres termes, une grammaire de l'urbanisme lyonnais". En partant des changements opérés au cours du siècle dernier (l'aglomération est passée officiellement de 117,58km2 et 648000 habitants en 1954 à "un ensemble de 3315 km2 et 1700000 habitants aujourd'hui !") les auteurs livrent leur réflexion sur les mouvements en oeuvre.
Est t-il possible de "maîtriser" les multitudes de réseaux et intérêts mouvants qui font la ville ? A propos de la réforme de l'organisation territoriale, qui fait débat aujourd'hui, les auteurs indiquent par exemple que "les représentants de l'Etat n'ont jusqu'ici jamais pu s'imposer à des élus locaux dont dépendait en large part leur capacité financière, si ce n'est leur carrière".
Mais la fragmentation n'est pas seulement politique : à l'enchevêtrement des communautés de communes s'ajoute celui des compétences administratives. "Préexistentes aux acteurs, elles sont aussi construites par leur jeu...".
Une dispersion des ressources et des connaissances
Paul Boino, qui a dirigé la production de ce livre, indique que cette volonté de chacun des acteurs de préserver ses positions a eu pour conséquence une dispersion des ressources et des connaissances. Ce qui a eu des traductions pratiques dans l'organisation des pôles hospitaliers par exemple.
Pour contourner les difficultés, la stratégie a été la mise en place d'une gestion par projets, mais elle aussi a d'une autre manière pu accentuer la fragmentation : chaque projet évoluant à son propre rythme, les services d'urbanisme ont pu perdre une vision d'ensemble pour se tenir "au service d'opérations singulières". Ce fut le cas à la Confluence par exemple : présenté à l'origine comme le futur pôle de loisirs de la ville, le projet a dû évoluer sous la pression des riverains.
Les investisseurs privés comme "moteurs" des projets de développement
Enfin, le livre aborde la nouvelle définition des rapports entre privé et public dans l'aménagement de la ville. Celà a pris forme dans le neuvième arrondissement (celui où le Maire Gérard Collomb était traditionnellement le mieux implanté) avec "le rôle de locomotive économique et opérationnelle endossé par des sociétés comme Infogrames" pour la création d'un quartier dédié aux technologies numériques. Cette idée de "locomotive privée" se reproduit au Carré de Soie (Vaulx en Velin) et dans une moindre mesure à la Confluence.
Ce livre, fruit d'une longue réflexion, est d'un grand intérêt pour ceux qui souhaitent comprendre comment se "fait" une ville.
Loin des idées reçues ou des fantasmes sur "la toute puissance" des uns ou des autres, la construction de la ville est le fruit de compromis entre des politiques, des industriels et des administrations, mais aussi bien souvent le résultat de rencontres humaines, de mouvements sociaux et artistiques... du pragmatisme enfin des hommes qui se trouvent au centre de la prise de décision. (voir à ce sujet les parties consacrées à l'évolution de la Cité internationale et au projet urbain de la Duchère).
Gilles Roman


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Ligue des Champions / Fiorentina-OL : les lyonnais du stade des Alpes aux transalpins…

L’Olympique Lyonnais se déplace ce mardi 24 novembre 2009 à Florence pour le compte de la 5ème journée de Ligue des Champions. L’objectif est clair pour les lyonnais : compléter leur qualification, déjà acquise, d’une première place du groupe. Pour cela, une victoire au Stade Artemio Franchi suffirait à leur bonheur.

Mais la Fiorentina, elle, doit impérativement gagner pour être sûre de disputer les 1/8èmes de finale (Liverpool peut encore se qualifier à ses dépends). Un match difficile en perspective pour l’OL, face à une Viola intraitable à domicile en Coupe d’Europe.

La Fiorentina fait carton plein à domicile en Ligue des Champions.
Vainqueur de Liverpool (2-0) lors de la deuxième journée, puis de Debrecen le 4 novembre dernier (5-2), la Viola a fait carton plein à domicile depuis le début des qualificatifs. Elle peut même devenir leader du groupe ce soir si elle remporte son troisième match à domicile, contre l’OL. Un objectif très important pour le club italien, qui ne veut pas avoir de mauvaise surprise, lors du dernier match à Anfield Road contre Liverpool. L’entraîneur de la Viola, Cesare Prandelli le disait d’ailleurs hier en conférence de presse : «Contre Lyon, le match le plus important de la saison et pour la suite, il nous faudra bien jouer tant au niveau tactique que mental ». Le coach italien sait que l’OL offre un tout autre visage en Ligue des Champions, et que la rencontre sera rude. Il s’appuie aussi sur le souvenir du match de la saison dernière, où les lyonnais étaient repartis d’Italie avec les 3 points de la victoire contre la Fio (2-1). L’a priori est donc favorable à l’OL, et confirmé par la victoire de ce même OL en septembre dernier, à Gerland (1-0, but de Pjanic).

L’OL avait réussi la saison dernière l’un de ses matchs les plus accomplis pour l’emporter à Florence.
La victoire lyonnaise à Florence la saison dernière reste encore en travers de la gorge des supporters italiens. C’est en effet celle qui avait qualifié l’OL et relégué l’équipe Florentine en Coupe UEFA. Et ce scénario, même si les équipes ne sont pas dans la même configuration, est susceptible de se reproduire si l’OL bat la Fiorentina et si dans le même temps Liverpool bat Debrecen (la qualification entre les Anglais et les Italiens se jouerait alors au dernier match). C’est donc une rencontre avec un réel enjeu qui attend les deux équipes ; lyonnais pour s’assurer la première place du groupe (et ainsi écoper d’un adversaire de prétendu moins gros calibre au tirage au sort, puis recevoir celui-ci à domicile lors du match retour des 1/8ème, avantage non négligeable), et florentins pour s’assurer définitivement la qualification.

Mais l’OL, s’il veut rééditer sa performance de la saison dernière, va devoir élever considérablement son niveau de jeu. A commencer par oublier la déconvenue grenobloise, pour se concentrer totalement sur ce match là. «C'est vrai qu'en Championnat, nous prenons beaucoup de buts et c'est inquiétant, mais je suis moins inquiet en Coupe d'Europe, une compétition totalement différente, car nous sommes toujours plus concentrés, plus agressifs » expliquait Cris à la presse. Pas d’inquiétude majeure donc, l’OL devrait jouer ce soir avec une toute autre intention que celle qui était la sienne samedi. Mais la rencontre, d’un côté comme de l’autre, ne sera pas facile, car en cette période pré-hivernale, les organismes commencent à souffrir et les absents à se manifester en nombre.

Lyon et la Fiorentina privés de leurs joueurs cadres.
L’OL se déplacera ce soir en Italie sans une grande partie de sa défense. Amputé de son côté droit (Réveillère et Clerc étant absents), c’est Gassama qui devrait débuter la rencontre. Toulalan et Bodmer également absents, Boumsong devrait reformer son duo aperçu samedi dernier avec Cris en charnière centrale. Cissokho, ménagé ce week-end en prévision de ce match, devrait sans grande surprise occuper le côté gauche. Au milieu, Makoun et Källström seront logiquement associés à Ederson ou à Pjanic (le brésilien ayant été décevant à Grenoble), et accompagnés sur les côtés par Govou et Källström.
Enfin devant, Puel aura le choix entre associer sa paire d’attaquants Lisandro-Gomis directement au coup d’envoi, ou faire souffler l’argentin par Bastos, après ses 90 minutes au Stade des Alpes.

Les italiens privés d'attaquants
La Fiorentina, elle, sera privée de ses attaquants Adrian Mutu et Alessandro Gamberini, pendant que Stevan Jovetic est incertain. Pas mal d’absents donc, qui devraient alors modifier les tactiques et laisser des espaces supplémentaires. C’est un peu le paradoxe, des absents pour plus de spectacle. Et le spectacle, n’en doutons pas, il y en aura ce soir.

C’est donc un nouveau duel footballistique qui attend et oppose la France et l’Italie ce soir. Match chaud en perspective, entre deux clubs qui n’ont pas brillé dans leurs championnats respectifs ce week-end (la Fiorentina à perdu chez elle contre Parme (3-2), et l’OL n’a pu faire mieux qu’1-1 sur la pelouse du dernier de Ligue 1, Grenoble). Derrière ce match se cache aussi le destin d’une autre équipe ; Liverpool, à travers Rafaël Benitez, aimerait que l’OL lui donne un petit coup de pouce en battant la Fiorentina. Mais la victoire de l’OL à Gerland en septembre dernier n’avait pas été facile, les lyonnais ne prenant l’avantage véritablement qu’à 11 contre 10, avec l’expulsion de Gilardino.
Enfin, le danger côté lyonnais serait de confondre jeu et enjeu. Car quoi qu’il arrive, les hommes de Caude Puel seront qualifiés. Quoi qu’il se passe, ils disputeront, une nouvelle fois, les 1/8èmes de finale de Ligue des Champions. Mais pour quel tirage ? Face à quelle équipe ? Elle est là, la véritable question.

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Loire : accident sur le site chimique de SNF à Andrézieux Bouthéon

lundi 23 novembre 2009

L'explosion qui s'est produite le 23 novembre peu après 18h00 sur le site "classé Seveso" d'Andrézieux Bouthéon a été annoncée rapidement sur les pages internet du quotidien régional, LeProgrès.
La double explosion s'est produite, selon le journal en ligne, "dans la Zone d'Activité de Milieux". L'entreprise concernée est l'une des plus importantes de ce secteur. SNF Floerger est en effet une société industrielle spécialisée dans la chimie qui emploie localement plus de sept cent salariés. Quatre personnes seraient blessées, dont deux gravement, mais l'explosion étant confinée dans l'enceinte de l'entreprise, aucun plan de secours n'a été actionné.

Un exercice de sécurité s'était déroulé au mois d'octobre 2008.
Premier producteur mondial de polymères, la société SNF fabrique aussi des réactifs pour les mines. Dans le cadre de la campagne régionale d’information sur les risques industriels majeurs, des exercices de sécurité avaient été organisés en 2005 puis le 14 octobre 2008 sur le site de cette entreprise SNF Floerger, "le seul établissement industriel classé Seveso -seuil haut- dans la Loire", notait pour sa part le journal Forez Info (portail régional de St-Etienne Forez).

La campagne régionale d’information sur les risques industriels majeurs, de la mi-octobre à la mi-novembre, concernait en effet 220 communes en Rhône-Alpes pour une population d’environ 1 400 000 habitants. L’exercice localisé à Andrézieux mettait en oeuvre la mobilisation, sous l'autorité du Préfet, des services de secours publics et de l’ensemble des services concernés de l’Etat pour organiser les secours dans le cas où se produirait un accident qualifié de sérieux pour l'environnement de l'entreprise, ce qui n'est donc pas le cas aujourd'hui.


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Les TCL lancent les travaux d'extension du tramway T4

jeudi 19 novembre 2009

La deuxième phase de réalisation de la ligne T4 a été présentée à la presse le jeudi 19 novembre 2009. Il s’agit de relier le Jet d’eau (à l'intersection des Avenues Berthelot et Lumière dans le huitième arrondissement) à la station Thiers Lafayette du T1, dans le prolongement de Part-Dieu Villette.
La future station Manufacture des Tabacs
La nouvelle infrastructure sera de 2,3 km mais la ligne T4 sera exploitée jusqu’au campus universitaire de la Doua à Villeurbanne et proposera au final un trajet de 16 kilomètres !

Des travaux plus lourds dans "l'hyper-centre" de Lyon
Contrairement aux voiries très larges du huitième arrondissement de Lyon et de Vénissieux, le tracé s’insère dans un milieu très dense qui va nécessiter des travaux plus lourds.
D'après le président du SYndicat des TRAnsports Lyonnais, Bernard Rivalta, le projet T4 phase 2 a une double vocation de ligne de transport et d’outil d’aménagement urbain. Il s'agit, au delà de la meilleure desserte des quartiers traversés, de renforcer le réseau de transports en commun de l’agglomération par un nouvel axe Nord-Sud et de faire rejoindre l'Est lyonnais aux principaux pôles universitaires Cette ligne forte entre les quartiers des Minguettes et des Etats-Unis mènera directement les voyageurs vers le centre rive gauche (Manufacture des Tabacs, campus de la Doua) sans nécessité de changer de rame.

Des interconnexions avec de nombreuses lignes
A terme, la ligne T4 sera connectée aux lignes des métros A et B à Charpennes et Part-Dieu, au T1 du tramway à Thiers Lafayette, au T2 à Jet d’eau – Mendès-France et au T3 à Part-Dieu Villette. C'est donc une ligne particulièrement forte pour l'aménagement du territoire du Grand Lyon.

Inscrite au Plan de Déplacements Urbains (PDU) dès 1995, la première partie de la ligne a nécessité 3 ans de travaux et un budget de 185,3 M€. Cette seconde phase, dite de trait-d'union, coûtera elle aussi très cher du fait de son tracé en milieu plus urbanisé. La ligne T4 actuelle dessert près de 35 000 habitants situés à moins de 300 m de la ligne et offre la possibilité de relier les Minguettes au Jet d’Eau en 28 minutes "dans des conditions de confort optimales", selon les TCL. En moyenne 27 000 voyageurs empruntent déjà la ligne T4 tous les jours.

Le programme des travaux : déviations de réseaux dès novembre 2009, mais à partir de janvier 2010 pour l’essentiel. Premiers travaux d’ouvrages d’art : septembre 2010. Premiers travaux de voie : juin 2011 . Raccordement de T3 et Leslys : juin 2012. Fin des travaux génie civil : fin 2012 . Equipements et essais : janvier à novembre 2013 Mise en service : novembre 2013 .
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Restaurants scolaires, le mode d'emploi des cantines "bio"

mercredi 18 novembre 2009

Alors que de plus en plus de collectivités locales songent à convertir leurs cantines scolaires au bio, sans toujours savoir comment faire ni à quel prix, le WWF et le SNRC ont décidé de s’unir et de mutualiser leurs compétences en coéditant "Du bio à la cantine, mode d’emploi", un livret explicatif destiné aux élus locaux.


L’objectif de cette brochure est d’apporter des réponses claires aux principales questions que se posent les élus sur le bio. Après Barjac, rendu célèbre par le film de Jean-Paul Jaud "Nos enfants nous accuseront", après les villes pionnières de Lons-le-Saunier ou de Lorient, des municipalités de toutes tailles passent progressivement au bio, mais selon le WWF, "trop d’idées reçues et de freins persistent".

"On parle de crise écologique, de crise économique, de crise alimentaire. Il y a urgence à agir afin de préserver les ressources naturelles, en particulier l’eau, et la santé des citoyens de chaque territoire", déclare Serge Orru, Directeur Général du WWF-France. "Dans ce contexte, l’agriculture biologique de proximité ne peut plus être considérée comme un luxe, mais comme une réponse plausible à ces enjeux, qui doit se développer largement."
Mobiliser les parents d'élèves
C’est pourquoi le WWF a lancé la campagne "oui au bio dans ma cantine" pour appeler tous les parents d’élèves à se mobiliser afin de convaincre les maires de leur commune de privilégier les produits issus de l’agriculture biologique dans chaque cantine scolaire et de mettre en œuvre des mesures concrètes pour inciter les agriculteurs de leur territoire à passer au bio.

De son côté, Jacques Roux, Président du SNRC, explique que "face aux questionnements récurrents des collectivités locales avec lesquelles nous sommes en relation, l’objectif de ce guide et de notre alliance avec le WWF était de mutualiser nos compétences afin d’apporter de vrais éclairages aux élus en se penchant de façon pragmatique sur les conditions du passage au bio".

Ainsi le livret répond à plusieurs questions récurrentes chez les décideurs locaux :
- Qu’est ce qu’un repas bio ?
- Faut-il passer à une restauration 100% bio directement ?
- Vaut-il mieux privilégier le bio ou les produits de proximité ?
- Quel est le "juste" prix du bio ?

Le guide a été diffusé auprès des maires des villes de plus de 5 000 habitants et sera envoyé à l’ensemble des parlementaires en janvier 2010. Il sera également distribué tout au long de l’année dans les salons dédiés au bio et à l’éducation pour sensibiliser l’ensemble des acteurs.

On peut le commander sur le site Ouiaubiodansmacantine ou le visualiser en PDF ici -

Le Syndicat national de la restauration collective est le syndicat représentatif de la restauration collective concédée depuis 1963. Il regroupe 31 sociétés de restauration collective, grandes entreprises et PME, qui réalisent 90% du chiffre d’affaire de la profession. Les entreprises adhérentes emploient plus de 73 000 personnes, dans plus de 12 000 restaurants, implantés sur tout le territoire national. Chaque jour les adhérents du SNRC servent plus de 3 millions de repas.
Au travers de son réseau, le SNRC observe au quotidien les évolutions du secteur en France et impulse les projets communs à tous les acteurs de la restauration collective.


Le WWF est la première organisation mondiale indépendante de protection de la nature et de défense de l’environnement. Le WWF-France, avec ses 160 000 membres a pour double objectif de veiller à l’utilisation durable des ressources naturelles renouvelables pour assurer la protection des écosystèmes et d’encourager les mesures visant à réduire la pollution ainsi que l’empreinte écologique de nos modes de vie (gaspillage dans l’exploitation et la consommation des ressources et de l’énergie).

Pour atteindre cet objectif et mettre en œuvre des solutions concrètes et durables, le WWF-France a la volonté d’impliquer par le dialogue tous les acteurs concernés (entreprises, gouvernements, collectivités locales, organisations internationales).


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Le Festival du film court de Villeurbanne

lundi 16 novembre 2009

L’acteur et réalisateur Jean-François Stevenin a donné le coup d'envoi du 30ème festival du film court de Villeurbanne.
Ce rendez-vous traditionnel organisé par le cinéma le Zola permet souvent de découvrir des nouveaux talents. Durant la semaine, trois compétitions chercheront à sélectionner le meilleur film de langue française, le meilleur film européen et, c'est la nouveauté, la meilleure réalisation numérique.
Une nuit anniversaire pour fêter la 30ème
Lors de la "nuit du 30ème anniversaire", le samedi 14 novembre, les passionnés ont pu revoir une partie des films primés au cours des dernières décennies. Jean François Stévenin leur a aussi présenté une sélection de ses productions.

Remise des prix le 21 novembre 2009
Mais le festival continue durant toute la semaine, avec aussi des animations en direction du jeune public, histoire de lui faire découvrir que si le cinéma est une invention somme toute récente, elle a connu des bouleversements considérables au fil du temps. La miniaturisation des matériels, l'abaissement des coûts, la possibilité de présenter quasiment en direct le résultat de sa production sont autant d'avancées de la technique.
Reste que le film court ouvre un champ de créativité toujours plus vaste, capable de provoquer tous les types d'émotions : de la peur à l'horreur, de la joie à la désespérance... des tranches de vie résumées en quelques minutes... .

Qui succèdera à Damien Chemin et obtiendra le Grand Prix du Festival ? Quel sera le premier film, toutes compétitions confondues, qui obtiendra le Prix du Public ? Quels seront les films et les réalisateurs plébiscités par les jurés et par le public ? En présence des professionnels, le jury remettra ses prix le samedi 21 novembre à 20h30 au Cinéma Le Zola. Les films primés seront projetés une dernière fois le dimanche 22 au cours de trois séances.
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Financement des ONG : lancement du site Humaniserv.fr

samedi 14 novembre 2009

Un groupe d'étudiants lyonnais vient de mettre en place un nouveau site internet. Accessible à tous et reproductible dans d'autres villes, Humaniserv.fr intègre l’action humanitaire dans notre vie quotidienne.

Le principe : payer un service, non pas à la personne qui le rend mais à une ONG choisie en commun

Créer un nouveau vecteur d’échange de services et de compétences
"Donner à chacun la possibilité de se rendre utile à tout moment, en mettant à profit ses compétences pour la cause de son choix", c'est le crédo de l'association APA.

Au départ de l'association, des enseignants bénévoles dispensaient des cours particuliers gratuitement. Suite à un cours, la famille bénéficiaire ne réglait pas de paiement auprès de l’association mais faisait un don par chèque à un organisme humanitaire choisi conjointement avec le bénévole.

Devant l'enthousiasme suscité, les créateurs de l’APA décident d'élargir l’activité pédagogique à d’autres prestations de services. Les réflexions débouchent sur une idée de site internet communautaire.

Une fois encore Lyon joue les pionniers dans l'engagement humaniste et solidaire. La ville qui a au travers des siècles donné naissance à de nombreux mouvements, laïques ou religieux, a toujours été un centre d'initiatives dans ce domaine. La dernière en date est donc celle de cette petite équipe d’étudiants lyonnais qui, à partir de leur association "Apprendre Pour Aider", permettent désormais d'allier le financement solidaire aux réseaux d'échanges de savoir.

"Entre social et humanitaire, nous espérons qu’HumaniSERV deviendra un vecteur d’entraide, d’échange, et de solidarité", indiquent les créateurs du site.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur Humaniserv.fr -
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Irlande- France : les Bleus vers une nouvelle Eire ?

Très critiquée depuis l'Euro 2008 où elle a joué un rôle de figurante, l'Équipe de France de Raymond Domenech n'a pas su séduire et s'imposer dans son groupe de qualification. Deuxième derrière la Serbie, la sélection française a toutefois décroché le droit de disputer les barrages de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. L'Irlande lui a été proposée lors du tirage au sort, effectué le 19 octobre dernier à Zurich. Et c'est ce soir (samedi 14) que se joue une partie de l'avenir des Bleus, rattachée probablement à l'avenir du sélectionneur. Domenech joue donc, comme la France, gros ce soir. Retour sur ce match décisif, en deux actes.

Un mieux en Équipe de France ?
Au plus bas après notamment une défaite contre le Nigéria (en match amical le 2 juin dernier), l'Équipe de France a depuis repris le chemin des qualifications et enchaîné « bon » et « moins bon » au fil des matchs, se résignant aussi parfois à une poisse coupable. Lloris expulsé très sévèrement et un penalty sifflé dans un match décisif contre la Serbie (1-1), Escudé malheureux buteur contre son camp face à la Roumanie (1-1), un match médiocre mais gagné dans la douleur face aux Iles Féroés (1-0), la France faisait du sur-place jusque septembre dernier.
Mais depuis octobre et les deux derniers matchs de qualification, les Bleus semblent avoir retrouvé de l'allant offensif. Face aux Iles Féroés, d'abord, où Gignac par deux fois, puis Gallas, Anelka et Benzema clôturaient un score de 5-0 en faveur de l'Équipe de France. Contre l'Autriche, aussi, il y a tout juste un mois, où les hommes de Raymond Domenech ont pris leur revanche au Stade de France (3-1). Mais c'était un réveil trop tardif des Bleus, qui n'ont pas pu passer devant la Serbie, leader du groupe et directement qualifiée pour le Mondial 2010.
Notre équipe nationale a donc décroché le droit de disputer les barrages du Mondial, face à l'Irlande. Et même si, tradition française, on donne beaucoup de crédit à l'Eire, il n'est pas trop chauvin de remarquer une amélioration dans le jeu produit par l'Équipe de France sur les 2 derniers matchs. Beaucoup de dynamisme offensif apporté par le retour en forme de Malouda, un Gignac comme un poisson dans l'eau à la pointe de l'attaque, un Henry qui se mue en passeur décisif... et une défense de plus en plus constante, avec Lloris, Sagna, Gallas, Abidal et Evra, titularisés sur 3 des 4 derniers matchs en Bleus.

De quoi rester relativement serein à quelques heures de la double confrontation Irlandaise ? Pas si sûr.
Car il demeure des questions. Qu'en est-il de l'état d'esprit actuel de Benzema (on se souvient de la polémique sur ses propos récents, où il avait déclaré ne pas avoir eu envie de rentrer sur le terrain lors d'un match de l'Équipe de France, ne pas avoir donné le meilleur de lui-même) ? Quel(s) impact(s) sur l'attaque auront les retours de Gourcuff et Ribéry ? Lloris ou Mandanda, comment réagira l'un des deux gardiens titularisés après les 5 buts encaissés dimanche à Gerland ? Toutes ces composantes tactiques et psychologiques risquent de rentrer en compte dans les données du match.
Et puis attention à l'adversaire proposé aux Bleus ce soir ! Car l'Irlande, si elle n'impressionne pas forcément par son palmarès, reste une adversaire coriace.

L'Irlande de Trapatonni, « à l'italienne » !
Lorsque Giovanni Trapatonni devient le sélectionneur de l'Équipe d'Irlande, en 2008, il y trouve une équipe en pleine crise sportive. Elle n'a plus dépassé le stade du tour préliminaire depuis la Coupe du Monde 2002 en Corée et au Japon, et, bien que réputée redoutable, est quelque peu limitée. Le sélectionneur italien n'a pas hésité à prendre quelques décisions « coup de poing » (telles que l'exclusion du groupe d'Andy Reid, le meneur de jeu irlandais) et a, petit à petit, imposé sa tactique au groupe. Prônant un 4-4-2 solide, l'équipe d'Irlande a retrouvé des vertus défensives, démontrées notamment lors de son parcours de qualification où elle n'a encaissée que 8 buts (soit un de moins que la France, à titre de comparaison). De plus, l'impact physique, l'intensité des duels, la force mentale et le côté « compact » du groupe Irlandais en font une équipe difficile à manœuvrer et très difficile à battre. Elle n'a d'ailleurs pas été battue en qualifications, malgré des adversaires du calibre de l'Italie, par exemple. Mais avec un impact offensif très peu développé, l'Irlande s'apparente aussi comme la reine des matchs nuls. En attaque, seul Robbie Keane est véritablement à surveiller de très près, après avoir inscrit 5 buts dans les éliminatoires. Trapatonni et son groupe comptent aussi sur l'ambiance de Croke Park pour sublimer ses joueurs et intimider les Français. Ce soir, l'enfer Vert va ressembler à toute autre chose que ce que l'on connaît en Ligue 1 avec St Étienne. Une effervescence digne des ambiances écossaises, turques ou grecques. L'Équipe de France espère que, pour la petite formule, il y aura ce soir beaucoup de bruit... pour rien. L'Irlande se veut ambitieuse et sûre de sa force à quelques heures du match aller. Mais elle possède elle aussi des défauts dont devront se servir les Bleus. Une colonne vertébrale vieillissante, composée de Shay Given, John O'Shea, Damian Duff et Robbie Keane, mais pourtant un manque d'expérience flagrant du haut niveau (l'Eire menait 2-1 sur sa pelouse contre l'Italie à la 90', avant de se faire égaliser par Gilardino à 2-2). Selon les spécialistes, l'Équipe d'Irlande montre parfois trop d'enthousiasme et ne sait pas « fermer » le jeu, une fois le score acquis. Une bonne nouvelle pour l'Équipe de France, qui s'est souvent illustrée dans un processus de réaction (une fois menée au score) plutôt que d'action. Historiquement, enfin, les Bleus partiront avec l'avantage psychologique de n'avoir plus perdu face à l'Irlande depuis 1981, et mieux encore, de l'avoir emporté lors de leur dernier passage à Croke Park (1-0), sur un but de Thierry Henry en 2006. A ce moment là, les Bleus s'étaient qualifiés pour le Mondial au dépend des Irlandais, et avaient par la suite atteint la finale de la Coupe du Monde. Combien parieraient maintenant pour que l'Histoire se répète ?

C'est donc une difficile et âpre confrontation qui attend les Français ce soir en Irlande. Tout un peuple va pousser son équipe et chanter ses couleurs, pour que le Vert triomphe sur le Bleu. Attention cependant, car l'une ou l'autre équipe risque de tomber dans le rouge rapidement. Raymond Domenech va jouer une partie de son rôle en Bleus ce soir, mais le sélectionneur, interrogé hier, a préféré éviter toute question relative à son avenir et s'intéresser uniquement à l'avenir de l'Équipe de France. Histoire d'éviter la pression du résultat, histoire aussi de se concentrer au maximum sur cette double confrontation, dont le premier acte se déroule ce soir. Seulement, Raymond Domenech le sait : si la qualification n'est pas au bout mercredi, nul doute que son avenir à la tête des Bleus sera plus que compromis.


Mikhaël Defoly
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Ski nordique, la région Rhône-Alpes aura sa "Nordicpass"

jeudi 12 novembre 2009

A partir de la saison 2009 / 2010, les sept départements "montagneux" de Rhône-Alpes, sous l'égide de la région, se sont mis d'accord pour la création d'une nouvelle carte entièrement dédiée au ski nordique.
La carte, valable donc pour l'Isère, l'Ain, l'Ardèche, la Drôme, la Loire et les deux Savoies, permettra de skier sur l'ensemble des massifs en variant les paysages et en bénéficiant d'aménagements différenciés (certaines pistes sont damées "légèrement" pour permettre la promenade au plus près de la nature, d'autres sont "doublées" pour favoriser la discussion entre les promeneurs...).
Comme au péage automatique
Grâce à cette carte et à un badge fixé sur une chaussure, les skieurs n'auront plus besoin de s'arrêter ou de "faire la queue" pour obtenir un forfait. La carte est non seulement valable pour les pistes de la région Rhône-Alpes mais elle donne aussi droit à des réductions dans les départements voisins !
Mais attention ! Même si ces réductions peuvent être significatives (-50%), toute sortie du territoire rhônallpin devra s'accompagner de l'achat d'une carte nationale - la carte ne permettant pas, à elle seule, de skier hors Rhône-Alpes !

Des tarifs adaptés
La NordicPass adulte coûte 110 € et est donc valable sur les 83 sites nordiques de la région. Quant à la carte Jeune : au tarif de 28 € elle concerne les enfants et les adolescents de 6 à 17 ans.
La carte donne aussi accès à un grand nombre de compétitions de ski nordique durant l'hiver.

Un budget d'un million d'Euros.
Le coût de l'opération a tout de même été évalué à un million d'Euros par le vice-président de la région Rhône-Alpes Bernard Soulage : 400000 € proviennent d'une subvention de la région, 200000 € du programme FeDer de l'Union Européenne, le reste étant financé par les usagers et les institutions publiques et privées qui voient dans cette carte le meilleur moyen d'attirer (et de conserver) des clients sur leurs sites durant l'ensemble de la saison hivernale ! Il ne reste plus qu'à espérer que le temps soit de la partie !
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L'histoire "turbulente" des canuts de la Croix Rousse

mercredi 11 novembre 2009

"Redonner la parole aux canuts et découvrir ou redécouvrir l’histoire turbulente et passionnante de la colline de la Croix-Rousse" : c’est ce que vous propose Novembre des Canuts du 16 au 29 novembre 2009.
Si nombre de lyonnais ont gardé dans un coin de leur mémoire des extraits de la chanson des Canuts de Aristide Bruant, magnifiquement interprétée par Yves Montand, peu en connaissent les paroles complètes et surtout l'Histoire qui se cache derrière ce texte. Les canuts ont été jusqu'à 30000 "Compagnons" , apprentis et enfants. Ils ont tissé la soie dans les fabriques de Lyon pour un salaire de misère à une époque où Lyon était le centre de la production textile !

Mais ce qui frappe dans l'organisation des canuts, qui se sont révoltés et ont été victimes de répressions sanglantes, c'est leur solidarité et le développement d'idées collectives basées sur la "coopération horizontale". Deux cents ans après leur révolte, il reste d'eux un nom collectif mais pas de leader, de "chef" qui ait émergé.
Du salaire minimum à la création des Prud'hommes, les canuts ont obtenu des avancées sociales conséquentes.
En luttant au départ pour l'augmentation du salaire minimum, les canuts ont fait plier les autorités et les patrons des industries textiles d'alors. Mais devant le refus de ces derniers d'appliquer les accords signés, une première insurrection éclatait le 21 novembre 1831. Prenant possession de la ville, les ouvriers ont alors chassé la troupe envoyée pour les réprimer. L'Etat a alors envoyé 26000 soldats reprendre la ville...

La chanson des Canuts
(Aristide Bruant)
Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d'or
Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d'or
Nous en tissons pour vous, Grands de l'Eglise,
Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemises !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous allons tous nus !

Pour gouverner, il faut avoir
Manteau et rubans en sautoir
Pour gouverner , il faut avoir
Manteau et rubans en sautoir
Nous en tissons pour vous, Grands de la Terre,
Et nous, pauvres canuts, sans drap on nous enterre !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous allons tous nus !

Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira.
Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira.
Nous tisserons le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous n'irons plus nus !


Une série de conférences et d'animations pour le "Novembre des Canuts"
A travers un programme pluridisciplinaire où se côtoient conférences, théâtre, débats, exposition, dédicaces, musique et cinéma, La Compagnie du Chien Jaune et Robert Luc ont décidé pour la deuxième année consécutive de se faire "passeurs de mémoire afin de témoigner de l’Histoire mais aussi de donner des clés de compréhension de notre environnement social actuel".
Car loin d’être uniquement les artisans de techniques de tissage extraordinaires, les canuts sont aussi à l’origine de nombreux fondements de notre droit social. Ces avancées, acquises suite à la révolte de 1831, sont désormais mises en lumière dans le cadre de l'événement "culturel et citoyen" Novembre des Canuts qui se veut fidèle à l’esprit du premier journal ouvrier et professionnel, "L’Echo de la Fabrique".

Les fondements de notre droit social actuel
Sur le site internet de la Compagnie du chien jaune, on peut lire qu'à travers les numéros successifs de l’Echo de la Fabrique, les chefs d’ateliers et ouvriers en soie ont largement contribué aux fondements de notre droit social en abordant de nombreux thèmes non seulement attachés à la vie citoyenne (liberté de la presse, droit d’être assisté lors des jugements aux Prud’hommes, droit à la santé…) mais aussi à la condition ouvrière (condition des femmes, formation professionnelle, juste rémunération, droit de coalition, vote aux Prud’hommes …).

Parmi les avancées sociales acquises par les Canuts figure la création du Conseil des Prud’hommes, à l’honneur pour cette deuxième édition. Institution née à Lyon, les Prud’hommes furent en effet instaurés par Napoléon Ier en 1806, spécifiquement pour le secteur de l’industrie de la soie.

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Grippe A H1N1, la campagne de vacination débute

lundi 9 novembre 2009

La campagne de vaccination contre le virus de la Grippe A H1N1 débute dès le jeudi 12 novembre (voir ici la liste des sites et leurs horaires pour le Rhône).
Pour les responsables de la santé publique, qui ont tenu le 9 novembre une conférence de presse à la Préfecture du Rhône, "la vaccination est d’abord, sans aucun doute, le moyen le plus efficace de se protéger soi même en acquérant une immunité durable face au virus"· Elle est aussi un des moyens les plus sûrs de contribuer à la protection de son entourage, de ses proches, de ses collègues, en évitant de les contaminer.
Des proches qui peuvent, sans forcément d’ailleurs que nous le sachions, présenter des fragilités qui les rendent particulièrement vulnérables au virus ; "les protéger est donc indispensable" ;
La campagne devrait enfin "permettre d'interrompre la circulation virale dans une population au niveau d’immunité très faible et ainsi casser la dynamique de la pandémie".
La prévention ne passe pas que par le vaccin
La vaccination est ainsi un élément de la réponse sanitaire à la pandémie, préventif et complémentaire d'autres mesures (traitement symptomatique des cas, isolement, port de masque anti-projections par les malades, hygiène des mains et autres mesures barrières, administration de traitements antiviraux lorsque c'est nécessaire).
L'intérêt de la vaccination réside aussi dans le fait qu'elle limitera les effets délétères de la pandémie sur l'activité économique (fortement contrainte en cas d'absentéisme élevé durant plusieurs semaines).
Deux injections à trois semaines d'écart "au stade actuel des connaissances".
"Au stade actuel des connaissances sur les différents vaccins", indique le communiqué de la Préfecture, "la vaccination se fera sur la base de deux injections : une première injection suivie, au moins trois semaines après, d’une injection de rappel".
Trois semaines d’intervalle sont également nécessaires entre la vaccination contre la grippe A(H1N1) et celle contre la grippe saisonnière.
Une vaccination volontaire non obligatoire
La stratégie vaccinale a été arrêtée par le Premier ministre, le 24 septembre 2009. Elle est fondée sur l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Elle repose sur le principe clairement évoqué dans l’avis et qui veut que "in fine, toutes les personnes qui désirent être vaccinées pourront l’être". Le Gouvernement n’a pas souhaité que la vaccination contre le virus A(H1N1) 2009 soit obligatoire, afin de respecter la liberté de chacun.
Aucune démarche à faire, les "bons" de vaccination arriveront par courrier.
Concrètement, la CNAMTS (caisse nationale d'assurance maladie) invitera à la vaccination l’ensemble des assurés sociaux en fonction de l’ordre de priorité retenu par le gouvernement. Les personnes souhaitant se faire vacciner devront se rendre dans le centre de vaccination indiqué sur le bon, munies de celui-ci et d'une pièce d'identité.
Le département du Rhône compte environ 1 670 000 habitants. Le plan de vaccination inclut la proposition de vaccination de certaines populations « captives » (communauté éducative à l'exception des enfants de maternelles et primaires, établissements médico-sociaux, détenus…) par des équipes mobiles, soit 450 000 personnes. Ces équipes seront mises en oeuvre dans les prochaines semaines.
Le reste de la population, soit environ 1 200 000 habitants, doit se voir proposer la vaccination dans des centres dédiés. Le plan de vaccination du Rhône prévoit la mise en place de 18 centres de vaccination assurant une couverture de l'ensemble du département.
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Bien-être, alimentation: des ados "fans de bio"

dimanche 8 novembre 2009

"Quand t’es bio, t’es beau ! ", c'est le slogan de ce guide édité par Terre vivante, une maison d'édition coopérative, spécialisée sur l'environnement et installée en Isère dans la Région Rhône-Alpes.
Le livre a pour but de "faire comprendre le monde de la bio et l’intérêt de prendre soin de soi à un âge où tout nous chamboule". Avec la complicité de quatre ados qui testent les recettes de cuisine et de "soin du corps" naturelles, ce guide permet de se retrouver de façon agréable et originale entre ami(es) en faisant soi-même ses cosmétiques... et ses petits plats… Une belle idée cadeau pour un jeune à la "fibre écolo".
La partie la plus intéressante du livre reste l'explication, claire et précise, de certains mots ou concepts comme celui des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Qu'est-ce que la bio-attitude ? Comment comprendre les logos, appellations plus ou moins contrôlées ? Est-ce que le bio est meilleur pour la santé... ou pour l'environnement ? Comment reconnaître les savons ou shampoings bios et peut-t-on les produire soi-même ? De nombreuses réponses sont apportées dans un language clair et de manière ludique à toutes ces questions quotidiennes.
Un livre par et pour les ados
Le livre n'élude pas les questions propres aux adolescent(e)s dans les domaines de la santé et du bien être : il propose des "recettes faciles et sympas" pour des menus complets rapides à préparer (entrées, plats, desserts, petits-déjeuners et goûters), aborde le problème des soins cutanés, donne des conseils de maquillage et de rasage, bref, c'est un guide original qui donne une idée modernisée de "l'art de vivre" écolo.
"Terre vivante", une maison d'édition qui met en relation ses valeurs et ses actes
La maison d'édition "Terre vivante" qui édite ce guide est installée depuis trente ans dans la région Rhône-Alpes. Parce qu'ils estiment "que l'économie au service de l'écologie participe à la sauvegarde de notre planète", les responsables de cette SCOP ont fait le choix de la reconnaissance du rôle des hommes, coopérateurs salariés, et copropriétaires de leur entreprise.

Une équipe engagée et une réussite éditoriale !
Journalistes, jardiniers, gestionnaires, techniciens, accompagnateurs écologie et développement durable, professionnels de l'édition, commerciaux... mettent leur créativité, leur énergie et leurs compétences à publier des livres pratiques adaptés à chacun.
Experts ou simple amateurs, ils font vivre le "Centre Terre vivante", un lieu d'accueil et d'accompagnement accavec des espaces de connaissances et d'échanges au service de l'écologie.

Avec plus de 200 000 livres vendus en 2008 et 30 000 abonnés au magazine "les 4 Saisons du jardin bio" (disponible en kiosque) la SCOP connaît une véritable réussite. Elle compte pas moins d'une trentaine de salariés !
Voir et commander Fans de bio ! : Guide pratique pour les jeunes (livraison gratuite par Amazon)-


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