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A Lyon, l'expulsion "emblématique" d'un père de famille angolais

mercredi 31 mars 2010

Quelle est la situation de M. Guilherme Hauka Azanga? Un réfugié sans papier, père de famille en France et sur qui la police et le Préfet du Rhône s'acharnent depuis de longs mois pour assurer une décision d'expulsion "incompréhensible" ? Ou un citoyen angolais dont l'épouse et les 5 enfants, nés entre 1991 et 2000, sont restés dans son pays, arrivé illégalement sur le sol français et vivant "des seules allocations perçues par son actuelle compagne avec laquelle il n'y a jamais eu de communauté de résidence avant 2009"?

La première version, celle des associations qui soutiennent le cas "emblématique" de ce réfugié arrêté récemment, "juste après avoir déposé ses enfants à l'école", a été fortement relayée par la presse (lire ici l'article de Libération). La seconde est celle des autorités. Le Préfet Jacques Géraut vient de publier le 31 mars 2010 un très long communiqué dans lequel il retrace froidement l'histoire "administrative" de ce cas particulier.

La version des associations
Pour les parents d’élèves, soutenus par le Réseau Education Sans Frontière et mobilisés selon Libération depuis plusieurs semaines en faveur de Guilherme Hauka, la situation est claire : la police a agit avec brutalité pour arracher un homme "à sa compagne et leurs quatre enfants"... L'homme, qui a refusé par deux fois de monter dans l’avion, s’est débattu pour rester avec sa famille. Guilherme Hauka, qui vit depuis huit ans en France, s’est vu refuser la demande d’asile à son arrivée. La Préfecture ne lui a pas a pas non plus accordé de titre de séjour « vie privée et familiale », au motif qu’il avait déjà une famille en Angola. "Mais, d’après RESF, ses enfants sont dispersés et son épouse décédée".

La version du Préfet
Pour le représentant de l'Etat, la situation est beaucoup plus complexe : entré en France en mars 2002 en situation irrégulière, M. Hauka Azanga a déposé, à ce jour, 3 demandes d'asile, qui ont fait l'objet d'un examen attentif et qui ont toutes été rejetées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et, lorsque ces décisions ont fait l'objet de recours, par la commission de recours des réfugiés, présidée par un magistrat (...) . De même, selon le Préfet Géraut, M. Hauka Azanga "a fait l'objet par 3 fois de décisions de refus de séjour, dont la légalité a été confirmée par le Tribunal administratif" .

Interpellé le 19 janvier 2010, placé en rétention administrative, M. Hauka Azanga a refusé d’embarquer à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry et a alors été condamné à 2 mois de prison ferme pour "soustraction à l’exécution d’une mesure de reconduite à la frontière" ... A sa sortie de prison le 18 mars 2010, une nouvelle tentative de reconduite à la frontière a eu lieu. Il a pris l’avion entre Lyon et Francfort mais a refusé d’embarquer à Francfort pour l’Angola. Il a alors été rapatrié en France et placé en rétention.

Libéré puis arrêté de nouveau
Le juge de la liberté et de la rétention a refusé de prolonger sa rétention le samedi 20 mars mais la Cour d'Appel a infirmé cette décision le mardi 23. C'est donc, selon le Préfet "en conséquence" de cette nouvelle décision de la Cour d'Appel que Mr Hauka Azanga a été interpellé à nouveau le 25 mars dernier.

Quant aux parents d'élèves et aux associations de soutien, ils se sont donné rendez-vous samedi après-midi place des Terreaux, pour "clamer leur soutien à Guilherme Hauka Azanka et sa famille".

A lire sur LYonenFrance : "Droit d'asile, au Non de quoi", sur le livre témoignage de Clémence Arnaud, Officier de Protection à l'OFPRA -

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Lyon-Bordeaux (3-1) : L'OL prend une belle option sur le 1/4 de finale !

Vainqueur des Girondins (3-1), l'Olympique Lyonnais n'a pas raté son rendez-vous européen à domicile. Un doublé de Lisandro et un but de Bastos ont suffi pour anéantir une équipe bordelaise qui croyait avoir fait le plus dur en égalisant par Chamakh au quart d'heure de jeu.


Mais les hommes de Laurent Blanc ont été trop fragiles en défense pour espérer un autre résultat face à une attaque lyonnaise de feu.

Le recrutement estival porte ses fruits.
Lisandro, Bastos, Cissokho, ces trois artisans de la victoire lyonnaise ont été recrutés cet été à prix d'or par l'Olympique Lyonnais. Un recrutement judicieux qui porte ses fruits aujourd'hui, au plus haut niveau. Car l'OL, même avec ses Essien, Tiago, Diarra, Abidal, Malouda et Juninho en grande forme, ne parvenait pas à faire la différence en mars dans les grands rendez-vous européens.
Avec les deux anciens joueurs de Porto et le Brésilien, ex-lillois, l'OL a misé sur un recrutement intelligent qui peut lui rapporter gros (et pas seulement en terme d'argent, mais aussi de notoriété). Après dix premières minutes d'observation, largement dominées par Bordeaux en possession de balle, c'est Lisandro qui profitait des errements défensifs girondins pour reprendre au cordeau un centre de Mathieu Bodmer au raz-de-terre (1-0, 10'). Lyon se mettait d'emblée sur de bons rails, mais Chamakh, de la tête, égalisait peu de temps après, sur un centre de Gourcuff (1-1, 14').

Tout était à refaire pour les Gones, déçus d'avoir encaissé un but à Gerland. Ils repartaient à l'attaque grâce à un Pjanic bien inspiré et à la technique et la vitesse d'un Delgado en furie ; ce dernier, justement, se présentait seul face à Carasso mais manquait de précision face à l'ancien toulousain (24'). La partie s'emballait et sur le contre, Gouffran, d'une "madjer" astucieuse, donnait des frissons aux supporters lyonnais ; pas à Lloris, qui s'envolait pour se saisir du ballon.

A la demi-heure de jeu, Chamakh, sur un centre de Trémoulinas, était tout près de scorer à Gerland, mais c'est au contraire l'OL qui allait une nouvelle fois prendre l'avantage : Pjanic centrait pour Bastos, lequel contrôlait du côté droit de la surface de réparation et plaçait une lourde frappe dans la lucarne gauche de Carasso (2-1, 32'). L'arbitre sifflait une mi-temps méritée, car le match offrait une très belle confrontation entre deux équipes denses physiquement.

Lloris, le magnifique.
Décisif depuis deux ans avec l'OL et cette saison lors des huitièmes de finale contre le Réal Madrid, le gardien international l'a été encore grandement dans ce match. A l'heure de jeu, il a réalisé une telle parade que même les commentateurs de TF1 en sont restés sans voix (et honnêtement, c'est pas plus mal) : sur une reprise acrobatique à bout portant de Chamakh, Lloris sortait le grand jeu d'une manchette à quelques centimètres de la ligne de but. Extra-giga-sensationnel, l'ex Niçois a bel et bien réussi à faire oublier le monument qu'était Grégory Coupet à Lyon.
Il est lui aussi en passe de devenir un monument à l'OL, car encore aidé par son talent et par la chance : après le poteau d'Higuain a Santiago Bernabeu, c'est cette fois la barre transversale qui a tremblé sous la frappe terrible de Wendel (70'). Sur l'action précédente, Makoun, seul devant Carasso, gachait une nette occasion de but en frappant trop tardivement, et sur le gardien. Ce n'était que partie remise pour que Lyon n'enfonce le clou, d'un penalty pas si évident que ça.

Un penalty qui change la donne.
L'arbitre allemand M. Brych accordait un penalty à l'OL, suite à une main décollée du corps de Chalmé dans la surface, et qui déviait la trajectoire du ballon. A première lecture, sanction logique et méritée ; seulement ce n'est pas si simple : le défenseur bordelais a semble-t-il levé ce bras à mi-hauteur involontairement. Quoi qu'il en soit, Lisandro ne se posait pas trop de question, si ce n'est de quel côté il allait frapper le ballon. L'argentin avait une opportunité folle qu'il ne fallait pas rater, et il prenait Carasso à contre pied (3-1, 77'). L'OL aurait pu aggraver encore le score si Sidney Govou avait cadré sa reprise de volée coup du pied, mais le match se terminait sur ce score flatteur et encourageant de 3-1 pour les rhodaniens.

Lyon a donc enfin gagné un quart de finale de Coupe d'Europe. Il aura fallu attendre la 10ème participation consécutive pour que les lyonnais, favoris avant le match, ne faiblissent pas et l'emportent devant leur public. Emmené par un quatuor offensif de feu (Pjanic, Delgado, Bastos, Lisandro), l'Olympique Lyonnais aurait même pu accroître son avance avec un peu plus de dextérité devant les buts.

Bordeaux, bien que porté par un trio d'attaque de très grande qualité (Plasil, Gourcuff et Chamakh), a vraiment manqué de sérénité derrière : les absences de Planus en défense et de Diarra en milieu de terrain se sont peut-être un peu trop faite sentir. Côté lyonnais, on reste satisfait de l'association Cris/Bodmer en charnière centrale, et du rôle plus offensif des latéraux.

Seule ombre au tableau des lyonnais (et qu'elle ombre!) : l'absence de Govou et de Lisandro pour le match retour, tout les deux seront suspendus mercredi prochain à Chaban-Delmas. Entre temps, l'OL va s'accorder un petit passage en terre bretonne à Rennes tandis que Bordeaux recevra Nancy ; une toute petite parenthèse Ligue 1 avant le match retour de Coupe d'Europe à Bordeaux, qui s'annonce d'ores et déjà explosif et qui se terminera forcément par un exploit historique : quelle que soit l'équipe vainqueur, Bordeaux comme Lyon, elle découvrira pour la première fois les demi-finales de la Ligue des Champions.


Mikhaël Defoly

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Ligue des champions : OL - Bordeaux : Lyon ne veut pas louper son quart !

mardi 30 mars 2010

Grande affiche ce mardi 30 mars 2010 entre Lyon et Bordeaux, à Gerland. L'OL va retrouver la saveur d'un 1/4 de finale de Ligue des Champions (chose qu'il n'a plus connu depuis la saison 2006-2007), tandis que Bordeaux va vouloir accéder au dernier carré de la compétiton et se faire pardonner de sa triste prestation de samedi dernier (défaite 3-1 contre Marseille).


C'est donc un choc de titan, une rencontre entre deux clubs qui se connaissent bien, et pour cause : en Ligue 1, le passage de témoin des lyonnais s'est fait au profit des bordelais.

Lyon favori ?
Un peu moins bon en Ligue 1 ces derniers temps, l'OL part pourtant favori dans ce match selon les spécialistes, les pronostiqueurs et les joueurs bordelais eux-même. "L'OL est nettement supérieur" s'est exclamé Laurent Blanc en conférence de presse, accompagné de Marouane Chamakh pour qui il n'y a pas photo dans la confrontation : "Lyon est vraiment au-dessus".

Son de cloche inverse pour le modeste Jean-Michel Aulas, qui parle des Girondins comme des "ultra-favoris" dans la rencontre. On l'a compris, ce sont typiquement des déclarations d'avant match, souvent peu intéressantes et très langues de bois. En réalité, Laurent Blanc espère ramener un bon résultat de Gerland (tout sauf une défaite) et Jean-Michel Aulas, comme Claude Puel, sait que la qualification passe par le match aller ce mardi soir. Le coach lyonnais reste donc méfiant, précisant qu'il ne faut "rien hypothéquer avant le match retour", donc que Lyon doit absolument garder toute chance de qualification.

Pour prendre le quart par le bon bout, lyonnais comme girondins devront être à 100% de leur forme physique et mentale. A ce jeu-là, l'avantage est aux Gones, vainqueurs ce week-end sans avoir dépensé beaucoup d'énergie contre Grenoble (2-0), tandis que Bordeaux a lourdement chuté en finale de Coupe de la Ligue contre l'OM samedi dernier (3-1).

L'expérience de la Ligue des Champions va-t-elle finir par payer ?
Trois fois quart de finaliste de la Ligue des Champions et présent en Coupe d'Europe chaque année depuis 10 ans, l'OL possède un avantage certain sur les Bordelais : celui de l'expérience européenne. "Quand on voit ce qu'ils ont fait les sept, huit dernières années..." argumente même Laurent Blanc, quelque peu admiratif par la constance et la progression lyonnaise en Europe.

Petite statistique : pour tout les joueurs des deux clubs, en terme d'expérience en Coupe d'Europe, il y a 292 matchs disputés du côté girondin et 441 matchs pour les lyonnais. Mais surtout, Lyon a semble-t-il passé un cap cette saison en Champion's League. Autrefois incapable de gagner contre un grand club européen en double confrontation à élimination directe (on se souvient des échecs face à Milan, Manchester ou Barcelone plus récemment), ils ont cette fois été capables de jouer sans complexe face à un "cas d'or" européen et de le sortir au tour précédent (le Réal Madrid). Aussi, ils sont allés s'imposer à Anfield Road en phase de poule (2-1), chose qui montre que les lyonnais savent voyager.

Bordeaux n'a donc pas l'expérience pour plaider en sa faveur, mais possède aussi de grosses qualités. Les hommes de Triaud n'ont pas fait de détail en phase de poule, battant la Juventus de Turin et le Bayern Munich, et terminant à la première place de leur groupe avec 5 victoires et 1 nul ; tout cela avec la meilleure défense de l'édition, les Girondins ont été impressionnants. La bande à Gourcuff a cependant peiné un peu contre l'Olympiakos (1-0, 2-1) mais a pris le quart au bon moment. La deuxième mi-temps catastrophique des bordelais contre l'OM samedi montre qu'ils avaient la tête ailleurs. Ils seront, en tout cas, très motivés à faire un résultat dès l'aller, histoire d'entrevoir avec davantage de confiance le match retour.

Alou Diarra suspendu, quelques lyonnais pas loin de l'être...
L'athlétique milieu de terrain bordelais Alou Diarra sera donc suspendu pour ce match aller, après avoir reçu un carton rouge contre l'Olympiakos. Il ne foulera pas de nouveau la pelouse lyonnaise cette saison, au même titre peut-être que François Clerc, toujours blessé et qui n'a repris l'entraînement que dimanche dernier. Du côté des risques de suspension, seront absents du quart de finale retour s'ils écopent d'un carton jaune : Planus et Ciani pour Bordeaux, Govou, Cris, Lisandro Lopez et Miralem Pjanic pour l'OL. Attention donc aux grossières fautes qui valent rapidement une petite biscotte, et aux contestations pré-décisionnelles. Espérons que le score du match, lui, ne soufrira d'aucune contestation possible, car quoi qu'il en soit, l'un des deux clubs accédera forcément aux demi-finales ; c'est une perspective plus qu'intéressante pour l'indice UEFA de la France, qui n'a cessé de dégringoler depuis plusieurs années.

Voilà une sorte de petite éclaircie dans le monde tempétueux du football français...

Mikhaël Defoly (LYon-Sports.fr)


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Trisomie 21 : une nouvelle stratégie de dépistage chez Natecia

lundi 29 mars 2010

Depuis quelques mois, toutes les femmes enceintes, sans distinction d’âge, peuvent bénéficier d’un dépistage accru de la trisomie 21, car la réglementation a changé. Le centre d’exploration fœtal de l'hôpital privé mère enfant Natecia à Lyon propose donc d’effectuer le nouveau test de dépistage sur place, l’annonce des résultats se faisant dans les 24h00.



Le dépistage maternel de la trisomie 21, est désormais soumis à une réglementation très stricte concernant la patiente, le médecin et le biologiste. Le nouvel arrêté a conduit à trois modifications majeures dans les pratiques : "le seuil de 38 ans et plus, conduisant à la réalisation systématique du caryotype fœtal est supprimé ; le dépistage au premier trimestre doit être proposé en première intention aux femmes enceintes, quel que soit leur âge ; enfin, en cas d’impossibilité, un dépistage séquentiel intégré du second trimestre ou un dépistage par les seuls marqueurs sériques du second trimestre sera proposé".

Une meilleure prise en charge globale
Les conditions de réalisation des mesures échographiques sont particulièrement détaillées. La mise en place de ce dépistage dès le premier trimestre devrait conduire à une diminution des amniocentèses générées et à une meilleure prise en charge globale des femmes enceintes.
Avec la parution du décret autorisant le remboursement de ces dosages et la formation d’échographistes qualifiés, la France est l’un des rares pays où ce dépistage est offert à toutes les femmes.

L'hôpital Natecia vient donc d'annoncer qu'il réalisera dorénavant simultanément l’échographie et la prise de sang, à la 11ème semaine de grossesse, "ce qui constitue une démarche particulièrement innovante dans sa réalisation au sein d’une maternité". Ce nouveau test prénatal permet de dépister le risque accru de la trisomie 21 et "d’individualiser une population à risque d’anomalies chromosomiques à partir d’un simple échantillon de sang de la mère, couplé à une échographie spécifique mesurant l’épaisseur de la peau et l’arrière du cou du fœtus".

Le Centre d’exploration fœtale de Natecia
Si la future maman présente un risque possible, l'hôpital indique qu'un prélèvement de placenta ou de liquide amniotique sera proposé dans des conditions de sécurité et de confort optimum. Ce dépistage prénatal permet en fait de détecter un facteur de risque d’un handicap, le diagnostic prénatal servant à constater la présence d’une anomalie.


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L'Ipad va-t-il sauver la presse, les arbres et la planète ?

dimanche 28 mars 2010

L'IPAD arrive avec tambours et trompettes, et Florian Innocente, du site Macgénération (lire ici) indique que "ce ne sont plus seulement les amateurs de produits Apple ou de gadgets qui surveillent son arrivée comme le lait sur le feu, mais des secteurs entiers comme la presse et l'édition, aux États-Unis, mais en France aussi".
Si certains fans de la marque à la pomme n'hésitent pas à comparer l'invention de l'Ipad à la "révolution Gutemberg" , en la hissant au même niveau que celle de l'imprimerie, d'autres, plus sceptiques, se demandent si l'objet n'est pas "survendu" par les communicants d'Apple qui espèrent en écouler un million d'exemplaires dans les trois premiers mois !

Alors, ce nouvel appareil à écran tactile sera-t-il seulement "plus grand, plus rapide, plus beau, plus confortable" que ses cousins, un simple IPhone amélioré ? Ou un outil à même de révolutionner l'industrie du papier, de sauver les forêts, de réduire les déchets, de mettre en faillite les fabriquants de bibliothèques ?

Les éditeurs de livres ne sont pas trop inquiets et la presse en ligne pourrait y trouver son modèle économique
On nous indique que les éditeurs d'applications et de contenus vont se précipiter sur ce nouveau support qui pourrait venir sauver une presse à l'agonie. "La presse papier va mal et se cherche de nouveaux supports", rappelle MacGénération. Le livre numérique, lui, est en quête d'un champion à opposer à Amazon qui, avec le Kindle, a fait un tabac aux Etats Unis (mais pas en Europe).
Ainsi, des groupes de presse américains ont embrayé immédiatement pour adapter leurs contenus ou faire l'article des nouvelles possibilités offertes par la tablette... Mais il faut bien le dire : "seule une poignée de gens l'ont vu, touché et essayé quelques minutes seulement...".

En France, ceux qui en ont les moyens, les plus gros groupes de presse, sont prêts à lancer des nouvelles formules adaptées à la lecture numérique, sans abandonner leur édition papier. Hachette Livres déclare par exemple que "8000 références pourraient être proposées sur l'iBookstore dès qu'il ouvrira dans l'Hexagone".

Enfin, comme pour tous les nouveaux supports, l'Ipad pourrait trouver son public parmi les adeptes des jeux en ligne : "Évidemment là aussi, les applications pour iPad, malgré les incertitudes sur ce que seront ses ventes, sont déjà en préparation".

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Rhône-Alpes: Jean Jack Queyranne définit quatre grands chantiers

vendredi 26 mars 2010

Jean Jack Queyranne a été réélu sans surprise, le 26 mars 2010, Président du Conseil Régional de Rhône-Alpes par 100 voix, contre 40 à l'UMP Françoise Grossetête et 17 pour Bruno Gollnisch du Front National. Il a annoncé lors de la même session les noms de son nouveau directeur de cabinet ainsi que des membres de son exécutif (Vice-Présidents et conseillers délégués - lire ici)

Nous vous proposons de larges extraits de son premier discours, dans lequel le nouveau président définit ses grands chantiers pour les quatre ans à venir (les titres et surlignages sont de la rédaction):


"Dimanche dernier, un électeur sur deux a dit ce qu'il voulait pour Rhône-Alpes, contribuant par
son vote à dégager une majorité claire, une majorité de gauche dont la première des exigences est bien évidemment de se mettre au service de tous (...)

L'abstention : un crève coeur...
Je reviendrai rapidement sur les scrutins des 14 et 21 mars pour relever que la moitié des électeurs rhônalpins s’est abstenue. Son silence est lourd de sens toutefois. C'est un crève-coeur pour le Républicain que je suis, et je pense que vous partagez tous ce sentiment. C'est pourquoi, dans les semaines, les mois et les années qui viennent, c'est à ceux qui se sont éloignés de l’expression démocratique fondamentale que nous devrons penser chaque fois que nous engagerons une politique nouvelle.
Nos concitoyens doivent mesurer l'utilité de nos actions. Ils doivent retrouver espoir dans la politique ; sans cela, nous nous condamnerions nous-mêmes à n'être que des Sisyphe, poussant le rocher de nos espérances, sans jamais leur donner une réalité.

La feuille de route, que je vais vous présenter aujourd'hui, en ma qualité de Président du Conseil régional Rhône-Alpes, entend redonner cet espoir. Elle s'organise en quatre grands chantiers, qui sont autant de défis à relever pour améliorer la vie quotidienne. Ce sont l'emploi, l'innovation, la solidarité territoriale et la démocratie.

L'emploi, bien sûr, parce que — et nous en avons tous conscience — il est la préoccupation majeure de nos concitoyens. 250 000 Rhônalpins sont au chômage. En France, en 2009, 1 000 emplois ont été détruits par jour. Ces chiffres cachent des réalités humaines terribles. Chaque fois qu'un salarié est licencié, c'est une famille fragilisée dans sa vie de tous les jours. Chaque fois qu'une entreprise ferme, c'est une fracture dans un territoire. Moins d'emploi, c'est toujours plus d'inégalités.
Nos concitoyens nous demandent d'agir vite. Dès la seconde quinzaine d’avril, je réunirai la Conférence sociale. En décembre 2008, elle a montré son efficacité quand nous avons lancé le plan de soutien à l’économie et à l’emploi pour combattre la crise. Avec les partenaires sociaux, nous envisagerons de nouvelles mesures d'urgence.
Nous engagerons aussi la refonte du Schéma régional de développement économique. Les 27 et 28 mai, en assemblée plénière, nous proposerons un Plan de soutien au développement des PME. Elles sont les fers de lance de l'activité économique, mais elles tanguent aussi avec la crise. Grâce à la création d’un Fonds d'investissement pour les PME, proposé à l'origine par le CESR et mobilisant l'épargne régionale, nous les aiderons à résister à la tempête, ce qui est un gage pour le maintien et le développement de l’emploi. Je souhaite que des banques s’engagent avec nous. Les organismes financiers ont largement bénéficié du soutien de l'Etat. Leur participation semble un juste retour de l'aide accordée avec l'argent public.

La formation tout au long de la vie...
Nous nous battrons pour l'emploi avec les CARED, les contrats d'accès ou de retour à un emploi durable, qui conjuguent une formation avec un vrai contrat de travail. Nous prendrons d'ailleurs en charge la totalité du coût de la formation si l'entreprise embauche immédiatement le salarié en CDI. Pour les personnes en très grande difficulté professionnelle, ce dispositif est la chance de trouver, beaucoup plus qu'un métier, une place dans la société. Il apporte la preuve que la formation tout au long de la vie est tout à la fois une solution à la crise économique et un facteur de fierté personnelle. Car, dix ans, vingt ans, trente ans après être sorti de l'école, se former pour obtenir un emploi, c'est de la dignité au travail et également dans sa famille, dans son quartier ou dans son village. Le Service public régional de formation répondra à cette ambition.
Quant aux jeunes, ils se heurtent trop souvent à des portes fermées lorsqu'ils arrivent sur le seuil de la vie active. Ils ont du mal à trouver ne serait-ce qu'un stage. Le «Pass emploi formation» facilitera leurs premiers pas vers le monde du travail, les aidant à faire valoir leurs diplômes et à taper à la bonne porte.
Plus en amont encore, grâce à l'action que nous mènerons dans les lycées, dans les centres de formation par l'apprentissage, dans les missions locales, nous les aiderons à acquérir un solide bagage et une ouverture d'esprit, avec le déploiement du numérique et des moyens de l'internet, avec des bourses d'études à l'étranger. Nous serons présents auprès d'eux dans leur vie de tous les jours avec l'extension de la carte M'RA, leur donnant une plus grande autonomie, comme le Pass contraception, qui leur ouvrira aussi de nouveaux droits.

Notre deuxième grand chantier est celui de l'innovation.
Elle est la condition sine qua non du changement. Il ne suffit plus d'analyser et de comprendre les raisons de la crise. Il faut maintenant changer en profondeur les ressorts de notre système. L'innovation, elle est inscrite dans l'ADN de notre Région. Elle se trouve dans son tempérament profondément humaniste qui a su faire de l’économie sociale et solidaire l'une des forces motrices de Rhône-Alpes autant qu'un laboratoire social. Un nouveau Contrat sectoriel sera adopté en 2011.
L'innovation, elle est dans notre capacité collective à emprunter de nouvelles voies, qui mènent à
de nouvelles dynamiques et à de nouveaux emplois. Il faut citer l'environnement et les énergies renouvelables qui présentent des potentiels, tout comme les services à la personne et l'aide à domicile ou encore l'écotourisme, qui est un autre gisement. Nous nous saisirons de toutes ces opportunités qui sont autant d'espoir pour les personnes et pour les territoires.

L'innovation, c'est aussi la recherche, une belle tradition de Rhône-Alpes...
Nous poursuivrons notre engagement en soutenant la recherche académique mais aussi la coopération entre recherche publique et privée, encourageant le développement de l'économie de la connaissance.
L'innovation, c'est encore notre ouverture au monde. Rhône-Alpes a toujours été à la croisée des chemins qui mènent aux grandes explorations et aux idées nouvelles. Le 15 mai prochain, pour l'ouverture de l'Exposition universelle de Shanghai et avec le Maire de la ville, HAN Zheng, j’inaugurerai le Pavillon Rhône-Alpes. Il sera la vitrine de nos savoir-faire tout en aidant les entreprises régionales, dont les PME, à se positionner sur les marchés internationaux.
L'innovation, c'est encore notre capacité à nous mobiliser très vite sur les grandes questions environnementales. A l'automne prochain, un an après l'échec du Sommet international de Copenhague et quelques semaines avant le rendez-vous de Mexico, nous organiserons en Rhône- Alpes une Conférence européenne des Régions pour le climat. Il s'agira pour nous de promouvoir des initiatives concrètes (...)

Troisième chantier avec la solidarité territoriale.
Nous ne nous satisferons pas d'une Région à deux vitesses, avec des coeurs d'agglomérations riches en services et avec des territoires périphériques ou ruraux sans médecins, ni hôpitaux, ni agence postale. S'il est une croissance que j'appelle de mes voeux, c'est bien celle des services publics partout où vivent des femmes et des hommes !
Les services publics sont les garants de l'égalité entre les citoyens. Ils sont le poumon de la République. Chaque fois que, dans notre Région, un service public sera menacé, nous nous y opposerons. Nous tiendrons le bras de fer. Nous apporterons aussi notre contribution directe à la qualité de vie dans les départements en poursuivant l'installation de Maisons de santé et donc de médecins en leur sein.
Nous augmenterons la couverture numérique qui est un service aux particuliers, comme aux établissements scolaires et aux entreprises. Nous assurerons pleinement nos responsabilités dans le fonctionnement du service public ferroviaire régional. Le réexamen prochain — c'est-à-dire à mi-parcours — de la convention conclue avec la SNCF en 2007 nous permettra d'améliorer tant l'offre de transports, que la qualité du service.
Information des usagers, ponctualité des trains, sécurité tant pour les voyageurs que pour les agents seront nos priorités. Je tiens à exprimer en notre nom, notre solidarité avec le contrôleur de la SNCF qui a été agressé dans un TER à Montélimar.
Solidaires, nous le serons aussi avec les agriculteurs, acteurs essentiels du territoire, qui vivent une tragédie sans précédent, avec la réduction inquiétante de leurs salaires. Nous soutiendrons tout particulièrement les producteurs de lait, en très grande difficulté. S'il revient à l’Etat de garantir leurs ressources, nous avons décidé de leur accorder une aide complémentaire. Aujourd'hui en vigueur, elle pourra être renforcée si nécessaire.

Nous préserverons aussi le foncier agricole indispensable à la survie du monde paysan. Sans terre, aucune agriculture à taille humaine n'est possible. Nous accompagnerons le développement des circuits courts qui offrent la double assurance de produits de qualité pour les consommateurs et d'un revenu pour les agriculteurs. A Bruxelles, nous pèserons dans les débats sur l’avenir de la Politique Agricole Commune.

Notre quatrième chantier est celui de la démocratie.
Elle est précieuse et fragile. Dans cette assemblée, chaque formation politique, de la majorité et de l'opposition, sera traitée avec le respect qui lui est dû. Nous avons tous comme point commun de siéger dans cette assemblée par la volonté de nos concitoyens. Comme nous l'avons toujours fait, nous privilégierons le dialogue avec nos partenaires, comme avec les bénéficiaires de nos politiques. Nous améliorerons les espaces de concertation, grâce aux moyens de l'Internet, en introduisant progressivement des budgets participatifs.
Quant au nouveau siège de la Région à Lyon Confluent, ses travaux s'achèveront à la fin de l’été pour une installation à l'automne. Outre l’amélioration des conditions de travail des services, liée au regroupement des agents, le déménagement coïncidera avec une nouvelle organisation de notre administration, afin qu'elle soit toujours plus opérationnelle et toujours plus réactive aux sollicitations des Rhônalpins.
Je veux que ce site, accessible en transport en commun, devienne un lieu emblématique de la démocratie régionale, comme le sont les Espaces Rhône-Alpes répartis sur les territoires dont les missions et les moyens seront renforcés.
Enfin sur la réforme des collectivités locales, nous manifesterons notre désapprobation et, avec les autres Régions de France, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'elle soit abandonnée. Car cette réforme — qui est en réalité une contre réforme — risque de réduire les compétences des Régions en mettant à mal nos politiques culturelles, associatives, sportives ou de santé, c'est-à-dire ce qui favorise l'épanouissement personnel, la vitalité des territoires et la justice sociale.
Elle a déjà supprimé notre fiscalité. Elle prévoit aussi de changer le mode de scrutin ce qui reviendrait à faire disparaître des élus locaux dont nous savons le rôle qu'ils jouent auprès des citoyens. Elle porterait aussi atteinte au principe de parité, difficilement acquis, ce qui est non seulement un retour en arrière inquiétant mais aussi une gifle à la démocratie.
Elle se placerait également à contre-courant des pays européens qui, à l'inverse, renforcent le pouvoir et le budget de leurs Régions. Sur ce point, notre exception française serait une régression. Nous sommes ouverts au dialogue. Mais je le dis avec la solennité que me confère ma responsabilité de Président de cette assemblée : le Président de la République et le Premier Ministre doivent retirer ces projets de loi et ouvrir une réelle concertation.
Sinon, nous interviendrons par tous les moyens pour protéger la régionalisation et, avec elle, la démocratie. Rhône-Alpes est une terre de résistance dont l'héritage nourrira notre détermination.

Mesdames et Messieurs, chers collègues, Notre responsabilité est grande, car les attentes de nos concitoyens le sont tout autant. A chacune et chacun d'entre vous, au-delà de nos clivages politiques, je souhaite du courage et de la volonté pour exercer son mandat régional. Dans l'Ain, l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Loire, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie, je veux que chaque citoyen se sente entendu. C'est au prix de cet engagement, qui ne doit pas faiblir, que nous établirons la confiance et l'espoir. S'il ne revient pas directement aux élus de faire le bonheur de leurs concitoyens, ils peuvent en créer les conditions. C'est, vous avez ma parole, ce que nous ferons ".

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Nuits de Fourvière 2010 : une programmation festive

jeudi 25 mars 2010


La billetterie est ouverte (cliquer ici) pour le festival des nuits de Fourvière, LE rendez-vous culturel de l'été à Lyon. Véritable "festival de festivals", les spectacles se déroulent dans le merveilleux cadre du théâtre romain.


La programmation allie traditionnellement musique classique, cinéma, danse et variétés... Elle proposera cette année, du 4 juin au 31 juillet 2010, des dizaines de spectacles, du rock au jazz manouche et au théâtre (voir ici les productions les plus récentes des invités) !

Cette année encore, les stars seront au rendez-vous : Charlotte Gainsbourg dans une première tournée en public, Vanessa Paradis, Jacques Dutronc, Iggy Pop, Benjamin Biolay...

Une musique festive placée sous le signe de la musique "manouche"
Le Grand Théâtre proposera, à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du célèbre guitariste, un hommage à Django Reinhardt, "Django Drom". Préparé par Tony Gatlif (le réalisateur du film Liberté, actuellement sur les écrans), le spectacle mettra en scène de nombreux artistes autour du violoniste Didier Lockwood. En fond de scène, les spectateurs pourront découvrir un film réalisé spécialement à partir d'images et gravures historiques de l'épopée des gitans depuis le XIVème siècle !

Parmi les "perles" du festival, on note aussi une rencontre avec l'Opéra de Pékin (qui donnera lieu à des ateliers pour les petits lyonnais), une version "swing" du boléro de Ravel ou encore le retour de la flûte enchantée de Mozart, un spectacle qui n'avait pas pu être présenté en 2009 pour cause d'intempéries...

Les billets sont en vente dès aujourd'hui auprès de notre partenaire . Cliquer sur le lien ci-dessous pour voir l'ensemble de la programmation :


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LYon-Actualites.fr passe le cap du million de visiteurs

mercredi 24 mars 2010


Mars 2010 aura été le mois de tous les records pour notre site LYon-Actualités. Après avoir passé le 11 mars le cap du million de visiteurs, le nombre de connexions s'est littéralement "envolé", avec plus de 115000 visiteurs sur le mois à la date du 24 mars.

Le football, les élections régionales et... Jean Ferrat !
Ce seuil franchi par notre site (qui fait partie du portail d'information LYonenFrance.com) est le fruit d'un long travail. Confidentiel à ses débuts, LYon-Actualités a trouvé peu à peu ses lecteurs, en privilégiant l'information sur les commentaires, mais sans éviter à tout prix la polémique.
Mais si le mois de mars 2010 s'est révélé exceptionnel, c'est aussi grâce à l'amélioration du référencement des moteurs de recherche : les centres d'intérêts de nos lecteurs touchent évidemment le football (la performance de l'Olympique lyonnais face à Madrid), les élections régionales et surtout le décès de Jean Ferrat : plusieurs milliers de visiteurs se sont connectés à partir de la recherche "biographie Jean Ferrat"!
Une forte présence sur les réseaux sociaux :
Depuis le début de l'année, nous avons aussi renforcé notre présence sur les réseaux sociaux : aux centaines d'abonnés au fil d'actualités se sont ajoutés les 5000 "amis" sur Facebook (une limite qui nous a obligés à ouvrir une page "fans") et les 2600 "followers" sur twitter. Sans compter les abonnés aux autres agrégateurs ou réseaux sociaux (friendfeed, netvibes...) !

L'évolution vers des contenus plus interactifs
Pour l'avenir, tout en privilégiant un développement raisonné, nous souhaitons proposer des contenus plus interactifs. En intégrant peu à peu le son et la vidéo dans les articles d'informations, notre souhait sera non seulement de favoriser l'interactivité, mais aussi de donner forme à un support multimédia à la hauteur du dynamisme de notre espace de développement, la région urbaine de Lyon.


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La mort de l'adjoint à la culture de Villeurbanne, Raymond Terracher

Raymond Terracher, qui est décédé dans la nuit du 23 au 24 mars 2010, a consacré l'ensemble de sa "vie politique" à la ville de Villeurbanne dont il était l'adjoint à la culture.
Sachant s'effacer devant les ambitions de ses amis, cet homme modeste a été conseiller municipal de Charles Hernu puis conseiller délégué, et a même dirigé provisoirement la ville (Maire en 1997-1998), avant de céder la place et de redevenir Conseiller général et Maire Adjoint dans le mandat de Jean-Paul Bret.

Cet ingénieur, diplômé de l'INSA à Villeurbanne, a d'abord été un militant des syndicats étudiants (UNEF) et des mouvements de jeunesse.

Passionné de théâtre, il a toujours défendu la culture populaire et s'est attaché au projet de "friche culturelle" dans les anciennes usines Frappaz.
Dans un des rares portraits qui lui a été consacré, il a aussi rappelé sa contribution au montage du Studio 24, un studio de production audiovisuelle à Villeurbanne et à l'élaboration du SCOT de l’agglomération lyonnaise.
Intéressé par les relations internationales, il rêvait d'exercer un mandat de député.


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Le train de l'emploi en gare de Perrache le 24 mars 2010

mardi 23 mars 2010

Pour la troisième année consécutive, le "Train pour l’Emploi et l’Egalité des Chances" entre en gare de Lyon Perrache ce mercredi 24 mars 2010.
Le groupement organisateur n'est pas directement lié à la SNCF. C'est une association de recruteurs qui, chaque année, parcourt la France pour rencontrer non pas "la perle rare", mais plutôt "Monsieur tout le monde". Pas d'esprit "chasseur de tête" donc : "L'objectif de ce rendez-vous est de permettre à chacun de définir un projet personnalisé d'accès ou de retour dans l'emploi", indique le responsable du train et du "pôle diversité et égalité des chances", Claude Mwangelu.

La plupart des personnes qui visitent le train se seront pré-inscrites sur http://www.train-emploi.fr . Très facile d'utilisation, ce site internet reprend la numérotation des voitures : la Poste, Orange, la SNCF, l'armée de terre... Le train est une véritable opportunité de rencontrer des recruteurs, d'obtenir des conseils d'orientation et même, pour ceux qui souhaitent changer de direction, d'évaluer les possibilités de formations dans les domaines qui les intéressent.

La formation tout au long de la vie
L'idée est aussi de montrer à ceux qui s'ennuient dans leur travail que la crise ne doit pas être synonyme d'abandon : on a tous le droit de rêver et "certains recruteurs s'intéressent plus au profil et à la personnalité d'un candidat qu'à son curriculum vitae ou à son expérience" explique un responsable d'agence d'intérim.

Certaines entreprises ont toujours besoin de recruter
Dans des secteurs aussi divers que l'environnement, la plasturgie, la sécurité et même la défense nationale les besoins en recrutement sont permanents... La Poste et la SNCF, qui sont encore des entreprises publiques, continuent à offrir des emplois.

Le parcours du Train
Parti le 16 mars de la Gare de l'Est à Paris, le Train pour l’Emploi et l’Egalité des Chances arrivera le 31 à la gare du Nord. Il aura entretemps réalisé une dizaine de haltes. A Lyon, le rendez-vous est fixé le mercredi 24 mars en gare de Perrache. Accès libre et gratuit de 9h00 à 18h00 . Retrouvez ici la liste des postes proposés -

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Régionales en Rhône-Alpes : le Grand Chelem de J. Jack Queyranne

lundi 22 mars 2010

Jean Jack Queyranne n'en croyait pas ses oreilles, au soir de ce second tour des élections régionales ce 21 mars 2010. Devant les militants surchauffés, réunis sur une péniche à deux pas de la Préfecture, il apprenait les résultats de Villeurbanne (60,42%), Vaulx en Velin (68%), Givors (66%), Vénissieux (66,25%)... et voilà qu'on lui annonce que tous les départements de Rhône-alpes, même ceux les plus traditionnellement ancrés à droite, ont basculé. L'Ain, le Rhône, l'Isère, l'Ardèche, la Loire et les deux Savoies, rien n'a semblé résister, pas même la ville d'Annecy, à cette vague rose et verte des élections régionales. Le résultat pour l'ensemble de la région est éloquent (voir la liste des élus sur LYon-Politique.fr) : l'union de la gauche et des écologistes recueille 50,76 % des voix, devant l'UmP de Françoise Grossetête (34,02 %) et le Front National de Bruno Gollnisch (15,23 %).
Deux grosses ombres au tableau... l'abstention et le vote FN.
Les projections en sièges font apparaître une assemblée totalement repeinte en rose et vert : 100 sièges pour la gauche, 40 pour la droite et 17 pour le Front National. Mais à y regarder de plus près, ce tableau est terni par deux grosses ombres : le taux d'abstention sur l'ensemble de la région Rhône-Alpes s’établit à 50,48 % et, justement, la réapparition du Front National est remarquable dans bon nombre de communes "populaires".

La droite enfermée dans le déni...
Courant de plateaux télés en directs radios, les candidats sont épuisés par les mois de campagne. A droite on ne réalise pas -ou on refuse de voir- l'ampleur de la défaite. Si ces soirées électorales sont toujours des exercices imposés d'autosatisfaction, on atteint des sommets lorsque la candidate de l'UmP tente à se raccrocher à un calcul - qui s'avèrera faux- : "si il n'y avait pas eu le Front National et si on additionnait les voix du FN à celles de l'UMP, nous aurions gagné largement" assène Françoise Grossetête à une journaliste, avant d'ajouter "Mr Queyranne est le président sortant le moins bien réélu de France, il ne fait même pas 50% des voix, il est donc élu grâce au Front National"... Elle reviendra plus tard sur cette déclaration en admettant sa défaite dans un débat en direct sur France 3, mais c'est sans compter avec la tête de liste UMP du Rhône, la secrétaire d'Etat Nora Berra, qui assène à la seule élue socialiste de l'Est lyonnais, Farida Boudaoud : "vous n'avez rien compris au message des électeurs !".

Le message des électeurs est pourtant clair : entre 2004 et 2010, l'abstention a progressé de près de 15% (!), la liste de Jean-Jack Queyranne a dépassé la barre des 50 % et la triangulaire n'est donc pas la raison de sa victoire. La liste de Françoise Grossetête recule, elle, de plus de 220000 voix par rapport à celle de la droite, dirigée en 1984 par la Barriste Anne-Marie Comparini ...

Objectif : conforter l'union pour les présidentielles de 2012...
Face à ces résultats et aux doutes exprimés par les électeurs (ou ceux qui ont refusé de voter) Jean Jack Queyranne et Philippe Meirieu disent avoir conscience de leur responsabilité : "Nous serons au travail dès la semaine prochaine avec l'emploi comme priorité", ont-t-ils indiqué. "Il n'y aura ni hégémonie, ni arrogance de notre part" ajoute le futur président de région.
Devant les militants réunis sur une péniche pour faire la fête, il rappelle d'ailleurs : "nous sommes forts quand nous sommes unis et que nous savons rassembler des gens autour de nous". Et appelant l'écologiste Etienne (Tête) à monter sur le podium avec lui, il leur demande de travailler dans l'union et la solidarité, "avec comme objectif les présidentielles de 2012".

Gilles Roman

Les résultats des communes du Rhône de + de 9000 habitants sur notre compte Twitter -



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OM-OL : Lyon doit être à la hauteur de l'évènement !

samedi 20 mars 2010

L'Olympique Lyonnais, qui connait depuis vendredi son adversaire en 1/4 de finale de Ligue des Champions (Bordeaux), n'a pas manqué de se focaliser rapidement sur ce duel d'Olympiques en Ligue 1.
La confrontation entre les deux clubs s'annonce chaude et difficile ; ils sont au coude à coude en Championnat et visent tout deux le titre, pas définitivement acquis à la cause bordelaise. Les Girondins, justement, joueront eux aussi un match difficile contre Lille. L'OL doit donc impérativement se montrer à la hauteur de l'évènement et ne plus louper des occasions de revenir sur le podium de la Ligue 1.

Govou : boire et déboires.
L'ex-capitaine lyonnais a fait l'actualité cette semaine sur les bords du Rhône, au travers d'une interview-révélation accordée à L'Equipe en milieu de semaine. Il est revenu sur la perte de son capitanat, suite à une soirée un peu trop arrosée au cours de laquelle il avait été contrôlé en état d'ivresse au volant de sa voiture. Ce genre d'incident avait passablement agacé Claude Puel et pas mal d'autres encadrants au club. "Avant que je sache qu'on me retire le brassard, c'est déjà dans le journal. Qu'on sache que je suis sorti c'est une chose. Mais qu'on connaisse la sanction avant, c'est que l'une des personnes a parlé" regrette le joueur, qui ne conteste pas la sanction mais la manière dont celle-ci s'est déroulée.
Même exercice de style vis à vis de l'entraîneur lyonnais Claude Puel. Sidney Govou ne critique pas le choix du club de l'avoir mis entraîneur général, mais plutôt la façon de procéder de l'ancien coach lillois. "Je n'ai pas de rapports avec lui. (...) Je n'aime pas cette gestion humaine, (...) je regrette le manque de discussion" explique Sidney Govou. Et de conclure : "cette façon de tout contrôler, ce n'est pas moi". On l'aura compris, Sidney Govou en a aussi profité pour annoncer son départ du club en juin prochain. Bernard Lacombe et Claude Puel ont réagi aux propos du joueur. Claude Puel estime que ce n'est pas le bon moment pour évoquer ses états d'âme, tandis que le conseiller du Président Aulas a condamné ces propos, tout en s'avouant "choqué" par la manière de faire "d'un garçon et un type bien qu' [il] connait bien, et pour qui ce n'est pas une habitude". L'affaire est donc close.

Lyon ne veut plus rater d'occasions.
L'OL a manqué, par deux fois ces deux dernières semaines, de se hisser en tête de la Ligue 1, d'abord en concédant un match nul à Boulogne (0-0), puis en partageant de nouveau les points contre Saint-Etienne (1-1). C'est, en partie, ce qui a fait dire à Bernard Lacombe samedi que "le titre sera difficile" pour l'OL, cinquième de la Ligue 1 mais à seulement deux points de Bordeaux et Montpellier, les co-leaders. Les rhodaniens ont laissé passer leur chance pour certains, qui estiment que les matchs ratés contre Grenoble, Montpellier, Sochaux, Nice et Boulogne, entre autres, constituent un signe : le titre n'est pas pour l'OL cette année.
Aux lyonnais de faire taire les plus sceptiques et de faire, comme contre le Réal Madrid, étalage de tout leur talent pour déjouer les pronostics. Cela commence par un bon résultat le dimanche 21 mars à Marseille, concurrent direct pour le titre, et devancé par l'OL d'un point (avec un match en moins pour les Phocéens). La victoire n'est pas impossible, on se souvient de la saison dernière, le 17 mai 2009, lorsque l'OL au Vélodrome l'avait emporté par 3 buts à 1 (doublé de Benzema et but de Juninho) et avait ainsi privé les marseillais d'un titre de Champion. De plus, le Vélodrome est un stade qui réussit plutôt bien aux lyonnais, vainqueurs à 5 reprises ces 10 dernières années (4 nuls et 1 défaite, en 2007-2008). Les joueurs de l'OL ne doivent donc pas trembler, malgré une chaude ambiance à prévoir. Ils seront privés de Boumsong, Makoun et Bastos, tous trois blessés.

Marseille croit au titre.
L'OM, grâce entre autres à l'apport de Ben Arfa, tournait bien depuis janvier (5V, 1N, 1D en Ligue 1), mais connait depuis début mars un petit coup de mou (deux nuls consécutifs, contre Lorient et Toulouse, 1-1). Surtout, les phocéens, qui ont joué jeudi dernier en Europa league, ont subi une cuisante élimination qui a laissé des traces, psychologiques et physiques. Dans le domaine moral, l'élimination par le Benfica Lisbonne, au Vélodrome, dans les derniers instants du match (1-2), a fait très mal à l'effectif. Les Marseillais, qui se voyaient déjà en 1/4 de finale avant le match, ont un peu réédité le syndrome madrilène.


Côté physique, maintenant, c'est Cheyrou, Abriel et Koné qui seront absents dimanche. On imagine dès lors la détresse d'un Didier Deschamps, d'un José Anigo, voire même d'un Jean-Marc Ferreri, commentateur de M6 censé, par définition, être impartial, mais qui ne se cache pas d'être ouvertement supporter de l'OM et dont les commentaires en deviennent pénibles par moments.
Quoi qu'il en soit, l'OM reste aujourd'hui sur 17 années sans titre et compte bien y remédier le plus rapidement possible. Déjà, ils tenteront de remporter la Coupe de la Ligue, dont la finale se jouera contre Bordeaux le 27 mars. Ils ont aussi dans un coin de leur tête le titre national, très disputé pour l'instant entre six équipes qui se tiennent en 3 points. L'OM comptera sur son buteur en forme (et meilleur buteur de Ligue 1) Mamadou Niang pour vaincre les lyonnais et leur passer devant au classement général.


Mikhaël Defoly (LYon-Sports.fr)





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biographie de Jean Michel Jarre, le "petit prince" lyonnais

Il a gardé toute sa vie son visage juvénile et s'enorgueillit de n'avoir jamais eu recours à la chirurgie esthétique. Jean-Michel Jarre, est né en aout 1948 à Lyon, à l'image du "Petit prince" auquel il a emprunté le "look". Il est le fils du célèbre compositeur, auteur entre autres de la musique du film "Docteur Jivago", Maurice Jarre, qui est décédé en mars 2009 (lire l'article "une étoile du cinéma de Lyon à Hollywood") et d'une figure de la Résistance, France Pejot.

Jean Michel Jarre vient de débuter une tournée en France qui passe à Lyon (Halle Tony Garnier) le 24 mars 2010.

Une grande famille de musiciens
L'encyclopédie en ligne Wikipedia nous apprend que son grand-père lui-même, musicien et bricoleur, fut "l'inventeur de la première table de mixage pour la radio française".
Grâce à sa famille, le jeune garçon rencontre rapidement des grands noms de la musique : Archie Shepp, Chet Baker pour le jazz et les professeurs du Conservatoire de Paris pour les bases classiques.
Tout en participant à plusieurs groupes de rock ou de jazz (les Mystères IV, The Dustbins...), il suit des études de lettres à la Sorbonne et rencontre en 1968 Pierre Schaeffer, responsable du Groupe de recherches musicales (GRM), un organisme qui développe, en lien avec Radio France, des projets dans le domaine de la musique électro-acoustique.

En 1971 (il n'a alors que 23 ans), Jean-Michel Jarre se voit confier la composition de la partition du ballet Aor (la lumière en hébreu) pour l'inauguration du nouveau plafond de l'Opéra de Paris. En 1972 il compose le générique de l'émission télévisée Sport en fête présentée par Michel Drucker et enchaîne ensuite avec une série de succès. De musiques de films (les Granges brûlées...) en chansons, de génériques télévisés en jingles audios, on le retrouve partout, sans que son père n'intervienne en quoi que ce soit dans sa carrière.

De Pop Corn à Oxygène
Jarre sort aussi sa propre version de Pop-corn (énorme succès des années 70)... En 1976, un album fera sa notoriété planétaire : Oxygène. Jean Michel reçoit alord le Grand Prix du Disque de l'Académie Charles Cros.
L'année 1979, il organise son Concert gratuit du 14 juillet place de la Concorde à Paris et attire un million de spectateurs, sans compter les téléspectateurs puisque le spectacle est diffusé en Eurovision. Il entre pour l'évènement dans le Guinness Book des records, tout en inaugurant le concept du méga-concert qui deviendra sa signature : un spectacle total, mêlant musique, jeux de lumières, lasers, effets pyrotechniques et projections géantes.

En juin 1981, il sort Les Chants Magnétiques, puis prépare de grands événements qui feront date en Chine, à Pékin et Shanghai.
En 1984, l'album Zoolook, qu'il a enregistré à New York avec Marcus Miller connaît un succès mondial. Il prépare alors de nouveaux spectacles, pour les 150 ans du Texas ou encore les 25 ans de la NASA. Son titre Last Rendez-Vous - devait devenir le premier morceau joué en apesanteur, à bord de la Navette spatiale Challenger qui, malheureusement, a explosé en vol le 28 janvier 1986, tuant les sept astronautes. En leur mémoire, Jean-Michel Jarre rebaptisera cette partition Ron's piece.

Les méga-concerts continuent ensuite à un rythme effréné, à Paris, Moscou, les Pyramides, La cité interdite, Pékin, Gdansk, et Lyon bien sûr, lors de la venue du pape Jean Paul 2.

Au Texas, le Guinness Book officialise un nouveau record : 1,3 million de spectateurs !

En 1987, l'album Jean Michel Jarre in Concert: Houston-Lyon retrace ces deux spectacles... En 1988, Jean Michel Jarre sort Révolutions, puis réalise le concert de Londres, "Destination Docklands" où il rencontre Lady Di. et qui donnera lieu à la production de Jarre Live.

Une expérience interplanétaire...
Onze ans après son premier méga-concert, Jean Michel Jarre revient à Paris le 14 juillet 1990 pour un spectacle gigantesque : Concert à la Défense. Le Guinness Book officialise alors 2,5 millions de spectateurs, un record de plus !
La même année, un astéroïde découvert en 1942 par Louis Boyer est baptisé « (4422) Jarre » en l'honneur de Jean Michel et de son père Maurice. Sa musique Eldorado devient l'hymne de l'UNESCO.

La tournée mondiale 2009/2010 passe par Lyon
Après avoir sillonné l'Europe avec Oxygene Tour 2008, Jarre se lance un nouveau défi : repartir en tournée, mais cette fois en salle, à travers l'Europe. L'idée est de jouer le meilleur de son répertoire (de Oxygène à Chronologie en passant par Rendez-Vous et Equinoxe) avec la possibilité de produire de nouveaux enregistrements de cette tournée.
A la Halle Tony Garnier de Lyon le mercredi 24 mars 2010 -
Ecouter Jean Michel Jarre in Concert: Houston-Lyon
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Queyranne, Meirieu et Martin en appellent aux abstentionnistes

jeudi 18 mars 2010

Le "rassemblement de la gauche et des écologistes en Rhône-Alpes" est bien né entre les deux tours de l'élection régionale. Les têtes de liste PS (Jean Jack Queyranne), Europe Ecologie (Philippe Meirieu) et PC/Front de Gauche (Elisa Martin) ont présenté à la presse les grandes lignes de leur projet commun, quelques heures avant le premier meeting, au Centre culturel de Villeurbanne, le jeudi 18 mars.

Le soutien de membres influents du MoDem
Compte tenu des résultats du premier tour, cette liste sera conduite par Jean-Jack Queyranne qui l'a qualifiée d' "Arc en ciel" . Un Arc en ciel sans la couleur orange du Modem, même si dans l'après-midi, la liste a reçu le soutien de certains membres influents et candidats du parti de François Bayrou. Leur appel national, signé entre autres par une ex-candidate en Rhône-Alpes, Florence Mardirossian, et Marie-Thérèse Grange, Yves Botton ou encore Michèle Martin du MoDem Rhône, indique que "L'important n'est pas de savoir si ce mouvement est au centre, mais comment il entend défendre la participation des citoyens à l'organisation de la société, et la mise en œuvre des réformes indispensables". Et ajoute clairement : "En conséquence, et malgré l’absence des démocrates du MoDem aux rassemblements du second tour, nous appelons à voter dans tout le pays pour les listes démocrates, sociales et écologistes le 21 mars prochain. Telle est la nouvelle donne".

Elisa Martin satisfaite que les électeurs aient placé le curseur à gauche
Dans les alliances possibles et pour savoir de quel côté le Parti Socialiste devrait se tourner, chacun disait avant le premier tour que les électeurs feraient la différence. Le résultat a clairement placé le "curseur gauche" ce dont est particulièrement satisfaite Elisa Martin. Celle-ci a indiqué que ses listes allaient étudier la proposition qui leur a été faite d'un poste de vice président. "Mais nous allons être une force de proposition sur les projets qui seront soumis" a-t-elle averti.
Mais pour Jean Jack Queyranne, l'essentiel est de mobiliser les abstentionnistes. Des records ont été battus dans des villes de la banlieue lyonnaise qui votent traditionnellement à gauche, comme Vaulx en Velin ou Vénissieux. "Il faut se mobiliser face à la remontée du Front National" a-t-il martelé, ajoutant qu'il voulait entendre le message de ces concitoyens qui refusent de voter. "Les électeurs ont montré que pour eux, la crise n'est pas seulement économique et sociale mais aussi politique" souligne Philippe Meirieu, qui indique que la campagne a fait apparaître un "déficit démocratique". Le grand pôle formation qu'il souhaite mettre en place aura aussi pour vocation "de former les citoyens, sur les compétences de la région".

Quinze vice-présidents et un projet qui sera distribué largement
Pour le projet, "pas question de prendre le plus petit dénominateur commun", jurent les nouveaux amis. Un texte de quatre pages sera distribué largement et est déjà disponible sur leurs sites internet et le réseau facebook.

A noter que le front de gauche n'a pas participé à l'élaboration de ce projet, rédigé par une commission réunissant écologistes et socialistes. Comme exemple de "points d'achoppement" sur lesquels cette commission n'a pas réussi à trouver d'accord, les protagonistes citent le soutien aux industries de nanotechnologies, la conditionalité des aides aux entreprises étrangères. Sur le dossier de l'A45, Jean Jack Queyranne semble avoir analysé le résultat de certaines communes comme Mornant, qui ont placé Europe Ecologie très largement en tête au premier tour : les partenaires sont tombés d'accord sur le fait que la Région ne soutiendra que les transports collectifs, "à l'exception de l'Ardèche où il faudra construire des routes en complément du plan TER", explique Jean Jack Queyranne.

"Il ne serait pas raisonnable de se partager les Vice-présidences avant le vote".
En ce qui concerne l'organisation administrative et à la composition de l'exécutif, des thèmes chers à Philippe Meirieu, qui aurait souhaité un resserrement du nombre de Vice présidences, JJ Queyranne a rappeler que la région est vaste et qu'il est important que l'exécutif soit présent sur tout le territoire ; "La loi autorise quinze Vice présidents" rappelle le leader de la liste qui a concédé tout de même une réorganisation des services en quatre grands "pôles" : formation/emploi, environnement/santé, Biodiversité/Ecorégion et Solidarités.
Gilles Roman

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