A la Une :

Le pavillon Rhône-Alpes à Shanghai 2010, un partenariat de premier plan !

jeudi 29 avril 2010

Alors que le Président de la république française, Nicolas Sarkozy, inaugure un pavillon national à Shanghai 2010, les rhônalpins ont décidé de se singulariser en  construisant leur propre édifice, qui ne sera pas démoli après la fermeture de l'exposition universelle.


Avec 20 millions d'habitants, Shanghai est devenue en quelques années la nouvelle mégalopole industrielle, économique et commerciale de la Chine, au point de rivaliser avec Hong Kong !

Une initiative unique en France
Comme le président de la région Jean Jack Queyranne le rappelle fréquemment, Rhône-Alpes est déjà bien implantée en Chine, grâce au "flair" de l'un de ses prédécesseurs, le premier président de l'institution Charles Béraudier (lire ici les articles de LYonenFrance) .  Ce sera d'ailleurs la seule Région française à avoir un Pavillon pérenne pour cette exposition  qui débute ce 1er mai. "Ce bâtiment est une vitrine des technologies maîtrisées par une soixantaine d'entreprises régionales, spécialistes de l'éco-construction" souligne Jean Jack Queyranne. Après son inauguration, les activités qui seront proposées auront pour objectif de mettre en valeur les relations privilégiées entretenues depuis 24 ans avec la municipalité de Shanghai dans les domaines de l’économie, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la culture. Une collaboration concrétisée officiellement par un jumelage en 2008.

L'installation de l'institut Paul Bocuse
Véritable outil économique pour les entreprises, le pavillon Rhône-Alpes vivra donc, durant l’exposition, au rythme de semaines thématiques dans les différents domaines d’excellence de la région : transports, viticulture, éco-construction, santé, agroalimentaire, tourisme…
Accompagnés par ERAI, opérateur du développement économique à l’international de  Rhône-Alpes, les entreprises et acteurs économiques régionaux auront ainsi la possibilité de développer des contacts utiles et, tous l'espèrent, leur volume d’affaires !
Sur plus de 400m2, les élèves du Master de Management international de l'institut Paul Bocuse à Ecully ont déjà investi ce pavillon régional. Un "laboratoire" y est installé, pour former aux arts culinaires des étudiants chinois du SIT (Shanghai Institute of Tourism). Le site Lyon-saveurs nous apprend d'ailleurs que les plats proposés, "conçus par les étudiants écullois... mettent en valeur le patrimoine gastronomique des produits du terroir de Rhône-Alpes...".

Gilles Roman

La Chine, un allié stratégique pour la Région Rhône-Alpes : La Chine est le 3ème fournisseur et 9ème partenaire international de Rhône-Alpes -  153 entreprises rhônalpines possèdent une ou plusieurs filiales en Chine dont les 2/3 à Shanghai. - 7 entreprises chinoises sont implantées en Rhône-Alpes - Plusieurs délégations de chefs d'entreprises et de représentants des institutions de Rhône-Alpes, dont une emmenée pr le Président du Grand Lyon Gérard Collomb, se rendront à Shanghai durant l'exposition universelle.





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Grand stade OL land : pour Gérard Collomb, c'est Montout ou... rien !

mercredi 28 avril 2010

Décidément, il sera dit que le projet de Grand stade (Ol land) sur le terrain du Montout à Décines, empoisonnera l'ensemble du second mandat de Gérard Collomb !
La commission d’enquête faisant suite à la révision par le Grand Lyon du Plan Local d'Urbanisme de Décines vient de rendre un nouvel avis défavorable, et cette fois il est particulièrement argumenté. Un peu trop aux yeux du Président du Grand Lyon qui estime que les conclusions "vont bien au delà du strict objet de l'enquête", "surprennent par leur partialité" et trouve le ton employé "inhabituel dans ce type de document régi par une charte de déontologie".

Les Verts jubilent et demandent au Grand Lyon et au Sytral de retirer leurs projets
"Toutes les remarques avancées par Les Verts et nombre d'associations sont confirmées !", jubilent pour leur part les écologistes, alliés de Gérard Collomb au Grand Lyon mais totalement opposés au projet. "L’accessibilité au stade est un point délicat majeur. Le système de rabattement par un tramway et des navettes sur des parcs relais avec des navettes ne convainc pas la commission d’enquête", ajoute Béatrice Vessilier, conseillère communautaire, mais aussi membre remuante du conseil d'administration du Sytral, le syndicat intercommunal des transports dirigé par Bernard Rivalta.  
Il est vrai que les commissaires-enquêteurs trouvent les solutions proposées pour acheminer les spectateurs vers le grand stade très compliquées, plus chères pour le contribuable que ce qui est annoncé, "d’une fragilité extrême" et très risquées pour l'environnement et la sécurité du voisinage ! 

L'atteinte à l'environnement serait indéniable et le financement public sousestimé
L’atteinte aux 56 hectares d'espaces agricoles est décriée pour "contradiction aux objectifs élémentaires de protection de l'environnement du Grand Lyon", notent les Verts. Des critiques sont adressées envers les voies nouvelles, dont le trafic et le transit automobiles quotidiens augmenterait la pollution.

Quant au financement, les commissaires ne croient pas aux chiffres annoncés par le Grand Lyon qui estime l'investissement public "limité" à 180 Millions d'Euros. La facture serait au moins 2,5 fois plus élevée pour le contribuable qui n'est par ailleurs pas assez informé des détails du projet ! La commission juge en outre que ces investissements pour les voiries, les tramways et les parkings d'un projet privé (le projet OL land est officiellement mené par Jean Michel Aulas) sont sous-estimés, "pour un service limité à quelques jours par an, et au seul profit du groupe qui exploitera le Stade"

"Le principe peut même relever de l’abus de bien social", selon les auteurs.

Réorienter les budgets alloués vers les transports collectifs de banlieue à banlieue
Les élus Verts demandent donc dans un communiqué à Gérard Collomb de retirer le projet de Grand Stade au Montout de Décines, de retirer les projets du Sytral d’extension des lignes de tram T2 et T3 liés au Grand Stade, et de réorienter les budgets vers les lignes inscrites au plan de déplacements urbains, notamment la ligne de tram A7 reliant La Doua à Gerland par les Gratte-ciel et la gare de Villeurbanne, et la ligne A8 de Saint-Fons à Vaulx-en-Velin. 

Enfin, les Verts demandent que soit étudiée sérieusement la solution de l’extension du site historique de Gerland, "pour l’intérêt des collectivités comme pour le club de l’OL". Ils sont rejoints en celà par les élus de droite comme Michel Forissier. Le Maire UMP de Meyzieu et conseiller communautaire tire les mêmes conclusions du rapport de la commission d'enquête :  "les arguments avancés rejoignent ceux que nous ne cessons de marteler (...) Comme le souligne la commission d’enquête, tout a été mis en oeuvre pour vendre les vertus du site de Décines, alors que « ce site apparaît loin d’être optimum ", souligne-t-il, avant d'indiquer que pour lui, les enquêtes publiques sont un outil de la démocratie locale. "S’asseoir sur ces résultats signifierait un rejet de notre modèle démocratique et républicain. Seules deux autres solutions peuvent être envisagées : laisser le stade à Gerland ou trouver un site plus approprié, sur lequel ce projet serait accueilli avec bienveillance, dans des conditions techniquement et économiquement réalisables".

Gérard Collomb sans (Etienne) Tête
Mais pour Gérard Collomb, qui  n'a toujours pas réintégré dans ses fonctions son vice-président Vert Etienne Tête (sanctionné pour l'avoir critiqué dans une interview au magazine Tribune de Lyon ), l'institution "n'aura pas à se prononcer officiellement sur ce rapport devenu sans objet"... Malgré les feux clignotants, voire les "cartons rouges" qui apparaissent de tous les côtés et l'opposition grandissante au projet, y compris dans sa majorité, le Président du Grand Lyon s'entête et indique qu'il poursuivra le processus de révision du Plan Local d'Urbanisme de Décines engagé par de nouvelles délibérations en janvier 2010 et que celui-ci "donnera lieu à une nouvelle enquête publique à l'automne..." .

Gilles Roman





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1/2 finale retour de L.d.C. / Lyon-Bayern (0-3) : Une fessée et Olic.

C'est un Olympique Lyonnais totalement dépassé par l'évènement qui s'est présenté mardi 27 avril 2010 à Gerland contre le Bayern Munich.
Défait 3-0 (triplé d'Olic), le club de Jean-Michel Aulas a bien mal répondu à l'attente d'une Ville pourtant dévouée à sa cause (les TCL, par exemple, ont arboré toute la journée des drapeaux aux couleurs de l'OL). La Bavière exulte et toute la ville allemande se met à rêver avec son équipe à une cinquième étoile sur le maillot du Bayern (signe de victoire dans la compétition). Ils affronteront l'Inter Milan ou Barcelone en finale.

Lyon : fébrile, comme à l'aller.
La vraie réussite de Van Gaal, l'entraîneur du Bayern, n'aura pas été de maintenir son maigre avantage acquis à l'aller, mais plutôt d'avoir réussi à reproduire avec son équipe le même type de match qu'à Munich : une domination dans tout les secteurs de jeu, une ligne de récupération bien supérieure aux lyonnais, un pressing constant lorsqu'ils n'avaient pas le ballon, une grande solidité défensive, peu de déchet technique et un spectacle offensif de grande qualité.
Pourtant, on les avait entendus, les lyonnais, tout au long de la semaine dernière : ils n'étaient pas satisfait de leur piètre prestation de l'Allianz Arena (défaite 1-0) et voulaient à tout prix prouver leur vraie valeur. Pour cela, ils avaient fait repousser le match de championnat OL-Monaco (prévu le 12 mai) afin d'être frais physiquement et ils avaient organisé une mise au vert à Monthieux, dans l'Ain, histoire de se ressourcer, de vivre en groupe et d'apaiser la tension existante autour de l'évènement. Persuadés que l'OL ne pouvait que s'améliorer en référence à son non-match à l'aller, ils étaient nombreux, supporters comme connaisseurs, à y croire, à cette qualification rhodanienne. Et la première surprise tombait un peu plus de deux heures avant le coup d'envoi du match : Claude Puel avait choisi d'aligner un attendu 4-2-3-1 avec Govou, Bastos et Delgado, ce dernier en soutien direct de Lisandro Lopez, qui s'était plaint d'avoir été trop esseulé lors de la première manche.
Devant la défense centrale Cris/Boumsong, Makoun et Gonalons avaient la lourde tâche de contenir les percées de Robben, Olic, Müller et le jeu rude de Van Bommel. Le flegme du Camerounais et la fougue maladroite du jeune lyonnais auront au final laissé un boulevard aux bavarois, notamment sur les côtés où Réveillère et Cissokho ont souffert face à Altintop et Robben.

Deux avertissements... dans le vent.
Le Bayern commençait le match dans l'optique claire de marquer un but rapidement. Ainsi, et dès la troisième minute, Olic profitait d'une bourde de Cris pour centrer au point de penalty vers Müller, lequel manquait le cadre de quelques centimètres. Les lyonnais étaient passés tout prêt de la douche froide, de la même façon que Müller, alors que le chronomètre annonçait dix minutes de jeu, profitait d'une touche anodine pour centrer fort et de façon dangereuse devant la cage d'Hugo Lloris. Deux occasions sans conséquences immédiates, mais qui montraient clairement la fébrilité des lyonnais en ce début de rencontre.

On connait tous le fameux proverbe "jamais deux sans trois", et parce que les proverbes sont aussi faits pour être vérifiés, Müller, de nouveau sur une touche, perçait la défense statique des lyonnais et servait Olic, seul face à Lloris qui le fusillait (0-1, 26'). Il fallait bien cette ouverture au score pour réveiller les lyonnais, sans doute un peu paralysés par l'enjeu : Bastos, sur un centre de Govou, manquait inexplicablement l'égalisation du gauche aux 6 mètres. Maladresse, manque d'efficacité, ce n'était pas le cas du Bayern et de son attaquant croate Olic : doublant la mise sur un service d'Altintop (0-2, 67'), il enfonçait définitivement le clou avec une tête à bout portant, après un bon centre de Lahm (0-3, 76'). Lloris avait fait de beaux arrêts face à Robben auparavant (57' et 71'). Après le triplé du croate, la messe était dite à Gerland, et ni Govou ni Gomis, entré en jeu à la mi-temps, n'arrivaient à peser réellement sur la défense allemande. Une muraille infranchissable pour les rhodaniens, bien que prise à défaut à 13 reprises depuis le début de la compétition.

Une colonne vertébrale mise à mal par le corps arbitral.
Après l'expulsion de Toulalan à Munich par M. Rosetta (54', à la suite de deux cartons jaunes très sévères), c'est le capitaine Cris qui s'est fait expulser hier soir par Monsieur Busacca (60'), suite, là encore, à un jugement très discutable (le policier, frustré d'avoir écopé d'un carton jaune peu évident, s'est rendu coupable d'un geste d'humeur maladroit qui lui a valu une expulsion sévère). Une nouvelle fois, l'OL a dû terminer la rencontre à 10, ce qui a bien sur totalement scellé le sort du match et le résultat. Il n'est pas chauvin de dire que l'OL n'aura tout de même pas bénéficié d'un arbitrage très favorable sur la double confrontation, privé injustement de Toulalan dans un premier temps puis de Cris hier soir, deux éléments indispensables de la colonne vertébrale lyonnaise.

Pour l'OL, la déception est légitime autant que l'élimination est logique. Les lyonnais n'auront jamais su prendre le jeu à leur compte et se libérer totalement au fil des 180 minutes de la demi-finale. Le Bayern Munich mérite donc sa qualification, acquise de haute volée après un match solide à Munich (1-0) et une démonstration à Gerland (3-0). Même si l'arbitrage pourra être l'un des sujets les plus épineux dans tout les bars ce matin, l'Histoire retiendra avant tout que l'OL n'a pas été au rendez-vous de sa demi-finale. Triste épilogue pour une campagne européenne qui aura quand même été magnifique (à l'image d'ailleurs des encouragements de Gerland hier soir jusqu'aux derniers moments du match). Et ils ont eu raison, les supporters, de laisser parler leur coeur. Allez, laissons le notre s'exprimer aussi, et disons le haut et fort, avec fierté malgré tout : merci l'OL !

Mikhaël Defoly


Photo : dans le cadre d'un accord entre Lyon et Münich, un agent d’accueil germanophone (en tenue de supporter du Bayern) a accueilli à l’Office du Tourisme les supporters Allemands, leur a proposé de la documentation touristique sur la ville et conseillé les sites touristiques à ne pas manquer.
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1/2 finale retour de Ligue des Champions / OL-Bayern Munich : Lyon veut franchir la Bavière !

mardi 27 avril 2010

Après la décevante défaite concédée à l'Allianz Arena mercredi dernier (1-0), l'OL s'apprète à renverser la tendance en recevant le Bayern Munich à Gerland ce mardi 27 avril 2010 (20h45). Critiqués par la presse hexagonale et étrangère, Claude Puel et ses hommes ont à coeur de montrer un autre visage à Gerland, et ainsi d'accéder à la finale de la Ligue des Champions. Le Bayern, quant à lui, y croit dur comme fer : la qualification ne peut pas lui échapper.

Une polémique avortée par le résultat du match aller.
La polémique était née d'une décision de la Ligue de reporter le match OL-Monaco (initialement prévu ce week-end) au 12 mai, de façon à ce que l'OL bénéficie d'une semaine sans compétition entre ses deux joutes européennes. Louis Van Gaal, l'entraîneur du Bayern, avait alors fustigé la Ligue qui, par cette décision, donnait "à Lyon une meilleure chance d'atteindre la finale".
 Mais la polémique s'est bien vite envolée, avec des lyonnais qui ont dû faire l'aller-retour Lyon/Munich en bus, suite aux problèmes du trafic aérien aujourd'hui résolus. D'autant plus que l'avis du technicien allemand n'était pas partagé par tous, à commencer par un ancien du club bavarois, travaillant aujourd'hui à l'ASSE : Willy Sagnol. "Le match de Lyon repoussé est un avantage [pour le Bayern Munich], car avec une semaine sans match on peut facilement sortir du rythme. Et après pour le Bayern la merveille deviendra réalité". Un brin d'optimisme pour l'ancien joueur de l'Equipe de France, qui s'accorde parfaitement avec la tendance euphorisante de l'ensemble de la presse allemande. Le Bayern, facile finaliste ? Pas si sur. Car l'OL, au-delà même de l'enjeu énorme que contient ce match, a un esprit de revanche et une fierté à retrouver.

Deux préparations bien différentes...
De la même manière qu'ils ont vécu un match bien différent mercredi dernier, lyonnais et munichois ont eu droit à deux préparations pour le moins opposables durant ces derniers jours. Les lyonnais, qui avaient besoin de se ressourcer un peu et d'évacuer la pression qui plane autour de ce match, se sont mis au vert ce samedi au "Golf du Gouverneur", à Monthieux (01). Un endroit paisible où, à l'image du stage en Tunisie effectué l'hiver dernier, on espère que les rhodaniens auront retrouvé des valeurs pour le combat qui se prépare à Gerland. Le Bayern Munich, qui n'a pas bénéficié, lui, du report d'un match par sa fédération, s'est déplacé ce samedi à Mönchengladbach (1-1). Un match nul compliqué où les co-équipiers de Robben ont été menés, avant de s'arracher pour revenir au score par Klose, tout juste entré en jeu et incertain pour la rencontre de ce soir.
Un déplacement qui aura surtout fait mal au niveau des organismes : la défense centrale habituellement titulaire Van Buyten/Demichelis est sortie sur blessure et demeure très incertaine ; une défense allemande mise à mal, avec l'incertitude de Contento et l'absence de Tymoshchuk. Pranic et Ribéry sont quant à eux suspendus. L'OL aura donc un vrai coup à jouer ce soir. A condition de changer de tactique par rapport au match aller.

OL : Changer de tactique pour jouer sa chance à fond.
On l'a tous vu, lu et entendu, Lyon n'a pas été à la hauteur au match aller. Alignés dans une tactique trop défensive, les lyonnais ont été beaucoup trop dominés pour développer un jeu offensif percutant. Seules les phases sur coup de pied arrêtés ont été dangeureuses, mais en sortant Pjanic dès l'expulsion de Toulalan, Claude Puel a voulu solidifier le milieu de terrain, laissant Lisandro Lopez esseulé en attaque.
 L'attaquant argentin, frustré mercredi dernier, a exprimé dans la presse toute son inquiétude et sa déception quant au jeu proposé par l'OL : "A Munich, on a vu une équipe trop défensive qui jouait trop bas. Il faut corriger la tactique et mettre tout en oeuvre pour gagner. A 11 contre 11, on aurait du faire plus de mal à l'adversaire. Ajoutés à cela un peu plus de courage et une attitude plus positive, on doit tout faire pour aller chercher la qualification. (...) On doit changer au retour".
Des critiques non dissimulées et adressées au coaching frileux de son entraîneur, qui, après avoir donné la leçon à Manuel Pellegrini en 8èmes de finale, a, pour une majorité de supporters, perdu son duel tactique face à Van Gaal. Pour le retour, le tout sera de surprendre. Le Progrès a sorti de la cave un 4-4-2, alliant Lisandro et Gomis en pointe ; d'autres pensent qu'un 4-2-3-1 avec Ederson en soutien de Lisandro serait plus judicieux. Evidemment, le défi du coach s'avère compliqué, mais, comme l'affirmaient par le biais d'une banderole des supporters lyonnais présents à Tola Vologe samedi dernier : "Ensemble, tout est possible".

Lyon invaincu à domicile, mais pas imperméable.
Et c'est bien là la source d'inquiétudes côté lyonnais : même s'ils ont toujours répondu présent à Gerland cette saison, en Ligue des Champions (5 victoires et 1 match nul), les lyonnais ont pour autant encaissé trois buts en 6 matchs à domicile (contre Anderlecht, Liverpool et Bordeaux). De quoi avoir peur, surtout lorsque l'on sait que le Bayern s'est qualifié non pas pour ses performances à domicile mais pour ses buts inscrits à l'extérieur (deux à Florence et deux à Manchester). Bien sur, c'est l'objectif des Robben, Olic, Müller et compagnie, car avec l'avantage acquis à l'aller (1-0), et s'ils inscrivent un but à Gerland, l'OL devra scorer par trois fois pour se qualifier. Et même face à une défense allemande décimée, la tâche semble ardue.
 Du côté de la défense lyonnaise, Cris, un temps pressenti absent, s'est avoué "confiant" avant cette rencontre capitale qu'il devrait disputer aux côtés de Jean-Alain Boumsong en défense centrale. Réveillère et Cissokho devraient occuper les côtés. Au milieu, Makoun et Gonalons devraient être titularisés, à moins que Claude Puel joue l'offensive en alignant Pjanic, Källström et/ou Ederson. Delgado et Govou (ou Ederson, tout dépend du milieu) sur les ailes devraient apporter des bons ballons à celui qui sera très attendu ce soir à Gerland : l'homme providentiel, Lisandro Lopez. Toute la France du ballon rond aura les yeux sur ce match. Messieurs, il est temps de rentrer dans l'Histoire  !

Mikhaël Defoly




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Conférence sociale en Rhône-Alpes : pour JJ Queyranne, "la situation reste préoccupante"

lundi 26 avril 2010

Comme il l'avait promis durant la campagne, Jean Jack Queyranne a ouvert son nouveau mandat à la tête de la région  par une "conférence régionale pour l'emploi et la formation".

Depuis le début de la crise, le chômage a d’autant plus augmenté en Rhône-Alpes que l'emploi industriel y était plus important que dans la moyenne des autres régions. Les bassins  touchés sont Oyonnax, la vallée de l’Arve (lire ici) et Annonay en Ardèche.  On note aussi de grandes difficultés à Roanne dans le département de la Loire ou encore dans la Vallée de la Maurienne. Des zones géographiques peu touchées jusqu'ici, comme le Nord Isère, voient elles aussi leur situation économique se détériorer depuis quelques semaines.

Une chute significative du secteur de la production
Entre 1982 et aujourd'hui, le secteur productif a chuté de 62% à 47% sur l'ensemble de  la région Rhône-Alpes. "On compte désormais plus de salariés dans les fonctions de gestion, de conception-recherche et de commerce inter-entreprises que dans les fonctions de  production  pure", note un rapport de l'Insée. Ce déplacement des créations d’emplois vers les services s'es accompagné d'une forte croissance des licenciements. Avec une augmentation de 13,8% en un an (voir LYon-Economie.fr), les chiffres officiels fin février s’établissent à 252 561 demandeurs d’emplois.

L'ensemble de la population se trouve fragilisée : les jeunes, les salariés en intérim ou en CDD, les personnes peu qualifiées, les seniors (près de 25% d’augmentation en un an). Le chômage  touche très fortement les femmes...

Une fin de crise très incertaine
Malgré les différentes annonces faites par le gouvernement, et particulièrement par le Président de la République Nicolas Sarkozy lors de ses récentes interventions télévisées, les perspectives de reprise de la croissance restent, selon le président de la Région Rhône-Alpes, pour le moins "incertaines et inégales" : on se trouve actuellement face à un "risque de croissance molle et surtout une croissance sans emplois".

L'attentisme des entreprises
Les services de la région notent toujours une très grande incertitude chez les entrepreneurs qui trouvent leurs carnets de commande encore très insuffisants. La Banque de France fait état d’un « attentisme notable » en matière d'investissement et certains secteurs, comme l’automobile (avec la mécanique, le décolletage), l’habillement et le textile, le bâtiment et les travaux publics restent très touchés par cette crise des investissements.

Les faillites sont toujours à la hausse
Le nombre de défaillances d’entreprises continue à croître (notamment parmi les jeunes entreprises créées depuis 2004/2007) et le recours au médiateur du Crédit est de nouveau en forte hausse. "Nous avons connaissance que davantage d’entreprises sont au bord du dépôt de bilan (dans toute la Région – et spécialement dans les bassins fortement industriels). Nous suivons, avec les services de la Région, plus de 150 entreprises qui sont en difficulté" indique encore Jean-Jack Queyranne.

La révolution des "industries" vertes 
Pour lui, la crise serait donc plus profonde que celle traversée en 1993 et l'industrie devra faire face à de profondes mutations : "Au-delà des mutations qui se sont engagées (avec une chimie plus environnementale, des textiles plus techniques et des véhicules industriels plus propres), la réduction de l’activité peut menacer la vocation industrielle de Rhône-Alpes, "dont dépend près d’un emploi sur deux", et plus si on compte la sous-traitance (un cinquième de la soustraitance française !)".

Soutenir l'innovation et la recherche
Parmi les réponses à apporter, au delà de l'accompagnement des salariés victimes de la crise, le Président de la Région a proposé de "soutenir  l’innovation sous toutes ses formes" : technologique (avec les pôles de compétitivité et les clusters d'entreprises notamment) ; environnementale et  sociale par la poursuite du soutien au secteur de l’économie sociale et solidaire (coopératives, associations, mutuelles...). La région devra aussi réaffirmer son soutien à l’artisanat, au tourisme, à l‘agriculture et au monde rural (une conférence régionale agricole est convoquée le jeudi 29 avril 2010).

Le président de l'assemblée régionale compte aussi sur la révision du Schéma régional de développement économique (SRDE) pour définir dans la concertation "les nouveaux objectifs stratégiques pour les années à venir". Les cinq piliers de la croissance devraient être selon lui l’innovation,  la formation, la responsabilité écologique, l'accès et l'adaptation à l’emploi "tout au long de la vie", et le soutien au développement international des entreprises (30% de leur Chiffre d’affaire est déjà réalisé à l’international).

En ce qui concerne l'aide sociale, Jean Jack Queyranne a rappelé que le Gouvernement vient d’élaborer un plan d’urgence pour les sans-emploi en fin de droit. "Le concours des Régions serait sollicité pour la formation : nous attendons d’en connaître les modalités"... "Nous avons déjà fait le choix de former plutôt que licencier", a-t-il ajouté..."Nous souhaitons poursuivre dans cette voie en misant sur la formation,  l’emploi durable, le soutien aux entreprises et l’innovation..." .


Gilles Roman




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Rhône-Alpes, l'Assemblée Régionale désigne ses représentants

vendredi 23 avril 2010

Le conseil régional Rhône-Alpes était réuni cette semaine, pour la première fois après les élections de mars 2010 .

Au menu, la constitution des groupes politiques et l'adoption du règlement intérieur (lire sur LYon-Politique.fr) et aussi la désignation des représentants dans plus de 1000 organisations, associations ou institutions ( lycées, parcs naturels, centres culturels, etc.).
Cette première réunion a donné lieu à une sorte de "tour de chauffe" dans la nouvelle arène où les groupes politiques ont voulu marquer leur territoire et instaurer un rapport de force.  A droite, certains conseillers ont pris à coeur leurs nouvelles fonctions, les élus UDC (Union de la Droite et du Centre) rivalisant avec ceux du Front National pour le dépôt d'amendements, dont beaucoup ont été retirés au moment du vote.

Une manipulation des élus de droite ?
Parmi les plus bruyants, des conseillers UDC comme Mrs De San Nicolas et  Kovacs, ont mené la charge contre la nouvelle majorité, l'accusant de monopoliser les postes de représentation, de ne laisser aucun droit à l'opposition et reprochant même à Jean-Jack Queyranne de ne pas laisser à l'opposition la présidence de la commission des finances, "comme le Président de la République Nicolas Sarkozy l'a fait à l'Assemblée Nationale".
Dans un communiqué après le vote sur les représentations dans les lycées, les élus du groupe Parti Socialiste, Ecologistes et Apparentés (PSEA) ont dénoncé cette "campagne de désinformation" et indiqué que les élus de la droite avaient eux-mêmes, avant l'entrée en séance, demandé au président un certain nombre de postes dans les lycées, ce qu'ils ont obtenu. Leur attitude "est d'autant plus regrettable qu'il était possible d'évoquer avant le vote les quelques problèmes existants", écrivent-t-ils avant de terminer : "La droite a choisi la démagogie, ce qui est pour tout dire lamentable"...


Gilles Roman 
(voir aussi LYon-Politique.fr )


Voici la liste des responsables élus, commissions par commissions : 
- Commission 1 : Formations initiales et lycées, 
Président(e) Monique Cosson (Europe Ecologie -Verts), 1er VP Nathalie Nieson (PSEA), 2ème VP Sabine Puis (PSEA)
- Commission 2 : Formation tout au long de la vie
 Président(e) Florence Perrin (PSEA), 1er VP Catherine Pidoux (PRG - App), 2ème VP Jeannie Tremblay (Europe Ecologie -Verts)
- Commission 3 : Enseignement supérieur, recherche et formations sanitaires et sociales
 Président(e) Jérôme Safar (PSEA), 1er VP Gwendoline Delbos-Corfield (Europe Ecologie-Verts), 2ème VP M. Belkacem Lounes (Europe Ecologie -Verts)
- Commission 4 : Emploi, économie, économie sociale et solidaire et innovation sociale
 Président(e) Fatiha Benhamed (Europe Ecologie - Verts), 1er VP JM Ceisson (PSEA), 2ème VP Rosa Aranda (PSEA)
- Commission 5 : Développement rural et agriculture
 Président(e) Olivier Keller (Europe Ecologie- Verts), 1er VP Philippe Lacondmine (PSEA), 2ème VP Corinne Morel-Darleux (Front de Gauche)
- Commission 6 : Transports, déplacements et infrastructures
 Président(e) Jean-Charles Kohlaas (Europe Ecologie - Verts), 1er VP Edouard Simonian (PSEA), 2ème VP Antoine Fatiga (Front de Gauche)
- Commission 7 : Aménagement, animation du territoire, foncier, société de l’information et parcs naturels régionaux
 Président(e) Elisa Martin (Front de Gauche), 1er VP Albane Colin (Europe Ecologie - Verts), 2ème VP Christiane Farigoule (PSEA)
- Commission 8 : Environnement et santé
 Président(e) Michèle Eybalin (PSEA), 1er VP Annie Agier (Europe Ecologie - Verts), 2ème VP JP Moille (PSEA)
- Commission 9 : Energie et climat
 Président(e) Marie-Helene Riamon (PSEA), 1er VP Sheila Mc Carron (PSEA), 2ème VP Valérie Bonicalzi-Herrero (Europe Ecologie - Verts)
- Commission 10 : Politique de la ville, logement et solidarités
 Président(e) Othman El Harti (PSEA), 1er VP Armand Creus (Front de Gauche), 2ème VP Alexandra Cusey (Europe Ecologie - Verts)
- Commission 11 : Culture
 Président(e) Catherine Herbertz (PSEA), 1er VP Arlette Gervasi (PSEA), 2ème VP Corinne Bernard (Europe Ecologie -Verts)
- Commission 12 : Finances et organisation générale
 Président(e) Didier Jouve (Europe Ecologie - Verts), 1er VP Christophe Greffet (PSEA), 2ème VP Aurélien Ferlay  (PSEA)
- Commission 13 : Tourisme et montagne
 Président(e) Guy Palluy (PSEA), 1er VP Yves Paccalet  (Europe Ecologie - Verts), 2ème VP Pascal Bonnetain (PSEA)
- Commission 14 : Europe, relations et solidarités internationales
 Président(e) André Friedenberg (PRG - app), 1er VP Christian Dupessey (PSEA), 2ème VP Etienne Tête (Europe Ecologie - Verts)
- Commission 15 : Sport et jeunesse
 Président(e) Philippe Mignot (PSEA), 1er VP Nicole Billet  (Europe Ecologie - Verts), 2ème VP Yann Crombecque  (PSEA)
- Commission 16 : Vie associative, éducation populaire, démocratie participative, lutte contre les discriminations et égalité hommes/femmes.
 Président(e) Sarah Peillon (PSEA), 1er VP Elvan Uca (Europe Ecologie - Verts), 2ème VP Messa Bouzidi (PSEA)


Les articles sur le Conseil Régional Rhône-Alpes dans les sites de LYonenFrance -






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Gérard Collomb contre la "posture" de gauche des dirigeants du PS

jeudi 22 avril 2010

Le sénateur-maire de Lyon était l'invité de l'émission "Face à nous" de Public Sénat le mercredi 21 avril. Il est d'abord revenu sur l'affaire de prostitution qui touche des joueurs (ou ex joueurs) de l'Olympique lyonnais.


A propos de Sidney Govou, qui par l'intermédiaire de son avocat Thierry Braillard (lui-même adjoint au Maire de Lyon) nie toute implication dans cette affaire, Gérard Collomb indique :  "Je pense qu’à partir du moment où les footballeurs sont un exemple, ils doivent avoir une conduite irréprochable... Govou a toutes les capacités pour être un grand champion, quelques fois il a trop de faiblesses humaines".

Sur le projet de loi d'interdiction de la burqa, le Président du Grand Lyon s'oppose au projet porté par le gouvernement suite à la mission dirigée par l'ex maire de Vénissieux et  député du Rhône André Gérin (PC). Cette volonté de voter une interdiction totale de la Burqa  sera inapplicable selon Gérard Collomb qui fait une distinction entre "espace public" et "lieux publics" et ne voit pas "comment concrètement des policiers pourront demander à des personnes de retirer leur voile sur les marchés" .

Retraite à 60 ans, "il ne doit pas y avoir de tabou"...
Gérard Collomb est aussi revenu dans cette émission sur ses relations difficiles avec les dirigeants actuels du  Parti socialiste. "Les dernières élections n'ont pas été gagnées par Martine Aubry mais par les présidents sortants des régions qui tenaient des positions réformistes", analyse le Maire de Lyon. A propos du nouveau projet économique du PS, présenté par Pierre Moscovici, Gérard Collomb estime que son ancrage à gauche n'est "qu'une posture, (…) une espèce de synthèse"... Il note d'ailleurs que lors du dernier congrès du parti, Pierre Moscovici "écrivait des choses totalement différentes" dans un projet de motion qu'ils avaient travaillé ensemble.

Sur les retraites, Gérard Collomb prend là encore le contrepied de la direction du parti en se déclarant favorable à un report de l’âge légal de départ, alors que Martine Aubry reste sur les 60 ans. "Je pense qu’il n’y pas de tabou dans ce domaine... Si je disais aujourd'hui à mon père que je vais mettre en cause le tabou de la retraite à 60 ans, il hurlerait. Mais je dois le faire, nous devons le faire parce que les choses ont changé", dit-il avant d'ajouter que tous les curseurs devront être utilisés : augmentation des cotisations, allongement du temps des cotisations...

Gilles Roman




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Bayern Munich-OL 1-0 : Lyon pas à la hauteur (1/2 finale aller de Ligue des Champions)

L'Olympique Lyonnais s'est incliné par la plus petite des marges ce mercredi 21 avril à Munich contre le Bayern, en 1/2 finales aller de Ligue des Champions (1-0).
 Mal en point et malmené, le groupe lyonnais n'a pas su tenir la candence face au pressing constant des allemands. Hugo Lloris, auteur de grands arrêts hier soir, a évité le pire à son club : l'OL aurait pu repartir de l'Allianz Arena avec une belle valise...

Le Bayern vraiment supérieur à l'OL.
Avec un peu moins de maladresse, le Bayern Munich aurait pu largement accroître la petite avance acquise avant le match retour à Gerland. Car aussi bien techniquement que physiquement et tactiquement, l'Allemagne a totalement pris le dessus sur la France. Ce n'est ni un complexe d'infériorité ni une conclusion hâtive tirée après un match difficile, non, c'est bel et bien une réalité objective : Lyon n'a pas été au rendez-vous. Les hommes de Van Gaal ont parfaitement maîtrisé le match, faisant courir les lyonnais derrière un ballon presque allergique à leurs pieds (certains quarts d'heures se sont conclus en possession de balle par un 80/20 en faveur du Bayern). En accumulant les occasions dangereuses (une dizaine au total) de la même façon qu'en faisant briller Lloris, les Bavarois ont fait reculer l'OL peu à peu, jusqu'à faire craquer sa défense sur une frappe de Robben légèrement déviée par Müller (1-0, 69'). Un but plein de réussite mais vraiment mérité, tant la domination du Bayern fut sans contest. Les lyonnais se sont réveillés un peu trop tard dans un match rude et fermé. Ils devront absolument montrer autre chose à Gerland s'ils ne veulent pas terminer leur aventure européenne à ce stade de la compétition.

Monsieur Rosetta et les cartons rouges : une grande histoire d'amour...
Indéniablement, s'il y a bien deux évènements qui ont fait basculer le cours du match, c'est bien sur les deux expulsions de Monsieur Rosetta, l'arbitre de la rencontre, autant méritée pour Ribéry (auteur d'une grossière faute sur Lisandro à la 36') qu'injuste pour Toulalan (54', et attribuée selon Claude Puel "par compensation").
Les deux hommes manqueront donc à leur formation au match retour, mais au-delà de ça c'est la capacité de réaction et de réorganisation tactique des coachs qui a donné un avantage conséquent au Bayern. En effet, Louis Van Gaal a répondu à l'expulsion de Ribéry par un ré-équilibrage tactique en sortant Olic au profit de Tymoshchuk (46'), puis, voyant que Lyon aussi était réduit à 10, apportait une touche offensive en remplaçant Pranjic par Gomez (63') ; une tactique que l'on sait payante. Claude Puel, quant à lui, a été (comme bon nombre de personnes) totalement surpris par l'expulsion de Toulalan et, pris dans le feu de l'action, a fait descendre Gonalons en défense centrale, sortant Pjanic au profit d'un renforcement du milieu de terrain défensif avec l'entrée en jeu de Makoun. Mais cette expulsion pose un grave problème d'effectif : comment l'Olympique Lyonnais va-t-il réorganiser son assise défensive ? Il a une semaine pour y penser. Avec malice et efficacité.

S.O.S., défense en détresse.
Le problème défensif de l'OL prend une nouvelle dimension après l'expulsion imméritée de Toulalan. Claude Puel, qui pensait avoir trouvé la solution à son casse-tête en replaçant l'ancien Nantais en défense centrale, va devoir revoir ses plans. Car Bodmer, Boumsong et Clerc sont toujours indisponibles (blessés ou en reprise), Lovren non qualifié et Toulalan suspendu, sans oublier l'état de forme de Cris à suivre de près (le Policier a souffert hier soir, restant au sol à plusieurs reprises) : l'entraîneur lyonnais va-t-il utiliser Cléber Anderson en défense centrale dans une demi-finale de Ligue des Champions, ou, comme hier soir, placer Gonalons dans un rôle inattendu ?

Match retour mardi à Gerland
On peut imaginer un peu tout et n'importe quoi ! Aussi Gassama serait-il habilité à occuper le flanc gauche, laissant Cissokho repiquer vers l'axe central. Quoi qu'il en soit, il reste 5 jours à l'OL pour se refaire une défense capable de canaliser les attaques vives des Robben, Olic, Müller et les percées rugueuses de Van Bommel, de retour dans l'équipe allemande pour la deuxième manche à Gerland. Se refaire un mental, aussi : les rhodaniens n'ont plus gagné un match depuis le tout début du mois à Rennes, et restent sur deux défaites consécutives en Coupe d'Europe -à Bordeaux et à Münich (1-0)) et deux nuls consécutifs en Ligue 1 -contre Lille (1-1) et à Bordeaux (2-2)).
La victoire sera obligatoire la semaine prochaine s'ils veulent connaître la saveur d'une finale de Ligue des Champions. Se refaire un moral, enfin : après être allé et revenu de Munich en bus, au terme d'un voyage plus désagréable qu'éprouvant, les lyonnais disposent de cinq jours pour retrouver la forme et se remettre du coup sur la tête Munichois. Cette fois, c'est sur, pour aller en finale, l'OL devra vraiment réaliser un exploit retentissant au match retour : Gerland en salive déjà. Nous aussi.
Mikhaël Defoly (http://lyon-sports.fr/)


Occasions nettes du match :
13' : claquette de Lloris sur un coup franc de Ribéry tiré en pleine lucarne.
18' : Ribéry s'envole sur le côté gauche, repique dans l'axe, crochette Cris et arme une frappe du droit qui passe à un bon mètre de la cage de Lloris.
30' : sur un coup franc de Pjanic repoussé dans l'axe, Ederson reprend à la volée le ballon qui prend la direction des filets mais trouve Demichelis sur sa trajectoire au dernier moment.
43' : Källström arme une lourde frappe qui oblige Butt à faire un arrêt spectaculaire sous sa barre transversale.
49' : Pranjic reprend en demi-volée un ballon repoussé par Cris de la tête : Lloris est à la parade d'un arrêt réflexe.
53' : gros raté de Müller, seul au point de penalty et parfaitement servi en retrait par Lahm.
60' : Robben s'infiltre du côté gauche de la surface et sa frappe soudaine passe à quelques centimètres du poteau droit de Lloris.
68' : Robben centre parfaitement pour Gomez qui n'appuie pas assez sa tête pour propulser le ballon dans les filets lyonnais.
70' : Robben, bien servi dans l'axe, arme une frappe lourde à ras-de-terre qui, légèrement déviée par Müller, finit sa course dans les filets lyonnais (1-0).
85' : Robben se joue de Cris et Cissokho pour frapper du gauche plein axe, et il faut une parade énorme de Lloris pour empêcher le 2 à 0.
88' : Govou passe de l'aile droite au centre et frappe, sans grande conviction toutefois, un ballon qui finit de peu à côté.


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1/2 finale de Ligue des Champions / Bayern Munich-Lyon : L'OL face à son rêve.

mercredi 21 avril 2010

Après la belle victoire de l'Inter Milan hier soir contre Barcelone (3-1), l'autre demi-finale de Coupe d'Europe oppose ce mercredi 21 avril 2010 l'Olympique Lyonnais au Bayern Munich. Les hommes de Claude Puel, qui ont effectué le trajet en bus suite à la paralysie actuelle des transports aériens, sont arrivés mardi en milieu d'après-midi à Munich, les jambes lourdes et la tête à ce match : le plus important de l'Histoire de l'OL, à n'en pas douter. 




Le Bayern Munich, après avoir éliminé Manchester au tour précédent (2-1, 2-3), entrevoit pleinement une nouvelle finale de Coupe d'Europe. Reste à passer l'obstacle lyonnais.

Deux clubs, deux parcours, une place en finale.
L'OL et le Bayern possèdent la particularité d'avoir deux parcours presque identiques cette saison en Coupe d'Europe. "C'est une équipe qui a eu un parcours un peu similaire au nôtre avec des difficultés à l'automne. Elle revient très fort dans ce printemps, un peu comme nous" s'exprimait d'ailleurs Claude Puel à ce sujet. Car présente dans le groupe A avec Bordeaux, la Juventus de Turin et le Maccabi Haïfa, la formation de Louis Van Gaal s'était extirpée in extremis de son groupe en allant battre la Juve en Italie (4-1) pour terminer deuxième. Même scénario pour Lyon, qui avait dû vaincre Liverpool à Anfield Road (2-1) pour se qualifier en 1/8èmes de finale à la deuxième place du groupe E, derrière la Fiorentina (hasard du calendrier, le Bayern a ensuite éliminé la Fio en 1/8èmes de finale et l'OL s'est occupé de Bordeaux en 1/4). Les deux clubs, présents maintenant en 1/2 finale, ont aussi été à l'origine de deux surprises retentissantes en Europe : les éliminations du Réal Madrid et de Manchester United. Mais le tableau final se rétrécissant, et les deux clubs visant sans complexes une place en finale de Ligue des Champions, lyonnais comme bavarois comptent bien en découdre ce soir dans une Allianz Arena pleine à craquer.

Cependant les similitudes entre allemands et français ne s'arrêtent pas qu'à leur parcours européen ; les deux formations pratiquent aussi le même type de jeu, à savoir une rigueur défensive (parfois mise à mal) et de l'explosivité en attaque. Ribéry et Robben côté Munich, Delgado et Bastos côté Lyon exploitent au mieux les contres que se procure leur équipe. Ces deux clubs se sont aussi illustrés par un mental hors du commun (le Bayern Munich, mené 3-0 par Manchester était revenu à 3-2 pour se qualifier, et Lyon qui a su tenir le 1-0 à Bordeaux dans un match très tendu). Enfin après les qualités, les défauts de l'OL et de Munich sont encore les mêmes : une trop grande dépendance aux individualités et une défense critiquée.

Munich : vers le syndrôme Madrilène ?
Même s'il s'est montré un peu déçu en apprenant la qualification lyonnaise aux dépends de Bordeaux (expliquant qu'il aurait souhaité prendre sa revanche sur les bordelais après les deux revers subis en phase de poule), Louis Van Gaal, l'entraîneur du Bayern, a toutefois expliqué que le match contre Lyon serait très costaud. Ce n'est ni l'avis du site internet bavarois, affichant dimanche en Une un confiant "Lyon kann kommen!" (Lyon peut venir!) ni celui des deux monuments de la presse allemande Bild et Kicker, annonçant par les voix des ex-Bleus Sagnol et Lizarazu "Le Bayern n'a pas à s'inquiéter".

Extrait : "Lyon est une équipe qui joue parfois bien, parfois moyennement, parfois mal. Elle est inconstante. La force de Lyon existe surtout sur le plan offensif, moins sur le plan défensif. C'est comme le Bayern. (...) Le plus grand adversaire du Bayern dans cette demi-finale, c'est le Bayern lui-même". Un surplus de confiance qui découle de la victoire des coéquipiers de Franck Ribéry ce week-end contre la modeste équipe d'Hanovre en Bundesliga (7-0). Attention, à trop afficher sa confiance avant un match, l'environnement allemand pourrait bien porter préjudice à son équipe (As et Marca, les journaux espagnols du Réal Madrid, pourront en témoigner...).

Lyon dans la tourmente...
Ovationné (à juste titre) par la presse française et européenne après sa qualification aux dépends du Réal Madrid (1-0, 1-1), l'Olympique Lyonnais n'a depuis ce coup d'éclat plus vraiment brillé. Il n'a pris que 9 points sur les 6 derniers matchs de Ligue 1 et s'est incliné à Bordeaux en 1/4 de finale retour de Coupe d'Europe, après avoir toutefois fait le boulot à l'aller.
Qu'importe, Lyon ne s'attache pas à ses dernières statistiques hexagonales et donnera tout à Munich ce soir de manière à ne pas avoir de regrets à la fin du match (dixit Hugo Lloris). Le gardien lyonnais, en plein dans le flot médiatique européen, s'avoue serein et prêt à faire face à l'Homme fort du Bayern ces derniers temps : le néerlandais Arjen Robben. Ribéry, qui n'est pas encore revenu au maximum de ses capacités, devrait lui aussi être titularisé d'entrée, de la même manière que la paire d'attaquants Olic/Müller

Claude Puel, dont la défense jouit d'être la meilleure du dernier carré européen, fera tout pour leur barrer la route et trouver une réponse au casse-tête des remparts lyonnais : Bodmer, Boumsong et Clerc (blessés) ainsi que Lovren (pas qualifié) devraient obliger Jérémy Toulalan a reculer d'un cran en défense centrale aux côtés de Cris. Heureusement, le coach lyonnais a enregistré les retours des milieux défensifs Makoun et Gonalons pour bétonner un peu le milieu de terrain. La défense centrale Cris/Toulalan, mais aussi Cissokho, Gonalons, Pjanic, Källström et Delgado sont tous sous la menace d'une suspension au prochain carton jaune ; une nouvelle contrainte qui devrait les inciter (consciemment ou non) à lever le pied en fin de match s'ils n'ont encore rien reçu. Attention donc aux dernières minutes de la rencontre à Munich, moment favori choisi par le Bayern pour l'emporter (comme contre la Fiorentina en 1/8èmes ou Manchester en 1/4, (2-1)). Lyon pourra compter toutefois sur le soutien de 3600 supporters lyonnais qui ont fait le déplacement et donneront de la voix à l'Allianz Arena pour pousser Lisandro et ses co-équipiers. 

A Lyon, l'écran géant posé place Bellecour et les nombreux bars alentours devraient eux-aussi faire le plein, et (espérons-le) libérer aux alentours de 22h40 des supporters lyonnais heureux dans une nuit scintillant pour l'occasion aux couleurs victorieuses de l'Olympique Lyonnais...

Mikhaël Defoly





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"Solidarité nuage" : Le covoiturage, solution à la crise des transports ?

lundi 19 avril 2010

Alors que, du fait de la grève à la SNCF, la circulation est toujours aléatoire dans les trains et que le blocage des aéroports persiste à cause du nuage volcanique... la solidarité commence enfin à s'organiser.

 La radio RTL vient par exemple de mettre en place une opération "solidarité nuage" avec pour objectif de mettre en relation des "autochtones" et des voyageurs abandonnés.  

Les agences de locations de voitures prises d'assaut
Mais si  de nombreux français, qui sont en vacances, ont su rester "zen" jusqu'à présent, beaucoup ne souhaitent plus attendre pour rentrer à leur domicile. Les agences de voitures de location étant prises d'assaut, il reste encore le covoiturage. Dans ce secteur, plusieurs sites internet se démarquent par leur sérieux et leur efficacité:  les sites "covoiturage.fr" et "envoituresimone.com" par exemple, fonctionnent à plein régime depuis plusieurs jours. Ils mettent en contact  automobilistes et passagers, donnent des conseils (assurances...) et aident à fixer  le tarif  pour le partage des frais.

Le covoiturage n'est pas de l'auto-stop
Si on écoute les adeptes du covoiturage régulier, ce moyen de transport n'a que des avantages : pour des petits trajets, domicile / travail, ils permettent de remplir des véhicules souvent occupés par une seule personne, de réduire bien sûr l'impact environnemental et les frais d'essence.  Certaines communes l'ont bien compris et mettent en place des aides, entreprises par entreprises, pour favoriser l'autopartage. A Lyon, le site covoiturage-grandlyon.com est même mis en place par l'administration ! 

Quant aux trajets longs et occasionnels, liés en ce moment à la perte d'un vol ou d'un passage en train; internet est là encore d'un grand secours : covoiturage.com recense par exemple des dizaines de propositions pour relier Lyon à des villes aussi diverses que Valence, Paris, Orange, Toulon ou Saint-Etienne. Et pour ceux qui se trouvent en banlieue, il est même possible de réduire les distances pour éviter de partir de la ville centre en choisissant une commune de banlieue plus proche (Givors, St-Priest...). Mais attention, rappelons que le covoiturage n'est pas de l'autostop et il est important de penser que chacun doit y trouver son intérêt : le passager pour se rapprocher de son lieu de destination, et le conducteur pour réduire ses frais, avoir quelqu'un à qui parler et qui sait... faire de belles rencontres !


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Critérium du Dauphiné Libéré 2010 : Bernard Thévenet dévoile le parcours

C'est l'une des épreuves reines des compétitions cyclistes internationales et elle constitue toujours un test grandeur nature avant le début du Tour de France : "assez proche du Tour pour permettre de tester les coureurs, mais aussi assez éloignée pour que les équipes aient le temps d'effectuer les derniers réglages", note Bernard Thévenet, qui rappelle qu'un grand nombre de vainqueurs du Tour de France, Jacques Anquetil, Eddie Merckx, Bernard Hinault, Miguel Indurain et même Lance Armstrong ont réalisé comme lui-même le fameux doublé (critérium du Dauphiné Libéré puis Tour de France).

Le parcours a été dévoilé 16 avril au siège de la région Rhône-Alpes.
Le parcours de cette 62e édition ne faillit pas à la règle : "les coureurs comme les spectateurs devraient se régaler", note en habitué l'ancien champion, double vainqueur de l'épreuve. Organisée dorénavant par Amaury Sport Organisation (ASO), la course se déroulera du 6 au 13 juin 2010. 

"C'est une fierté, un devoir mais aussi une ambition d'organiser une épreuve aussi prestigieuse", a déclaré Jean-Étienne Amaury, le directeur général d'ASO, pour justifier la reprise de cette épreuve "qu'il n'était pas question de laisser disparaître",  avant de laisser le soin à Christian Prudhomme, le directeur du Tour, de rappeler quelques exploits sportifs, comme ceux de Bernard Hinault,  réalisés dans ces montagnes des Alpes.

Thévenet, quant à lui, habite désormais dans le département de l'Isère. Il peut donc être considéré comme le régional de l'organisation : il a présenté un parcours particulièrement spectaculaire, avec un départ à Évian les Bains le Dimanche 6 juin, pour un prologue "agrémenté d'une belle bosse".
La première étape, le lundi 7, reliera Evian à Saint-Laurent-du-Pont, 191 kms durant lesquels seront traversés quatre départements (Savoie, Haute Savoie, Isère et Ain) avec en prime un sprint aux Echelles !

Seconde étape le mardi 8 : Après un transfert à Annonay, les pros se "promèneront" sur les routes de "l'Ardéchoise", une course mythique pour les amateurs de cyclisme : 177 kms pour relier Bourg Saint Andéol... Une mise en jambe ardue pour le Contre la montre du lendemain...

La troisième étape est en effet un CLM individuel dans le département du Vaucluse, entre Monteux et Sorgues. 49 kms qui pourraient commencer à faire la différence et où on verra se profiler les personnalités des coureurs.  

Le Jeudi 10 juin, au cours d'une étape particulièrement longue (215 kms), le peloton (ou ce qui en restera) reliera St Paul trois Chateaux à Risoul. Là, ce sont les équipes qui seront mises à l'épreuve, avec une arrivée très difficile : l'étape se termine par une montée de 11kms à 7% ...

Le lendemain, pour la cinquième étape, les coureurs partiront de Serre Chevalier pour se rendre à Grenoble : entretemps ils auront gravi quelques côtes : Chamrousse, le col du Ruitel...)... Une étape qui "fera mal" et qui préfigure un final époustouflant... "Il faut faire en sorte que le suspense perdure et que la course ne soit pas jouée dès les premiers jours", note un fin connaisseur .

Les comptes se règleront dans les Alpes
La fin de semaine sera consacrée aux Alpes avec le samedi une étape Crolle / Alpe d'Huez (151,5 kms) en passant par le col du Grand-Cucheron et le  Glandon, "un col particulièrement difficile" d'après Bernard Thévenet. Quant au dimanche, la route entre Allevard les Bains et Sallanches annonce une arrivée... festive !

L'arrivée d'ASO dans l'organisation promet un renouveau de la couverture média : plusieurs télévisions internationales ont annoncé une présence importante : les spectateurs de toutes les chaînes de France Télévision, mais aussi d'Eurosport, de la Rai, de TVE (Espagne), Sky Nouvelle Zélande, Japan Sport et de nombreuses télévisions du câble devraient voir défiler les magnifiques paysages des Alpes (Savoie, Haute-Savoie, Isère, Drôme...). 

Un financement de la région qui n'est pas anodin
Le Président de la Région, Jean-Jack Queyranne, a tenu à rappeler les valeurs qui sous-tendent cette compétition, et qui justifient donc son financement par l'institution. C'est tout d'abord une épreuve qui traverse l'ensemble des départements de cette région très montagneuse ; elle rassemble donc non seulement les passionnés de cyclisme, mais aussi les amoureux de la montagne. Le critérium  met aussi en valeur les performances de professionnels, tout en s'appuyant sur un nombre impressionnant de licenciés amateurs. Dans la région, ils sont plus de 15000 et les meilleurs d'entre eux auront encore cette année la possibilité de courir les derniers cinquante kilomètres de certaines étapes. Comme certains de leurs aînés, ce passage quelques heures avant le peloton, sera pour eux une occasion de"se faire repérer"  pour passer, pourquoi pas, professionnels.

Gilles Roman




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Mise à Jour : la réouverture des aéroports de Bron et St-Exupéry à Lyon

dimanche 18 avril 2010

MàJ le 19 avril à 22hOO : Les aéroports de Lyon-Bron et Lyon St-Exupéry à Satolas, fermés depuis le vendredi 17 avril au soir (lire ici et ) ont réouvert progressivement à partir du lundi 19 avril à 20h00.

La reprise du trafic se fera peu à peu et rien ne permet de dire que les vols prévus partiront à l'heure. Il est donc important pour les passagers en attente et pour ceux qui ont réservé dans la journée de mardi, de prendre contact avec leur compagnie, leur tour opérateur ou leur agence de voyage, pour savoir si le vol sera assuré.


Le site internet de l'aéroport, www.lyonaeroports.com, fonctionne de nouveau correctement. 

  Dans une communication du dimanche 18 avril, le Premier Ministre François Fillon avait déclaré que seuls seraient réouverts les aéroports situés dans un axe Bordeaux/Nice. Les avions situés au nord de cet axe ont été déplacés sans passagers afin de les repositionner sur les aéroports du sud de la France et ainsi pouvoir proposer des vols internationaux, en particulier vers les pays du sud, ou d'organiser le rapatriement des français bloqués à l'étranger.

Un nuage volcanique qui se déplace lentement
Cette situation est due à un nuage de particules fines issu d'un volcan en provenance d'Islande, qui se déplace lentement au dessus de l'Europe. Ces particules peuvent endommager les moteurs des avions et le  trafic aérien restera très perturbé dans plusieurs pays...

Si l’espace aérien est libéré, "il sera toutefois à prévoir de fortes perturbations avant un retour à la normale", insiste la DGAC. Quant au site officiel des aéroports de Lyon, il indique qu' "afin d’éviter tout déplacement inutile aux passagers, il leur est demandé de ne pas venir à l’aéroport avant d’avoir pris contact avec leur compagnie aérienne ou leur tour opérateur".






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De Grenoble à Bordeaux en passant par Lyon ou La Rochelle, les aéroports ferment un à un...

samedi 17 avril 2010

Un volcan crache en Islande et c'est toute l'Europe qui tousse ! Une réunion de crise a été organisée le 17 avril 2010 par le Premier Ministre qui a annoncé qu'une "veille quotidienne" serait assurée sur la qualité de l'air et la situation sanitaire. 


"Il n'y a pas actuellement de risque pour la santé, du fait de la haute altitude et de la dispersion des particules" , précisent tout de même les services de François Fillon.

Par mesure de précaution, la circulation aérienne a été restreinte dans la plupart des pays d'Europe du Nord. La Grande Bretagne, l'Allemagne, la Suède, le Danemark, la Norvège, la Belgique, la Suisse, l'Italie, la Pologne et bien d'autres pays encore sont concernés par le passage du nuage de cendres lié à l'éruption du volcan en Islande. En France ( lire ici ) ; la direction de l'aviation civile (DGAC) a étendu samedi 17 avril les ordres de fermeture des aéroports, au moins jusqu'au lundi 19 avril à 8h, au plus tôt !

Les adresses internet et numéros de téléphone des compagnies aériennes (source LYon Aéroports)


De Lyon à la Rochelle en passant par Nantes et même Bordeaux
Si les restrictions touchaient au départ seulement les villes du nord de l'Europe, les mesures concernent aujourd'hui pratiquement tous les aéroports français. A Paris, Roissy, Orly et le Bourget sont étrangement vides en ce week-end de "chassé-croisé" des vacances. En province, 25 aéroports sont  aujourd'hui fermés: Cherbourg, Lille, Brest, Lannion, Deauville, Morlaix, Caen, Strasbourg, Vatry, Metz, Beauvais, Lorient, Quimper, Vannes, Rennes, Mulhouse, Châteauroux, Nantes, la Rochelle, Limoges, Lyon, Clermont-Ferrand, Chambéry et même Grenoble et Bordeaux.

Le journal Ouest France indique qu'un avion test de la Lufthansa a effectué un voyage sans passager pour permettre d'analyser les moteurs, mais les conditions météorologiques ne permettent pas de penser que la situation puisse s'améliorer rapidement.






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Esmod : un investisseur japonais sur les pentes de la Croix Rousse

Il y a parfois des nouvelles qui égayent une journée. Lorsqu'en décembre 2009 le Président du Grand Lyon, Gérard Collomb, a appris que le PDG d'Esmod international était intéressé par un gros investissement à Lyon,  il a aussitôt demandé à ses services de faire un communiqué.

La nouvelle, à ce moment là, n'a pas fait les titres de la presse, mais le projet a évolué très rapidement et a même été officialisé cette semaine. Cinq cabinets d'architectes ont été priés de plancher sur le transfert de l'antenne lyonnaise de cette école, qui comprend déjà 22 établissements répartis dans 17 pays et propose un enseignement de stylisme et de modélisme de haut niveau.

Une implantation dans un quartier en bouillonnement...
Le lieu choisi par Mr Satoru Nino pour cette implantation est l’ancien musée des télécommunications de la rue Burdeau dans le 1er. arrondissement de Lyon. "Si tout continue à ce rythme, nous avons prévu d'ouvrir la première promotion dès la rentrée 2011", indique Alain Boix, le directeur d’ESMOD Lyon. L'école a en effet développé une antenne à Lyon depuis plusieurs années, mais se trouve trop à l'étroit dans ses locaux actuels, situés dans le sixième arrondissement. Le déménagement permettra pour le moins de doubler le nombre d'élèves, pour passer à 250, mais l'objectif n'est pas uniquement quantitatif.

Satoru Nino indique qu'il a étudié plusieurs propositions, et même la possibilité de quitter Lyon. Mais il a pris en compte l'histoire de ce quartier "en bouillonnement", intimement liée à celle des canuts et de la soie. L'installation sur les pentes devrait permettre d'établir des synergies avec les créateurs, nombreux dans ce quartier que Nathalie Perrin, la Maire de l'arrondissement, rêve de redynamiser. "Nous allons montrer que la mode et la création sont facteurs de développement économique" indique-t-elle, avant d'ajouter : "Esmod deviendra rapidement une locomotive importante pour le bas des pentes". La pépinière d'entreprises "le Village des Créateurs", comme "le tube à essai" (une boutique tenue dans le passage Thiaffait par des étudiants de l'université de la mode, de Lyon 2) ou encore le lycée la Martinière et les   nombreux petits artisans du textile installés ici devraient profiter de cette proximité...

Seule ombre au tableau : le bâtiment actuel, qui n'est pas particulièrement beau, se trouve dans un secteur historique, à proximité de l'amphithéâtre des trois Gaules.
Gérard Collomb a demandé au Vice-Président chargé du développement économique du Grand Lyon David Kimelfeld de prendre contact avec l'architecte des bâtiments de France pour tenter d'accélérer les procédures administratives. D'autant que le projet développé par Esmod devrait "s'intégrer dans le paysage" prendre en compte tous les nouveaux critères de la qualité environnementale.
En ces temps de crise, chacun semble prêt à mettre les petits plats dans les grands pour un investissement qui devrait dépasser les deux Millions d'Euros ...

Gilles Roman






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L'aéroport de Lyon St Exupéry fermé depuis le vendredi 16 avril

Dans un communiqué publié le vendredi 16 avril à 21h30 et confirmé le samedi 17 à 8h00, la société des Aéroports de Lyon indique que, compte tenu du nuage volcanique et des perturbations sur le trafic aérien (lire ici), la Direction Générale de l'Aviation Civile a demandé la fermeture de l'aéroport de Lyon St-Exupéry, pour une durée indéterminée.
Du fait des nombreux appels, les standards  sont saturés. Aéroports de Lyon demande donc aux passagers de ne pas se rendre sur place mais de prendre contact avec leurs compagnies aériennes ou agences de voyage. Un point sur la situation sera mis en ligne régulièrement sur le site internet.











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Lyon aura son "IDEE", un institut pilote de santé et de recherche sur les épilepsies

vendredi 16 avril 2010

L'institut de recherche et de soins sur les Epilepsies, porté par la fondation Idée et soutenu par Rhône-Alpes futur, est enfin entré en phase de concrétisation.
L'institut, qui ouvrira ses portes en 2012 dans le pôle hospitalier Lyon-Est, comprendra un bâtiment de 3000 m², intégré dans un environnement médical et scientifique exceptionnel (Institut des Sciences Cognitives, Hôpital Neurologique, Hôpital Femme Mère Enfant...). Ses capacités d'accueil seront uniques en Europe et permettront une prise en charge optimale des jeunes épileptiques. 
Ce projet sans équivalent devra permettre d'accueillir 3000 enfants par an et d'en opérer 150... Sa mise en place représente un lourd investissement mais elle permettra de réaliser, selon ses initiateurs, "de substantielles économies" : si on calcule le coût santé sur la vie entière des enfants opérés, ce sont pas moins de 60 millions d’euros qui seront économisés chaque année  !

Soutenir des projets de recherche
Créée le 5 juillet 2007 et dirigée depuis par Monique Sallaz, la Fondation IDÉE a pour vocation "de soutenir la création et l'équipement de l’Institut Des Épilepsies de l’Enfant et de l’adolescent (IDÉE), de soutenir des projets de recherche ambitieux dans le domaine de l'épileptologie, et de faire sortir de l'ombre cette maladie encore trop mal connue qu'est l'épilepsie". 

Trouver les moyens de faire reculer la maladie
La Fondation a pris en charge la campagne de levée de fonds destinés à garantir la construction de l’Institut et sa pérennité. Elle  recherche des subventions et des partenaires privés pouvant apporter des aides financières ou en matériel et en équipement. D’un montant total de 11 millions d’euros, l’investissement nécessaire est réparti entre acteurs publics et privés avec un rapport de 2/3 pour le public et 1/3 pour le privé.

Les fonds nécessaires à la construction sont réunis
En réunissant les fonds nécessaires à la construction des espaces de recherche, de valorisation et du centre de ressources, la Fondation IDÉE a accompli à ce jour la première phase du projet ; elle complète ainsi les espaces de soins financés par les Hospices Civils de Lyon. En plus des 3 millions d’euros déjà réunis, dont 2 millions de donations d’entreprises et de particuliers et un million de subventions du Grand Lyon et de la Région Rhône-Alpes, elle a établi un partenariat avec les HCL en charge de la construction et de l’exploitation de l’activité médicale de l’Institut. 
La fondation s’engage à présent dans une seconde étape, visant à doter l’institut de l’ensemble des équipements et technologies de pointe nécessaires à son fonctionnement. A l’ouverture de l’Institut, la Fondation aura en effet la double charge de gérer  les espaces de recherche et de contribuer au financement de projets dans le domaine de l’épileptologie.

Une fondation "abritée" pour permettre la défiscalisation 
La Fondation IDÉE est abritée par la Fondation Rhône-Alpes Futur, reconnue d’utilité publique, ce qui lui permet de recevoir des donations ou legs défiscalisés et de faire bénéficier ses donateurs de réductions d’impôts.  Rhône-Alpes Futur (FRAF) a quant à elle pour vocation de favoriser l’innovation scientifique et technologique en Rhône-Alpes et de contribuer au développement économique de la région.

Des parrains et des ambassadeurs de renom
Parmi les parrains célèbres de Idée, on note l’auteur Marc Levy, l’explorateur Nicolas Vannier, la championne cycliste et entraîneur de l'équipe de France homme Marion Clignet, ou encore Lotta Schelin, Miralem Pjanic et Lara Dickenmann, joueurs professionnels de l’Olympique Lyonnais.

Gilles Roman




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