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La mort de "l'institutrice de la colonie d'Izieu"

jeudi 31 décembre 2009

On l’appelait "l’institutrice de la colonie d’Izieu". C'est elle qui, dans les heures sombres de la seconde guerre mondiale, avait tenté jusqu'au dernier moment de sauver ces quarante quatre enfants des mains de la Gestapo.

Pour Jean Jack Queyranne, le Président de la Région Rhône-Alpes, "Mme Gabrielle PERRIER-TARDY avait incarné la fraternité, la solidarité, le courage, les plus belles valeurs de l’Humanité" . Elle fut longtemps membre du conseil d’administration de l’association Les Amis de la Maison d’Izieu, et a continué à transmettre aux jeunes générations la mémoire des 44 enfants et des 7 éducateurs d’Izieu qui furent finalement déportés. Gabrielle Tardy est décédée le mardi 29 décembre 2009 à Belley dans le département de l'Ain. Faisons en sorte que son message reste vivant.
L'histoire des Enfants d'Izieu sur l'encyclopédie Wikipedia -

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Renault Trucks publie un beau livre du Raid "Cape to Cape"

mercredi 23 décembre 2009

L'expédition du Cap Nord au Cap de Bonne espérance a été une formidable aventure pour Renault Trucks. Le lundi 6 juillet 2009, la caravane, composée de quatorze véhicules (6 Kerax, 6 Sherpa et 2 Nissan Patrol) est arrivée à bon port en Afrique du Sud. Les cinq équipes de chauffeurs, tous recrutés sur un concours international réalisé au sein de l'entreprise, s'étaient auparavant relayées pour un peu plus de quatre mois d’aventures et de péripéties en tout genre.
Cette "expédition de tous les extrêmes" donne lieu aujourd'hui à la sortie d'une série documentaire qui sera diffusée dans le monde entier sur de nombreuses chaînes du câble et du satellite, et à la production d'un beau livre aux Editions du Cherche Midi.

Pour le Président de Renault Trucks Stefano Chmielewski, il a été difficile, avec l'arrivée de la crise économique qui a frappé très fortement l'entreprise, de maintenir ce raid . "Notre volonté était de démontrer que les camions pouvaient relier les hommes, les rassembler autour d’un évènement comme Cape to Cape et, au delà bien sûr, autour de notre marque" indique-t-il. Une opération de communication qui aura tout de même coûté la bagatelle de cinq millions d'Euros ! Les responsables de l'opération assurent "que les retombées médiatiques dépassent les espérances" . On les croit sur parole !

Une opération à cinq millions d'Euros...
Outre la fierté pour les participants d'avoir tenu un pari, l’aventure a aussi consisté à montrer les formidables capacités techniques des derniers véhicules de la marque, certifiés "Euro4" pour leurs performances environnementales. "La crise nous a fait annuler des salons très coûteux, mais nous avons pu rencontrer nos clients sur leur terrain" assure Pierre-Alain Brendel, l'un des Chefs de projet de l’opération. Venus de Russie, d'Ukraine ou d'Argentine, ils étaient en effet nombreux à s'être déplacés au Cap pour saluer l’arrivée du convoi.

Le très beau livre Cape to cape : 30.000 kilomètres en camion raconte dans le détail cette expédition de tous les extrèmes. Quatre mois et demi de parcours et de péripéties en tous genres, racontés et illustrés d'images impressionnantes, en traversant la Norvège et les pays nordiques, la Russie, l'Ukraine, la Turquie, mais aussi l’Ethiopie, la Tanzanie, la Namibie, le Botswana et bien sûr l'arrivée à la pointe Sud de l’Afrique.

Elsie De Nys, la seconde Chef de projet, parle de l’aboutissement d’un long travail avec la participation d’une centaine de personnes de toute l’entreprise. "L’aventure a été extraordinaire, à travers des paysages somptueux et tous nos pilotes ont été fantastiques pour leur courage et leur solidarité" indique-t-elle.

Car cette aventure n'aurait pas été possible sans le dévouement du personnel technique et des accompagnateurs : cuisiniers, médecins, mécaniciens... "Sans les conseils de nos experts, c’était simplement impossible" rapporte Sandrine Rollet, pilote dans la cinquième équipe et responsable technique des salons Renault Trucks Europe. Une formidable aventure humaine donc, qui n'attend que sa concrétisation par la reprise des ventes tant attendue. Durant le raid, Renault Trucks a signé des commandes pour 300 camions. "C'était à peu près le chiffre de nos ventes pour un seul mois avant la crise" tempère Pierre Alain Brendel.

Gilles Roman


A paraître en janvier - tirage limité (pré-commandes ici) : Cape to cape : 30.000 kilomètres en camion
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Football: Lyon-Montpellier, l'OL passera-t-il l'hiver au chaud?

Dernière journée de l'année ce mercredi 23 décembre 2009 à Gerland, entre Montpellier et Lyon.
Les deux clubs, hasard du calendrier, se retrouvent alors qu'ils sont en parfaite égalité de points : ils en comptabilisent 30 chacun. Bilan décevant pour le standing de l'OL, étonnant pour le promu Montpelliérain qui n'en finit plus d'étonner. Les hommes de René Girard font en effet un excellent parcours et ont presque déjà assuré leur maintient pour la saison prochaine. Autant dire que pour la ville de Montpellier, c'est un peu Noël avant l'heure.

Malgré les festivités futures, l'OL n'est pas à la fête.
Toujours maladroit, toujours décevant, et découvrant matchs après matchs des faiblesses insoupçonnées, le match contre Monaco dimanche dernier (1-1) n'a été qu'une déception de plus a inscrire sur le calendrier de l'Avent. Un avant bien regretté par les supporters, qui espèrent que l'après 2009 aura un goût meilleur. Le match de ce soir est en réalité une petite mise en bouche de ce qui nous attend en 2010. Une victoire permettrait à l'OL de passer l'hiver (et les fêtes) au chaud, tandis qu'une défaite serait synonyme de véritable douche froide. Claude Puel le sait. Il a rappelé cette semaine l'importance d'avoir un public à domicile, amer de l'ambiance chaotique à Gerland mercredi dernier contre Boulogne sur Mer.

Difficile pour autant d'incriminer les supporters ! Lorsque l'on voit l'enchaînement de prestations médiocres, semaines après semaines, et mois après mois, il est presque normal de faire une indigestion. Surtout, ne le cachons pas, que le public lyonnais est un public gâté. Enfin.. était un public gâté. Sept années consécutives en étant Champion de France, quinze titres sur une période de 10 ans, puis soudainement plus rien, saison blanche en 2008-2009, aucun fond de jeu à mesure que Bordelais, Marseillais et Lillois se font un plaisir d'enfoncer l'OL et de s'échapper en tête du Championnat...

Vous l'aurez compris, les supporters lyonnais commencent un peu à tirer la tronche, et c'est bien normal. En parlant des concurrents directs, Marseille reçoit Auxerre, tandis que Bordeaux se déplace à Toulouse et que Lille va à Nancy, lesquels Nancéeins ont battu Montpellier 2-0 le week-end dernier. La boucle est bouclée, comme on dit.

Fêtes de fin d'année sur fond de crise.
Quelqu'un sait-il vraiment comment Lyon peut s'en sortir ? Les joueurs, tous plus passifs les uns que les autres, martèlent en conférence de presse que cette période sombre n'est que passagère, que la réponse vient de leurs pieds et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Ce qui est sur, c'est que les lyonnais maîtrisent l'art de la parole ; dommage qu'ils aient perdu celui de jouer au football. Souvenons-nous de Jean-Alain Boumsong la saison dernière, qui affirmait que si Lyon perdait son titre de Champion de France ce serait une faute professionnelle... A défaut de soigner ses mots, le défenseur lyonnais aurait mieux fait, avec ses coéquipiers, de soigner les maux lyonnais. En parlant de soigner, l'infirmerie lyonnaise se désemplit peu à peu. Après Jérémy Toulalan dimanche dernier, c'est au tour de Mathieu Bodmer, absent depuis fin septembre, de faire son retour dans le groupe lyonnais. Des cadres qui reviennent peu à peu, voilà la véritable réjouissance, car leur apport peut faire du bien à l'équipe lyonnaise. Clerc, Ederson et Cléber Anderson, quant à eux, sont encore indisponibles, mais on ne peut pas dire qu'ils soient indispensables à l'OL.
Et puis l'adversaire du soir ne réussit pas forcément bien face aux grosses écuries du Championnat.

Montpellier ne réussit pas contre les grosses écuries.
Surprenant promu, Montpellier n'apparaît pas encore assez fort pour inquiéter les grosses équipes de notre Championnat. Les hommes de René Girard se sont en effet incliné contre Bordeaux (1-0) et Marseille (4-2), ont fait match nul contre Paris (1-1) et ont ramené une probante victoire face à Lille (2-0). C'est pour l'instant la seule véritable performance de Montpellier.
Le club héraultais, après un très bon début décembre (victoires contre Le Mans et Toulouse), a baissé le pied avec la baisse de température. Deux défaites consécutives, qui plus est à domicile (face à Bordeaux et Nancy) ne sont pas au goût de l'entraîneur, René Girard qui confiait qu' « en veille de Noël, affronter Lyon, ce n'[était] pas un cadeau ». Pour lui, crise ou pas crise, « Lyon est l'équipe de la décennie (…). Claude Puel cherche encore la meilleure osmose dans ce groupe, mais c'est une grande équipe avec de grands joueurs ». Jean-Michel Aulas appréciera.

Des statistiques largement à l'avantage des Gones.
En 15 confrontations à Gerland, Lyon est reparti neuf fois avec la victoire, contre quatre matchs nuls et deux défaites (survenues en 1997-1998 et 1999-2000). On notera que sur les dix dernières confrontations, les scores ont toujours été très serrés entre ces deux équipes, exception faite du dernier match remporté par les lyonnais 3-0 en 2003-2004. Lyon, même dans sa période actuelle, part donc favori face à Montpellier.

L'année 2009 n'aura vraiment pas été réjouissante pour le Lyon de Claude Puel. Perte de nombreux titres, départ de joueurs importants, grosses dépenses pour des recrues qui ne se montrent pas si décisives (exception faite de Lisandro Lopez), désamour de certains joueurs et des supporters, chute de l'action en bourse, débats autour du Projet du Grand Stade...
Vivement que la nouvelle année arrive, et qu'elle apporte avec elle non pas seulement l'honneur de recevoir de grands clubs européens (comme se réjouissait le Président Aulas à l'annonce du Réal Madrid), mais la fierté de pouvoir les vaincre.
On espère un grand OL en 2010. Nos vœux seront-ils exaucés ? Le Père Puel y travaille. Reste à savoir si ça suffira pour que l'OL n'enchaîne pas une deuxième saison blanche consécutive.

Mikhaël Defoly
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OL land, le Grand Lyon se lance dans des aménagements

mardi 22 décembre 2009

Pour la première fois depuis le début de la guérilla judiciaire engagée par des opposants de tous bords, Gérard Collomb a évoqué publiquement l'éventualité que "pour des raisons X ou Y, le stade de l'OL land ne voit pas le jour à Montout".
Coup de blues, coup de bluff ou tout simplement stratégie pour montrer que le projet d'aménagement de Décines n'est pas lié au Grand Stade ? Le Président du Grand Lyon a aussitôt ajouté qu' "il y a 99,99% de chances pour que ce projet se fasse" ...

Le Grand Lyon a donc voté, au cours du dernier conseil communautaire de l'année 2009, trois nouvelles opérations d'aménagement, "qui auraient été programmées quelque soit le projet développé sur ce secteur" a insisté Gérard Collomb. Il rappelle d'ailleurs que la communauté cherche depuis 1992 l'investisseur qui voudra bien élaborer un projet stratégique sur Décines. "On avait parlé d'une base logistique, c'est aujourd'hui un stade..."

La création d'accès et de parkings
Les projets votés en décembre concernent donc la création d'accès entre Eurexpo et Décines, la construction d'une trémie sous laquelle sera réalisée la future station de tramway, et enfin le "parking des Panettes", un parking-relais de 4000 places qui permettra aux Grands lyonnais de laisser leurs voitures afin d'accéder au centre ville en transport collectif.

Depuis le début de son second mandat qui semblait parti sous les meilleures auspices, ce dossier du grand stade constitue le "caillou dans la chaussure" pour Gérard Collomb, un caillou qui le fait boiter au point de faire vaciller sa majorité. La semaine (et l'année politique) vient de se terminer par le retrait de la délégation du conseiller Vert Etienne Tête, au prétexte d'une interview très critique que celui-ci aurait donné à l'hebdomadaire Tribune de Lyon (Etienne Tête conteste la retranscription de ses propos par les journalistes mais ceux-ci maintiennent).

Mais chacun sait qu'au delà du thème traité dans l'interview -l'entrée du Grand Lyon dans le capital de la chaîne de télévision européenne Euronews-, le Maire de Lyon voit dans la décision de la Cour administrative d’appel, qui vient d'annuler les deux révisions du plan local d’urbanisme (PLU) de Décines-Charpieu, la "patte" de ce conseiller très procédurier.

Etienne Tête n'a jamais caché son opposition au Grand stade et au financement (même indirect) de l'OL par la collectivité. Il aura désormais tout son temps pour peaufiner ses recours !
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Photos, le tramway Part Dieu/ St Exupéry livré dans les temps

samedi 19 décembre 2009

Le chantier de la liaison tramway entre la gare de la Part Dieu et l'aéroport Lyon Saint-Exupéry avance à grands pas. Prévue pour être inaugurée en aout 2010, la ligne est entrée dans sa phase finale de construction et les premières rames de "RhônExpress" (ce nom remplacera Leslys initialement prévu) viennent d'être livrées.
Les nouvelles rames seront rouges et bleues, marquées du logo RhoneExpress à l'avant, et dotées de nombreux espaces pour les bagages.Un million de passagers sont attendus dès la première année de service et 1,5 millions par la suite avec 11 rames à l’horizon 2023. Mais attention, il ne s'agit pas d'une liaison TCL et le tarif prévu est pour l'instant de 14 euros pour un simple aller !

Cette liaison rapide, réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé, sera gérée par une société "ad-hoc", RhônExpress, en fait un groupement d’entreprises concessionnaire sur 30 ans. Sur une grande partie du parcours, RhônExpress empruntera les mêmes voies que le tramway LEA. Le chantier a nécessité la construction d'un pont à l’entrée de la commune de Pusignan et est désormais entré dans sa phase finale (aménagement des lignes, électrification, etc.).

Photo : blog de G.Barriol, Vice Président du Conseil Général chargé des transports

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Le Grand Lyon sous la neige...

vendredi 18 décembre 2009

Le marché de Noël de la place Carnot, devant la gare de Perrache à Lyon, mérite bien son nom aujourd'hui.Couverts dès le matin du 18 décembre d'un manteau neigeux, les chalets sont maintenant la cible des photographes amateurs et la place s'est transormée en piste de jeux pour les enfants.
L'épisode neigeux devrait, selon les services du Grand Lyon (voir nos pages météo) se poursuivre quelques jours. Le dispositif de viabilité hivernale de la communauté urbaine est activé et les opérations de déneigement se poursuivent sans interruption. Les équipes du Grand Lyon recommandent aux automobilistes et aux piétons la plus grande prudence.
Le Grand Lyon rappelle que si les cantonniers salent le trottoir devant certains lieux spécifiques (devant les mairies, écoles, les hôpitaux…), il appartient à chaque riverain d’assurer le déblayage des abords de son habitation.
Plus d'informations dans nos pages météo -

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Tabac dans les lieux publics, la loi Evin détournée ?

jeudi 17 décembre 2009

Trois ans après la mise en application de la Loi Evin qui interdit de fumer dans les lieux publics fermés, la DNF (Association reconnue d'utilité publique pour les Droits des Non Fumeurs) se plaint "d'une évolution des comportements, de détournement de la loi et de nouvelles menaces".

Que s'est-t-il passé après le décret du 15 novembre 2006 ? Dans un rapport adressé à Roselyne Bachelot, la Ministre de la Santé et des Sports, DNF parle de menaces et détournements de la loi en matière de publicité du tabac. Elle pointe les dérives qui tendent à s'accélérer, les campagnes de communication "sournoises" qui ridiculisent la loi et appelle à une réaction des citoyens, des autorités publiques et de l’Etat.

Un relâchement des comportements
D'après le rapport, le nombre de personnes qui se plaignent de subir le tabagisme passif sur leur lieu de travail est passé de 9% à 2008 à 20% en 2009. Alors que le Plan Cancer 2 vient rappeler la nocivité du tabac – la cigarette tue 50% de ses consommateurs – le rapport explique que le tabac revient sur les terrasses fermées et dans les "bars à chicha", que les lobbys de l'industrie du tabac arrivent de nouveau à détourner la loi sur la publicité etc… Alors que l’interdiction de la promotion du tabac conjuguée aux politiques de santé publique ont permis une véritable chute de la consommation de tabac, notamment chez les plus jeunes, il faudrait donc marquer une certaine vigilance afin d'éviter un retour en arrière.

Devant l’augmentation des plaintes recueillies sur son site, DNF indique que les menaces se font chaque jour plus pressantes. Car si "la mise en place de l’interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif a permis une véritable avancée dans la protection des non-fumeurs, il ne faudrait pas que le laxisme des pouvoirs publics participe au recul de l’esprit et de la lettre du décret Bertrand".

Gainsbourg, Tati... les médias alimentent de "fausses polémiques" .
L'un des objets les plus importants de la colère de DNF est l'attitude des médias qui relayent régulièrement les campagnes de l'industrie en alimentant de "fausses polémiques". A la mi-avril 2009, une controverse éclatait sur le fait que les responsables de l’exposition Tati auraient été contraints de censurer la pipe de Monsieur Hulot et d’apposer sur le fourneau de la pipe un moulin à vent pour tenter de la cacher. Le motif invoqué : l’agence « Metrobus », régie publicitaire de la RATP, avait estimé que la présence de cette pipe sur l’affiche était contraire aux dispositions de la loi Évin. L’affichage de cette image rendue ridicule par l’apposition d’un moulin à vent a donc été pratiqué. Ont suivi d’autres affiches de films, récemment «Serge Gainsbourg, vie héroïque», terrains fertiles aux polémiques absurdes selon lesquelles la loi Evin nécessiterait des aménagements. DNF rappelle au contraire, sans dire si ces "censures" avaient lieu d'être, "la pertinence de la loi Evin sur l'interdiction de la publicité du tabac et sa capacité d'adaptation aux situations les plus diverses depuis dix-huit ans".

Un projet de loi qui favoriserait les industriels du tabac
DNF met enfin en cause le projet de loi d'un député UMP de l'Isère, Jacques Remiller, qui voudrait faire distribuer par les buralistes des cendriers de poche biodégradables "et lutter ainsi contre les mégots dans les rues". L'association rappelle que cette idée est une initiative de BAT (British Tobbacos), "reprise comme exemple". Désireuse de redorer son blason et de "surfer" sur la vague verte, l'industrie anglaise du tabac aurait décidé de faire la promotion de ces cendriers biodégradables. "Il s'agit d'une tentative particulièrement pernicieuse du détournement de la loi : sous les apparences d’une action salutaire, l’industrie se contente d’un effet d’annonce sans suite permettant à ses recruteurs d’inciter le public à la consommation de cigarettes".

Les dérives des professionnels face au tabagisme passif
Après trois années d’application, DNF note enfin que les mauvaises habitudes reviennent rapidement : elle estime la sanction (s’il y en a une) ridicule et note que les fumeurs récalcitrants ne risquent plus "que" 135€ d'amende. D'autre part la police, occupée à de nombreuses autres tâches, rechignerait a effectuer la fiscalisation des bars et cafés et les services d'hygiène des villes sont évidemment en sous effectif pour faire respecter cette obligation. Et que dire de l'Inspection du Travail, qui "refuse d'intervenir sur ce point".
Face à cette pluie de critique, l'association aurait obtenu une extension de la fiscalisation. Car les terrasses des cafés et des restaurants figurent selon elle dans le peloton de tête des lieux où la législation est largement contournée. Une circulaire du Ministère de la Santé en date du 17 septembre 2008 rappelle en effet les conditions pour que clients puissent fumer : la terrasse doit être physiquement séparée de l'intérieur de l'établissement. Si le restaurateur souhaite installer des écrans latéraux contre le vent, il doit s’assurer que la façade principale reste totalement ouverte sans aucun obstacle, même à mi hauteur car la circulation de l’air doit être assurée. Or "les terrasses deviennent peu à peu des espaces entièrement fumeurs qui ne répondent pas aux dispositions règlementaires et législatives en vigueur".
Entre les pro et les anti-tabacs, il y a donc fort à parier que les hostilités reprennent après la trève... des confiseurs !






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Le décès du chorégraphe lyonnais Pierre Deloche

mardi 15 décembre 2009

Communiqué : La Compagnie Pierre Deloche est triste de vous annoncer la décès de son chorégraphe. Pierre nous a quittés ce vendredi 11 décembre, subitement, discrètement.
"Très investi dans sa dernière création, «Mare Nostrum», qu'il devait réaliser à Montélimar en avril 2010, il a sans doute trop peu ménagé sa personne, accumulant fatigue, stress, inconfort. Pierre parti, son travail et son oeuvre n'en continueront pas moins d'exister grâce aux danseurs, femmes et hommes, professionnels comme amateurs, qui ont participé à ses recherches tout au long de ces dernières années.
C'est tout d'abord aux États-Unis, auprès de Merce Cunningham et de John Cage que Pierre Deloche apprend à danser et à écouter. Boursier du Ministère des Affaires Etrangères de 1980 à 1982, il reçoit en 1983 le Prix Médicis pour son solo Dancing Sounds.


De retour en France en 1984, il crée sa Compagnie et signe de nombreuses chorégraphies toujours accompagnées de créations musicales. Lilax, Arrière-Pays, Campos, Corne de Muse, Matière Solaire tourneront plus de 300 fois en France et à l'étranger.

En 1997, son évolution personnelle et sa formation continue en Sciences humaines, en technique Alexander et en Body-Mind Centering© l'amènent à réorienter sa recherche. Il développe alors un art chorégraphique au service de l'Humain. D'une part, un travail dédié aux handicaps moteur et sensoriel, d'autre part l'invention et la mise en oeuvre des Créations Civiles : des actes artistiques et citoyens avec les habitants, pour l'espace public, dans le partage d'une qualité de présence.

Si vous souhaitez rendre hommage à Pierre, vous pouvez tous, où que vous soyez, exécuter «la
petite danse» de Steve Paxton... "




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Lyon, la présentation du budget court-circuitée par l'OL land

Les journalistes s'attendaient à une conférence de presse un brin ennuyeuse, sur les données chiffrées du budget 2010 de la ville de Lyon. Mais son organisation a coïncidé avec la décision des juges de la Cour administrative d'appel d'annuler la révision du Plan local d'Urbanisme dans le dossier "OL land". Ils ont donc trouvé un Gérard Collomb (maire de Lyon et Président du Grand Lyon) "remonté comme une pendule" qui, avec force moulinets, a tenté le difficile exercice de donner lecture du jugement qu'il conteste tout en déclarant qu'il "ne commenterait pas une décision de justice".
Les juges mettent en cause le "manque d'information des conseillers communautaires au moment du vote". Ce qui fait s'étrangler le président du Grand Lyon qui, articles de presse en main, montre combien le débat était rude et l'information "diffuse" au moment du vote des élus communautaires. Mais la Cour estime que cette décision du 9 juillet 2007 sur la révision du Plan local d’urbanisme de Décines était en quelque sorte "noyée" au milieu de dossiers moins importants et ne présentait pas concrètement la relation entre cette révision et la création du Grand stade.
Gérard Collomb, qui assure vouloir faire casser cette décision en Conseil d'Etat, a tout de même indiqué que la procédure de concertation reprendrait à zéro, mais que "celà ne retardera en rien les autres actions en cours pour le Grand Stade".
Une opposition à l'OL land de plus en plus structurée
Si au départ, les opposants à la création d'un Grand stade à Décines paraissaient peu nombreux et plutôt mal organisés, il n'en est plus du tout de même aujourd'hui. Les Verts, pourtant alliés de la majorité au Grand Lyon, sont fermement opposés à ce projet qu'ils jugent totalement anti-écologique, comme l'a souligné Cécile Duflot lors de son passage à Lyon (voir l'article de LYon-Actualités). Et parmi eux, Etienne Tête n'a pas mis longtemps à mettre ses talents procéduriers (il fut à l'origine de la chute de Michel Noir puis de Charles Millon) pour chercher la faille dans un dossier qu'il rejette absolument. Il l'a même déclamé récemment sous forme de "slam" dans un meeting d'Europe Ecologie !
Au cours de sa Conférence de Presse, Gérard Collomb a demandé à des Présidents de groupes politiques du Grand Lyon d'indiquer "qu'ils ont voté en connaissance de cause"
Des dissensions parmi les socialistes
La décision de la Cour tombe à un moment particulièrement difficile pour Gérard Collomb puisque la campagne électorale pour les élections régionales a tendance à polariser les positions. Si l'UMP ne paraît pas tout à fait unie sur ce dossier, les écologistes pourraient en faire l'un des points de divergence avec les socialistes. Gérard Collomb doit aussi compter avec une fronde dans son propre camp : alors que le journal Libération révélait récemment qu'n "kit de défense du Grand stade" avait été envoyé aux militants du PS, la Maire socialiste du premier Arrondissement elle-même, Nathalie Perrin-Gilbert, s'est publiquement félicitée de cette "décision du Conseil d'Etat" (sic).
La plupart des opposants au Grand Stade milite pour un maintien de l'Olympique Lyonnais à Gerland, arguant du fait que ce stade est accessible en métro et relié à tous les moyens de transport. Pour les opposants, le projet d’OL LAND est une "incongruité" du fait de son éloignement, du "gaspillage des finances publiques" rendu nécessaire par toute la procédure d'expropriation, de mise en conformité des accès, des stationnements et des abords. "Tout celà pour un projet privé" lié au sport-business, rappellent-t-ils en coeur.
Le budget 2010 présenté sobrement par Richard Brumm
Après avoir abordé ce dossier "lourd" de la politique locale, l'adjoint chargé des finances, Richard Brumm, a assuré la deuxième partie de cette conférence de presse pour présenter le budget 2010 de la ville de Lyon. Un exercice marqué par le rétrécissement des recettes (chute de près de 18% des droits de mutation) et donc la "maîtrise" des dépenses de fonctionnement, en particulier dans les salaires payés par la ville. La direction des relations internationales ayant été transférée au Grand Lyon et les choix s'étant portés sur l'éducation, la culture et le contrôle des stationnements, tous les autres secteurs devront se serrer la ceinture. Richard Brumm a indiqué que pour financer ses investissements, prévus et annoncés durant la campagne, la Ville constituera des réserves et réduira considérablement sa dette.
Les lyonnais commencent à rembourser en 2010 l'Emprunt de Raymond Barre
Allusion à la politique nationale, Gérard Collomb n'a pas manqué de faire remarquer que "tout grand emprunt doit être remboursé un jour ou l'autre". C'est ainsi que les lyonnais commenceront à payer en 2010 l'emprunt que Raymond Barre avait contracté au début de son mandat.
Les projets financés en 2010
Comme annoncé, la plupart des projets financés par la ville sur ce budget seront d'ordre culturel : rétrospective Ben au Musée d'Art contemporain, ouverture de la Bibliothèque de la Duchère, mise en conformité de bâtiments accueillant du public comme l'Auditorium Maurice Ravel.
La ville ouvrira aussi de nouvelles places dans les crêches et un gros budget d'investissement (103,6M€) ira à l'éducation : ouverture d'un groupe scolaire à la Buire, création de selfs service dans des cantines... La plupart des arrondissements sont "servis" par des projets : le premier arrondissement n'est pas oublié puisque la ville y financera "le jardin du Clos St Benoît".
Gilles Roman

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Fusillade dans le quartier Mermoz : un règlement de comptes ?

lundi 14 décembre 2009

C'est le site du quotidien Le Progrès, sous la plume de Michel Girod, qui a donné le premier l'information : il était un peu plus de 17h30 le dimanche 13 décembre lorsqu'une terrible fusillade a éclaté place Latarjet dans le quartier Mermoz du huitième arrondissement de Lyon.

Un mort (un jeune de 15 ans)* et un blessé, c'est le bilan de cet "arrosage" à l'arme automatique qui aurait pu faire bien plus de victimes. Selon les premiers éléments recoupés par la police, les tirs sont venus d'un véhicule, un type de "règlement de compte" jusqu'ici inconnu à Lyon.
La scène, digne d'un film noir, n'aurait duré que quelques secondes, à proximité d'une station de métro heureusement peu fréquentée en ce dimanche après-midi particulièrement froid.

Selon le quotidien Le Progrès, "les secours arrivés sur les lieux ont tenté de réanimer la victime qui est toutefois décédée après son transfert à l'hôpital. Le parquet, alerté, a saisi la brigade criminelle de la sûreté départementale du Rhône".

"Trafic en économie souterraine, litige entre clans..." toutes les pistes sont ouvertes pour cette mystérieuse fusillade.
*mise à jour : la victime est en fait un jeune garçon de 12 ans 1/2 - Les enquêteurs privilégieraient l'hypothèse d'une "bagarre qui aurait mal tourné"...
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Rhône-Alpes veut être présente sur la scène internationale

jeudi 10 décembre 2009

La Cité des congrès de Lyon vient d'accueillir les troisièmes rencontres de la coopération décentralisée franco-brésilienne. Après l'accueil à St-Priest du Premier Ministre de Québec (lire ici), ces entretiens ont donné une nouvelle occasion à Jean-Jack Queyranne, le président de la région Rhône-Alpes, de rappeler les liens qui unissent celle-ci avec le Brésil et avec plusieurs autres pays encore considérés comme "émergents", en particulier la Chine où se construit actuellement un "pavillon Rhône-Alpes" pour l'exposition universelle Shanghaï 2010.

Pour la coopération internationale, Rhône-Alpes a créé une organisation "souple", baptisée ERAI (pour Entreprises Rhône-Alpes International) . Cette association régie par la loi de 1901, dispose de bureaux dans de nombreux pays étrangers et facilite les relations avec les milieux économiques, scientifiques, éducatifs et aussi culturels de chaque pays d'implantation.

Des projets concrets pour défendre le développement durable
Suite à l'année du Brésil en France et à l'accueil à Lyon d'une forte délégation brésilienne, les élus régionaux ont effectué plusieurs voyages au Brésil (lire dans LYon-Actualités) et tenté par exemple de mettre en place une filière d'alimentation du bétail garantie sans OGM. L'Etat du Parana avec lequel la région est liée ayant fait le choix d'interdire les modifications génétiques du soja, il paraissait alors facile de garantir une filière"sans OGM" pour que les éleveurs de Rhône-Alpes s'y approvisionnent. Mais c'était sans compter avec la force des lobbys qui, des deux côtés de l'atlantique, ont réussi à saborder le projet.
Malgré cet échec, de nombreux autres partenariats ont pu être mis en place : des échanges culturels entre la Maison de la Danse et des écoles de Samba, des tournées d'artistes rhônalpins comme la compagnie TransExpress (lire l'article).


Les acteurs politiques et économiques de Rhône-Alpes prêts pour l'expo de Shanghaï

Plus riche parce que plus ancienne (elle a débuté il y a plus de vingt ans sous la présidence de Charles Béraudier), la coopération avec la Chine est aujourd'hui très développée. La ville de Shanghaï, vient d'ailleurs de donner un coup d'accélérateur à cette relation en autorisant l'implantation "pérenne" du pavillon de quatre étages que la région Rhône-Alpes construit actuellement sur le site de l'exposition universelle 2010. En clair, ce bâtiment de très haute qualité environnementale, conçu comme une vitrine de ce que les entreprises régionales font de mieux dans ce domaine, ne sera pas détruit, comme la plupart des autres pavillons, après l'exposition.

Des relations au beau fixe avec Shanghaï

Mieux, Daniel Gouffé, le président d'Erai, conduit actuellement des discussions pour que ERAI installe ses bureaux dans ce pavillon et que celui-ci continue à fonctionner comme vitrine des entreprises rhônalpines après l'exposition, avec un restaurant-école de Paul Bocuse, des salles d'expositions et de conférences, des bureaux pour accueillir les PME désireuses de tenter leur chance en Chine.
L'ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, l'a confirmé lors de sa visite pour l'ouverture d'un consulat général à Lyon : les autorités chinoises ont non seulement accepté que le pavillon reste en place mais aussi décidé de participer au financement de sa construction. Reste à connaître les conditions du bail emphytéotique qu'ils vont proposer de signer sur vingt ans. Daniel Gouffé prédit déjà de multiples réunions "avec beaucoup de suspensions de séances"... "Mais nous avons maintenant l'habitude de discuter avec les chinois", ajoute-t-il aussitôt.

Ces bonnes relations se traduisent par des relations très concrètes pour les entreprises de la région : ainsi, les organisateurs chinois de l'exposition universelle ont demandé à des entreprises de Rhône-Alpes d'éclairer une partie du site (en dehors du pavillons) avec en particulier une animation nocturne "de type Fête des lumières de Lyon". Des banques comme le Cédit Agricole Centre-Est, développent leur implantation en Chine, de même que de nombreuses entreprises de taille moyenne qui bénéficient du "réseautage" d'ERAI.

Il paraît désormais bien éloigné le temps où les chinois, dans un accès de mauvaise humeur après une déclaration de Nicolas Sarkozy, avaient tout bonnement annulé le sommet Chine/Europe qui devait se dérouler dans le cadre de la Présidence Française de l'Europe en décembre 2008... au Palais des Congrès de Lyon !

Gilles Roman


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SNCF: la gare Jean Macé, nouvelle connexion avec l'Est lyonnais

mercredi 9 décembre 2009

Conçue pour désengorger les gares de Perrache et Part Dieu et pour offrir une "interconnexion" entre tous les modes de transports, la nouvelle gare Jean Macé a été inaugurée le 8 décembre 2009.

Un "pansement" en attendant une chirurgie majeure ?
A Lyon, tout le monde s'accorde à dire que la gare de la Part Dieu, "première station de transit de voyageurs de l'Union Européenne", selon la directrice régionale de la SNCF Josiane Beaud est complètement saturée. Et le développement de l'offre TER par la région Rhône-Alpes, qui s'accompagne de projets importants de lignes à grande vitesse intereuropéennes ne vont pas arranger les choses.
En attendant les investisements très lourds (les élus parlent d'une gare souterraine qui "doublerait" la Part Dieu), il faut bien aménager de nouvelles haltes ferroviaires avant Perrache, capables d'éponger durant les heures de pointe les milliers de voyageurs des banlieues que l'on incite à utiliser les transports en commun.
102 Trains Express Régionaux quotidiens
La nouvelle gare TER, au coeur du 7ème arrondissement de Lyon, est la sixième sur le territoire lyonnais (après Perrache, Part Dieu, Vaise, Gorge de Loup et Saint-Paul). 102 trains TER quotidiens en provenance et à destination de Bourgoin-Jallieu, La Tour-du-Pin, Saint-André-le-Gaz, Villefranche-sur-Saône, Mâcon, Vienne, Valence et Avignon passeront par cette gare.
Si la desserte de Perrache et de Part Dieu reste inchangée, la SNCF s'attend à ce qu'au moins 3 800 voyageurs par jour utilisent cette nouvelle station dès l’ouverture (et 6 600 à l’horizon 2020). La clientèle attendue se compose pour 2/3 de clients reportés de Perrache et Vaise, et pour 1/3 de nouveaux clients.
L'intermodalité pour les voyageurs des TER
Dès leur sortie du train, les voyageurs des TER bénéficient d’un accès facilité et rapide aux quartiers Préfecture, Saxe-Gambetta, Gerland (2/3 des flux), Grange-Blanche / Montchat , et Part Dieu, leurs principales destinations selon les études menées.
Ils retrouvent sur la place Jean Macé la ligne de métro B, la ligne de tramway T2, une dizaine de lignes de bus (4, 18, 11, 35, 47, 53, 96, en plus de la navette aéroport Satobus), des stations de taxis, Vélo’v et Auto’Lib... ce qui met, selon les études, le quartier de la Part Dieu à 5 mn en métro, Gerland à 6 mn en métro, l'hôpital Edouard Herriot à 12 mn en tramway et l'Université Lyon 2 (des quais) à 5 mn en Vélo’v !
Une présence humaine assurée
En 2004, il était envisagé de créer une simple halte ferroviaire, sans présence humaine. Mais dans le cadre de la convention d’exploitation du service TER, la Région Rhône-Alpes a demandé à la SNCF d'assurer un service à visage humain en gare de Lyon Jean Macé avec la création d’un guichet de vente et un accueil au niveau des quais. La gare est équipée de deux halls d’entrée situés de part et d’autre de l’avenue Jean-Jaurès. Les espaces d’information et de vente ainsi qu’une consigne à vélos (réservée aux abonnés TER + vélo munis d’une carte OùRA !) sont aménagés dans ces halls d’accueil.
Un nouveau service "TER + Vélo" :
La gare Lyon Jean Macé est la première gare de Lyon équipée d’une consigne collective pour les vélos (110 places) développée par la Région Rhône-Alpes et la SNCF dans le cadre du service TER + vélo. Ce service, complémentaire à Vélo’v, permet aux voyageurs de laisser leur vélo dans un espace sécurisé.
L'extension de la carte OùRA !
La carte régionale OùRA permettra l'intermodalité entre plusieurs types de transport : il sera peu à peu possible, avec une seule carte, d'accéder au TER et au réseau de bus de chaque ville de la région connectée, ce qui est déjà le cas à Lyon entre les TER et le réseau TCL. Le tarif Combiné TER + TCL est en moyenne 15% moins cher que les deux abonnements cumulés. Il est particulièrement intéressant pour les échanges entre la gare Lyon Jean Macé et les gares du Grand Lyon.
Financement :
La Région Rhône-Alpes, le Grand Lyon, Réseau Ferré de France, le SYTRAL, la SNCF se sont associés au financement des études et des travaux de création de la nouvelle gare Lyon Jean Macé, à hauteur de 31 millions d’euros HT (conditions économiques de janvier 2005). A cela s’ajoutent 2 millions d’Euros HT financés par le Grand Lyon pour l’aménagement urbain autour de la gare. Grand Lyon 37 % Région Rhône-Alpes 36,5 %, Réseau Ferré de France 19,8 %, SYTRAL 5,3 % et SNCF 1,3 %.

Crédit photo : Hubert Canet / Balloïde Photo / Novembre 2009

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Photos : après les illuminations, Lyon retrouve la paix et... l'hiver

mardi 8 décembre 2009

Après les illuminations de Lyon (voir quelques images ici et sur notre forum ), Lyon retrouve sa sérénité et son mode de vie "apaisé".

La fête des lumières 2009 s'est déroulée du 5 au 8 décembre et a connu un succès populaire marqué entre autres par la visite de nombreux étrangers les premiers jours (week-end) et des habitants du Grand Lyon les lundi 7 et mardi 8.
Le maître mot de cette fête aura été "déambulation" avec des parcours ludiques et familiaux, que ce soit montée de la grande côte à la Croix Rousse, dans le vieux Lyon ou dans les jardins de Fourvière.
Si l'adjointe chargée des grands évènements de la Ville de Lyon, Najat Vallaud Belkacem, se satisfait des retombées médiatiques (de nombreuses émissions des chaînes nationales comme France Inter ou internationales -Euronews- ont été programmées), les retombées économiques de la fête des lumières ne sont pas négligeables non plus.

La fin de la fête marque aussi l'arrivée du froid et de la période d'autres fêtes, plus intimes et familiales, celles de Noël .


A la Croix Rousse, où les effluves de vin chaud à la canelle s'estompent à peine, le gros caillou a déjà revêtu son désormais traditionnel bonnet de laine et les chalets sont fin prêts pour l'ouverture des marchés de noël.

Voir aussi les images de la fête des lumières dans le cinquième arrondissement dans nos pages Panoramas. N'oubliez pas que vous pouvez toujours partager vos photos et vidéos sur notre forum.

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Tribune de Olivier Christin, Président de l'Université Lyon 2

lundi 7 décembre 2009

Le texte "Pour un manifeste des sciences humaines et sociales" a été publié initialement par le site Médiapart. Il reprend une initiative de dix présidents d'universités qui se sont concertés pour l'amender et le cosigner.
Cette initiative, qui soutient les disciplines de sciences sociales et qui est, selon le Président de Lyon 2 Olivier Christin "au coeur d'interrogations profondes parmi la communauté universitaire", a selon lui désormais besoin d'être "relayée, prolongée, approfondie". Pour le président de Lyon 2, ce travail collectif montre que l'Université qu'il dirige "compte parmi les acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche. C'est assurément un motif d'espoir pour son avenir et son rayonnement scientifique", ajoute-t-il. Nous le relayons ici dans son intégralité :


"Au-delà des slogans éphémères qui cachent souvent l'absence de véritable ambition, nous sommes tous convaincus que les universités de lettres et de sciences sociales ont un rôle clé à jouer dans le monde qui nous entoure et dans son évolution. Peu importe le nom qu'on lui donne, il est évident, et participe pleinement au caractère démocratique des sociétés modernes : démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur et accueil d'étudiants de première génération, dont les familles ne sont pas passées par l'Université, formation critique et à la critique sans laquelle il n'est pas de citoyenneté vivante, internationalisation des cursus étudiants et des perspectives de recherche, perpétuation de disciplines séculaires qui constituent des strates indispensables de l'architecture du savoir et invention de nouveaux objets qui ne prennent sens qu'avec les humanités et les sciences sociales (le développement durable, l'économie de la santé, les post-colonial studies, ...).

L'évolution de la sociologie de l'éducation
Cette situation n'a rien de nouveau : depuis l'après-guerre, et surtout depuis la première grande démocratisation de l'enseignement supérieur au cours des années 1960, les universités de lettres et de sciences sociales se sont trouvées au centre des transformations mêmes du monde social. Pendant longtemps, ce sont bel et bien les universités, mais aussi des grandes écoles ou des institutions dédiées à la recherche, qui ont contribué à faire exister de nouvelles demandes sociales, de nouvelles attentes, de nouvelles exigences de justice. Ce fut notamment le cas, nous le savons tous, de la critique de la sélection scolaire et de ses effets de reproduction sociale, si favorables aux enfants issus des classes dominantes alors même que l'institution scolaire célébrait le mérite individuel, l'égalité supposée de tous, la promotion par l'école: cette préoccupation, ce souci de corriger les mécanismes invisibles qui ferment les filières d'excellence aux enfants socialement les plus démunis, ce désir de démocratiser enfin véritablement l'enseignement secondaire et supérieur qui s'imposent avec une force inédite à la fin des années soixante, ne sont pas séparables des avancées de la sociologie de l'éducation, qui fait, avec quelques grands livres, entrer ces questions dans le champ politique public.

Ce constat pourrait être étendu à d'autres secteurs des SHS d'après-guerre, qu'il s'agisse des statistiques publiques ou des études démographiques : c'est bien souvent la logique de la recherche et de la pédagogie en SHS qui a fait exister telle ou telle question comme objet de préoccupation publique partagé, comme enjeu de société par exemple pour le vieillissement de la population, la désertification rurale et l'aménagement du territoire, ou encore la redistribution des richesses.

Une demande de reconnaissance des différences autant que de redistribution


Au cours des dernières décennies -c'est-à-dire sans doute à partir des années 1980-, un glissement profond s'est produit, dont nous sentons aujourd'hui encore vivement les conséquences. Les conflits qui traversent le monde social ont bien entendu continué à concerner la redistribution des richesses et l'accessibilité des enfants des classes populaires aux filières les plus cotées de l'enseignement supérieur, mais ils ont été aussi redoublés par d'autres revendications ou d'autres attentes, qui relevaient cette fois bien davantage de la reconnaissance que de la seule redistribution : reconnaissance de la différence religieuse, culturelle ou sexuelle, critique des formes latentes ou explicites de discrimination, prise en compte des situations de handicap etc...Or ce ne sont pas, ou pas seulement, les universités et les grandes écoles qui ont fait exister ces questions et ces revendications, mais aussi les acteurs sociaux, les associations, les partis politiques traditionnels ou nouveaux (comme les Verts).


La position des universités a donc été probablement plus morcelée, moins visible, moins sûre d'elle-même qu'au cours des années 1960-1970, à la fois parce que les disciplines qui pouvaient porter les réponses et donner des éléments solides de critique étaient inexistantes dans les universités ou alors dominées (Gender and Queer Studies, psychologie sociale...) et parce que les institutions d'enseignement supérieur et de recherche étaient elles-mêmes objet de critiques sur leurs propres pratiques de recrutement et de promotion : combien de femmes parmi les présidents d'Universités ou les directeurs de grandes écoles, combien de personne issues de l'immigration ? Le rôle des universités en a été transformé, au moment même où elles devaient accueillir, justement, des publics nouveaux, eux-mêmes demandeurs de reconnaissance et de justice.

une crise d'une toute autre ampleur, qui n'est en rien propre à la France
Mais aujourd'hui ces mêmes universités sont confrontées à une crise d'une toute autre ampleur, qui n'est en rien propre à la France et que l'on rencontre presque sous les mêmes traits en Allemagne, en Italie ou en Angleterre, mais que les réformes politiques récentes ont sans conteste contribué à rendre plus aigue : baisse annoncée des effectifs, particulièrement criante dans certains secteurs comme les langues, incertitude sur l'avenir de leurs équipes de recherche en raison des bouleversements qui affectent les grands organismes et de la montée en puissance de l'ANR, invitation pressante, voire brutale, à se soumettre à des modes d'organisation et de financement étrangers à leurs habitudes et souvent aléatoires voire illusoires, mise en demeure de produire à des fins d'évaluation des indicateurs peu adaptés aux humanités et aux sciences sociales, confrontation, ici ou là, à un discours anti-intellectuel qui les relègue au rang de simples utilités...

Toutes les universités ne sont pas égales
Les débats et les grèves de l'année écoulée ont montré que toutes les universités ne sont pas également confrontées aux mêmes problèmes et qu'au-delà des enjeux généraux (sur les carrières, les moyens, les bâtiments notamment) il existe aussi des questions spécifiques aux grandes universités de lettres et de sciences humaines. Comment défendre et valoriser leur recherche, qui a évidemment bien d'autres débouchés que les brevets ? Comment faire comprendre et reconnaître que la bibliométrie, même mâtinée d'autres indicateurs, aura des effets désastreux en invitant les chercheurs à une spécialisation très forte et très rapide, à la multiplication des versions successives des mêmes travaux ? Comment redonner aux plus brillants des universitaires en début de carrière le goût de l'investissement collectif si tout se résume finalement au nombre d'item que chacun pourra lister dans sa fiche personnelle ? Comment faire entendre que la recherche en sciences humaines se fait dans des équipes souvent sans murs, dans des réseaux, des participations croisées ? Comment éviter que les masters concours ne conduisent à la disparition pure et simple des secteurs disciplinaires entiers et de la formation à la recherche des étudiants ? Comment éviter que le contrat doctoral ne conduise à un formatage desséchant des thèses dont certains PhD américains donnent l'exemple peu convaincant ? Comment accueillir mieux des étudiants d'origines de plus en plus variées ? Bref, comment faire pour que nos universités restent ce qu'elles ont toujours été : un lieu d'inventivité et de promotion sociale.

les gisements d'emplois futurs se trouvent dans le secteur tertiaire et les services
C'est justement pour porter collectivement une réflexion sur ces questions cruciales et pour redevenir force de proposition audible, que nos universités entendent constituer entre elles une fédération ou une association, qui sera tout autre chose qu'un club ou un lobby : un groupe de réflexion et de proposition à qui il appartiendra, par exemple, de rappeler que les universités de SHS ont des taux d'insertion professionnelle identiques à ceux des autres domaines, que l'investissement dans l'enseignement supérieur produit individuellement un différentiel de revenu sensible en faveur des diplômés, que les gisements d'emplois futurs se trouvent dans le secteur tertiaire et les services, que les formes de valorisation de la recherche varient d'un secteur à l'autre et qu'à ce titre les SHS contribuent aussi largement au prestige international de notre pays et à son attractivité... "


Olivier Christin, président de l'Université Lyon 2
Patrice Brun, président de l'Université Bordeaux 3
Alain Spalanzani, président de l'Université Grenoble 2
Lise Dumasy, présidente de l'Université Grenoble 3
François Le Poultier, président de l'Université Nancy 2
Anne Fraïsse, présidente de l'Université de Montpellier 3
Georges Molinié, président de l'Université Paris 4
Pascal Binczak, président de l'Université Paris 8
Bernadette Madeuf, présidente de l'Université Paris 10
Marc Gontard, président de l'Université Rennes 2





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Illuminations de Lyon : les photos de la fête des lumières 2009

dimanche 6 décembre 2009

Vous trouverez ici quelques images des illuminations de Lyon. Pour ceux qui le souhaitent, nous vous proposons de poster vos photos sur notre forum (cliquer ici) .
Une très belle réussite pour cette fête des lumières 2009, qui s'étale du 5 au 8 décembre. La météo étant de la partie, les lyonnais sont sortis en nombre dès les vendredi et samedi soirs, accompagnés de nombreux visiteurs français et étrangers.
Pas moins de quarante délégations du monde entier, pour la plupart membres de l'association des Villes Lumières (LUCI) étaient annoncées (Lire "les retombées économiques de la fête des lumières"). Mais la fête atteint déjà les limites de la saturation, car si les organisateurs ont fait beaucoup d'efforts pour décentraliser les animations dans les quartiers (Confluence, Parc de la tête d'or, huitième arrondissement...), une foule compacte s'est tout de même pressée dans le centre ville, saturant la presqu'île de la place des Terreaux jusqu'â la place Bellecour en passant par le vieux Lyon.
Il faut désormais se faire à l'idée qu'il est impossible de voir tous les spectacles... Mieux vaut, si l'on veut profiter pleinement de la fête, choisir un parcours et rester dans un périmêtre bien déterminé.
Au chapitre de la sécurité, pas d'incident notable malgré quelques altercations dues à la foule. Une fête "bon enfant", comme aime à le rappeler Jean Michel Daclin, l'adjoint chargé du rayonnement international de la ville (et président de LUCI).


Parmi les animations à ne pas manquer, un jeu avec le temps "époustouflant" sur la place des Terreaux, la grande roue de la place Bellecour recouverte par les tableaux du Musée des Beaux Arts, des peintures rupestres de la grotte Chauvet projetées dans le parc de la tête d'Or...

Et aussi des mises en lumière plus intimistes comme celle de l'église Saint Nizier dans le deuxième arrondissement ou les très beaux jardins lumineux de la place de l'Opéra... A vous de jouer, nous attendons vos photos et vidéos sur notre forum...
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