Marché de l'art : La
"révolution" annoncée a bien eu lieu : depuis le 18 janvier 2012 la société lyonnaise Artprice a officiellement étendu ses services aux ventes en ligne : de Damin à Ben, de Combas à...Picasso, les enchères montent sur internet :
Pendant la période estivale, le traffic routier et les bouchons font la une des médias ! Mais il y a aussi des initiatives locales qui permettent de traiter ce sujet sous un autre angle... C'est ce que vous propose l'Office de Tourisme de Livron-sur-Drôme (26) qui a décidé de faire sauter le bouchon du 31 juillet !
En effet, ce samedi 31 juillet s’annonce très chargé sur les routes de la Vallée du Rhône. De nombreux vacanciers emprunteront la mythique Nationale 7 pour rejoindre leur destination de villégiature estivale ou rentrer chez eux. A cette occasion, ils traverseront Livron-sur-Drôme, (l’une des dernières communes encore traversée par la mythique Nationale 7), la porte d’entrée de la Vallée de la Drôme et se retrouveront bloqués dans un bouchon dû au fort trafic amplifié par le fait qu’il n’y a qu’un seul pont pour traverser la rivière Drôme.
Transformer Livron en aire de repos pour les familles
Pour la deuxième année, l'office de Tourisme de Livron, reconduit l’opération « Livron fait sauter le bouchon », dont le but est de transformer Livron en aire de repos et en ville-étape pour rendre la route des vacances plus agréable aux milliers de touristes qui la traverseront. Selon Magali Déré, la présidente de l’Office de Tourisme : "Nous avons la volonté d’attirer leur attention et de leur faire découvrir la qualité de vie et l’hospitalité des gens d’ici. Nous sommes convaincus qu’ainsi, non seulement nous leur rendrons services, mais nous leur donnerons également envie de revenir nous voir, pour une semaine ou le temps d’un week-end, histoire de découvrir notre magnifique Vallée de la Drôme…".
Ainsi, des panneaux de jeu quizz visant à découvrir les richesses du territoire sont installés en bord de N7, afin d’occuper les automobilistes bloqués dans le bouchon.
Les miss sont de la partie !
A l’entrée de Livron, des élus (le Maire, son premier adjoint et d’autres élus du Conseil Municipal), entourés des Miss de la Vallée de la Drôme accueillent les automobilistes et leur distribuent une documentation de promotion du territoire et de présentation de l’aire de repos aménagée au centre ville.
Au coeur de la ville, autour de la fontaine, sous les platanes, l’Office de Tourisme accueille les automobilistes et leur propose un ensemble de services gratuits : toilettes, accueil bébé, aire de pique-nique, château gonflable, jeux en bois pour les enfants… Un barbecue et des boissons chaudes et fraiches sont également proposés ainsi que des dégustation de produits du terroir et des massages assis... Bref, de quoi faire une pause et reprendre la route plus sereinement...
A quelques jours de la mise en service du nouveau tramway entre la gare de la Part Dieu et l'aéroport St-Exupéry à Lyon (le 9 août 2010), les usagers commencent à faire leurs comptes et visiblement ils ne sont pas bons !
"Si t'es pas content... t'as qu'à prendre le bus !"
Après la surprise du prix sensiblement à la hausse par rapport aux anciens tarifs du Satobus (lire la comparaison ici), les lyonnais ont appris que cette ligne de cars, qui desservait non seulement la Part-Dieu mais aussi plusieurs stations de métro (Perrache, Jean Macé, Grange Blanche et Mermoz) allait tout simplement être supprimée. "Il n'y a pas lieu, selon le Conseil Général du Rhône, de poursuivre l'exploitation d'une ligne de bus qui viendrait concurrencer le nouveau tramway...".
Le trajet n'est pourtant pas du tout le même puisque la ligne de tramway empruntera la voie rurale en passant par Vaulx en Velin ! Dans un article de Lyon69.net titré "la fausse bonne idée", un blogueur indiquait déjà en février que "Rhônexpress n'est pas sans rappeler le fiasco d' OrlyVal, qui malgré des tarifs plus attractifs n'a pas gagné le coeur des parisiens qui lui préfèrent l'Orlybus". Les lyonnais n'auront, eux même pas le choix !
Le développement du tourisme d'aéroport... Carmen, elle, vante sa ville d'adoption et ne tarit pas d'éloges pour la nouvelle base Easyjet de Lyon-St-Exupéry : "Grâce aux compagnies low coast, j'ai pu inviter une amie d'amérique latine à passer quinze jours en Europe !" En quelques jours, les deux touristes ont visité, avec 500 € chacune, Lyon, Bruxelles, Amsterdam, Rome, Barcelone et Madrid ! Elles ont même pu bénéficier de la "centralité" de Lyon pour se rendre en train à Annecy et Paris ! Pour les déplacements entre l'aéroport et le centre ville, une carte d'abonnement au Satobus... "Avec les nouveaux tarifs du Rhônexpress, Lyon sera de loin la plus chère de toutes les villes que nous avons visitées", analyse Carmen.
Un mauvais buzz
Dans la presse les articles critiques se multiplient, mais du côté du Conseil Général on ne semble pas se soucier de ce "mauvais buzz". Il faut dire que le département est géré par une majorité de centre droit (dirigée par le ministre de l'Espace Rural et du Grand Paris Michel Mercier, secondé par l'ancien ministre Dominique Perben). Ils"font face" à une opposition menée par... le président du SYndicat des Transports Lyonnais, le socialiste Bernard Rivalta, ennemi intime des écologistes (lire "Bernard Rivalta porte plainte contre Rivalta Bernard") .
Pas d'écologistes, justement, au Conseil Général : ils ont manqué récemment de peu (sept voix de différence au second tour à Villeurbanne) leur entrée dans cette institution. Mais selon l'un des responsables des Verts du Rhône, les écolos "ont suivi de loin cette histoire du Rhônexpress". Il faut dire qu'ils goûtent peu au développement de ce tourisme d'aéroport, très coûteux en CO2, et ne voient pas l'intérêt de chercher à augmenter toujours plus le nombre de déplacements. "C'est vrai que c'est cher et on ne voit pas comment ils vont trouver une rentabilité", ironise Paul Coste, élu Vert de l'Est lyonnais ... "Pour le rendre attractif, ils vont sûrement devoir augmenter les tarifs des parkings longue durée à l'aéroport"... Une véritable fuite en avant !
La société Rhônexpress, créée spécialement par le département pour l'exploitation de cette ligne, s'est adjoint les services d'une agence pour donner plus de sens à sa communication. Elle multiplie les visites de presse, invitations aux "guides" touristiques et autres présentations aux "ambassadeurs" bénévoles de Only Lyon, suscitant chaque fois... plus de questions que de réponses.
A l'aéroport Lyon St-Exupéry, la station Rhônexpress se trouve derrière la gare SNCF
Des départs à l'opposé de la station de métro
Sur internet, beaucoup font leurs calculs : la société annonce 30 minutes garanties pour le trajet entre la Part Dieu et l'aéroport. "Celà n'est guère mieux (en moyenne) que le Satobus" note un internaute. Car si en "période rouge", la traversée de Lyon pouvait s'avérer longue en bus, celà n'était pas le cas à tous les horaires de la journée et il était aisé de se rendre par la ligne D du métro aux stations Grange Blanche ou Mermoz, proches de la sortie Est de la ville. Avec le tramway, une seule station est créée, et encore, "de l'autre côté de la gare" ! Les départs se feront en effet à l'opposé de la station de métro... Quant à l'arrivée à l'aéroport, il faut compter là encore sur une longue marche, là où le Satobus déposait les voyageurs à la porte du terminal... Au total, rien n'indique que le transport sera moins long !
Une ligne partagée avec celle du Grand Stade !
Sur Lyon-Info, on rappelle que le nouveau tramway partagera une partie de sa ligne avec la T3, destinée entre autres à alimenter le Grand stade de Décines. Un cadencement qui s'annonce "infernal" les jours de matchet qui ne permettra aucune erreur.
A ce niveau, que dire de la sécurité : "les voyageurs de l'aéroport transportent par nature des objets de valeur" note un habitué, "ils ont besoin d'être sécurisés, et la sécurité a un prix qu'il faudra bien payer !"
Dans ces conditions et alors que la société annonce qu'il lui faut dépasser le million de voyageurs pour être rentable, l'annonce de la présence d'hôtesses et de prises électriques installées sous les sièges paraît plutôt incongrue : "Sur un trajet de 30 minutes, serrés comme des sardines, je ne vois pas l'intérêt de sortir mon portable" ironise un journaliste, qui a remarqué que l'espace pour les bagages n'est pas si important qu'annoncé...
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Les aiguilleurs veulent s'opposer au projet baptisé "ciel unique européen"qui vise la fusion du contrôle aérien.
Suite au préavis de grève déposé par l’intersyndicale du personnel de la Direction Générale de l’Aviation Civile (Contrôleurs aériens), des retards et annulations sont attendus ce mercredi 21 juillet à l'aéroport de Lyon St-Exupéry.
A Lyon, selon la direction des aéroports, 11% du trafic ne serait pas assuré dans la journée de mercredi, soit 38 vols (19 arrivées + 19 départs). Sur son site internet, l'aéroport donne la liste suivante, mais la situation pouvant évoluer, elle "recommande aux passagers ayant un vol de se renseigner auprès de leur compagnie aérienne, leur agence de voyages ou sur le site de l’aéroport".
Voici la liste des vols annulés le mercredi 21 juillet :
ARRIVEES
AF 5730 Limoges 21/07/10 07:35
AF 5800 Montpellier 21/07/10 07:35
AF 7801 Bordeaux 21/07/10 07:55
AF 7821 Marseille 21/07/10 08:00
AF 5736 Le havre 21/07/10 08:05
U2 4416 Barcelone 21/07/10 13:10
AF 5875 Dusseldorf 21/07/10 14:30
AF 7816 Lille 21/07/10 14:50
U2 4402 Madrid 21/07/10 15:20
U2 4446 Porto 21/07/10 16:05
U2 4326 Bastia 21/07/10 16:50
AF 7646 Paris-cdg 21/07/10 17:05
AF 5728 Deauville 21/07/10 19:00
AF 5904 Prague 21/07/10 19:20
AF 5919 Birmingham 21/07/10 19:20
AF 5892 Madrid 21/07/10 19:30
AF 7416 Paris-orly 21/07/10 20:00
U2 4306 Bordeaux 21/07/10 22:15
U2 4340 Toulouse 21/07/10 22:50
DEPARTS
AF 5876 Dusseldorf 21/07/10 08:35
AF 7822 Marseille 21/07/10 08:35
AF 7813 Lille 21/07/10 08:40
AF 5801 Montpellier 21/07/10 08:45
AF 5731 Limoges 21/07/10 08:50
AF 5737 Le havre 21/07/10 08:50
AF 7802 Bordeaux 21/07/10 09:00
U2 4415 Barcelone 21/07/10 09:45
U2 4401 Madrid 21/07/10 11:05
U2 4445 Porto 21/07/10 11:20
U2 4325 Bastia 21/07/10 13:55
AF 5893 Madrid 21/07/10 15:15
AF 5903 Prague 21/07/10 15:15
AF 5918 Birmingham 21/07/10 15:20
AF 5733 Deauville 21/07/10 15:35
AF 7415 Paris-orly 21/07/10 16:55
U2 4305 Bordeaux 21/07/10 19:30
U2 4339 Toulouse 21/07/10 20:20
AF 7649 Paris-cdg 21/07/10 21:00
Alors que se termine à Vienne une nouvelle conférence internationale sur le Sida, la ministre de la santé Roselyne Bachelot a annoncé qu'elle souhaitait "banaliser" le dépistage et préconiser une réforme des structures. Elle ne s'est finalement pas engagée clairement en faveur des "centres de consommation supervisés", provoquant ainsi l'amertume des associations spécialisées.
La ministre, qui a indiqué souhaiter la transformation des centres de dépistage en "centre de santé sexuelle", est restée en deçà des attentes des associations (Asud, Anitea, Act Up – Paris, Gaïa Paris, Safe, Sos Hépatites Paris, salledeconsommation.fr). Réunies en collectif, celles-ci avaient déjà communiqué sur son engagement en faveur des "centres de consommation supervisés".
Une expérimentation des centres de consommation supervisés
Selon ces associations, la ministre a tout de même, lors de son passage sur leur stand, "pris acte que l'Inserm et la communauté scientifique ont émis un avis favorable sur ces centres...". Elle aurait donc décidé d'engager le processus d’expérimentation en ouvrant la concertation avec les collectivités locales concernées, précisant que Paris et Marseille avaient déjà amorcé la réflexion sur ce sujet.
Les associations se sont donc montrées particulièrement déçues par l'attitude de la ministre qui, quelques heures plus tard, n'a pas confirmé ces engagements. Elles rappellent que "le 4 novembre dernier, elle avait annoncé attendre l'expertise collective de l'Inserm pour se prononcer. Elle avait alors appelé à la mobilisation de tous les acteurs pour qu’aboutissent ces projets"...
Au final, le collectif d'associations ne sait pas si la ministre tiendra ses engagements. "Nous n'avons plus besoin sur ce dossier de rapports et d'études" s'indigne Act Up... "Nous avons besoin d'actes. Et c'est urgent."
Le collectif d'associations souligne que, loin des caricatures qui en sont faites, ces dispositifs de salles de consommation s’intègrent dans une politique globale des addictions associant éducation préventive, réduction des risques et soins dans une approche fondée sur les données scientifiques. Des mairies travaillent depuis plusieurs années sur ces centres (faisabilité, mise en place, intégration dans le dispositif), dans le cadre du séminaire organisé par l'association "Elus, Santé Publique et Territoires" dont les conclusions sont attendues le 24 septembre prochain.
Gilles Roman
Photo Act Up: Roselyne Bachelot-Narquin visitant la salle de consommation sur le stand d'Act Up – Paris à Vienne
La disparition du directeur du théâtre de la Croix Rousse est une grande perte pour le monde de la culture à Lyon (lire ici). Philippe Faure était en effet un homme "hors du commun". Les réactions, d'anonymes ou de "vip" se sont multipliées. Vous en trouverez ici quelques unes :
Georges Képénékian, adjoint du Maire de Lyon, délégué à la culture et au patrimoine :
"J’ai appris avec une grande tristesse la disparition brutale de Philippe Faure. C’est un homme de théâtre, un homme de culture qui nous quitte, il avait crée la compagnie de la goutte puis pris la direction du théâtre de la croix rousse suite au départ de la Maison de la Danse.
Il avait su faire de ce théâtre un miroir de ces engagements, de ses découvertes culturelles, un lieu de prise de parole des artistes, un espace pour ses mises en scène.
A l’invitation de Philippe, de nombreux artistes lyonnais ont donné à ce lieu toute sa force, je pense à Bruno Boeglin, à la compagnie Turak, à Emmanuel Meirieu notamment... Philippe a aussi accueilli de grands artistes internationaux comme Omar Porras, Pippo del Bonno..
Philippe était un homme de la parole vive, un homme d’engagement, déterminé, qui s’est battu pour la reconnaissance de son théâtre après avoir gagné l’attachement du public qui se rendait nombreux dans ce lieu. Grace à son travail et celui de son équipe, ce théâtre fait aujourd’hui partie du paysage croix-roussien, comme de la scène culturelle lyonnaise et régionale.
Homme de scène, metteur en scène et comédien, il a su attirer à ses représentations un public qui venait voir cet homme, grand comédien au fort caractère, qui savait si bien exprimer les angoisses et l’ironie des grandes figures du répertoire. Personne n’oubliera son rôle dans « le Malade imaginaire »…Le monde du théâtre lyonnais perd une de ses figures les plus vives et des plus attachantes. »
Pour Jean Jack Queyranne, Président du Conseil Régional Rhône-Alpes, "Se remettre chaque jour en question avec un enthousiasme touchant, où se donnaient à lire la force des convictions et l’aveu d’une fragilité essentielle ; ne jamais se satisfaire de l’existant ; porter chaque année la saison de la Croix-Rousse à un degré encore plus haut d’incandescence, jusqu’à inquiéter ses partenaires, jusqu’à épuiser ses collaborateurs : telle était la règle de vie de Philippe FAURE, qui vient de nous quitter au moment où il venait de décréter la « refondation » de son théâtre, désormais qualifié de Maison du peuple. Les dernières lignes du dernier édito, fébrilement jetées au seuil de cette saison 2010-2011 dont il ne verra pas la réalisation, témoignent de cette impatience et de cette ambition : « Nous avons décidé de prendre le risque de ne pas être parfaits, comme si l’urgence ne nous permettait pas d’attendre ». Comme Jean-Luc LAGARCE, Philippe était fasciné par le Malade imaginaire, dont il avait interprété le rôle titre (« n’y a-t-il pas quelque danger à contrefaire le mort ? »)… Philippe FAURE était un athlète complet du théâtre : auteur dramatique à ses heures, comédien inspiré, metteur en scène talentueux… Mais son vrai métier, celui où il excellait, parce que sa passion pour le théâtre s’y conjuguait avec son amour quasi charnel du public, c’est celui de directeur de théâtre. Tous ceux qui ont eu l’occasion de participer à ses présentations de saison peuvent le dire : d’un exercice obligé, Philippe FAURE faisait à chaque fois une fête du théâtre, un moment d’intense jubilation. Le public ne s’y trompait pas, ce public dont la fidélité le bouleversait et le remplissait de fierté ; dans les propositions d’une diversité proprement sidérante qui lui étaient faites, il savait reconnaître, non pas seulement la curiosité intellectuelle mais la générosité de Philippe FAURE : loin de réserver à ses propres créations les moyens de production dont il disposait, il était capable de renoncer même à ses goûts personnels pour donner à découvrir un(e) auteur(e), un(e) comédien(ne), un(e) metteur(e) en scène, parfois très éloigné(e)s de ses propres choix esthétiques, mais dont le talent lui semblait prometteur. Cela n’est pas si fréquent… Parce qu’il sentait bien que son théâtre était un établissement unique en Rhône-Alpes et peut être en France, il avait essayé de mettre un nom sur cette différence. Longtemps, il avait espéré un label national, qui lui avait été promis, mais qui n’est jamais venu. C’est alors qu’il avait retrouvé ce beau mot ancien de Maison du peuple, dont il entendait faire le symbole du combat de sa vie. Et dans le même souffle, il avait décidé de se lancer dans une oeuvre titanesque : la mise en scène des Misérables de Victor Hugo, cet « Himalaya littéraire », parce que « Les Misérables sont le roman du peuple », et que « cet éveil du peuple dont parle Victor Hugo, nous le revendiquons ». De l’homme qui proclamait fièrement, quelques semaines avant sa mort, que « le destin du Théâtre de la Croix-Rousse est en marche : une Maison du peuple pour être utile », je me risquerais à dire, comme Camus à propos de Sisyphe, qu’il faut imaginer Philippe FAURE heureux… »
Anne-Caroline Jambaud, journaliste : "Dans l’esprit et le cœur de milliers de spectateurs, Philippe Faure sera encore longtemps le héros de Molière, et un homme profondément épris de liberté et de théâtre". (lire l'article de Libé Lyon).
Najat Vallaud Belkacem, Conseillère générale, adjointe au Maire de Lyon, réagit sur son blog :
"Ce n’est pas seulement le Théâtre de la Croix Rousse qui a perdu son fondateur, mais toute une ville, une profession, une famille et une immense communauté d’amis et compagnons de route qui ont perdu l’un des leurs : Philippe Faure nous a quittés alors que la ferveur de son combat battait son plein... Nous admirions tous l’énergie qu’il déployait pour défendre une culture populaire et exigeante à la fois. J’ai pu apprécier, lorsque j’étais Conseillère Régionale déléguée à la Culture auprès de Jean-Jack Queyranne, sa capacité hors du commun à mettre sa passion au service du public".
Dominique Perben, ancien ministre, Vice président du Conseil général du Rhône : "Je suis particulièrement triste du décès de Philippe Faure dont j’appréciais beaucoup la capacité de création et le jeu d’acteur. Pour moi, il restera toujours l’homme passionné, extraordinairement cultivé parfois difficile à vivre mais c’était au nom de l’amour de l’Art qu’il était exigeant. C’est une vraie figure du théâtre Lyonnais qui disparait".
Michel Mercier, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire, président du Conseil général du Rhône : " Directeur de théâtre engagé pour la création régionale et le dialogue renouvelé avec le public, il était l’âme et le cœur du Théâtre de la Croix-Rousse depuis sa création en 1994. Le public et les artistes lui sont restés fidèles toutes ces années. Metteur en scène et comédien, il était aussi auteur et se passionnait tant pour la création contemporaine que pour les grands classiques comme Molière ou Musset. Le Département a toujours soutenu, depuis 1994, le projet artistique élaboré par Philippe Faure pour son théâtre. Au fil des années, c'est une histoire de confiance et de travail au service des publics qui s'est écrite entre lui et notre collectivité. Pour 2011, nous nous étions engagés à soutenir un projet ambitieux de décentralisation culturelle : la création, puis la diffusion dans les communes du département des Misérables de Victor Hugo. Philippe Faure avait défendu, avec la passion qu'on lui connait, la volonté de monter ce classique dans une nouvelle mise en scène adaptée à une tournée dans les petites communes du Rhône. Ce projet lui tenait particulièrement à cœur, comme une sorte d'écho, en direction du monde rural, au travail qu'il menait en milieu urbain. Sa force, son engagement et son insolence marqueront à jamais l’esprit et le cœur des lyonnais auxquels il avait offert cet été avec « la Maison du peuple » sa dernière œuvre : un théâtre populaire dans lequel la création prenait le temps d’exister et le public de la découvrir. "
Nous avons été informés ce dimanche soir, par un communiqué du Maire de Lyon Gérard Collomb, de la disparition du directeur du théâtre de la Croix Rousse, Philippe Faure.
"C'est avec un immense chagrin que j'ai appris le décès de Philippe Faure. S'il avait séduit tant de Lyonnais, si son théâtre avait un public aussi nombreux, aussi fidèle, c'est que Philippe Faure était un personnage hors du commun. Par son enthousiasme, par sa démesure, il savait nous emmener dans ses rêves.
Ses rêves, ils étaient tout entier animés par sa passion du théâtre. Acteur hors pair, il vivait véritablement ses personnages. Metteur en scène talentueux, il aimait un théâtre populaire, parlait de la vie, de nos sentiments, de nos émotions. Il avait en vain mené un long combat pour faire reconnaître son théâtre comme "Scène nationale".
Mais il avait finalement reçu la plus belle reconnaissance, celle de son public. Et quand il avait appelé son théâtre « maison du peuple », il avait renoué avec un esprit, celui des canuts, celui de la Croix-Rousse, cet esprit libertaire qui interroge le conformisme dans lequel s'installent nos sociétés."
Gérard Collomb,
Sénateur-Maire de Lyon, Président du Grand Lyon
Tout est dit ; nous ne pouvons que nous associer à l'immense tristesse de la famille de Philippe Faure et du milieu culturel lyonnais - et national- qui perd là l'une de ses figures les plus emblématiques. Nous reproduisons ci-dessous le dernier message de son blog, sur le site du Théâtre de la Croix Rousse, intitulé "un amour révolutionnaire". Publié le 14 juin dernier, ce texte résonne aujourd'hui plus fortement...
"A peine deux semaines que notre saison 2010 / 2011 fut révélée. A l'évidence chacun a pris conscience que le temps était venu où il convenait de rendre au théâtre tout son sens.
Nous vivons avec un monde "d'égarements" et le théâtre n'échappe pas à ces facilités. Une maison comme la nôtre n'a évidemment de sens que si chacun (le peuple) sent que s'y crée du désir. Sans désir, rien n'existe. Que si de l'énergie s'y fabrique. Artisanalement, loin de tout subterfuge. Que de la générosité s'y invente en permanence. Alors ces élans, ces libertés ouvrent des horizons, changent les couleurs du temps, libèrent nos imaginations, surprennent nos habitudes.
Vous attendez nos saisons avec impatience et nous-mêmes vous attendons avec impatience. Entre vous et nous, il y a "l'impatience d'aimer". Il ne s'agit pas d'amour tendre mais d'amour révolutionnaire. Car là où est le peuple rassemblé, non seulement l'avenir nous fait moins peur mais au contraire l'avenir nous redonne "du corps".
Il y a une grande responsabilité morale à animer un théâtre, mais il y a aussi une grande responsabilité à choisir de partager l'aventure. Au fond, le théâtre fait de nous tous des êtres responsables. Comme si en pénétrant dans cette maison, toute idée de tricherie, d'égoïsme, de prétention s'écartaient d'elles-mêmes. Dans la maison du peuple, il n'y a de la place que pour les idées et les sentiments qui font grandir".
Le comédien, écrivain et "grand voyageur" Bernard Gireaudau est décédé le 17 juillet 2010 dans un hôpital parisien, "des suites d'un cancer du rein". Il venait de fêter (en juin) ses 63 ans et laisse derrière lui une oeuvre considérable et très éclectique.
Un marin aguerri
Entré à 16 ans à l'école des mécaniciens de la flotte de la Marine nationale, il a participé, selon l'encyclopédie Wikipedia, aux premières campagnes du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. Embarqué sur la frégate Duquesne puis sur le porte-avions Clemenceau, rien ne semble le prédestiner à une carrière d'acteur !
Mais, après avoir fait le tour du monde, il quitte la marine et intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1970. Il fait ses premiers pas à l'écran avec Jean Gabin dans "Deux hommes dans la ville" (1973) puis alterne les grands rôles (dramatiques ou comiques) au cinéma et au théâtre.
En 1987, il passe de l'autre côté de la caméra en devenant réalisateur. Amoureux du Chili et de ses paysages fantastiques, Bernard Giraudeau réalise aussi des documentaires et une série de reportages sur ses voyages au long cours. Dans une série de "carnets de voyages", il présente sa "quête de terrains vierges" avec un ami chilien, dans les déserts du pays.
Son dernier livre,Cher Amour, a connu un grand succès de librairie.
Atteint d'un cancer depuis plus de dix ans, il a écrit plusieurs livres très remarqués et consacré une grande partie de son temps à aider les malades en soutenant l'Institut Curie et l'Institut Gustave Roussy.
Bernard Giraudeau avait deux enfants avec l'actrice Anny Duperey, dont Sara Giraudeau, comédienne elle aussi, et révélation féminine de la 21e Nuit des Molières en mai 2007.
Sur LYon-Librairie, la filmographie de Bernard Giraudeau -
Le soleil est au rendez-vous ce matin, à Tola Vologe. Après un entraînement de près de deux heures avec ses joueurs, Claude Puel se présente en fin de matinée.
Entre les enseignements du premier match contre le Servette de Genève (remporté 3-1 par l'OL) et la période des transferts, le coach lyonnais ne mâche pas ses mots. A trois semaines de la reprise de la Ligue 1, il reste encore du travail à faire, dans le club... mais aussi en dehors.
Bonjour Claude, un petit point santé pour commencer ?
Claude Puel :Lisandro souffre d'une petite inflammation au tendon d'achille, il est ménagé. J'espère qu'il pourra reprendre dans le courant de la semaine. Ses inflammations ont pratiquement disparu.
Est-ce que ça entâche sa préparation ?
C.P. : Bien sûr, c'est embêtant mais il court pour bénéficier de l'apport foncier. Il devrait reprendre avec les mondialistes français, un peu plus tard. C'est sûr qu'il ne va pas faire la même préparation que nous, mais c'est surtout embêtant car la saison dernière, déjà, il n'avait pas pu faire la préparation complète avec nous.
D'autres blessés ?
C.P. : Il y a aussi Belfodil, qui a un petit problème au talon rotulien. C'est dû à un problème de croissance (il a grandi de 3,5 cms la saison dernière). C'est sûr, on aurait préféré se passer de ce genre de chose.
Combien de joueurs vont être concernés par le match à Lisbonne (ce dimanche, contre le Sporting ndlr)?
C.P. : On va essayer de prendre un groupe de 20, 22 joueurs.
Quelles sont vos attentes concernant le match de ce week-end, justement ?
C.P. : On a passé des paliers cette semaine, à l'entraînement. J'aimerais que l'on continue à faire du jeu, à travailler tactiquement. Les joueurs sont bien, ils ont une bonne écoute. Il faut matérialiser cela en match, garder la lucidité, la maîtrise. On a vu par exemple au premier match que la première mi-temps a été intéressante, avec de la qualité, mais en deuxième mi-temps il y a eu pas mal de déchet. Les jeunes ont confondu vitesse et précipitation, et le problème c'est qu'en perdant le ballon trop rapidement, on doit forcer un peu plus physiquement.
Vous parlez souvent des six jeunes lyonnais qui sont actuellement à l'Euro des moins de 19 ans. Est-ce que vous allez les suivre, et surtout est-ce qu'ils peuvent prétendre à intégrer le groupe professionnel ?
C.P. : Oui, bien sûr on va les suivre... Le groupe professionnel n'est pas définitif, il va évoluer par rapport aux arrivées, aux départs... Le groupe professionnel 2 va évoluer lui aussi. J'attends de voir comment les jeunes vont progresser. Vous savez, le groupe professionnel et le groupe professionnel 2 sont très proches, il y a beaucoup de vases communicants, de proximité entre ceux-ci.
Tout ses jeunes sont-ils sous contrat pro ? C.P. : Non, seuls Grenier et Taffer sont professionnels.
Au chapitre des départs, quid de Piquionne ?
C.P. : Whest Ham et l'Olympique Lyonnais se sont mis d'accord pour son transfert, maintenant reste à Piquionne de se mettre d'accord avec le club anglais. On en arrive à un groupe de 25 joueurs.
Quels seront les joueurs qui débuteront le prochain match, contre le Sporting ? C.P. : Débuteront ceux qui ont le plus de potentiel physique.
Vous avez avancé sur le dossier Cris ? C.P. : Oui, on discute avec ses représentants.
Des rumeurs annoncent Källström un peu partout. Est-ce que vous comptez sur lui cette saison ?
C.P. : Bien sûr, je compte sur tous mes joueurs. Après, on aura une revue d'effectif, par rapport aux vélléités de chacun, et puis par rapport aux attentes du club, aussi.
Parce que des joueurs se sentent bien ici... (rires)
C.P. : (rire) ... et c'est tant mieux, il est vrai que c'est un club bien structuré, nous avons de bonnes conditions de travail, et puis le contrat qui va avec...
En parlant de contrats, le club a vraiment besoin de vendre certains joueurs...
C.P. : Oui, ce n'est un secret pour personne, puisque le Président l'a dit. Nous avons besoin de limiter la masse salariale, mais c'est le cas de beaucoup de clubs, tels que Marseille, ou aussi des clubs de national et d'autres championnats...
Est-ce que les recrutements peuvent se faire alors que le championnat aura repris ?
C.P. : J'aimerais avoir tout le groupe à disposition, mais ce n'est pas possible, donc on fait avec (on n'a pas vraiment le choix en même temps). Actuellement, on fait le travail avec 50% du collectif. Le peu de séances collectives qu'on aura, il faudra être pointus, notamment sur la tactique.
Vous avez aussi quatre joueurs extracommunautaires...
C.P. : Oui, mais s'il y avait une recrue extracommunautaire on trouverait une solution avec l'un de nos joueurs... (le coach fait certainement référence à Cléber Anderson qui n'est plus désiré à l'OL, information confirmée par Jean-Michel Aulas, ndlr).
La plupart des élus écologistes, socialistes ou apparentés de la région Rhône-Alpes, tout comme le député communiste de l'Est lyonnais André Gérin sont montés au créneau ces dernières semaines : ils sont inquiets des résultats financiers très... positifs de la Compagnie Nationale du Rhône !
Les comptes de la Compagnie Nationale du Rhône suscitent en effet des appétits et, d'après les élus de l'opposition, "un amendement à la loi sur la nouvelle organisation des marchés de l'électricité (NOME), soutenu entre autres par deux députés (UMP) de la région, Michel Havard et Franck Reynier", n'aurait eu d'autre but que "d'ouvrir la voie à la privatisation, par l'évolution de l'actionnariat aujourd'hui à majorité public".
Un bilan financier très positif
La CNR indique dans un communiqué que, "malgré un contexte dégradé marqué par la crise économique et un prix de l’électricité en net recul... ses excellents résultats pour 2009 prouvent la solidité de son modèle économique".
Le bâteau scientifique de la Compagnie Nationale du Rhône
Cette année encore les résultats de la CNR, 2ème producteur d’électricité en France, "témoignent du fait que la société a atteint son point d’équilibre... entre stratégie industrielle et intérêt collectif", indique le communiqué, qui parle d'un «modèle Rhône» mis en place depuis quelques années. Un modèle basé sur l'exploitation des outils de production accompagnée d’une gestion en interne de la commercialisation de l’énergie sur les marchés internationaux de l’électricité et de la poursuite des Missions d’Intérêt Général.
Un choix stratégique des énergies "douces"
Il est vrai que ce modèle unique en France en matière de concession a permis à la CNR de rénover son parc de production et de poursuivre sa croissance, en accentuant son développement dans les énergies intermittentes (petite hydraulique, éolien et photovoltaïque).
Des financements non négligeables pour les actionnaires publics
Avec un chiffre d’affaires de 1,270 MDS€ et un résultat courant net de 220 M€ sur le Rhône, la société reverse une grande partie de ses bénéfices aux collectivités actionnaires, en plus de 169,9 M€ d'impôts et taxes ! Premier producteur d’énergie 100% renouvelable en France, la CNR rêve aujourd'hui de reprendre des concessions hydrauliques mises en concurrence par l’Etat.
Aussi, pour les élus écologistes, socialistes et apparentés de la Région Rhône-Alpes, il y a lieu de se préoccuper "de cette volonté lancinante de la droite de privatiser cet outil qui travaille au quotidien avec les collectivités locales". Ce modèle allie, d'après la conseillère régionale Michèle Eybalin, "la performance industrielle et l'intérêt général". Comme de nombreux autres élus régionaux, elle craint sa remise en cause.
A l'assemblée nationale, le député André Gérin tire lui aussi la sonnette d'alarme : "Actuellement, la CNR est détenue à 32,2% par la Caisse des dépôts et consignations, 16,83% par les collectivités locales (dont la Région Rhône-Alpes qui en tire une belle source de financement - ndlr -) et à 49,97% par GDF / Suez). Le député UMP Christian Jacob, président de la commission de développement durable, a proposé d'autoriser GDF / Suez de franchir la barre des 50%, ce qui aurait permis au groupe, selon André Gérin, de prendre le contrôle de la société. Au Sénat, c'est un Sénateur, Alain Chatillon qui, prenant prétexte des exigences européennes d'ouverture à la concurrence, a proposé un amendement en vue de la privatisation, avant de le retirer...
Mais l'idée est bien dans l'air et le quotidien Les Echos indiquait récemment que le gouvernement pourrait renvoyer le dossier au projet de loi de finance, à l'automne 2010.
De son côté, le Président du Conseil Régional Jean Jack Queyranne se montre inquiet : pour les élus régionaux, la CNR est non seulement un modèle économique mais aussi une référence en terme de gestion de l'intérêt général : "elle a participé durant des décennies à l'aménagement du territoire sur le parcours du fleuve Rhône, de sa source à la Méditerranée"... "toute tentative de faire évoluer l'actionnariat constituerait une menace grave pour ces missions d'intérêt général", assure Jean Jack Queyranne.
Il est vrai que le groupe GDF/ Suez ne cache pas qu'il a d'autres préoccupations que les eaux claires du Rhône et le développement des énergies alternatives ! Dans une interview récente, le PDG du groupe rappelait son ambition de construire, à la frontière entre les Régions Rhône-Alpes et Languedoc Roussillon, un petit frère de l'EPR, baptisé ATMEA. "La construction d'un réacteur Atmea" (au Tricastin, dans la vallée du Rhône -ndlr) "montrerait que la France n'a pas qu'un seul produit en catalogue... cela maximiserait les chances de succès pour l'industrie française du nucléaire", assurait Gérard Mestrallet le 6 mai 2010 au quotidien les Echos.
Le légataire universel de Consuelo de Saint Exupéry, l’épouse d’Antoine de Saint Exupéry, assigne les Giraud d’Agay et leurs sociétés en justice. A qui appartient vraiment l’œuvre de l'auteur du « Petit Prince » ?
"Des veuves abusives aux petits-neveux de la concierge, les héritiers d'auteurs sont pour beaucoup devenus des ayants droit... d'emmerder le monde"! écrit Emmanuel Pierrat, auteur de l'excellent "Familles je vous hais" sur les successions d'auteurs. Certains ont décidé de ne rien divulguer de ce qui dort dans l'atelier ou dans le bureau de l'artiste. D'autres éditent des lithos par milliers. La succession du lyonnais Antoine de St Exupéry semble s'être partagée entre les deux !
Les héritiers du Petit Prince se querellent en justice
De Picasso à Giacometti, d'Antonin Artaud à Jorge Luis Borgès, d'Hergé à Astérix, de Michel Foucault à Françoise Dolto, sans oublier John Lennon, Charles Trenet ou Bob Marley, la plupart des successions se passent mal, "aux confins de l'esthétique et de la caisse enregistreuse!", s'amuse l'éditeur d'Emmanuel Pierrat. Alors, a-t-on le droit de "marchandiser" le Petit Prince sous forme de parc d'attractions ou d'aire d'autoroute au Japon ?
"La disparition d’Antoine de Saint Exupéry, en juillet 1944, crée une situation successorale devenue aujourd’hui conflictuelle", explique François Toros, responsable de Cervantes consulting : "à la mort de son époux, Consuelo de Saint Exupérydevient automatiquement propriétaire de 50% des droits d'auteur sur l'œuvre d'Antoine. Les autres 50% à travers le régime de la succession vont échoir à ses 2 sœurs et à sa mère Marie pour une partie de l'usufruit. A son décès en 1979, Consuelo de Saint Exupéry, sans enfant ni famille proche, fait de son collaborateur et fils spirituel dont la langue maternelle est comme pour elle l'espagnol, son légataire universel".
Le Petit Prince, une des œuvres littéraires les plus traduites et les plus lues dans le monde
Le légataire universel de Consuelo, José Martinez-Fructuoso possède donc 50% des droits sur l’intégralité de l’œuvre d’Antoine de Saint Exupéry dont Le Petit Prince, une des œuvres littéraires les plus traduites et les plus lues dans le monde et pour laquelle il reçoit 50% des droits d’auteurs des Editions Gallimard.
José Martinez-Fructuoso et son épouse Martine Fransioli-Martinez se passionnent pour l'oeuvre et la vie de l'aviateur et publient ou contribuent à la publication de nombreux ouvrages sur Antoine de Saint Exupéry, dont"Antoine et Consuelo, un amour de légende".
Des successeurs qui se divisent sur les "droits dérivés"
Mais la succession de Consuelo de Saint Exupéry a aussi rendu son légataire universel propriétaire de nombreux documents, des dessins originaux, notamment du Petit Prince et une quantité extraordinaire de photos, de films, de correspondances d’Antoine, tous intacts qu’il est hélas presque impossible de publier ou de porter à la connaissance du public, du fait de l’autre succession...
L’autre succession, celle des Giraud d’Agay, qui descend de la sœur cadette d’Antoine de Saint Exupéry, décédée en 1986, détient aussi 50% des droits sur cette même œuvre. Ce sont donc aujourd’hui suite aux décès de Marie, la mère d’Antoine et de ses deux sœurs Simone et Gabrielle, de nombreux neveux et petits neveux, qui se partagent les autres 50% des droits sur l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry.
La situation est depuis longtemps conflictuelle au niveau de la gestion et de l’exploitation des droits dérivés de l’œuvre d’Antoine de Saint Exupéry alors que tout se passe bien au niveau de l’exploitation littéraire de l’œuvre par Gallimard.
Selon François Toros, "la succession Giraud d’Agay, avec Olivier de Giraud d’Agay à la tête de nombreuses sociétés, dont plusieurs commerciales, gère et exploite pour le compte de l’indivision des 2 successions les droits dérivés de l’œuvre, en particulier Le Petit Prince". C’est ainsi que le Japon et la Corée du Sud ont leur village Le Petit Prince, qu’une adaptation sous forme de série télévisée est prévue pour la fin 2010 ou qu'une aire d'autoroute avec boutique vient d'être inaugurée à Yorii près de Tokyo...
José Martinez-Fructuoso légataire universel de Consuelo, la fameuse « Rose du Petit Prince » se fâche : «Consuelo de Saint Exupéry m’a fait confiance en faisant de moi le légataire universel de tous ses droits sur l’œuvre de son mari et c’est donc avec une parfaite légitimité que j’entends que ces droits soient respectés et qu’il ne soit pas fait n’importe quoi en ce qui concerne les droits dérivés sur le Petit Prince, ça suffit !».
La justice tranchera...
La Succession Consuelo de Saint Exupéry, conseillée par Me Jean-François Bretonnière, avocat associé de Baker & McKenzie et spécialiste en matière de Propriété Intellectuelle soutient que le légataire universel de la Succession Consuelo de Saint Exupéry a une parfaite légitimité. "Consuelo de Saint Exupéry était mariée sous le régime de la communauté avec Antoine de Saint Exupéry; à la disparition d’Antoine en mission, Consuelo, (veuve et jamais remariée), était du fait de son mariage automatiquement propriétaire de la moitié des droits patrimoniaux sur l’œuvre littéraire de son mari. Selon le cabinet d'avocats, "La propriété des droits d’auteur en indivision a pour conséquence que les droits dérivés sur l’œuvre sont aussi indivis moitié - moitié entre les deux successions".
Rhône-Alpes est devenue une destination prisée pour les hauts responsables chinois. Considérée comme "tête de pont" pour le dynamisme des échanges culturels et commerciaux, la région a été récemment primée pour sa collaboration "exemplaire" avec Shanghaï.
La dernière visite en date est celle de WU Bangguo, "Président du Comité permanent de l’Assemblée Populaire Nationale de la République populaire de Chine", également Membre du "Comité permanent du Bureau politique du XVIe Comité central du Parti Communiste Chinois".
Reçu à l'aéroport par Jean Jack Queyranne, Mr Wu a vanté les relations historiques entre Rhône-Alpes et la Chine : elles passent bien sûr par l'activité très ancienne de l’Institut franco-chinois de Lyon, mais aussi par une multitude d'échanges économiques et technologiques, universitaires et de recherche, ou encore culturels... et même... gastronomiques !
Adeptes de la coopération décentralisée, les deux responsables ont abordé les suites de l’Exposition universelle "Shanghai 2010", dans laquelle la région Rhône-Alpes a construit un pavillon spécial, que WU Bangguo avait visité à la veille de l’inauguration officielle.
Une augmentation attendue du volume des affaires, dans les deux sens...
Les chinois qui avaient, on s'en souvient, spectaculairement annulé le sommet Europe / Chine de Lyon, dans le cadre de la présidence française de l'Europe, (à cause d'une rencontre entre le président Sarkozy et le Dalaï lama) semblent donc avoir oublié toute rancune et en tous cas établir une grande différence entre la politique nationale de la France et les relations "décentralisées".
Monsieur WU a d'ailleurs souligné lors de sa rencontre avec Jean-Jack Queyranne "les possibilités d’affaires énormes et très concrètes" et rappelé que depuis 2009, les investissements chinois à l'étranger ont atteint 56 milliards de dollars !
Evoquant la volonté de son pays de renforcer les échanges technologiques, notamment pour réduire la consommation énergétique dans le secteur du bâtiment, le Président WU s’est montré très intéressé par le savoir-faire rhônalpin en matière d’éco-construction et de bâtiments à énergie positive. La région Rhône-Alpes, qui met justement en scène ses compétences dans ce domaine à l'exposition universelle Shanghai 2010, pourrait participer rapidement à la construction d'un premier éco-quartier dans le pays.
Dans les relations de la France avec l'Afrique, on avait pris l'habitude des "éléphants blancs" (ces grands hôpitaux ou barrages imaginés dans les ministères parisiens qui restaient bien souvent à l'état de projets). Il y aura désormais aussi les tableaux blancs... interactifs !
Alors que nombre de pays africains connaissent une véritable révolution depuis l'extension du réseau du téléphonie mobile - et l'accès à l'internet dans les villages les plus reculés - et qu'ils obtiennent des places sur les satellites chinois, la France profite des cérémonies du 14 juillet pour distribuer aux chefs d'Etats des anciennes colonies, invités par Nicolas Sarkozy, une "valise pédagogique" baptisée Sankoré.
Ce colis, plus moderne que le minitel tout de même, comprend un tableau blanc "interactif", une "tablette numérique", une clé USB, 4 stylets et des éléments de rangement, le tout pour la modique somme de 1000 € !
La révolution éducative numérique partagée avec l’Afrique
La DIENA (Délégation interministérielle à l'Education Numérique en Afrique) est dirigée par l'ancien ministre Alain Madelin et est proche d'institutions comme "l'agence mondiale de solidarité numérique". Elleattend avec cette valise rien de moins que "le mariage de l’éducation avec les technologies numériques". Déjà présenté lors de la réunion de Lyon en mai 2008 , en présence du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner et du Président du Sénégal Mr Wade, le tableau blanc est donc toujours annoncé comme "prometteur" par ses initiateurs.
C'est que, écrivent-t-ils, la France "entend, au travers du programme SANKORÉ, partager avec l’Afrique les bénéfices de la révolution numérique". Et d'ajouter : "le nom de SANKORÉ – qui est celui de l’une des plus anciennes universités du monde créée à Tombouctou au Mali – a été symboliquement donné à ce programme conçu "avec les africains pour les africains".
La Diena compte demander auxcollectivités locales françaises, dans le cadre de leur jumelage avec des villes africaines et de la coopération décentralisée, d'acheter des valises pour accompagner le programme dont elle estime déjà qu'il deviendra "indispensable pour relever les défis de l’éducation de masse sur le continent africain et donner les meilleures chances à tous les enfants d’Afrique".
L'aboutissement d'une longue série de réunions internationales extrêmement coûteuses, dont celle de Lyon en 2008.
En 2008, nous avions déjà rencontré les promoteurs du tableau blanc interactif lors de la réunion du Fonds Mondial de la Solidarité Numérique à Lyon. Une structure qui connaissait de graves problèmes de ...dysfonctionnements... (le président Wade a depuis demandé sa dissolution).
Créé le 14 mars 2005 à Genève, suite à une initiative d'Abdoulaye Wade lorsqu'il était encore coordonateur des Technologies de l'Information au NEPAD (Nouveau partenariat pour l'Afrique), ce fonds disposait alors de plusieurs millions de Francs Suisse, et Alain Madelin pensait déjà obtenir beaucoup plus si les Etats mettaient en place ce qu'ils avaient voté, "une contribution de 1% sur tous les marchés publics ayant pour objet la fourniture de matériel informatique"...
Beaucoup d'argent, beaucoup de projets... mais trop peu d'actions...
Nous notions alors (lire l'article de LYon-Actualités "la solidarité numérique pour réduire la fracture avec l'Afrique" ) que si cette fondation présentait beaucoup de projets sur son site internet, dans les domaines de la télémédecine, de l'éducation et du recyclage, elle n'avait que peu de réalisations à son actif (4 au Burundi et 6 au Burkina Faso !). Cette situation n'échappait pas au président sénégalais qui avait déjà marqué son désaccord avec le fonctionnement du fonds : il organisait selon lui trop de réunions et gaspillait beaucoup d'argent en frais de fonctionnement. Mr Wade avait alors insisté sur le fait que son idée de départ n'était pas de créer une structure intergouvernementale, mais de promouvoir la solidarité entre "citoyens" du Nord et du sud, de chaque côté de la "fracture" numérique .
C'est ainsi que le père fondateur du fonds mondial de la solidarité numérique en est arrivé, quelques mois plus tard, à demander lui-même sa dissolution ! (lire la revue de presse) -
La Région Rhône-Alpes a décidé de soutenir le rapprochement de plusieurs chaînes de télévision locale privées (TLM dans le bassin lyonnais, TV8 Mont-Blanc dans les zones de montagne, téléGrenoble et TL7 à Saint-Etienne) pour donner naissance à un nouveau programme mensuel de 52 minutes, tourné en public et baptisé agoRA.
L'émission, que les télespectateurs pourront voir sur chacune des chaînes, met en avant des évènements majeurs organisés dans la région.
L'indépendance rédactionnelle doit être préservée...
AgoRA est animée par une journaliste, Marilyne Genevrier, et n'a pas pour vocation de proposer une vision institutionnelle de l'actualité régionale. Au contraire, le contrat d’objectifs voté par l'assemblée régionale ce jeudi 8 juillet, a rappelé l’importance de l’indépendance rédactionnelle de chacune des télévisions concernées. Cette réunion des chaînes locales, dans une communauté d’objectifs et de moyens, devrait simplement permettre aux téléspectateurs rhônalpins de mieux connaître leur région .
Le financement de l'institution (une subvention en 2010 de 142 000 € pour TLM et TV8 Mont-Blanc, et de 98 000 € pour TéléGrenoble et TL7) a été calculé en fonction des taux d'audience respectifs et de l'importance des chaînes concernées. Il devrait aider à assurer une couverture plus large de l’information régionale tout en mettant en valeur et soutenant les "créateurs" de l' audiovisuel régional.
Les premiers programmes sont en ligne, avec entre autres une interview de Patrice Papelard sur les festivals de l'été, des reportages sur la baisse de la TVA dans la restauration, les difficultés des villes thermales ou encore les actions de la gendarmerie de montagne...
par les élus des groupes PSEA, Europe Ecologie les Verts, Front de Gauche, PRG et apparentés... Contre : FN, UDC et apparentés... Abstention : 8 élus de l’UDC
Suite aux attaques dont les medias sur internet ont été l'objet ces derniers jours, le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil), auquel LYon-Actualites.fr est associé, souhaite rappeler que la presse en ligne est, d'abord et avant tout, de la presse. Elle s'appuie strictement sur les mêmes droits et devoirs que la presse papier.
Le Spiil tient aussi à souligner que cet alignement du statut d'éditeur de presse en ligne sur celui d'éditeur de presse papier a été mis en œuvre le 1er juin 2009 par le gouvernement de M. Nicolas Sarkozy, suite aux Etats généraux de la presse écrite. Ce que semblent avoir oublié plusieurs responsables politiques de la majorité, en critiquant la zone de non droit que serait, d'une manière générale, "l'internet".
Depuis un an maintenant, les sites de presse en ligne sont soumis, comme les publications papier, à l'aval et au contrôle de la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP), organisme placé sous l'autorité du ministère de la culture et de la communication.
Le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (Spiil) participe activement aux travaux de la CPPAP où il est représenté par Edwy Plenel, fondateur du site Mediapart. Les sites de presse en ligne, reconnus par la CPPAP, sur la base de critères identiques à ceux de la presse papier, sont donc des organes de presse responsables qui appliquent les règles déontologiques de la profession.
Dans ce contexte, les attaques lancées contre les informations du site Mediapart, accusé de colporter des ragots et des rumeurs par le seul fait qu'il est diffusé sur l'internet, sont donc irresponsables, et montrent une méconnaissance totale du statut de la presse en ligne.
Créé à l'automne 2009, le Spiil représente une soixantaine d'éditeurs de presse en ligne.