A la Une :

Lyon, un pont va sauter dans le quartier Mermoz !

samedi 30 janvier 2010

L'entrée Est de Lyon va connaître, durant plusieurs mois, de gros problèmes de circulation. Mais c'est pour une bonne cause ! 
Les élus ont enfin donné, le 28 janvier 2010, le coup d'envoi des travaux pour la réhabilitation de la voirie du secteur Mermoz-Pinel, qui comprennent la destruction de l'autopont de l'A43.


Dans les quartiers de Bron-Parilly et de Mermoz, séparés depuis de longues années par cette autoroute, les travaux vont causer de grosses perturbations. Car le chantier n'est pas simple et ne se limite pas à "faire sauter" le pont : il faut d'abord dévier tous les réseaux souterrains (gaz, eau, électricité...)  enterrés le long de l'avenue.  

Mermoz, une grande opération de rénovation urbaine
Deuxième grand chantier prioritaire de rénovation urbaine, après la Duchère dans le neuvième arrondissement, le quartier Mermoz (8ème) fait l 'objet depuis quelques années "de soins intensifs" . Après les études, la phase de concertation et les travaux préparatoires, les habitants devraient désormais voir le quartier changer, avec un grand objectif : le désenclaver, géographiquement et socialement.

Un quartier en "soins intensifs"
Comme pour le démontage de tours dans certains quartiers "ghettoïsés" dans les années 80, cette destruction de l’autopont  devrait, pour les élus, marquer de manière symbolique le renouveau du quartier. Car  si le chantier a commencé il y a bien longtemps, avec l'ouverture d'une station de métro, la rénovation du centre social, l'installation de commerces et la réhabilitation d'immeubles, Mermoz n'a jamais pu se départir, du fait de cet enclavement,  d'une image particulière. Et selon le Maire de Lyon Gérard Collomb, il n'était plus possible de laisser perdurer cette séparation : "pour passer d'un quartier à l'autre, il faut cheminer dans un passage sous l'autopont... la nuit, c'est  un coupe-gorge dans lequel personne n'ose s'aventurer", rappelait-t-il au cours d'une visite sur les lieux (photo)  il y a quelques mois.

Sans changer totalement, les élus espèrent que le quartier connaîtra plus de mixité sociale après la phase de réhabilitation. Celà passe par l'installation de commerces, la vente d'appartements en copropriété, la création d'espaces publics et la construction d'immeubles pour réduire le pourcentage de logements sociaux, qui avoisine actuellement les 100% ! 

Un financement public avec l'implication du secteur privé
Après la destruction du pont, le Grand Lyon et la région Rhône-Alpes s'attaqueront donc, avec l'aide symbolique de l'Etat (qui finance l'opération à hauteur de 10%),  au ré-aménagement de l’avenue Mermoz. La proximité avec le Parc de Parilly sera mise à profit pour créer des "liaisons douces" (piste cyclable, cheminement piétonnier, traitement paysager du terre-plein central...)  Quant au supermarché Casino, ses propriétaires annoncent qu'il sera détruit et reconstruit, avec au passage une augmentation de 1000 m2 de sa surface de vente. Les Galeries Lafayettes ne seront pas en reste, puisqu'elles annoncent un agrandissement de 10 000 m2 de surface et la création de restaurants. A proximité, le quartier du Puisoz devrait voir dans quelques années l'installation de grandes surfaces, ce qui devrait permettre d'en terminer avec la métamorphose de l'entrée Est de Lyon.
 La fin des travaux est prévue pour 2014 et celle de la voirie (la plus perturbante pour la circulation) début 2011. 


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A Eurexpo, le mondial des métiers "donne du rythme" aux jeunes rhônalpins

vendredi 29 janvier 2010

Le Mondial des métiers (du 4 au 7 février 2010 à Eurexpo), c'est quatre jours d' "immersion  pour donner du rythme aux jeunes rhônalpins  et des idées à leur avenir professionnel".
  Conçu par une association, l'AROM, ce rendez-vous incontournable de l'orientation et de la formation professionnelle est un véritable festival, animé par des rencontres, des conférences et des démonstrations "in situ" par des représentants de la plupart des grandes filières d'entreprises.


Après une année de crise et de difficultés économiques dans l'ensemble des bassins d'emploi de la région, le nouveau "service public de l'emploi"  a décidé lui aussi de marquer sa présence. Il s'agit donc, pour les jeunes et leurs parents, non seulement de rencontrer des entrepreneurs et des centres de formation, mais aussi des spécialistes de l'orientation, à même d'évaluer, lors d'entretiens individuels, les secteurs et les métiers, comme ceux de la plasturgie ou des BTP, qui ont une certaine visibilité de leur avenir.

Huit "Talents de Rhône-Alpes" se mobilisent
Pour faire partager au public, notamment aux jeunes scolaires, leurs passions et leurs métiers, huit personalités, reconnues comme des "talents de Rhône-Alpes" sont invitées cette année à raconter leur parcours "hors normes"  :
Vincent CHEVALIER, artisan en sellerie, meilleur ouvrier de France en Sellerie automobile
Anne JOUBERT, Chef de bureau à la Direction Générale de l'Action Sociale, Auteur de «De la Zone à l'ENA» en 2008
Christophe DURAND, Sportif de haut niveau, champion paralympique (Pékin en 2008)
Ali HAMDANA, Créateur de l'entreprise ERIALOS CONCEPT
Bertrand BARRE, designer graphique, auteur de «All You Need is Love, vivre l'expérience de la vision oblique»
Jean-Felix FAYOLLE, reporter photographe, auteur d'un reportage sur les gangs latino-américains
Taner BATUR, Entrepreneur, Lauréat du Prix «Talents des Cités» en 2009
Sylvie NEGRIER, Directeur général du Centre Léon Bérard à Lyon, spécialiste mondialement reconnue du cancer du rein
Sur l'espace Agora , un programme de 40 rencontres est prévu, où les visiteurs auront l'opportunité unique d'échanger sur leur projet professionnel avec près de 150 intervenants ! Une programmation qui permettra, selon la région Rhône-Alpes, "de découvrir d'une façon originale un métier, un domaine, une passion... et de lutter contre les idées reçues !"

Soutenu financièrement par la région Rhône-Alpes, le Mondial des métiers accueille non seulement les jeunes lycéens de tous les départements, mais aussi, gratuitement, les demandeurs d'emploi et les étudiants. Pour les autres, l'entrée est fixée à  1,50€ pour les 15/22 ans et à 3€ pour les adultes. Des navettes TCL sont prévues au départ de la station de métro Vaulx en Velin la Soie.



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Coupe de la Ligue, 1/4 de finale / Lorient-Lyon (1-0) : Lorient dans la gamme « héros » !

jeudi 28 janvier 2010

Réalistes, les Merlus de Lorient ont dominé l'Olympique Lyonnais mercredi 27 janvier (1-0), lors du ¼ de finale de Coupe de la Ligue. Une réalisation de Kévin Gameiro dès la 4ème minute de jeu a suffit à Lorient pour priver Lyon d'une demi-finale de Coupe qu'il espérait pourtant. Mais la défense lyonnaise est toujours aussi friable, et l'attaque d'une éphémère domination.

Lyon privé de coupes.
En trois jours, l'OL a dit adieu aux deux coupes nationales. Défait en Coupe de France à Monaco (2-1) puis face à Lorient en Coupe de la Ligue (1-0), le club de Jean-Michel Aulas a de toute évidence lié son sort hier soir à une nouvelle saison blanche. Car à moins d'une phase retour exceptionnelle en Ligue 1 ou d'un parcours décoiffant en Ligue des Champions, Lyon terminera bien la saison 2009-2010 sans aucun trophée. Une information officieuse confirmée, car symbolisée par les visages dépités des lyonnais au sortir du match. C'est une déception bien légitime pour les rhodaniens, qui vont trouver les semaines longues jusque mai prochain. La défense de l'OL a encore fait des siennes, car dès la 4ème minute de jeu Gameiro prenait le dessus sur Lovren, après un centre de Sakuwaha. Cissokho, Lovren et Vercoutre étaient tout trois fautifs sur ce but précoce. Lisandro, titulaire, sonnait la révolte lyonnaise d'une frappe croisée (13'), mais Audard était décisif. Les lyonnais restaient attentistes durant la première période, déjouant collectivement et affichant un déchet technique devenu habituel. Ils gardaient cependant la grande majorité du ballon, et multipliaient les assauts sans pour autant être dangereux (à l'image d'une frappe de Gonalons, 40'). Comme la semaine passée, ce sont les hommes de Christian Gourcuff qui étaient les plus tranchants, jouant en contre. Ils maintenaient leur avantage à la mi-temps.

Lorient pimente sa saison.
En retour de mi-temps, les lyonnais, par l'intermédiaire d'une tête de Bastos, montraient qu'ils revenaient sur le terrain avec de meilleures intentions. C'est cependant Lorient et Gameiro (encore lui) qui se créait les plus grosses occasions : le natif de Senlis tentait de lober Vercoutre sur une passe de Diarra, mais le ballon, effleuré par le gardien lyonnais, finissait sa course sur la transversale (55'). Lovren, pour son deuxième match sous les couleurs lyonnaises, était tout prêt d'honorer son premier but, mais son retourné était involontairement dévié par Jean-Alain Boumsong, monté aux avants-postes (68'). Kévin Gameiro, toujours talentueux, manquait le 2-0 à la réception d'une passe en retrait de Fanchone (80').
L'OL commençait véritablement à pousser dans les dix dernières minutes. Illustration à la 87ème minute, où Audard, le gardien lorientais, relâchait le ballon sur un corner et provoquait un cafouillage monstre dans sa surface de réparation. Une frappe de Bastos manquait de conviction (89'), tandis que les lyonnais, pressés par le temps, jetaient leurs dernières forces dans la bataille. Mais il était trop tard. Fanchone manquait lui aussi le 2-0 face à Vercoutre (93'), et Monsieur Thual, l'arbitre de la rencontre, sifflait la fin du match.

Avec la victoire de Lorient, Lyon est donc éliminé de la Coupe de la Ligue. C'est une élimination logique, car les hommes de Christian Gourcuff se sont montrés plus réalistes et meilleurs défensivement que les lyonnais. Ils affronteront Bordeaux ou Sedan en demi-finale, tandis que l'autre demi-finale opposera Toulouse à Marseille.
Pour les Gones, l'objectif restant est maintenant de retrouver le podium de la Ligue 1, et cela passe par une victoire dès dimanche à Gerland contre le PSG.  C'est en tout cas ce qu'à déclaré Jean-Michel Aulas à la fin du match, anticipant un retour de crise dans les rangs lyonnais. Le Président a fait son boulot. On ne peut pas en dire autant de ses joueurs.


Mikhaël Defoly


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SNCF : Josiane Beaud "resserre les boulons"

mercredi 27 janvier 2010


La directrice régionale de la SNCF, Josiane Beaud, a tenu une longue conférence de presse le 21 janvier 2010 ; une occasion de présenter ses voeux mais aussi de répondre à la mise en cause de son entreprise dans la gestion de l'épisode neigeux.

A propos de ces événements liés à la météo, la  responsable régionale a tout d'abord voulu rendre un hommage appuyé à l'ensemble des personnels techniques de l'entreprise. "Ils ont travaillé dur, jour et nuit, par des températures extrêmes, pour remettre en marche le matériel" a-t-elle rappelé.

Le froid a créé toutes sortes de problèmes, y compris sur du matériel neuf. "Les nouvelles rames, avec beaucoup  d'informatique embarquée, ont subi elles aussi de gros dégâts" a souligné la directrice régionale pour qui le problème ne vient pas nécessairement de la vétusté du matériel.
 Si elle reconnaît volontiers quelques erreurs de gestion ("nous aurions pû réduire le nombre de rames en circulation afin de garder du matériel de rechange") elle souligne que les cheminots ont été largement mobilisés, aussi bien pour déneiger les voies, réparer les amortisseurs gelés ou encore informer les voyageurs.

En réponse au courrier du président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, qui demandait des explications et peut être "un geste commercial", elle a opposé "que la SNCF ne commande pas la neige" et souligné que de nombreuses routes ont été bloquées : "la cérémonie des voeux du   président de Région a été largement perturbée par les aléas climatiques" a-t-elle rappelé. Et dans ce cas ce ne sont pas les trains qui bloquaient !

Durant l'épisode de fort enneigement, entre le 5 et le 12 janvier,  les routes étaient souvent  impraticables, des centaines de passagers sont restés coincés à l'aéroport... alors que les trains, eux, ont  continué à circuler, même si celà a été difficile. Il fallait le rappeler.


L'amélioration de l'information aux voyageurs
Si il est un point sur lequel la SNCF avoue des défaillances, c'est celui de l'information des voyageurs. Malgré de gros investissements en 2009, la confusion continue à régner dans bon nombre de gares. Ce sera donc "le gros chantier" d'une année 2010 qui s'annonce particulièrement difficile pour les finances de la société nationale. Les panneaux informatisés seront systématisés dans l'ensemble des gares de la région qui seront elles-mêmes modernisées grâce aux financements de l'Etat et de la région (services aux voyageurs, amélioration des accès handicapés...). La SNCF va aussi systématiser les envois de SMS aux voyageurs abonnés et l'utilisation de la web-radio pour informer en temps réel des problèmes de circulation.

La lutte contre la fraude sur les petits parcours
Mais si l'objectif de la compagnie nationale est d'augmenter encore l'offre TER pour les habitants de Rhône-Alpes, il lui faut aussi assurer la bonne gestion de cette augmentation de trafic. Si l'ouverture de la gare Jean Macé, en plein centre de Lyon, permet temporairement de "réduire la pression" dans un réseau saturé, elle suscite aussi de nouvelles demandes. L'un des problèmes posés par la gestion des courts trajets est celui du contrôle des billets. Sur ce sujet, la SNCF a prévu d'adapter ses méthodes de contrôle pour réduire le nombre  de fraudes. "Il n'est pas question de laisser perdurer une situation dans laquelle 10 à 12% des voyageurs ne s'acquittent pas de leur billet" avertit aussi Josiane Beaud.

Gilles Roman

Gare Jean Macé, Carte OuRA, radio SNCF... tous les articles "transport" des sites de LYonenFrance.com -



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Fête de l'entreprise : le repreneur de la Camif reçoit le prix de la CGPME


La CGPME Rhône-Alpes vient d'offrir à Nicolas Daumont  le "Trophée du Meilleur Espoir" du monde de l'entreprise régionale. Ce jeune  Président du Groupe lyonnais Archipelle dirige Illico Travaux,  Domireva et Camif Habitat, qu'il a repris en 2009 par l'intermédiaire de sa holding "Idée entreprise" (Voir ici l'article de LYonenFrance)...
Ce jeune patron a réalisé  jusqu'ici un parcours spectaculaire que les représentants des Petites et Moyennes Entreprises lyonnaises tenaient à  mettre en valeur. C'est chose faite depuis  la cinquième Fête de l'Entreprise,  organisée le lundi 25 janvier 2010 à l'Espace Double Mixte de Villeurbanne.  Les organisateurs ont salué dans le parcours de Nicolas Daumont "le développement, en l'espace de 10 ans,  d'un groupe qui occupe aujourd'hui une place de leader dans le secteur du bâtiment".
Implanté à Saint-Didier-au-Mont-d'or (Rhône), Archipelle est en effet devenu en 2009 "le premier Groupe français de travaux d'amélioration, d'aménagement et de rénovation de l'habitat pour les particuliers". Il représente un chiffre d'affaires de l'ordre de 145 millions d'euros HT de travaux.

Le concept du "courtier en travaux".
En l'an 2000, alors qu'il venait tout juste de fêter ses 23 ans, Nicolas Daumont, qui sortait d'une école d'ingénieur de Clermont-Ferrand, créait le concept de "courtage en travaux" et lançait le premier réseau de franchise du secteur. Dix ans plus tard, Illico travaux compte plus de 130 courtiers en France et se développe à l'international. Implanté en Belgique et au Portugal via des masters franchises, e groupe dispose de points de vente en Suisse et au Luxembourg.
Le groupe  déclare avoir réalisé "pour plus de 72 millions d'euros de travaux en 2008, avec un volant de 70.000 clients qui ont déjà fait appel à lui en France" pour sélectionner les prestataires susceptibles de mener à bien leur projets de rénovation

De Illico à Camif habitat
Après avoir créé Domireva en 2007 (un concept unique visant à fédérer sous enseigne les entreprises du bâtiment, tout en préservant leur indépendance), Nicolas Daumont a "passé une vitesse supérieure" en 2009 avec la reprise du groupe Camif Habitat, leader dans le domaine de la rénovation de l'habitat clés en main, qui venait d'être placé en liquidation judiciaire à Niort, malgré un chiffre d'affaires de 73,5 millions d'euros HT en 2008 (80% en rénovation, 20% en aménagement).
S'appuyant aujourd'hui sur un réseau de professionnels composé de plus de 300 maîtres d'oeuvre et 3.000 entreprises du bâtiment, Camif Habitat propose de nouveau la prise en charge "clé en main" des projets d'aménagement, de rénovation ou d'extension de l'habitat, ainsi que différents services de diagnostics. "L'entreprise est aussi particulièrement innovante dans le domaine de la rénovation durable" souligne aujourd'hui Nicolas Daumont. (avec LYon-Economie.fr)




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Voeux du Sytral : le torchon "se consume" entre les Verts et Gérard Collomb

lundi 25 janvier 2010

Depuis quelques semaines, et singulièrement depuis qu'il a retiré sa délégation à son adjoint Vert Etienne Tête,  Gérard Collomb ne manque plus une occasion de tâcler ses alliés écologistes. 
 Dernièrement, lors d'une conférence de presse sur le projet du Grand Stade à Décines, il s'en est pris vertement au candidat des écologistes Philippe Meirieu qui voudrait selon lui "donner des leçons de gestion d'entreprise à Monsieur Aulas" . Mais le Grand Stade OL land n'est pas le seul dossier dans lequel le Maire de Lyon a décidé de jeter tout son poids dans la balance. A croire que c'est lui et non Jean Jack Queyranne, qui dirige la liste socialiste pour les prochaines élections régionales. 

 Lors de la cérémonie des voeux du Sytral, à l'hippodrome de Villeurbanne dans le quartier du Carré de Soie, il n'a pas manqué de rappeler que pour lui "dans développement durable, il y a surtout le mot développement"... "Certains rêvent d'une vie où rien ne changerait, où il n'y aurait plus de construction", résume-t-il... A "ces gens" qui sont contre le stade, qui ne veulent pas de tours, qui s'opposent au contournement de Lyon, à l'implantation de grandes entreprises ou au développement des sociétés de nano-technologies, il a tenu à dire qu'il continuerait son programme, malgré les critiques et les mises en cause. Tout en rappelant que le syndicat des transports lyonnais (Sytral), sous la présidence de son ami Bernard Rivalta, a développé considérablement son offre de services vers l'Est lyonnais (métro à Vaulx en Velin, Tramway vers Feyzin qui traverse le quartier des Minguettes à Vénissieux) il a tenu à marquer sa "fierté" devant la concrétisation de projets dont il avait "rêvé" depuis des décennies.
"Quand je vois ce qui se développe aujourd'hui autour du Carré de Soie - sur 450 hectares alors que le quartier de la Confluence n'en compte que 150 - je dis que c'est pas mal" a martelé Gérard Collomb, qui a estimé que les investissements publics attirent le privé :  "Après la création de la station de métro, la plus grande librairie lyonnaise a fait le pari de s'installer dans ce quartier" a-t-il rappelé, avant d'attaquer  "A tous ceux qui rêvent d'immobilisme et de décroissance, je  dis continuez comme çà et dans quelques années on ne pourra proposer à nos enfants que des postes d'employés de service dans les châteaux occupés par de riches  industriels indiens ou chinois".


Bernard Rivalta fragilisé par ses démêlés avec la justice
Quant à Bernard Rivalta, mis en cause régulièrement par la presse et par les actions en justice soutenues par les écologistes (il a fait appel de sa condamnation à rembourser personnellement plus de 100000€ d'indemnités perçues illégalement), le Maire de Lyon a tenu à l'assurer de son soutien : "nous allons t'abonner au Washigton Post, celà te reposera" a indiqué Gérard Collomb .

En 2010, le Sytral va continuer à investir
Après une année économique et sociale difficile pour les TCL, 2010 annonce une reprise des investissements. Fort du succès de la ligne de tramway T4 entre Minguettes/Feyzin et Jet d'eau (8e) qui rencontre un beau succès commercial avec 27 000 voyageurs par jour, Bernard Rivalta a annoncé la mise en service fin 2010  de la seconde phase de la ligne forte de trolleybus C1 (entre le plateau nord de Caluire et la Part-Dieu). Le  prolongement de la ligne B du métro de Gerland à Oullins avec un passage sous le Rhône au sud de la Confluence et la création du parc-relais de La Soie (470 places de stationnement sur sept niveaux) sont aussi au programme. Viendront ensuite les travaux de liaison en site propre vers le futur grand stade OL Land de Décines, et l'extension des transports vers Eurexpo.  Mais c'est là une autre histoire, largement tributaire du rapport de force avec les écologistes à l'issue des élections régionales...

Quant à la liaison Part Dieu / Aéroport : rebaptisée Rhônexpress -au lieu de Leslys- par le Conseil Général, elle est placée sous la responsabilité du département et échappe donc à l'administration du Sytral. Voilà au moins un dossier sur lequel Bernard Rivalta ne devrait pas être en première ligne, ce qui lui permettra d'éviter la polémique à venir sur le coût du ticket, l'un des plus chers d'Europe entre un aéroport et sa ville centre !

Gilles Roman
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Coupe de France / Lyon défait à Monaco, sur un coup de dé...

L'AS Monaco est sortie vainqueur du duel l'opposant à l'Olympique Lyonnais dimanche 24 janvier (2-1). Après une ouverture du score pourtant lyonnaise, les joueurs de la Principauté ont réussi à revenir et à inverser la tendance.

C'est Lyon qui dominait une première période...
Dans une rencontre physique, rapide, attrayante, c'est Lyon qui a dominé la première mi-temps. Monaco laissait le contrôle du ballon aux lyonnais, qui jouaient bien collectivement. L'évènement était la titularisation de la recrue hivernale lyonnaise, Dejan Lovren, aligné en défense centrale aux côtés de Jean-Alain Boumsong. Après dix premières minutes d'observation, les latéraux Cissokho et Réveillère commençaient à offrir des solutions offensives, mais Gomis, aidé de Taffer et de Govou dans les couloirs, semblait pourtant bien seul dans l'axe. Il s'emmêlait les pieds sur une percée de Govou (14') et se faisait rattraper par la défense monégasque (16'). Il faut dire que la rapidité n'est pas de ses qualités les plus réputées. On ne voyait pas Monaco dangereux dans cette partie, mais la méfiance était de mise ; le club de Guy Lacombe se créait la première occasion du match. Le coréen Park, seul dans l'axe, tentait une magnifique frappe des 25 mètres, que Lloris sortait brillamment en corner (22'). Sur le coup de pied arrêté, Puygrenier était à deux doigts d'ouvrir le score mais il ne s'appliquait pas assez, seul face aux buts grands ouverts. L'OL avait chaud, mais répondait presque immédiatement par un coup franc d'Ederson, placé en pleine lucarne mais repoussé au dernier moment par Stéphane Ruffier (25').

… hachée au fil des minutes.
Lovren fêtait son baptême de Ligue 1 en prenant un carton jaune à la demi-heure de jeu. Traoré pour Monaco prenait lui aussi un carton jaune dans la foulée. Le match commençait à baisser un peu en qualité technique et à s'accentuer au niveau de l'intensité physique. Un jeu haché par des petites fautes anodines, mais qui cassent la construction du jeu. Du coup, certains joueurs commençaient à devenir nerveux. Juste avant la mi-temps, les rhodaniens obtenait un corner intéressant à exploiter. Ederson le tirait sortant et Boumsong, d'un coup de tête ultra-précis, donnait l'avantage au score à l'OL (1-0, 45'). Monsieur Malige sifflait alors la mi-temps avec ce petit avantage en faveur des Gones.

Une erreur d'arbitrage fatale aux lyonnais.
De retour des vestiaires, motivés, les lyonnais allaient vite redescendre de leur petit nuage. Nênê, peu vu en première mi-temps, s'en allait défier Govou dans la surface de réparation. L'ex-capitaine lyonnais essuyait une feinte mais avait un geste malheureux dans la surface, en étirant un peu trop sa jambe : Nênê s'effondrait dans la surface, comme touché par la foudre, et en un éclair Monsieur Malige sifflait penalty pour l'ASM. Le problème ? En visionnant les ralentis, Sidney Govou, à aucun moment, n'a touché Nênê. Une simulation honteuse donc, que les commentateurs de France 3 ont qualifié de « malice » : à chacun sa définition de la sportivité. Quoi qu'il en soit, le meilleur buteur de Ligue 1 se faisait justice lui-même et frappait la balle lourdement dans la lucarne de Lloris, impuissant (1-1, 50').

Monaco prenait l'avantage dans le jeu... et au score.
Les lyonnais, conscients de l'injustice qu'ils venaient de subir, prenaient un petit coup sur la tête et mettaient du temps à réagir. Monaco manquait d'assommer les rhodaniens avec un centre fuyant d'Alonso, repoussé avec difficulté par Lloris (52'). Lovren commençait à baisser un peu en intensité et en précision, et laissait s'infiltrer Park, qui butait sur Lloris (55'). Lyon ne digérait pas cet injuste penalty. Il tentait de réagir par son meneur de jeu Ederson, mais l'ancien niçois s'illustrait péniblement à l'heure de jeu, seul dans la surface et s'emmêlant les pieds avec le ballon (63'). Lyon avait ici l'occasion de reprendre l'avantage, mais ce raté d'Ederson symbolisait son état d'esprit et son manque de confiance. Aussi, il insinuait que Lyon avait peut-être laissé passé sa chance. Park manquait sa tête (65'). Claude Puel procédait à l'entrée de Bastos en lieu et place de Taffer, qui avait baissé en intensité au fil du match mais avait réalisé une première mi-temps intéressante, quoi qu'un peu discrète.
 A un petit quart d'heure de la fin du match, les prolongations étaient évitées par Monaco et Park, qui reprenait victorieusement de la tête un centre de Modesto (77', 1-2). Aussitôt, le coach lyonnais jetait toutes ses forces dans la bataille et faisait entrer coup sur coup Delgado et Lisandro Lopez à la place de Govou et d'Ederson. Mais rien n'y faisait, et la défense monégasque tenait le coup face aux offensives lyonnaises. Nênê était même à deux doigts d'enfoncer un peu plus l'OL, mais sa frappe était trop croisée et passait à côté des cages de Lloris (87'). Lyon abdiquait en fin de match, n'étant pas capable de tenir le ballon et de construire du jeu collectif. Gonalons entre autre balançait de longs ballons, que ni Gomis, ni Lisandro, ni Bastos, ni Delgado ne pouvaient reprendre. Monaco l'emportait au terme de 4 minutes de temps additionnel.

C'est donc l'AS Monaco qui se qualifie pour les 1/8èmes de finale de la Coupe de France et poursuit son excellente dynamique 2010. Les hommes de Guy Lacombe affronteront Bordeaux à Chaban Delmas au tour prochain. L'Olympique Lyonnais, quant à lui, connait un coup d'arrêt : c'est la première défaite du club depuis la nouvelle année, mais aussi une douloureuse élimination, entachée d'une erreur d'arbitrage. On dira en étant bons joueurs que la réussite n'était pas lyonnaise ce soir. Mais on dira aussi qu'on attend avec la plus grande impatience l'arrivée de la vidéo dans le football professionnel.

Lyon tentera de se refaire une santé à Lorient dès demain, mardi, pour les quarts de finale de la coupe de la ligue. C'est la dernière véritable compétition que Lyon semble capable de remporter. Il faudra donc tout miser sur cette rencontre pour ne pas s'aventurer vers une nouvelle saison blanche, qui ferait tâche à Lyon.

Mikhaël Defoly (LYon-Sports.fr)



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Football - 16ème de finale Coupe de France / Lyon, Monaco un mois après...

dimanche 24 janvier 2010

Un peu plus d'un mois après son premier passage à Monaco en Ligue 1, qui s'était soldé par un match nul (1-1), l'Olympique Lyonnais retrouve la Principauté dimanche 24 janvier à 20h45.

C'est cette fois un match couperet qui attend les hommes de Claude Puel, puisque cette rencontre compte pour les 16èmes de finale de la Coupe de France. Mais la vraie différence, c'est qu'en un mois, il s'est passé beaucoup de choses à l'OL. Une fin d'année chaotique (conclue par une défaite à Gerland contre Montpellier), puis un stage en Tunisie fondateur, et une reprise 2010 positive séparent à l'heure actuelle les deux rencontres.

Ce ne sont pas les joueurs qui ont changé. L'OL n'a enregistré que le renfort de Dejan Lovren durant le mercato, le jeune croate retenu d'ailleurs pour la première fois avec le groupe lyonnais ce soir. La défense est la même, Cris (indisponible ce soir) et Boumsong montrant encore et toujours des carences indignes des ambitions lyonnaises. Mais les retours de Toulalan et de Govou ont fait du bien au groupe, presque autant que l'absence de Makoun ; enfin l'équipe répond davantage par des solutions collectives, insufflées par l'ingéniosité d'un nouveau style de coaching. Le scénario de mercredi dernier à Lorient le montre bien : Claude Puel changeait sa tactique avant la mi-temps, et cela payait en deuxième période de jeu. Surtout, et c'est assez symptomatique, l'OL marque davantage sur coup de pied arrêtés : c'est le signe d'un collectif retrouvé, signe que la presse a d'ailleurs remarqué.

Lyon doit se qualifier pour rester dans le vent.
Après s'être imposé à Strasbourg début janvier (3-1), l'OL retrouve donc la compétition à Monaco. Vainqueur de la Coupe de France en 2008 (c'est à ce jour le dernier titre remporté par les lyonnais), l'OL reste actuellement sur 4 victoires consécutives toutes compétitions confondues. Mais attention à la notion de match couperet, qui possède un double avantage, pouvant se transformer rapidement en double inconvénient. En effet, une victoire acquise offre une qualification et la poursuite de la bonne dynamique ; à contrario, une défaite limiterait un peu plus les ambitions rhodaniennes et stopperait le regain de forme du club. Pour espérer un double avantage, il ne faudra pas compter sur Mathieu Bodmer, en proie à un soucis à la cuisse, et qui a été remplacé par le jeune Clément Grenier dans le groupe de Claude Puel.

La victoire apparaît primordiale, dans le sens ou les coupes nationales sont maintenant un réel objectif pour l'OL (les velléités de titre étant (presque) déjà envolées). Ce sont ces coupes qui permettent de faire tourner l'effectif, de donner leur chance aux jeunes joueurs et de garder un groupe compétitif et motivé.

Monaco fait aussi un excellent début 2010.
L'ASM a parfaitement débuté l'année 2010, puisqu'elle reste sur 3 victoires consécutives en Ligue 1 (contre Montpellier 4-0, contre Sochaux 2-0 et à Paris 1-0). Elle est positionnée 6ème au classement de la Ligue 1, juste derrière Lyon, à égalité de points mais avec une différence de but favorable aux rhodaniens. Monaco peut compter sur deux maillons forts du groupe : son gardien Stéphane Ruffier et son attaquant Nênê, actuel meilleur buteur de la Ligue 1. Le brésilien s'est exprimé comme étant très excité par le concept des matchs couperets, il faudra donc se méfier de cet artilleur du côté de l'OL. Monaco, pour autant, ne s'est pas brillamment qualifié pour ce niveau de la compétition, passant par les tirs au but contre Tours en 32èmes de finale (0-0, 4 t.a.b 3). A coup sur, les Monégasques voudront faire moins de frayeurs à leurs supporters ce soir. Ils seront privés d'Eduardo Costa, le milieu de terrain touché à un ligament latéral interne contre Paris mercredi. L'avant centre et nouvelle recrue Moussa Maazou sera également absent.


Mikhaël Defoly (LYon-Sports.fr)


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Régionales 2010 : la candidate UMP influence Jean Jack Queyranne ?

vendredi 22 janvier 2010

Dans un communiqué, la député européenne (UMP) et candidate à la présidence de la Région Rhône-Alpes Françoise Grossetête déclare se réjouir de voir Jean-Jack Queyranne et sa majorité "suivre ses recommandations en matière d’écologie".
Françoise Grossetête rappelle qu'au cours du débat du 6 janvier dernier, elle avait souligné l’incohérence de l’exécutif régional annonçant vouloir soutenir le développement d’une filière rhônalpine du photovoltaïque, mais choisissant une option sud-africaine, moins chère, pour équiper son nouveau siège dans le quartier de la Confluence à Lyon.

Une production plus onéreuse... mais locale
La tête de liste de la Majorité présidentielle, qui indique que les coûts de construction du siège de la Région explosent, se réjouit tout de même de ce choix  du devis le  plus onéreux... mais local de la Commission d'appel d'offre. Pour elle, si la commission a attribué le marché des panneaux photovoltaïques "au groupement SNEF / RENAUDAT par l’intermédiaire du groupement SERL / ICADE PROMOTION pour un montant de 668 000€HT et dont les paneaux seront fournis par l’entreprise Photowatt, dont le siège est à Bourgoin-Jallieu dans l’Isère", c'est parce que Jean-Jack Queyranne a réagi avec rapidité à ses propres attaques du 6 janvier dernier.
"Le président de la Région a fait évoluer ses choix pour finalement soumettre à l’exécutif régional un vote en faveur d’une option rhônalpine..." se satisfait la candidate de la Majorité présidentielle, qui se dit particulièrement préoccupée par l'économie et l'environnement.




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Satobus : des arrêts supprimés entre Lyon et l'aéroport St Exupéry !

mercredi 20 janvier 2010


Le département du Rhône assure le transport interubain, avec 28 lignes régulières. Il gère depuis plusieurs années la ligne 175 (Satobus) qui assure une liaison cadencée toutes les vingt minutes entre le centre ville et l’aéroport de Satolas / Lyon-Saint Exupéry. Cette ligne connaît à partir du 25 janvier 2010 une modification de son trajet.

La suppression des arrêts Mermoz-Pinel, Jean Macé et Perrache
 A partir du 25 janvier 2010, l’arrêt Mermoz-Pinel est supprimé dans les deux sens, en raison des travaux sur l’autopont Mermoz qui débuteront le même jour. Les utilisateurs sont invités à se rendre à l’arrêt multimodal Grange-Blanche (ligne métro D, tramway T, lignes de bus) ou à celui de la Part-Dieu.

A partir du 1er février 2010, les arrêts Lyon-Perrache et Jean-Macé sont supprimés. Ce nouveau trajet avec un départ de Part-Dieu répond selon le département à une volonté et un objectif d’amélioration du service, "le tronçon entre les gares de Perrache et de la Part-Dieu étant source de nombreux retards". Il anticipe de plus l’arrivée du tramway Rhônexpress (future liaison expresse entre l’aéroport Lyon-Saint Exupéry et la gare de la Part-Dieu) - lire ici -.

La ligne 175 desservira donc dorénavant uniquement les arrêts Lyon-Part-Dieu, Grange-Blanche et Aéroport Lyon-Saint Exupéry.


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Philippe Meirieu : "il ne manque plus que Benjamin Castaldi sur la liste de Queyranne"

lundi 18 janvier 2010


A l’occasion de la présentation des voeux d’Europe Écologie Rhône-Alpes au club de la Presse de Lyon, Philippe Meirieu a fait un point sur son début de campagne pour les Régionales.
Si il se déclare toujours fièrement novice en politique, le pédagogue n'a pas l'intention de passer pour le perdreau de l'année. Et il n'apprécie pas vraiment la tournure que prend la campagne. "On me met en cause sur des sujets subalternes en me reprochant de ne pas bien connaître les chiffres... mais mon domaine c'est l'éducation, la formation, les lycées, ce qui représente le coeur de la compétence de la Région et, soi dit en passant, plus de 50% du budget !" attaque-t-il, avant d'ajouter : "sur ces sujets je n'entends personne !" .

Sur l'attitude des socialistes et du président sortant Jean Jack Queyranne qui annonce chaque semaine des ralliements- tels "des scalps accrochés à sa ceinture" selon le mot de Lionel Jospin à propos des débauchages de Nicolas Sarkozy -  il avoue que celà fait mal...  "Ce n'est pas notre manière de faire de la politique" indique Philippe Meirieu. Mais lui qui dit ne pas aimer les petites phrases et les formules préparées, en a visiblement "ciselé" quelques unes dont celle-ci, qu'il répète à l'envie sur tous les médias qui l'interrogent : "on nous annonce le ralliement d’Hélène Blanchard (actuelle vice-présidente Verte de la Région -ndlr), puis celui de Gwendal Pezeirat"... "Il ne manque plus que l'arrivée de Benjamin Castaldi sur la liste de Queyranne".



Sur le fond de la campagne, les militants d'Europe Ecologie Rhône-Alpes sont sûrs d'avoir pris un bon départ. Forts de leur succès aux dernières élections européennes (ils sont passés devant les socialistes dans toutes les grandes villes de Rhône-Alpes) ils ne se sentent pas impressionnés et revendiquent une partie, mais une partie seulement du bilan de l'équipe Queyranne. Pour Gérard Leras, président sortant du groupe des conseillers régionaux Verts, tout ce que les écologistes ont obtenu (un travail sur les économies d'énergie dans les lycées, la prise en compte des petites exploitations rurales, le développement de la filière bio, des actions en faveur des associations...), ils ont a dû l'arracher de haute lutte. "Sur certains dossiers mineurs, il nous a fallu parfois négocier trois ans pour au final avoir une déclaration d'intention".


 "Nous sommes à gauche et nous le resterons" martèle Philippe Meirieu pour qui l'alliance au second tour ne fait aucun doute, "mais le rassemblement se fera sur la base d'un programme et pas de ralliements".

De programme justement, il en a été largement question avec trois femmes, représentantes de la diversité des préoccupations des écologistes ; "nous refusons d'être enfermés dans une vision environnementaliste de l'écologie" assure Philippe Meirieu qui revendique son côté intellectuel. Pour lui, les écologistes sont porteurs d'un projet pour la région : sur l'éducation, l'emploi, la formation tout au long de la vie bien sûr (ce sont ses thèmes de prédilection) mais aussi sur une autre conception du tourisme, sur la ruralité, le développement de la vie associative et de la participation des citoyens aux prises de décision (démocratie participative).


La nouvelle députée européenne Michèle Rivasi, élue de la Drôme et spécialiste du nucléaire, était là pour rappeler les engagements des écologistes pour le développement des énergies "nouvelles", de modèles de développement différents.

Changer de méthode de gouvernance
 Pour tous il s'agit de changer de méthode de gouvernance en intégrant le débat avant la prise de décision. "On ne peut pas décider du développement des nano-technologies à Grenoble et discuter après", "Il  est innadmissible  aujourd'hui de se lancer dans des programmes immobiliers et des investissements dans les stations de ski sans penser l'avenir de ces stations à 20 ou 30 ans" insiste Claude Comet, journaliste de Alpes Magazine et tête de liste pour la Savoie.

La campagne débutera vraiment dans la Loire autour du thème "Se nourrir mieux pour vivre mieux". Il s'agit de montrer qu'une agriculture de proximité est possible, avec des aides pour l'autosuffisance énergétique des exploitations de petite taille. Les écologistes veulent aussi porter les thèmes de l'alimentation, de la santé et des banlieues.

Véronique Moreira, élue de St-Priest dans  la banlieue lyonnaise, était là pour rappeler l'engagement des représentants Verts dans ce secteur.





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Football L1 / Nancy-Lyon (0-2) : L'OL s'en tire bien !!

dimanche 17 janvier 2010

Dans un match très animé, l'Olympique Lyonnais a réussi sa rentrée 2010 en allant s'imposer à Marcel Picot contre Nancy (2-0). Pénalty non sifflé, poteau, hors-jeu injustifié, arrêts décisifs de Lloris, Lyon a souffert  mais n'a pas rompu, et remporte ce succès plus qu'important. Nancy, à juste titre, peut être frustré et s'estimer un peu lésé à la vue de ce match : les décisions d'arbitrages n'ont pas vraiment été en leur faveur ce 16 janvier 2010.

Une première mi-temps sur un rythme de folie.
Dans un match relativement animé, les Nancéiens étaient les premiers à se mettre en action par Dia qui, à la 9ème minute de jeu, fixait Boumsong et déclenchait une frappe que Lloris détournait en corner. Les lyonnais répondaient instantanément par un centre de Cissokho, repris par Gomis qui ne cadrait pas sa frappe (11'). Deux minutes plus tard, Dia, encore lui, s'échappait à la limite du hors jeu et s'en allait tromper Hugo Lloris. Le Nancéien était signalé hors-jeu par l'arbitre de la rencontre, décision contestée et contestable à la vue de la vidéo. Les lyonnais s'en tiraient bien. Dans cette rencontre entre le 6ème et le 12ème de Ligue 1, lyonnais comme nancéiens se rendaient coup pour coup.
Sur un corner, Lisandro Lopez déviait le ballon vers Gomis qui cadrait son tir, mais Marange, très vigilant, sauvait l'ouverture du score d'une astucieuse aile de pigeon (22'). Dans cette première mi-temps à 100 à l'heure, Dia se présentait seul face à Lloris, mais devait s'incliner devant le talent du gardien lyonnais, décisif en face à face (24'). Le jeu offensif lyonnais penchait très clairement vers la droite ; en effet, Lisandro, titularisé par Claude Puel à gauche, désertait relativement souvent son côté. Très chaude alerte pour les lyonnais, de nouveau, Hadji servait Dia qui contournait Cris à l'entrée de la surface de réparation. Le policier se faisait justice lui-même et écartait l'attaquant lorrain de son bras ; une action qui aurait pu valoir un penalty pour l'AS Nancy Lorraine si Monsieur Piccirillo, l'arbitre de la rencontre, s'était montré plus sévère.

La mi-temps était sifflée et semblait la bienvenue pour deux équipes en besoin de repos. Le rythme de ce match, élevé, l'intensité, la rapidité des actions et l'absence d'arrêts de jeu significatifs avaient affaibli les organismes. Lyon s'en sortait bien à la mi-temps avec un score de parité, et Nancy pouvait nourrir quelques regrets : les lorrains avaient peut-être laissé passer leur chance.


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Changement de système, changement de joueurs : les clés de la réussite lyonnaise.
De son habituel 4-3-3, aperçu durant la première mi-temps, Claude Puel procédait à un étonnant changement tactique à la pause : Lisandro et Gomis étaient associés en attaque, Källström du coup passait dans le couloir gauche. Delgado, quant à lui, restait à droite.
Après un quart d'heure assez tranquille, Dia reprenait son festival, éliminant Boumsong et centrant pour Hadji, lequel vit sa Madjer détournée sur le poteau gauche de Lloris par Cris ! (63'). Un cafouillage monstre, mais l'OL gardait toujours l'espoir de l'emporter dans les derniers instants.

A la 70ème minute de jeu, Claude Puel procéda à 2 changements qui eurent leur importance sur le match : Pjanic cédait sa place à Bastos, et Gonalons remplaçait Källström. Avec la fatigue, des premiers signes d'agacement commençaient à apparaître chez les leaders lyonnais (Lisandro, Toulalan...). Et pour cause : à la 78ème minute de jeu, l'OL n'avait encore cadré aucune de ses frappes ! Un bilan plus qu'inquiétant face à une équipe pas vraiment réputée pour l'imperméabilité de sa défense.

Bastos décisif sur corner.
Les lyonnais, comme à la belle époque, allaient se libérer grâce aux coups de pied arrêtés. Juninho parti en fin de saison dernière, c'est un nouveau brésilien, Bastos, qui frappait un corner à dix minutes de la fin du match. Avec l'aide bien involontaire de Bracigliano, gardien de Nancy, le ballon atterrissait dans les pieds de Cris, qui, à quelques mètres des cages, n'avait plus qu'à le catapulter dans les filets lorrains (1-0, 79').
 C'était une délivrance pour les joueurs de l'OL, qui voyaient dans ce but le retour de la réussite, si précieuse en football, et la récompense d'une abnégation collective. Mais une minute après cette ouverture au score, la fébrilité se faisait de nouveau sentir dans les rangs lyonnais, lorsque Cris perdait un ballon dans sa surface, lequel profitait à Hadji dont la frappe passait de peu à côté des montants d'Hugo Lloris. Lyon se devait à tout prix de conserver ce résultat, pour le mental, pour le classement, pour la dynamique de l'équipe.

 Dans les cinq dernières minutes de jeu, l'OL allait doubler la mise par le jeune mais talentueux Maxime Gonalons, à la reprise au second poteau d'un corner bien tiré par Bastos (2-0, 84'). Nancy prenait un gros coup sur la tête et laissait s'envoler les trois points de la victoire dans l'escarcelle lyonnaise. M. Piccirillo sifflait la fin du match à Marcel Picot sur ce score de 2-0 en faveur des Gones.

Nancy, qui n'a pris que dix points à domicile cette saison et n'a inscrit que neuf buts en dix rencontres, laisse s'échapper une victoire qui semblait lui tendre les bras. Mais l'équipe lorraine à manqué de réalisme et de réussite face à Lyon. Pas de quoi pavoiser pour l'OL, qui n'a vraiment pas impressionné hier soir, mais le résultat compte bien plus que la manière. La preuve, avec cette victoire acquise dans la douleur, Lyon se replace dans le Championnat à la quatrième place (en attendant le Bordeaux-Marseille). Afin d'enchaîner une quatrième victoire consécutive toutes compétitions confondues, les Gones devront venir à bout du Lorient de Christian Gourcuff, mercredi à 19h. Et cela risque d'être une toute autre paire de manche.

Mikhaël Defoly (LYon-Sports.fr)




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Musée des Confluences : le Groupe Vinci sur un nuage...

vendredi 15 janvier 2010


Le Musée des Confluences devrait voir le jour dans 41 mois. C'est en tous cas ce que pense le Président du Conseil Général du Rhône, Michel Mercier, qui a fait voter vendredi 15 janvier le résultat de l'appel d'offre pour la reprise de la construction.


En avril 2009, le Département avait relancé une consultation pour la construction du Musée des Confluences, selon la procédure d’appel d’offres ouvert. La consultation portait sur les travaux du lot : « Gros œuvre/ Enveloppe/Abords » appelé lot GEA. Le marché se compose d’une solution de base, comme indiqué dans l’appel d’offre et d’une option consistant à remplacer l’ensemble des prestations en aluminium, en particulier la couverture du nuage, par de l’acier inoxydable.

Vinci contre Léon Grosse
Deux candidatures ont été reçues par la Commission d’Appel d’Offres du 4 septembre dernier, celle du groupement Vinci et celle du groupement Léon Grosse. Le 23 novembre 2009, cette consultation a été déclarée infructueuse par la Commission d’Appel d’Offres du Département, car  l’offre du Groupement Vinci a été jugée irrégulière et inacceptable tandis que celle du Groupement Léon Grosse était jugée irrégulière.

Une procédure négociée "sans publicité"
Cependant, le Département a décidé de poursuivre la consultation pour le lot GEA en procédure négociée, sans nouvelle mesure de publicité (cf. article 35.I.1 du Code des Marchés Publics) avec le Groupement Vinci et le Groupement Léon Grosse. Ainsi, sur la base du même cahier des charges remis initialement, les deux candidats ont été invités à remettre une nouvelle offre technique et financière puis  à participer le 11 janvier à une séance de négociation en présence de la maîtrise d’ouvrage (le Département) et de l’équipe de maîtrise d’œuvre (mandataire Coop Himmel(b)lau).
La Commission d’Appel d’Offres de ce vendredi 15 janvier a choisi, pour construire le Musée des Confluences, le Groupement Vinci. Le montant de l’offre pour la solution de base et l’option N° 01 (option inox) est de 106 990 000 euros HT. Michel Mercier rappelle que l’estimation de la maîtrise d’oeuvre était de 110 000 000 euros HT pour cette solution base et option inox.

La vente des "bijoux de famille" rendue nécessaire par l'évolution des coûts.
Le département dit avoir déjà "assuré" une partie du financement : si il n'y a pas de "glissement" du budget, l'investissement serait couvert par les ventes d'actions et cessions de patrimoine du Conseil Général déjà réalisées (82,20M€), une  subvention de la Région (10M€), des produits financiers des placements et avances de  1,10M€ , des financements de la SERL non utilisés (19,90M€). Au total, la collectivité disposerait déjà de 137,60M€ pour financer son musée. Une somme insuffisante pour couvrir la totalité des 175M€ déjà engagés. Michel Mercier compte donc sur de nouvelles ventes de propriétés d’ici 2012, pour un total de 38,61M€...
D'après le président du département du Rhône "ce chantier permettra la création de plus de 300 emplois permanents et 600 postes de travail, équivalant à 780 000 heures de travail sur site, ce qui va apporter une dynamique nouvelle dans un contexte économique morose".





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Haiti et la France, une longue histoire d'amour et de haine...


LYon-Actualités a décidé de s'associer à la campagne de la Fondation de France pour le soutien à Haïti. Vous pouvez effectuer directement vos dons à partir de notre portail ici .  
De Dany Laferrière, écrivain Prix Médicis en 2009 à Titouan Lamazou ou  Raphaël qui chantait récemment "Adieu Haïti" (voir la vidéo à la fin de cet article), tout démontre que la France et l'île des caraibes ont en partage  non seulement une relation particulière, mais aussi une culture marquée par l'histoire.

Comme toutes les îles, Haïti a donné naissance à de nombreux poètes, écrivains et hommes de culture reconnus. Le cinéaste haïtien Raoul Peck, ex-ministre de la Culture de Haïti de 1995 à 1997, est d'ailleurs devenu cette semaine à Paris président de la plus grande école de  cinéma française, la Fémis.

La mort de George Anglade, organisateur du festival "Etonnants voyageurs". 
Jeudi, le comité d'organisation du festival "Etonnants Voyageurs" a annoncé la mort de l'écrivain George Anglade. Le festival devait se dérouler en Haïti du 14 au 17 janvier. George Anglade, né à Port-au-Prince a été l'un des fondateurs de l'Université de Québec à Montréal (UAM). Les cinq personnes de l'équipe du festival et Dany Laferrière, prix Médicis en 2009, qui étaient aussi sur place, ont annoncé par voie de SMS qu'ils étaient en sécurité.

Un pays frappé par la nature... et les relations de haine-amour avec la France
La France, qui avait "acheté" Haïti en 1697, s'est enrichie en multipliant les plantations de canne à sucre dans lesquelles elle a amené des milliers d'esclaves noirs d'Afrique en remplacement des populations autochtones, décimées par la maladie et la répression. Haïti, qui a été le premier pays à se libérer (au XVIIIème siècle) a vu de nouveau débarquer les troupes françaises entre 1802 et 1804. Une lourde défaite pour Bonaparte qui voulait tenter d'y rétablir l'esclavage et a finalement accepté la proclamation d'indépendance. Mais celle-ci s'est accompagnée de la signature d'une lourde "reconnaissance de dette" de la part de la première république noire au monde qui n'a depuis lors jamais pu se développer.

Victime du déchaînement de la nature (ouragans, typhons...) , le pays a été gangréné au cours du XXème siècle par la corruption et la violence, sous la  dictature de la famille Duvalier, largement soutenue par la France. L'agence Reuters rappelle que "durant ces décennies de crises violentes, l'exil en France et en Europe de nombreux intellectuels haïtiens permet de créer des liens. La formation en terres francophones - France, Belgique, Québec - de l'intelligentsia haïtienne, partagée avec les Etats-Unis, y contribue aussi. Le président haïtien actuel, René Préval, a étudié à Louvain (Belgique)".

En 1984, une révolte populaire met fin à la dictature sanglante de Jean-Claude Duvalier qui trouve refuge... près de Nice en France. Il est remplacé par un pasteur, Jean Bertrand Aristide, mais en 2004, année du bicentenaire de l'indépendance du pays, l'éviction de ce dernier, placé littéralement dans un avion pour l'Afrique du Sud, est coordonnée par la France et les Etats-Unis. Les premières troupes déployées sur place sont alors françaises et américaines.

Depuis quelques années, une force internationale, la MINUSTA, fortement composée de troupes latino-américaines (Brésil, Chili, Colombie...) tentait de remettre de l'ordre et de réorganiser ce pays en proie au chaos. Mais les pays officiellement "donateurs" n'ont jamais rempli pleinement leurs engagements et c'est une île toujours exangue, en proie au chaos et à la violence, qui vient d'être frappée "à sa tête" (ce sont les quartiers les plus riches avec des constructions en dur qui ont été les plus exposées) par le tremblement de terre du 12 janvier 2010.




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"La burqa est un iceberg au milieu d'une marée noire qui se répand"

jeudi 14 janvier 2010

André Gérin, député du Rhône et président de la mission sur le voile intégral, remettra le 26 janvier 2010 son rapport à  Nicolas Sarkozy. Un rapport qui, selon le parlementaire, élargira ses préconisations à l'ensemble des dérives communautaires d'un islam "pris en otage par une infime minorité". Car si le port de la burqa en elle-même concerne peu de femmes au regard des pratiquants de la seconde religion de France, le président de la commission déclare avoir découvert, au fur et à mesure des auditions, des "glissements" dans tous les domaines de la vie quotidienne sous la pression des fondamentalistes. "Nous sommes face à un iceberg au milieu d'une marée noire qui se répand insidieusement" s'inquiète André Gérin.

Il s'agit selon lui de faire reculer le communautarisme pour que chacun se sente en accord avec les valeurs de la République et aussi de donner un cadre aux professionnels (enseignants, médecins, banquiers...) qui sont confrontés aux demandes les plus farfelues.
"En France, l'école est publique, laïque et obligatoire" rappelle le député qui indique que la commission a rencontré des enseignants confrontés à un glissement progressif. "On commence par refuser des cours de piscine pour des raisons religieuses, puis on remet en cause l'histoire et la géographie, après ce sont les sciences naturelles et la biologie...".  

 L'objet du travail est selon lui de redonner la parole aux représentants du culte musulman, "qui sont modérés mais qui s'expriment trop peu" . Il faut leur redonner le cadre républicain pour qu'ils sachent à quoi s'en tenir.

Des pressions dans tous les secteurs de la vie quotidienne
La "pression intégriste" s'exerce partout selon le député : "Nous avons découvert que des syndicats ont été créés dans des entreprises du CAC 40 et font pression contre la mixité". A l'hôpital, il ne se passe pas une semaine sans que le travail des médecins soit mis en cause : certains  hommes refusent que leurs femmes soient examinées par des médecins hommes. A Lyon "un médecin s'est fait casser la figure et il a fallu appeler les pompiers pour qu'il puisse pratiquer un accouchement en urgence"... Mais la pression se fait aussi sentir dans les banques où il est inadmissible de voir des personnes entrer voilées...

 L'Etat doit protéger ses fonctionnaires
Le rapport devrait proposer plusieurs mesures ponctuelles, des résolutions et des décrets. Il s'agit de montrer à ces professionnels "qu'ils ne sont pas abandonnés et qu'ils sont soutenus dans leurs fonctions". Mais pour André Gérin, "la République c'est de la porcelaine, et il est inutile d'y faire entrer des éléphants avec des intention politico-médiatiques". La proposition de Jean François Coppé de déposer rapidement un projet de loi UMP n'a selon lui pas lieu d'être.



Le parlementaire qui se dit surpris par l'intérêt suscité par sa démarche au niveau international ("nous avons eu des contacts dans toute l'Europe, au Canada, en Algérie et même au Pakistan" a-t-il indiqué)  est conscient que tout ne passera pas par une loi. La commission devrait proposer des circulaires, décrets ou compléments de loi  avant une loi plus générale qui pourrait interdire le port du voile dans l'espace public (les banques, les écoles, les crèches, les transports). Dans ce cas, il faudrait réfléchir aux sanctions qui pourraient ne pas passer par des amendes mais par des peines de Travaux d'Intérêt Général.

Rendre leur liberté aux femmes et aux filles contraintes par des "petits machos"
Sur la burqa, la commission a mis en évidence qu'un grand nombre de femmes le portent de manière contrainte. "C'est inadmissible dans la république... il faut libérer ces femmes et ces jeunes filles qui sont victimes de la pression dans leur quartier, leur collège" ...
Tout celà doit s'inscrire dans la durée et devrait se faire dans la concertation avec les responsables du Conseil français du culte musulman, mais aussi avec l'association des maires de banlieue. "La France est observée... et beaucoup de pays attendent de savoir comment nous réagirons pour préparer eux aussi leur réaction face à cette pression d'une minorité d'intégristes".
Pour approfondir le sujet, Vient de paraître : "les services publics face à l'islam manipulé" , par Dounia et Lydia Bouzar


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Haiti : les premières vidéos du séisme du 12 janvier circulent sur You Tube

mercredi 13 janvier 2010

Attention, ces premières images diffusées sur You Tube sont terribles. On y découvre le désastre sans précédent causé par le tremblement de terre en Haiti.
Il était 16h53 heure locale (23h53 heure universelle) lorsque ce puissant séisme s'est produit à seulement quelques kilomètres de la capitale, Port au Prince.
Les enfants sortaient à peine de l'école, les rues étaient très animées, lorsque tout s'est écroulé.
Selon les premières informations données par un journaliste radio qui ne peut communiquer que par skype, la désorganisation de ce pays qui était déjà très marqué est totale : "Aucun réseau ne fonctionne, ni eau, ni électricité... A chaque réplique, on a l'impression que ce qui ne s'est pas effondré encore va s'effondrer...". Les soldats de la mission de l'ONU, qui assurait une forte présence depuis quelques années pour aider à la reconstruction du pays, semblent eux-mêmes bloqués par les décombres et les Etats Unis comme le Canada et la France viennent d'annoncer la mobilisation et l'envoi d'assistance sanitaire et médicale.












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Le Grand Lyon vote son budget 2010 : 1,7 milliard d'Euros !

lundi 11 janvier 2010

Le budget primitif pour l'année 2010 a été voté le 11 janvier par le Conseil communautaire. Il s'équilibe à 1.694.518.848€.
Compte tenu de la réforme annoncée de la Taxe Professionnelle, le Président du Grand Lyon Gérard Collomb a insisté sur l'incertitude qui, jusqu'à la dernière minute, a entouré l'élaboration de ce budget (dans sa partie recettes). Mais pour le Vice président chargé des finances, Jacky Darne, en temps de crise financière, les projets d'investissements du plan de mandat "participent au soutien de l'économie". Il était donc important de préserver la capacité d'investissement de la collectivité.

Un budget élaboré "dans le brouillard"
"En l'état actuel des connaissances du projet de loi de finances", l'Etat devrait compenser les recettes de la Taxe Professionnelle (qui a été supprimée par le Président de la République Nicolas Sarkozy). Celles ci étaient auparavant directement perçues par le Grand Lyon qui fixait le taux d'imposition. "Mais pour la compensation, Bercy continuait encore ce matin à  faire des projections" a insisté Gérard Collomb, quelques heures avant la session.

Compte tenu des autres recettes (taxe d'enlèvement des ordures ménagères, recettes des péages, redevance des parcs de stationnements, locations immobilières etc.) les recettes de fonctionnement ont été évaluées à 1 milliard 127 millions 180 mille Euros, en augmentation de 2,71% par rapport à 2009.

En regard de ces recettes, les dépenses de fonctionnement ont été "limitées" à près de 952 Millions d'Euros, ce qui laisse apparaître un bénéfice, en fait un autofinancement destiné à rembourser le capital de la dette et à financer les projets d'investissement du plan de mandat (berges de saône, rénovation de l'hôtel Dieu, travaux de voiries...)

Un nouvel "espace métropolitain" entre le Grand Lyon, St-Etienne et la Communauté d'agglomération "Porte de l'Isère".
Parmi les autres dossiers soumis au vote des conseillers communautaires, l'un des plus importants ce lundi 11 janvier a été la délibération sur la "gouvernance métropolitaine". Il s'agit  fait d' une démarche fédérative qui "anticipe" les projets du gouvernement. Quatre axes de travail ont déjà été fixés : la planification du développement urbain pour éviter l'anarchie, l'organisation de la mobilité et des transports, le renforcement des pôles universitaires et enfin la création d'événements emblématiques dans les domaines des sports et de la culture.

Le transfert de la compétence "tourisme" de la Ville de Lyon au Grand Lyon.
C'est effectif depuis le 1er janvier : le Grand Lyon qui jusque là ne s'occupait que du tourisme d'affaires (lié aux congrès, séminaires, colloques etc.), va prendre en charge la gestion générale du tourisme d'agrément dans la communauté de communes. "C'est un secteur économique qui se développe fortement", note Jean Michel Daclin, Vice Président en charge de ce secteur. "Du fait de l'attractivité de plus en plus grande de la ville de Lyon en elle-même, mais aussi des nouveaux centres d'intérêts des visiteurs" le but est d'élaborer un projet touristique ambitieux basé sur l'amélioration de la capacité d'accueil et l'amélioration du "marquage" des lieux potentiellement intéressants pour les touristes. Comme le Grand Lyon l'a déjà fait pour le tourisme d'affaires, il se dotera d'outils statistiques indispensables à l'évaluation de ce secteur pour identifier ses forces et ses faiblesses.

Un plan d'accessibilité pour les handicapés
Après une très longue phase de concertation avec les associations, le Grand Lyon commencera cette année à mettre en place son plan d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Les travaux permettront d'adapter la voirie et seront réalisés en collaboration avec le Sytral (Syndicat des Transports) pour permettre aux personnes handicapées de se déplacer plus facilement.(Le coût de ces travaux dépasse les 5300000€).



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Météo, le point du 11 janvier 2010 : attention au verglas !

Les services du Grand Lyon indiquent que malgré le traitement sans relâche des voies communautaires la plus grande prudence est recommandée ce lundi 11 janvier. Les températures sont descendues jusqu'à -9°C dans la nuit et resteront négatives toute la journée.

Une vigilance particulière est nécessaire sur l'est de l'agglomération où le verglas est fortement présent. Sur les autres secteurs, les axes structurants (550 km) et les voies secondaires (1050 km) du réseau routier sont dégagés et totalement praticables. Seules certaines voies de desserte locale restent localement enneigées ou verglacées.

Le risque de verglas restera élevé toute la journée et la nuit prochaine.
Concernant le salage des trottoirs, le Grand Lyon rappelle que c'est à chaque riverain d'assurer le déblayage des abords de son habitation et de se pourvoir en sel. Les cantonniers salent le trottoir uniquement devant certains lieux spécifiques (devant les mairies, écoles, les hôpitaux.).
Dans ces conditions exceptionnelles, la mobilisation de tous est nécessaire pour améliorer les conditions de circulation des piétons.

Le point sur la situation à 7h du matin:
Situation météorologique :
Ce matin, les températures étaient très basses : -7°C en plaine et -9°C sur les hauteurs. Dans la journée, les températures remonteront à -2°C (-4°C sur les hauteurs) avant de redescendre jusqu'à près de -10°C la nuit prochaine. Le risque de verglas perdurera au moins jusqu'au mardi 12 janvier au matin. Aucune précipitation n'est attendue d'ici mardi.

Point sur la circulation (source : info-trafic)
La situation est qualifiée de normale, sans difficulté particulière.

Enfin, en ce qui concerne la collecte des déchets, le Grand Lyon indique que la situation redevient normale ce lundi avec le rattrapage de certaines collectes de samedi dernier n'ayant pas pu être réalisées.

Pour faciliter le travail des équipes de déneigement, les usagers sont invités à leur laisser la priorité, mais aussi à se pourvoir d'équipements adéquats (pneus neige, chaînes), voire à différer leur déplacement.


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Référendum en Guyane et Martinique, Non massif le 10 janvier et Oui franc le 24


D'après le programme en direct de RFO sur son site internet, le résultat ne faisait aucun doute dans la nuit de dimanche 24 janvier 2010. Les électeurs ont dit oui à la fusion Région / département.
 Le vote, qui consistait à choisir la rédaction d'un article de la constitution a été marqué par un rejet total de la première version (appelée N° 74)  le 10 janvier de la part des jeunes en particulier, avec un taux de participation qui dépassait les 55% en Martinique.


Dans une allocution, le Maire de Fort de France Serge Letchimy, qui appelait à voter Non le 10 janvier, s'est félicité du résultat mais a considéré cette victoire comme "l'expression de la sagesse du peuple martiniquais". "C'est le refus du simple changement d'un article, d'une conception trop jacobine française qui s'opposait à la reconnaissance de la spécificité et de la différence du peuple martiniquais" a-t-il déclaré...


Un nouveau vote le 24 janvier
"Le numéro 74" a souligné la maire de Fort de France  a été rejeté et nous devons poursuivre la bataille pour le changement... Nous devons faire front pour éviter tout statu quo...".





En Guyane comme en Martinique, le vote Non est arrivé très largement en tête le 10 janvier tandis que le oui l'a emporté le 24. Le vote marque un rejet de la position de la plupart des élus locaux qui, eux appelaient à voter Oui le 10 à la question posée ainsi : "Approuvez-vous  la transformation de la Martinique (ou de la Guyane) en une collectivité d'outre-mer régie par l'article 74 de la Constitution, dotée d'une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ?"


Vers la création d'une collectivité unique
Le 24 janvier, les populations guyannaises et martiniquaises ont donc  de nouveau été consultées, cette fois pour ou contre l'article 73 qui devrait marquer "un processus vers une troisième voie". Pour ce vote Mr Letchimy appellait les martiniquais à dire Oui à la création d'une collectivité unique qui devrait permettre la fusion du département et de la région.


 Il est à noter que le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui est à l'origine des deux votes, a pris garde de ne pas prendre officiellement partie, ce qui permettait aux représentants de l'UMP comme ceux de la gauche et du Modem de se déclarer satisfaits.du vote du 10 janvier. Les grands perdants étaient alors les élus locaux qui s'étaient clairement engagés pour le oui à la première consultation et y voyaient la voie vers une nouvelle définition des rapports avec la métropole.

La situation s'est polarisée davantage avant le vote du 24 janvier : sur le plateau de RFO le représentant de l'UMP a indiqué dès le soir du 10 janvier qu'il appellait à voter Non à la création d'une nouvelle collectivité regroupant le département et la région. "Il n'y a pas de raison de poser cette question qui nous amènera irrémédiablement vers un processus d'exception..." a-t'il insisté en ajoutant que cela amènera les martiniquais à un cycle de consultations sans fin...
Pour leur part, les partisans du changement appellaient, eux,  à voter Oui. Pour le Maire de Fort de France, il s'agit désormais de "mettre en oeuvre une autonomie de pensée, de résolution pour changer". La fusion du département et de la région ne serait ansi qu'une étape dans un processus lent vers une "troisième voie" que ce proche d'Aimé Césaire appelle de ses voeux.

Le vote concernait 67 000 électeurs guyanais et 297 000 électeurs martiniquais. La Martinique qui compte un grand nombre de ressortissants "expatriés" dans notre région Rhône-Alpes.







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