Marché de l'art : La
"révolution" annoncée a bien eu lieu : depuis le 18 janvier 2012 la société lyonnaise Artprice a officiellement étendu ses services aux ventes en ligne : de Damin à Ben, de Combas à...Picasso, les enchères montent sur internet :
Créé en 2010 par Victor Gomez, le concours des vins de Lyon a largement dépassé les balbutiements de la première édition pour s’affirmer et sortir hors les frontières dès cette seconde édition.
Certes, il n’a pas encore la renommée du Concours des Vins de Mâcon, mais sait-on jamais à l’avenir ? Quant à Victor Gomez et son équipe, également créateurs du Concours des Gamay du Monde, ils prennent leurs marques étape après étape avec un sérieux digne des grands concours internationaux. La valeur d’une médaille est à ce prix.
Communiqué – Le Concours International des Vins à Lyon réunira le 2 avril 2011 à la Cité Internationale des experts de la filière pour distinguer les meilleurs vins du monde dans chaque catégorie. L'originalité de ce concours, qui se déroule dans la capitale de la gastronomie, réside dans l'implication des professionnels de la restauration.
Sont partenaires du concours :
- Les Toques Blanches Lyonnaises, présidées par le chef Christophe Marguin (Les Echets – 01)
- L'ASLERA (Association des Sommeliers Lyonnais et de la Région Rhône Alpes)
- Metro Cash and Carry France, fournisseur privilégié du CHR (Café-Hôtel-Restaurant)
L'édition 2011 s'internationalise pour respecter la demande des consommateurs très attentifs à tous les vins produits au delà de nos frontières. La dégustation permettra aussi de récompenser des vins étrangers. La médaille apposée sur les bouteilles sera un vecteur supplémentaire de la réputation gastronomique de la ville de Lyon.
La première édition en 2010 avait dépassé toutes les espérances, avec plus de 1 400 échantillons dégustés. Pour Philippe Lefebvre président du concours « Les producteurs ont pu valoriser leurs vins et utiliser les récompenses comme un outil marketing objectif, car il ne faut pas oublier qu'une exploitation viticole est aussi une entreprise commerciale. »
Grégory Cuilleron en pleine dégustation ...
Les chiffres en 2010 :
- 1408 vins dégustés
- 349 médailles dont : 118 Médailles d'Or, 134 Médailles d'Argent, 97 Médailles de Bronze
Les dates à retenir : 2 avril 2011 Déroulement du Concours des vins à la Cité Internationale. Uniquement sur invitation.
Comme chaque année, le Ministère de l'éducation vient de publier son indicateur de résultats des lycées.
Les données, consultables en ligne, devraient permettre aux élèves et à leurs parents d'établir leur choix, quand ils le peuvent, en fonction de trois indicateurs "fiables" qui permettent d'évaluer l'action propre de chaque lycée.
Le classement est établi à partir des résultats des élèves au baccalauréat et de leur parcours scolaire dans l'établissement. Les lycées d'enseignement général et technologique et les lycées professionnels, publics et privés sous contrat, sont concernés.
D'après le site internet du ministère, il ne s'agit pas de mettre en concurrence les lycées mais de "rendre compte des résultats du service public national d'éducation, et de fournir aux responsables et aux enseignants des lycées des éléments de réflexion pour les aider à améliorer l'efficacité de leurs actions".
Les trois indicateurs sont le taux de réussite au baccalauréat, le taux d’accès de seconde et de première au baccalauréat et le taux de bacheliers parmi les sortants.
Depuis 2008, le niveau scolaire des élèves à l’entrée au lycée est pris en compte pour appréhender la valeur ajoutée des lycées. Il est mesuré par les notes aux épreuves écrites du diplôme national du brevet. Cette évolution ne concerne que les lycées d’enseignement général et technologique.
A noter que la lecture sur le site du Ministère (education.gouv.fr) est fastidieuse puisqu'il n'y a pas de tableau comparatif par département. Il vous faut donc taper le nom du lycée recherché pour obtenir les résultats aux trois critères.
Le "Top 20" du journal le Figaro
Dans le Rhône, le quotidien Le Progrès propose comme chaque année une étude comparative. Elle est publiée dans l'édition papier du 31 mars 2011. Le site internet LeProgres.fr indique tout de même que, comme l'an passé, le lycée François Mansart de Thizy obtient un très bon score...
Quant au quotidien national, le Figaro, il publie lui aussi sa traditionnelle étude comparative, dans laquelle on peut retrouver un "TOP 20 des lycées de l'Académie de Lyon" :
1er Lycée Sainte Marie la Grand'grangeSt Chamond
2èmeLycée la Martiniere MonplaisirLyon 08
3èmeLycée Sainte BarbeSt Etienne
4èmeLycée CarnotRoanne
5èmeLycée Immaculee ConceptionVilleurbanne
6èmeLycée la Favorite Sainte ThereseLyon 05
7èmeLycée Notre-dame de BellegardeNeuville sur Saone
De retour du Mali, la député européenne Michèle Rivasi, qui voyageait avec la juge Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts pour les Présidentielles de 2012, annonce que, "convaincu par les informations recueillies par les deux eurodéputées, le Président de la RépubliqueAmadou Toumani Touré a pris la décision de faire arrêter les forages d’uranium dans la région de Faléa, à l’Ouest du pays".
Sur son site internet, Europe Ecologie- Les Verts confirme que "les eurodéputées mettent ainsi fin à une lutte de quatre ans entre les habitants de cette région et une société canadienne, propriété de Rockgate Capital Corp, qui y avait obtenu des permis d’exploration de gisements de cuivre, de bauxite et d’uranium de la part du gouvernement en 2007".
Many Camara, l’émissaire en Europe de l’Association des ressortissants et des amis de la commune de Faléa, était venu rencontrer les eurodéputées pour leur exposer les menaces pour les 17 000 habitants des 21 villages de cette région, où par ailleurs la biodiversité est exceptionnelle. Les mines d’uranium provoquent en effet la dispersion dans l’air de poussières fortement radioactives ainsi que des rejets d’eau contaminée. Les deux eurodéputées se sont ensuite rendues sur place, dans ce lieu enclavé et situé à 800 kilomètres de la capitale Bamako, afin de constater par elles-mêmes l’importance du problème et de rencontrer les maires des communes concernées et la population.
De retour à Bamako elles ont pu dialoguer avec la société civile et des membres du gouvernement, dont les ministres de l’Environnement et des Mines, MM. Tiemoko Angare et Abou Bakar Traore.« Ceux-ci n’avaient que très peu d’informations sur les nombreux forages effectués et sur les dangers environnementaux et sanitaires de l’exploitation d’une mine d’uranium », déclare Eva Joly, qui souligne « l’établissement d’un dialogue serein avec les autorités ».
Les mesures de la CRIIRAD
La CRIIRAD avait rendu publique l’année dernière une étude sur l’impact environnemental désastreux de l’extraction d’uranium. Arrivée quelques jours avant les Eurodéputés à Faléa, cette Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la radioactivité y avait effectué des relevés environnementaux grâce à un financement du groupe des Verts-ALE au Parlement européen.
" Lors d’une ultime visite, le président a promis d’arrêter les forages, de ne pas délivrer de permis d’exploiter et de désormais favoriser l’agriculture plutôt que les industries polluantes", s'est réjoui Eva Joly qui confirme cette information sur sa page Facebook.
Mise à jour : Le démenti de l'AFP
A peine cette information connue, le site Romandie News a publié un démenti (daté du 30 mars à 19h12). Il indique que"Mmes Eva Joly et Michèle Rivasi n'ont pas obtenu du président de la République" Amadou Toumani Touré "l'arrêt de l'exploitation d'une mine d'extraction d'uranium au Mali", selon Benson Diakité, conseiller du président malien... "Pour le moment, on assiste à une phase exploratoire dans cette mine. C'est l'exploration qui est en cours, et elle continue"... "Je voudrais souligner quand même que le chef de l'Etat est tout à fait sensible aux conséquences de l'exploitation de l'uranuim, et tout sera mis en oeuvre pour préserver la santé des populations", a-t-il ajouté, toujours selon l'AFP reprise par Romandie News.
Voir le portrait de Michèle Rivasi dans le trombinoscope de LYon-Photos.fr -
La Région Rhône-Alpes n'a pas tardé à réagir à la communication du gouvernement sur les investissements internationaux dans les régions françaises (lire sur LYon-Economie.fr).
Si la France est redevenue une terre attractive, c'est un peu lié à l'action du gouvernement mais aussi, pour une large part, grâce aux politiques très volontaristes et actives des régions.
En Rhône-Alpes par exemple, "une entreprise sur deux s’implante grâce à ERAI (Entreprises Rhône-Alpes International) et ses partenaires économiques départementaux, et régionaux".
Une organisation "en réseau" dans tous les départements de Rhône-Alpes.
Dans un contexte où la concurrence internationale pour l’attraction de projets d’investissements étrangers est de plus en plus vive, ERAI travaille en réseau avec des partenaires rhônalpins pour l’attraction d’investisseurs étrangers : l’Agence de Développement Economique de la Région Lyonnaise - ADERLY, l’Agence de Développement Economique de la Loire – ADEL 42, la Mission Economique de l’Ain (MEA), l’Agence d’Etude et de Promotion de l’Isère – AEPI, la Chambre de Commerce et d’Industrie et le Conseil Général de Haute Savoie, le Conseil Général de la Drôme, le Conseil Général de l’Ardèche, l’Agence Economique de Savoie – AES.et bien sûr la CRCI, la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale qui a désormais son siège, comme ERAI, dans le quartier de la Confluence à Lyon.
Des pôles de Compétitivité et Clusters d'entreprises tournés vers l'international
Rhône-Alpes et ses métropoles sont de plus en plus identifiées par les sociétés étrangères. Face à la concurrence, les acteurs et experts internationaux bénéficient de la visibilité des pôles de compétitivité et de clusters (grappes) d'entreprises tournés vers l'international. La région met aussi en valeur "les réservoirs de compétences et de formations, de réseaux de professionnels innovants, le dynamisme du marché rhônalpin, la localisation stratégique et la qualité des infrastructures qui sont autant d’atouts qui contribuent à consolider l’attractivité internationale".
D'après la région, plus des 2/3 des emplois créés le sont par des "partenaires de proximité" ( l'Allemagne, l'Italie et la Suisse) mais aussi les Etats Unis, le Canada et le Japon, qui confirment leur position de leaders de l’investissement direct étranger en Rhône-Alpes. On a aussi noté ces dernières années de très gros investissements suédois dans les agglomérations de Lyon, Grenoble et St-Etienne.
Gilles Roman
(redaction@LYonenFrance.com)
Parmi les projets de l’année 2010, outre l’implantation d’Amazon (lire sur LYon-Economie), on note aussi l'arrivée ou l'extension de Westport (Canada), Huawei (Chine), Sputnik (Suisse), Wirsol (Allemagne), Singulex (USA), Clean Air Technologies (UK), Technord (Belgique), Bimotor (Italie), Remis (Allemagne), eCairn (USA), Witec (Suisse), Jerich (Autriche), Luoman (Finlande), Linea Trovata (Belgique)… comme l’ancrage et le développement de Paul Hartmann (Allemagne), Sara Lee (USA), Tosoni (Italie), Phonak (Suisse), Distech Controls (Canada), Kisco International (Japon), Sofidel (Italie), Markem Imaje (USA), Velan (Canada), Grupo Visabeira (Portugal), Pufin (Italie), SMA (Allemagne), Nestlé (Suisse)…
La Secrétaire d’Etat chargée de la Santé (et conseillère municipale d'opposition à Lyon) Nora BERRA, vient d'effectuer la première rencontre protocolaire Franco-Mexicaine depuis le refroidissement des relations entre les deux pays suite aux propos de Nicolas Sarkozy sur "l'affaire Florence Cassez".
La réunion avec le ministre de la Santé mexicain, José Angel CORDOVA VILLALOBOS, s'est déroulée à Lyon, à l'occasion des rencontres Biovision à la Cité Internationale de Lyon.
Les deux ministres ont évoqué la coopération sanitaire entre la France et le Mexique et, d'après le ministère de la Santé français, leur rencontre a été "placée sous le signe de la vitalité et de la diversité de la coopération sanitaire bilatérale entre la France et le Mexique".
Des accords ont même été évoqués, sur la création d’un Laboratoire international associé (LIA) entre l’INSERM et l’Institut national de la santé publique mexicain. Ce LIA sera baptisé « hormones et maladies chroniques chez les femmes » et opérera dans le domaine de la nutrition. Il constitue un enjeu stratégique pour le positionnement international du centre de recherche français INSERM.
L’INSERM justement devrait renouveler son accord avec le CONACYT (centre de recherche scientifique et technologique mexicain) pour faciliter le financement de projets conjoints, comme la création du pôle gérontologique à Mexico ou le traitement des maladies chroniques non transmissibles ; Pour leur part, l’Institut Pasteur et le Secrétariat à la santé mexicain ont prévu de renforcer divers volets de coopération autour des maladies infectieuses : SIDA, paludisme, dengue ;
Nora BERRA a par ailleurs rappelé que l’expertise française reste très mobilisée dans le cadre du programme Eurosocial et du volet santé de l’Accord de coopération sur la cohésion sociale entre l’Union européenne et le Mexique pour 2007-2013.
Cette coopération internationale vise à permettre l’accès de la population aux services de santé fondamentaux et à "faire évoluer le système de santé mexicain autour d’un certain nombre d’objectifs stratégiques: création et financement d’un système de santé universel, mise en place des dispositifs pour promouvoir le pilotage de la qualité, l’évaluation et la transparence, management et rationalisation des services de santé et des infrastructures, mise au point de normes de stockage et d’achat coordonné de produits de santé et d’équipements médicaux, ou encore capacité à développer les compétences et la formation des professionnels de santé".
Lutter contre l'obésité
Les deux ministres ont enfin évoqué "l’intérêt constant et partagé des deux pays pour le thème de la nutrition et plus particulièrement pour la lutte contre l’obésité".
Gérard Collomb, le sénateur maire PS de Lyon, veut encore croire à un retournement au "troisième tour" des élections cantonales, c'est à dire au moment de l'élection du Président de l'assemblée départementale, prévue le jeudi 31 mars 2011.
Même si aucun chiffre ne semble lui donner raison, le Maire de Lyon, qui a tendance à s'approprier la victoire au second tour de ses alliés écologistes (voir le détail sut LYon-Politique.fr), répétait à qui voulait l'entendre, au soir du second tour dans les salons de la Préfecture, "qu'il peut encore y avoir des surprises".
Pour preuve, il rappelle que rien n'est jamais joué d'avance et qu'en 2001 il a été élu à la présidence du Grand Lyon avec une minorité d'élus de gauche. Il avait alors négocié des vice-présidences et un "plan de mandat" avec des maires sans étiquettes des communes rurales.
L'expérience pourrait-t-elle se renouveler au département ? Il est vrai que tout est encore possible, tant la droite est désormais divisée, dans les étiquettes comme dans les prises de position sur la plupart des dossiers (Grand stade, Contournement Ouest de Lyon, Tronçon Ouest du Périphérique et même le Musée des Confluences, un grand projet du Président sortant, le Ministre de la Justice Michel Mercier, que les amis du nouvel élu du sixième arrondissement, le divers droite Jean Jacques David, proposent d'abandonner !).
Michel Mercier conforté et Dominique Perben... renvoyé !
Jean-Jacques David
En attendant, le Président Mercier ne boude pas son plaisir. Même si son "ami" Dominique Perben a perdu son poste dans un duel fratricide avec le susdit Jean Jacques David, celui qui a maintenant passé plus de vingt ans à la tête du département ne veut calculer que sur la base des chiffres (et pas sur des hypothèses) : pour lui, 28 sièges pour la droite et le centre contre 26 pour la gauche et les écologistes, cela fait une majorité et "c'est une réponse des électeurs qui ont estimé que notre politique n'était pas si mauvaise", indique-t-il.
Les chiffres du second tour pour l'ensemble du département (03/2011)
Reste que si on ne s'en tient qu'aux chiffres, il faut pour être honnête admettre que ce scrutin représente bien une "gifle" pour la majorité sortante (même si elle ne se traduit pas, du fait du mode de scrutin, en nombre de sièges).
Sur l'ensemble du département, les Verts confirment leur percée (ils obtiennent deux éluEs, à Villeurbanne et Lyon Croix Rousse, dans des duels fratricides contre les socialistes). D'une manière générale, la gauche "plurielle" progresse sur l'ensemble du département alors que la droite parlementaire s'effondre, faisant quasiment jeu égal avec le Front National (32732 voix pour l'UMP et 30537 pour le FN) !
Parmi les surprises, on note le retournement de situation entre les deux tours entre Lionel Lassagne (UMP) et Thierry Philip, le maire PS du 3e arrondissement, la revanche de Béatrice Vessillier, la candidate écologiste avait perdu de 11 voix seulement lors des élections partielles en 2009 ; elle l'emporte cette fois confortablement et le basculement de la Croix Rousse, où le Maire PS sortant du quatrième arrondissement, n'a pas pu contenir la "vague verte", ce qui annonceselon un responsable des Verts du Rhône "des moments difficiles pour la gauche plurielle, à la Ville de Lyon comme au Grand Lyon".
Le portail internet des entreprises en Rhône-Alpes, LYon-Entreprises.com, revient cette semaine sur les comptes de l'Olympique Lyonnais... Le projet de Grand Stade OL Land, baptisé pour l'heure, « Stade des Lumières » tarde à se concrétiser. Ce qui énerve de plus en plus ses deux principaux promoteurs : Jean-Michel Aulas, bien évidemment, le président de l'OL, mais aussi Gérard Collomb.
S'appuyant sur une récente proposition de loi d'un député UMP, visant à permettre la rénovation du stade de Nancy en vue de l'Euro 2016, le président du Grand Lyon a aussitôt réagi, dans un communiqué (lire ici : "Grand stade, Gérard Collomb s'impatiente").
Un projet crucial pour l'avenir économique du club
Pourquoi Jean-Michel Aulas tient-il mordicus à son Gand Stade ? LYon-Entreprises rappelle qu'il ne s'agit pas seulement d'accueillir les matches de l'Euro 2016 dans un stade tout neuf (Lyon a été désigné comme ville d'accueil), mais aussi et surtout, ce stade devient de plus en plus crucial pour l'avenir économique du Club.
"Jusqu'à présent, les comptes de l'OL baignaient dans le vert. Le Club sortait de beaux résultats, jusqu'au dernier exercice où il a affiché un déficit record de 35,1 millions d'euros, le plus important de tous les clubs de L1. Au vu des chiffres, le conseil d'administration a dû, pour conforter les fonds propres, réaliser une augmentation de capital, via des Oceanes (*), de 24 millions d'euros".
La situation s'améliore un petit peu, mais ce n'est pas l'euphorie. L'OL est resté dans le rouge au premier semestre de l'exercice en cours, avec un déficit de 6,7 millions d'euros malgré une forte hausse des produits de partenariats et publicité (+ 59,5 %) et des résultats sportifs supérieurs à la saison dernière (4ème place en Championnat au 31 décembre 2010 au lieu de la 6ème place au 31 décembre 2009).
Le modèle économique de l'Olympique Lyonnais fonctionne de moins en moins bien
Mais les produits de cessions de joueurs, eux, sont tombés à 5,3 millions d'euros. "Le modèle économique basé sur le transfert des joueurs fonctionne de moins en moins bien", écrit LYon-Entreprises, qui rappelle que lors de l'exercice précédent, les plus values de cession des joueurs avaient fondu. Elles sont passées de 52,4 millions d'euros, à 14,1 millions d'euros, soit une chute de 73 % ! "Où est le le temps où le club lyonnais cédait l'ex-joueur de Bron, Karim Benzema au Real Madrid pour 35 millions d'euros?!"
"Pire : même si les transferts étaient relancés, l'autorité de contrôle des finances des clubs est décidée à faire en sorte que le résultat d'exploitation ne se fasse plus sur les transferts. Ce modèle économique qui avait jusqu'à présent si bien réussi à l'OL a du plomb dans l'aile".
Ce serait la raison pour laquelle, malgré l'investissement qu'il représente, la construction du Grand Stade est une priorité pour Jean-Michel Aulas. (...) Et de conclure : "Rien d'étonnant donc, si, en cette période d'incertitude, l'action de l'OL, seul club de Ligue 1 coté en Bourse en France, est au plus bas, cédant près de 75 % depuis son introduction à 21 euros. Elle cote actuellement près de 6 euros. Etre actionnaire de l'OL tient désormais de l'acte militant".
(*) Oceanes : Obligations convertibles ou échangeables en actions nouvelles ou existantes.
La Région Rhône-Alpes vient d'effectuer une belle moisson dans les réponses à l’appel à projets «Laboratoires d’excellence » financé par le Ministère de la Recherche et de l'enseignement supérieur.
16 laboratoires de Rhône-Alpes sélectionnés (*).
Pour le Président de la Région, Jean Jack Queyranne, "ces nouvelles annonces illustrent l’excellence de Rhône-Alpes en matière de recherche et d’innovation". Ces investissements devraient conforter l’emploi et le positionnement industriel de la Région, avec une dynamique qui confirme l'engagement dans les stratégies régionales de développement économique d’une part et de la recherche et de l’enseignement supérieur d’autre part.
Des recherches sur la ville durable
Parmi les projets sélectionnés, l'Université de Lyon est particulièrement fière des dossiers «Futurs urbains» et «CeLyA». Ces deux Laboratoires d’Excellence retenus par le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) s'inscrivent dans les objectifs du Grenelle de l’environnement et de la Stratégie Nationale de Recherche et d’Innovation,
ils vont permettre de répondre aux grands enjeux de société tel que l’aménagement de la Ville durable en approfondissant par exemple les travaux amorcés sur les émissions de bruit en milieu urbain.
S’inscrivant dans une logique de développement durable, « Futurs Urbains » privilégie une approche interdisciplinaire de la ville en articulant recherche d’excellence et capacité d’expérimentation in situ liée au Cluster Descartes et aux perspectives ouvertes par le projet Villes Durables.
« Futurs Urbains » rassemble pas moins de 273 chercheurs et 290 thésards, issus de 14 laboratoires.
Cinq unités de recherche de l’Ifsttar sont concernées : LVMT, SPLOTT, GRETTIA, LEPSIS et DEST. Les travaux de «Futurs Urbains » vont contribuer au rayonnement de la recherche française sur la Ville en particulier grâce à la création de deux chaires internationales visant à favoriser des rencontres avec des chercheurs de renom et à attirer des post-doctorants à fort potentiel.
Le Centre Lyonnais d’Acoustique (CeLyA), "la plus forte concentration d'acousticiens en Europe"
Le projet CeLyA, porté par l'INSA Lyon, l'Ecole Centrale de Lyon, l'Université Lyon 1l'ENTPE et l'INSERM rassemble lui 150 personnes dont 61 chercheurs. Ce Centre Lyonnais d’Acoustique (CeLyA) constitue la plus forte concentration de chercheurs acousticiens en Europe. L’acoustique étant un domaine essentiellement interdisciplinaire au croisement de la mécanique des solides et des fluides, de la science des matériaux, du traitement du signal et de l’image, de la physiologie et de la psychologie cognitive, « CeLyA » présente la particularité de réunir des spécialistes de l’ensemble de ces domaines.
Des applications dans l'environnement
Le bruit est une nuisance de plus en plus pesante dans notre quotidien. Plus de 35% des français s’en plaignent, dans la plupart des cas ce sont les transports qui sont montrés du doigt. « CeLyA » propose donc d’étudier l’acoustique sous différentes approches : dans l’environnement en travaillant à la réduction des émissions sonores des moyens de transports ou à l’optimisation des éco-technologies en matière de bruit mais aussi dans le secteur de la santé, en développant les applications médicales des techniques d’ultrasons, formidables outils d’imagerie médicale et de thérapie. Dans les techniques de diagnostic, qui nécessitent d’importants progrès, de nouveaux outils de simulation numérique seront créés.
La région lyonnaise possède une forte densité d’entreprises spécialisées dans l’acoustique traitée sous différents aspects : santé, automobile, matériels de mesure… L'Université annonce déjà que CELYA visera à maintenir les collaborations recherche/industries déjà existantes, à en développer de nouvelles et ainsi contribuer au rayonnement de l’activité industrielle acoustique lyonnaise et française.
Suite à un accident survenu le mercredi 23 mars au lycée Boissy d’Anglas (Ardèche), les responsables de la Région Rhône-Alpes ont exprimé leur soutien aux 12 adultes en formation au sein du Greta qui ont été victimes de l'explosion.
L'accident s'est déroulé dans les ateliers de la cité scolaire d'Annonay. Une machine de démonstration (échangeur thermique composé de cylindres de verre), a explosé, blessant huit stagiaires, hospitalisés à Annonay. Deux d’entre eux présentent de sérieuses blessures et ont été opérés dans l'après-midi. D’après les dernières informations, leur pronostic vital n’est pas engagé.
Les services techniques de la Région se sont rendus immédiatement sur place et se sont mis à disposition des autorités locales. Le Président de la Région, Jean Jack Queyranne, a apporté son soutien aux blessés, à leurs familles et à l’ensemble de la communauté éducative du lycée. Sylvie GILLET de THOREY, Viceprésidente déléguée aux lycées et Hervé SAULIGNAC, Vice-président délégué à l’aménagement du territoire, aux Espaces Rhône-Alpes et aux Grands Projets, se sont rendus sur place de même que le Maire d’Annonay, Olivier DUSSOPT, et les élus régionaux membres du conseil d’administration Olivier KELLER et François JACQUART.
"Plus que jamais, le drame japonais nous renvoie à ce qu’Edgar MORIN appelait il y a vingt ans déjà : « la conscience planétaire ». Elle était faite cette conscience d’une vision unique de l’homme, en perspective de l’univers, du cosmos…l’homme non pas au centre, mais comme un élément des systèmes du vivant.
Nous n’avons plus l’alibi de la distance et de l’altérité, s’il fallut plusieurs mois avant que Voltaire eut connaissance du tremblement de terre de Lisbonne, les catastrophes naturelles se déroulent aujourd’hui sous nos yeux en temps quasi réel... nos connaissances scientifiques ont depuis longtemps relié toutes les conséquences entre elles à l’échelle planétaire, et il n’est plus de peuple ou de pays que nous ne fréquentons pas, dont nous ne sommes pas familiers. Alors oui, cette « conscience anthropologique » élément de la « conscience planétaire » dont parlait Morin s’impose à nous, non plus comme un exercice philosophique mais comme une réalité. Une urgence. Parce que l’autre c’est nous. Qu’on le veuille ou non.
Mais qu’elle soit « planétaire » ou « anthropologique », « écologique » ou « tellurique » pour reprendre les termes du philosophe…qu’est il advenu de la « conscience » au XXIème siècle ? Peut-on encore parler de conscience lorsque la société du spectacle considère la mise en scène (images du tsunami montées en clip sur une musique poignante) comme la façon la plus courante d’appréhender le réel ? A quel degré de conscience accède-t-on lorsque le plus souvent ce sont les seules émotions spectaculaires qui sont sollicitées?
La routine imagière n’établit elle pas une autre distance entre l’autre et nous même ? Abolissant par là même ce qui aurait du nous réunir ? Savons-nous encore être conscients ?"
Marc Versini est Enseignant en Civilisation et Culture Générale à l’IDRAC (Ecole supérieure de Commerce) de Lyon, en charge du pôle Philosophie, Ethique et Management en partenariat avec le Collège Supérieur Lyon.
Deux jours après le premier tour des élections cantonales, les langues se délient à Lyon pour commenter des résultats assez inattendus...
Du côté des opposants à l'OL land, il n'y a pas de doute : le soutien indéfectible de Gérard Collomb au "méga projet" (pour ne pas dire projet mégalo) de Jean Michel Aulas explique en grande partie l'élimination au premier tour de la conseillère générale sortante de Meyzieu, la socialiste Odette Garbrecht.
Dans une élection qui semblait assurée, étant donné le contexte national et international, il n'y a pas beaucoup d'autre "lecture" possible de ces résultats que celle de l'association "Les Gones pour Gerland", opposés à la construction du Grand stade à Décines, qui pavoisent : "Point n'est besoin de sondages ni de questions orientées… le Parti du Stade (P$) à Meyzieu vient d'avoir enfin le sondage grandeur nature (...) Nous appelons tous les Lyonnais à se mobiliser... pour faire échec au lobbying du sport-business pour défendre haut et fort la rénovation de GERLAND !".
Christophe Boudot
Secrétaire départemental
du Front National
Au deuxième tour, le Maire (UMP) de Meyzieu Michel Forissier (grand opposant au projet) se retrouvera face à une "pointure" du FN, le Secrétaire départemental Christophe Boudot. Il part avec une bonne longueur d'avance (32,66% contre 25,49% au 1er tour) et peut compter sur le soutien de... Gérard Collomb qui a appelé dès dimanche à faire barrage au Front National.
L'Olympique lyonnais en difficulté financière
Les nuages noirs s'accumulent au dessus de l'Olympique lyonnais et de ses projets: le club, qui voit s'éloigner la possibilité d'un podium en championnat, vient d'être éliminé de la compétition européenne et a du mal, malgré le soutien indéfectible et personnel de Gérard Collomb, à mobiliser autour de son projet "pharaonique", selon le mot des écologistes, pourtant associés à l'exécutif du Grand Lyon.
Compte tenu de l'actualité, le rapport financier du club, rendu public le 23 février dernier, est passé un peu inaperçu, mais les chiffres clés publiés par la Direction Nationale de Contrôle et de Gestion (DNCG), annoncent un déficit de 35,1 millions d’euros pour la saison 2009-2010 ! "C'est la plus grosse perte de la Ligue 1 " note l'association Carton rouge, un collectif d'opposants à l'OL land.
L’OL, qui perçoit de nombreuses aides directes et indirectes du département (lire ici), de la ville et de la communauté urbaine du Grand Lyon, "est le club de football de Ligue 1 le moins rentable devant le PSG et passe de la première place en 2008-2009 avec un bénéfice de 5,3 millions d’euros (réalisé grâce à la cession de Benzema à la limite de clôture du bilan pour 35,3M€), à la dernière place en 2010 avec un déficit de 35,1M€".
Les opposants veulent encore croire à un abandon du projet
Le 16 mars dernier, Gérard Collomb indiquait dans une interview au Progrès de Lyon, qu'il attendait au plus tard le lundi 21 mars la déclaration d‘intérêt général (DIG) pour le Grand Stade. Aujourd'hui, dans un communiqué, ses alliés écologistes, qui ne doutent pas de l'élection de Béatrice Vessilier à Villeurbanne, indiquent déjà que "au département, celle-ci donnera la priorité au social, à l'éducation et à l'environnement et s'opposera aux projets pharaoniques du tronçon ouest du périphérique (TOP) et du Grand stade OL Land à Décines".
Michel Mercier... sur un nuage !
De son côté, le Président du Conseil Général sortant Michel Mercier, un autre porteur de projet pharaonique - celui du Musée des confluences en forme de nuage - vient d'être réélu dès le premier tour dans son canton de Thizy et s'amuse: "On nous annonçait une vague rose pour ces cantonales... je ne l'ai pas vue...".
Michel Mercier, seul membre
du gouvernement candidat
est réélu dès le premier tour
Les résultats du premier tour des élections cantonales dans le Rhône ont été marqués par une poussée des écologistes qui peuvent se maintenir dans plusieurs cantons au second tour et jouer les arbitres dans d'autres. Dans le Beaujolais et surtout dans les villes de la banlieue de Lyon, le Front National confirme sa montée en puissance déjà notée dans les précédents scrutins. Tous les cas de figure se présenteront le dimanche 27 mars : duels droite / gauche, droite / droite, gauche / gauche, FN / droite parlementaire et FN / gauche... mais aucune triangulaire ! Le changement de la loi intervenu cette année empêche en effet les candidats n'ayant pas obtenu plus de 12,5% des inscrits de se maintenir au second tour. A noter aussi un coup de semonce à Meyzieuavec le rejet au premier tour de la conseillère générale sortante, une socialiste favorable au Grand Stade OL land défendu par le Maire de Lyon Gérard Collomb.
7 duels droite / gauche : A l'Arbresle, Irigny, Lyon III, Lyon V, Lyon VII, Lyon VIII, Oullins c'est un "classique" duel droite / gauche. 1 duel Nouveau centre / Front National A Anse :Daniel POMERET (Majorité sortante UMP) est en ballotage contre le Front National Yann-Yves LUSSIAUD .
1 duel UMP / Front National
A Meyzieu:Michel Forissier (Majorité sortante UMP) est en ballotage contre le secrétaire départemental du Front National, Christophe Boudot .
2 Duels Droite / Droite A Beaujeu et dans le 6ème canton de Lyon où Dominique Perben, qui a obtenu 32,94% ne parle plus à son ex allié Jean-Jacques David, le maire divers droite du 6ème arrondissement qu'il qualifie de "traître" ! 9 Duels Gauche / Front National C'est désormais le cas de figure le plus répandu : dans le XIIéme canton (Lyon), à St-Fons, Rillieux la Pape, Vaulx en Velin, St-Priest, Givors, Lyon XIV, Villeurbanne Sud et Nord, la droite est éliminée au premier tour. A noter que St-Priest est le seul canton où le FN passe le premier tour en tête. 2 Duels Droite / Ecologistes :
A Bois D'Oingt, le candidat divers droite Charles Brechard fera face au second tour à l'écologiste Jean Yves Sauce . A Vaugneray, le candidat écologiste Jean charles Kohlaas est le seul à pouvoir se maintenir face à l'UMP Georges Barriol. Ce conseiller régional Vert peut compter sur le report de voix de la socialiste Florence Perrin. Daniel Jullien, dissident divers droite n'a pour l'instant appelé à aucun désistement. 3 Duels Gauche / Ecologistes : Lyon XI:Françoise Chevallier (Europe Ecologie) peut se maintenir face au socialiste sortant Jean-Michel Daclin . A Villeurbanne Centre: Béatrice Vessiller (Europe Ecologie / Les Verts) se maintient face au PS Richard Llung . Dans la même configuration, lors d'élections partielles en 2009, la différence avait été de seulement 11 voix au second tour... Le 27 mars, elle tiendra peut être sa revanche ! A Lyon III (Croix Rousse) l'écologiste Raymonde Poncet fait face à Dominique Bolliet, le maire et conseiller général sortant PS . 2 Victoires au premier tour :
A Lamure-sur-Azergues et Thizy, Denis Longin et Michel Mercier (Majorité sortante - UMP) sont réélus dès le 1er tour .
Alors que la communication de l'Elysée amorce un changement de ton à travers son compte twitter officiel et admet la nécessité d'un débat public (voir ci-contre), l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) publie ses recommandations pour les français expatriés au Japon :
" Les autorités japonaises font face à une situation grave sur le site nucléaire de Fukushima. Malgré l’éloignement, un accroissement des niveaux de radioactivité a déjà été constaté au niveau de l’agglomération de Tokyo, et reste attendu dans les prochaines heures en fonction de l’évolution de la météorologie (direction des vents dominants et chutes de pluie). Ces niveaux resteront probablement faibles, mais pourraient s’amplifier ultérieurement en fonction de l’évolution des réacteurs accidentés, avec un décalage de l’ordre de 20 à 30 heures compte tenu des conditions météorologiques actuelles.
Plusieurs précautions peuvent être prises, compte tenu de cette situation, par les membres de la communauté française au Japon :
- A titre préventif, mais aussi afin de faciliter la tâche des autorités japonaises, dans l’hypothèse d’une aggravation importante de la situation, un éloignement de Tokyo (et plus généralement des régions relativement proches de la centrale de Fukushima) vers le sud du pays, ou un retour en France est recommandé à tous ceux dont la présence n’est pas indispensable sur leur lieu de résidence et de travail.
- S’agissant des personnes qui resteront présentes, il convient de suivre les consignes diffusées par les autorités japonaises en cas d’annonce d’une aggravation de la situation. Il convient notamment d’éviter autant que possible des déplacements sous la pluie, l’eau de pluie pouvant être contaminée par des particules radioactives, et plus généralement de limiter les déplacements ainsi que les aérations des logements et bureaux. Les autorités japonaises procéderont en cas de nécessité à la distribution de comprimés d’iode aux populations.
Il est aussi possible de se procurer des comprimés d’iode auprès de l’ambassade.
Ces comprimés sont surtout importants pour les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et jeunes adultes. En raison de leur durée d’effet limité, la prise de ces comprimés ne doit impérativement s’effectuer que sur les consignes données par les autorités nipponnes ou l’ambassade, qui agit en étroite relation avec les experts et médecins de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)."
Pour les écologistes, il n'y a pas de doute : la catastrophe nucléaire qui se déroule en ce moment au Japon démontre malheureusement la réalité des dangers des installations nucléaires. Dans un communiqué, le groupe "Europe Écologie Les Verts du Rhône" demande la fermeture immédiate des quatre réacteurs de la centrale du Bugey.
Comme souvent, une catastrophe arrive à la conjonction de différents incidents, que d’aucuns prétendaient tous improbables ; pour les écologistes, la gravité des menaces sur notre santé (menaces immédiates ou différées), les atteintes à notre environnement pour des années, voire des siècles d'un accident nucléaire, devraient pourtant mener à trouver les solutions de sortie du tout nucléaire, lequel n’est pas une technologie comparable à d’autres.
Selon eux, après les accidents survenus aux USA, puis en Ukraine et maintenant au Japon, la France a de fortes probabilités d’être touchée à son tour. "Qui seront les responsables politiques et techniques qui assumeront ce qui pourrait advenir ?" demandent-t-ils.
La centrale du Bugey est située à 35 kms de Lyon...
Le groupe demande en premier lieu, la fermeture des centrales les plus anciennes : Fessenheim en Alsace, construite en 1977, et le Bugey, dans l'Ain, construite en 1979 et située à 35km de Lyon (pour mémoire, le périmètre autour de la centrale nipponne vient d’être étendu à une distance de 30km).
Un coût exorbitant
Les écologistes, qui rappellent que la centrale de Creys-Malville, arrêtée en 1981, renferme toujours des matières radioactives et que les travaux engagés voilà plus de 20 ans butent sur des difficultés technologiques et sur le coût exorbitant du démantèlement, estiment "impératif que soit mis en place un scénario de sortie du nucléaire" et rdemandent à l'Etat d'engager au plus vite un débat autour des énergies.
Barbara Hendricks, Phil Collins, Michael Jackson, Clint Eastwood, Zinedine Zidane, Patrick Bruel, Johnny Halliday, Kenzo et tant d'autres sont passés par là ! L'Hôtel de la Cour des Loges est un des "écrins" du quartier du Vieux Lyon, dont la rénovation est aujourd'hui achevée et qui a été reconnu patrimoine de l'Humanité par l'Unesco.
Un café-épicerie et un Restaurant gastronomique
Peut être intimidés par la beauté des lieux, les lyonnais savent peu, que cette maison ne reçoit pas que les stars et abrite aussi un café-épicerie et un superbe restaurant où le chef Anthony Bonnet officie dans la cour florentine, spectaculairement aménagée.
Le restaurant "Les Loges"
L'équipe de la Cour des Loges vient en effet de repenser totalement le décor de son restaurant "pour lui donner davantage d’intimité" et le dissocier de la clientèle de l'Hôtel.
Le résultat : une parfaite alliance entre charme historique et confort contemporain !
Une rénovation particulièrement réussie avec une cour dallée de marbre et une spectaculaire verrière contemporaine en acier qui culmine à plus de 18 mètres !
'Tout a été pensé et réalisé pour nous", s'enthousiasme Anthony Bonnet : "les tissus, les bougeoirs, les couverts et même la porcelaine de Limoges, tournée à la main et dorée au platine par des artisans de la maison Coquet".
Le décorateur a choisi un crépi jaune qui apporte luminosité et douceur, réchauffé par des tissus tendus, des nappes en taffetas aux couleurs chaudes, des chandeliers majestueux pour un éclairage tout à la bougie. Les alcôves cosy et les paravents confèrent au restaurant un côté intimiste pour un dîner chaleureux.
"Mon objectif est de créer des ambiances, que les gens puissent associer un goût et un moment passé dans ce lieu unique... " explique Anthony Bonnet. Ce jeune "Chef Talentueux", Gault Millau d'Or 2007, ancien disciple de Jean Brouilly puis de Philippe Gauvreau à la Rotonde officie depuis maintenant cinq ans rue du Boeuf, en lieu et place de Nicolas Le Bec.
Sa cuisine gastronomique est raffinée mais marie, chaque jour, "tradition et imagination". Une cuisine d’émotion, authentique et vraie, pour laquelle Anthony n'hésite pas à marier les meilleurs produits régionaux avec des épices "tout en douceur", ajoutés pour "sublimer" une viande ou un poisson... Et le résultat est... superbe !
L'équipe, jeune et dynamique, semble prendre un réel plaisir à travailler dans ce lieu chargé d'histoire. Le service est raffiné et élégant mais officie avec beaucoup de convivialité et une pointe d'humour du sommelier Romain Raymond, qui vous parlera avec délectation de ses vins de Bourgogne et autres St-Joseph; choisis spécialement pour accompagner les spécialités d'Anthony Bonnet.
Le Café-Epicerie :
Pour un passage plus rapide, Anthony Bonnet propose également une restauration simple dans son "Café-épicerie, bistrot" haut de gamme. La carte est originale et légère et offre même la possibilité de passer un après-midi au spa. Dès l'arrivée des beaux jours, les spécialités se dégustent sur la terrasse ombragée.
Informations pratiques :
Le restaurant gastronomique est ouvert tous les soirs, sauf le dimanche et le lundi ainsi qu'en juillet et août. Le café-épicerie est ouvert tous les jours midi et soir. Une idée cadeau : le "day spa" comprend, pour 99€, le déjeuner, hors boisson au Café-Epicerie (menu du jour à la convenance du Chef), un soin de 45 min (un massage relaxant ou un soin visage) dans le Spa Pure Altitude et le libre accès à l'espace détente : piscine intérieure, sauna, hammam...
Pour prolonger le voyage sur la route des épices, les produits sélectionnés par le Chef sont en vente à l'épicerie : huiles parfumées, vinaigres, condiments, sels et poivres rares, vins...
Le stade de Taïwan produit
1,15 Million de KW/an !*
Alors que les yeux du monde sont tournés vers le Japon et les accidents en chaîne dans la filière nucléaire, le Gouvernement français vient de confirmer le coup d'arrêt donné à la production d'énergie solaire !
La France a en effet publié ce samedi 5 mars 2011 les nouveaux arrêtés encadrant la production d'électricité photovoltaïque: ces textes confirment la menace sur des dizaines de milliers d'emplois (producteurs, installateurs... ) non dé-localisables dans les régions françaises.
Dans un communiqué, le conseil Régional Rhône-alpes regrette que la concertation organisée par le Gouvernement "n'aura pas eu de réelle influence sur une réforme déjà ficelée d'avance". Il rappelle que la production subventionnée sera désormais limitée à un maximum de 500 MWc par an avec comme seule ambition d'atteindre l'objectif du Grenelle de l'environnement de 5 400 MWc en 2020. A titre de comparaison, la production totale installée en Allemagne est estimée à 18 000 MWc en 2010. A ce rythme, il faudrait plus de 30 ans à la France pour rattraper son retard !
Le stade des Alpes à Grenoble
Comme on le voit sur l'image ci-contre tirée des exemples présentés par le site Photovoltaique.info, de nombreux pays ont fait le choix de développer de grandes étendues de panneaux solaires. Nos voisins suisses et allemands bien sûr, mais aussi les pays asiatiques qui prennent une avance considérable dans le développement de cette filière ! En France, des projets comme le stade des Alpes à Grenoble ont été financés par des fonds européens (programme Concerto) et les espaces ne manquent pas pour augmenter les installations, que ce soit sur les toits des gares (gérées par une entreprise publique !), les stades, les centres commerciaux, les parkings...
"Contrairement aux préconisations du rapport Charpin / Trink", note la Région Rhône-Alpes, "le Gouvernement fait aussi l'impasse sur les projets des collectivités locales. Soumis aux contraintes des marchés publics, ces projets, dont le modèle économique ne tient plus, auront beaucoup de mal à voir le jour et sont aujourd'hui à l'arrêt".
Alors que les Régions co-élaborent en ce moment, avec l'Etat, les Schémas Régionaux Climat Air Energie, qui doivent traduire la mise en oeuvre des dispositions du Grenelle de l'environnement dans les territoires, cette nouvelle réglementation, rigide et complexe, est évidemment un mauvais signal. Elle résulte d'un choix économique qui privilégie une filière nucléaire présentée comme "propre" et garantie de "l'autonomie énergétique" , alorsque les mines d'uranium ne sont pas implantées sur le territoire français (!) et que la rentabilité des centrales ne peut être assurée que par l'exportation... à des pays qui s'en détournent...
En cette période préélectorale, le gouvernement semble découvrir que les questions d'énergie et de cadre de vie sont beaucoup plus mobilisatrices chez les français que certains "débats de société" (l'Islam ou l'identité) pourtant lancés à grand renfort médiatique !
En Ardèche et dans la Drôme, deux départements de la région Rhône-Alpes concernés par les "permis de recherche" sur l'exploitation du gaz de schiste, les réunions publiques mobilisent chaque semaine plus de monde, atteignant des rassemblements de plusieurs milliers de personnes, scandalisées par "les décisions prises sans concertation dans les ministères".
La député européenne écologiste Michèle Rivasi indique d'ailleurs qu'après la réunion de coordination nationale réunissant tous les collectifs de lutte contre les gaz de schiste à Saint Marcel, puis la manifestation à Villeneuve de Berg, elle a interpellé le Préfet de Région Jean François Carenco, qui n'est autre que l'ancien directeur de cabinet de Jean Louis Borloo au Ministère de l'environnement, celui-là même qui a signé les fameuses autorisations de recherche. Elle réclame évidemment "la suspension des arrêtés ministériels de permis de recherche de mines hydrocarbures liquides ou gazeux, et l’organisation d’un débat public à l’échelle régionale sur la question de gaz de schiste".
Contrairement au gaz naturel classique, le gaz de schiste ne se situe pas dans une poche mais se trouve pris au piège dans des roches très peu perméables. Pour l'exploiter, il faut injecter d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques, ce qui implique de graves atteintes à l'environnement. Dans un reportage diffusé par France 3, le président d'une société américaine, Schvepbach Energy, estime avoir obtenu le permis de faire des recherches, mais il "rassure" en indiquant qu'il n'a pas l'intention de défigurer l'Ardèche...
Le Président de Schvepbach Energy assure qu'il ne veut pas défigurer l'Ardèche...
Les réponses "embarassées" du Préfet de Région Jean-François Carenco
Le Préfet Carenco a donné récemment une interview "in situ", dans laquelle il se livre à une explication de texte un peu embarrassée. Face aux journalistes de France 3, il indique que l'autorisation donnée est selon lui seulement un "permis de déposer un permis"... On l'aurait appelé improprement permis de recherche, "mais il ne s'agit que d'une délimitation des zones sur lesquelles les entreprises pourront déposer des permis plus précis..." indique l'ancien directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo(Voir l'interview).
"Des permis de recherche et des autorisations de travaux ont pu être délivrés" (François Fillon)
Paradoxalement, le Premier Ministre François Fillon ne semble pas avoir la même lecture du texte puisqu'il vient de demander vendredi à son gouvernement de "veiller à ce qu'il ne soit procédé à aucune opération de forage de gaz et huiles de schiste à l'aide de méthodes non conventionnelles d'ici la remise de rapports début juin sur leur impact environnemental". Dans un courrier adressé à trois ministres - Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), Claude Guéant (Intérieur) et Christine Lagarde (Economie)-, le chef du gouvernement signale que "des permis de recherche et des autorisations de travaux d'exploration ont pu être délivrés" pour de telles opérations de forage... Pour s'y opposer dans l'immédiat, il invoque le "principe de précaution". "La Charte de l'environnement, à valeur constitutionnelle, précise que -lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent (...) à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage-", relève-t-il.
L'interrogation des populations serait donc légitime
Une première victoire pour Michèle Rivasi, qui a été rejointe dans son combat par de nombreux élus et parlementaires de tous bords. Selon elle, le préfet de la région Rhône Alpes mentionne dans un de ses courriers "son intervention auprès des sociétés concernées, leur demandant de ne pas poursuivre leur dossier , mais malgré tout de « procéder au dépôt d’une demande administrative".
"En demandant aux industriels de ne pas poursuivre leur dossier, le préfet de la région Rhône Alpes prend acte des manifestations citoyennes et de la suspension des travaux découlant de la mission d’inspection commandée par la ministre de l’écologie. Cependant, l’ambiguïté concernant cette « demande administrative » est vite levée ; l’on comprend bien que la suspension des travaux est provisoire car le préfet indique lui même la nécessité de déposer ce dossier…", déclare l’eurodéputée.
Au niveau européen, la députée européenne initiera la création d’une coordination européenne des collectifs, et réunira les experts et les ONG de différents Etats de l’UE (Pologne, Suède, Autriche, Angleterre, Grèce…) pour tenter de faire front commun à l’exploitation en Europe des hydrocarbures non conventionnels, "que les lobbies pétroliers et gaziers veulent imposer, avec la complicité des Etats".