Paul Bocuse, 85 ans, ne manque pas de rappeler qu'avec sa brasserie, « l'Ouest » qui s'est installée dans un quartier de Vaise plutôt désert alors, en matière entrepreneuriale, il avait su anticiper le développement d'un site qui attire désormais des sociétés high tech, comme Akka, Cegid, Electronic Arts, etc.
Sept ans plus tard, il surprend encore, en innovant toujours. En compagnie de son fidèle second, Jean Fleury, le seigneur de Collonges vient de compléter son royaume (estimé à plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires), composé, à Lyon du moins, du restaurant gastronomique trois macarons de Collonges, de l'Abbaye contigüe, de ses cinq brasseries et de son concept de french fast food (Ouest Express), en y ajoutant une résidence hôtelière, située à quelques encablures de sa brasserie l'Ouest : « Résidence Dock Ouest ».
Composé de 43 chambres, ce nouvel établissement hôtelier est à la fois une résidence hôtelière (on peut y séjourner une nuit, comme une semaine ou trois mois, grâce à des tarifs dégressifs dès la première semaine), mais aussi un hôtel doté d'un accueil 24 h/24 et d'une salle à manger pour les petits déjeuners.
Signé Yves Boucharlat, le même architecte que la brasserie de l'Ouest avec laquelle ce nouvel établissement hôtelier possède des similitudes voulues (béton, verre, bois rétifiés (*)), cette résidence hôtelière se veut, explique Paul Bocuse, « porteuse des valeurs du groupe : simplicité, confort, durabilité ».
Il a fait appel pour le mobilier des chambres à une valeur sûre régionale, les Meubles Roset, basés dans l'Ain, et pour les lits, à une société lyonnaise qui fait fabriquer des matelas à mémoire de forme, particulièrement confortables.
Le tout est à la fois sobre et cosy. Pourtant, malgré le classement en trois étoiles, les tarifs restent doux : 90 euros la nuit en semaine pour une chambre standard (70 euros le week-end), 130 euros pour la grande suite de 41 m2 (il n'y en a qu'une) qui possède une terrasse de 50 m2 donnant sur la Saône. On le voit, ce ne sont pas des tarifs de palace (...)
(*) Découvert par un professeur de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne, le bois rétifié subi un traitement à haute température (240 degrés) dans des fours spéciaux, sans oxygène, ce qui lui confère de nombreuses propriétés. Il ne nécessite notamment aucun entretien.
Mauvaise blague, menace organisée ou acte terroriste ? De nombreuses questions restent posées après l'explosion de réveils piégés "de faible puissance et de même nature" dans des magasins Ikéa du Nord de la France, de Belgique et des Pays-Bas.
Suite à cette série de petites explosions qui n'ont pas provoqué de dégâts, les journaux belges font état de contrôles préventifs de la police aidée par des chiens démineurs dans plusieurs magasins de l'enseigne. "Ceux-ci ne devraient pas entraîner de fermeture des magasins concernés".
Attentats, menaces ou
mauvaise blague ?
Des réveils piégés dissimulés sous des palettes
Les explosions presque simultanées se sont produites le lundi 30 mai dans plusieurs magasins Ikéa du nord de l'Europe. "Les explosions se sont déroulées de la même manière partout, des réveils piégés qui avaient été dissimulés ont explosé", raconte l'AFP. A Gand, Eindhoven et Lille, les détonations se sont produites aux alentours de 17h30.
Tous les magasins Ikea de Rhône-Alpes, à St-Priest, St-Martin d'Hères et St-Etienne, ont ouvert normalement mardi matin. Comme les autres enseignes en Europe, il n'a pas été indiqué si des mesures de sécurité particulières avaient été prises.
Fondé en décembre 2010 par Sylvain D’Huissel, ancien rédacteur en chef de l’environnement Eco-Bourse du figaro.fr, et David Pellecuer, ancien journaliste du figaro.fr, Lyon Pôle Immo est un site d’information indépendant sur l’immobilier du Grand Lyon et de la région lyonnaise.Il vise notamment à informer le lecteur sur l’évolution du marché immobilier d’un point de vue local et national, et de donner des informations en termes de conditions de financement. Le site est une entreprise indépendante, qui n’est filiale d’aucune banque ou de tout autre acteur du secteur de l’immobilier. Lyon Pôle Immo fait partie del’AJIRA (L’Association pour le Journalisme, l’Information et l’Internet en Rhône-Alpes). A la Une de LYonPoleImmo cette semaine :
Les notaires viennent de faire part de leurs chiffres au titre de l'année 2010. Sur la base des avants contrats, ils ont confirmé une baisse des prix pour les appartements anciens.
Les prix de l'immobilier ont baissé dans le secteur du Pays d'Azergues pour les appartements anciens, tandis qu'ils ont fortement progressé pour les maisons.
La hausse moyenne des prix pour les appartements anciens est tirée par la forte hausse des prix du Grand Lyon. Car dans certaines zones, les prix ont reculé dans certaines zones du département.
Les conséquences de l'épisode de sécheresse (voir l'article de LYon-Actualités ici) commencent à affecter l'ensemble de la France et particulièrement la région Rhône-Alpes. Dans un communiqué, l'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) indiquait récemment qu'à ce jour (le 18 mai 2011 - ndlr), "le fonctionnement normal des centrales nucléaires n’est pas affecté par la sécheresse constatée en France, malgré l’enregistrement d’une diminution du débit de certains cours d’eau".
L'ASN qui rappelle tout de même qu'en cas de sécheresse et de canicule, "les exploitants des centrales nucléaires doivent être en mesure de faire face à la perte totale ou partielle du refroidissement liée à une diminution du niveau et du débit d’eau dans les fleuves, ainsi qu’à l’élévation de la température ambiante dans les locaux contenant des équipements importants pour la sûreté".
Des précédents de 1976 à 2006
Lors d'épisodes précédents de fortes chaleurs, entre 1976 et 2006, le gouvernement s'était déjà vu "contraint de prendre des mesures exceptionnelles" pour garantir la disponibilité du réseau électrique français.
Paradoxalement, la réponse des autorités n'avait alors pas été de réduire l'activité des centrales, mais de relever le seuil des normes autorisées ! "Ainsi, EDF avait pu déroger aux limites thermiques des rejets de certaines centrales nucléaires pour augmenter leur disponibilité".
Suite aux dernières sécheresses, en 2003 et 2006, l’ASN avait demandé à EDF de tirer les enseignements de ces épisodes de canicule et de prendre les mesures nécessaires. Il s'agissait selon l'autorité "de réévaluer les dispositions de protection des installations vis-à-vis des températures extrêmes et de la sécheresse, d'apporter des modifications techniques pour améliorer la capacité de refroidissement et renforcer la résistance des matériels sensibles aux températures élevées et de mettre en place des dispositifs d’alerte permettant d’anticiper l’évolution des températures et du débit d’eau des fleuves".
Une surmortalité attendue de la faune et de la flore...
Au cours de la récente conférence de presse de l'ASN en Rhône-Alpes(lire ici), l'un de ses responsables; Philippe Ledenvic, a brièvement abordé le sujet de la canicule en indiquant que l’ASN participe au processus national de veille déployé par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et que, pour l'instant, il n'y a pas de risque de manque d'eau pour le refroidissement des centrales elles-mêmes. Le principal risque résiderait selon lui dans un réchauffement de l'eau du Rhône au delà des 28 degrés aujourd'hui admis, qui pourrait provoquer une surmortalité des poissons en aval de la centrale de Cruas dans la Drôme.
Des dérogations "fort laxistes" accordées aux centrales qui dépassent la température l'égale
Ce n'est pas l'avis de l'Observatoire du Nucléaire, une organisation indépendante qui vient de publierune note assez alarmante sur ce sujet : pour cet organisme, si il est en effet "improbable de voir le Rhône à sec, contrairement à la Loire, cela ne le protège pas pour autant des problèmes" : il existe des limites légales aux rejets d'eau chaude dans les rivières, afin de ne pas détruire irrémédiablement la faune et la flore. "Malgré des dérogations fort laxistes accordées par l'Etat à EDF", note l'Observatoire du Nucléaire, "il est possible que des centrales soient arrêtées car ne pouvant respecter les limites légales, même avec dérogations". Seraient concernées, tout au long du Rhône, les centrales de Saint-Alban (Isère, deux réacteurs), Bugey (Ain, quatre réacteurs), Cruas (Ardèche, quatre réacteurs), Tricastin (Drôme, quatre réacteurs)... L'observatoire rappelle d'ailleurs que, lors de l'été 2003, "des dizaines d'infractions ont été commises par ces centrales nucléaires".
Au dela des risques de réchauffement de l'eau et de la surmortalité de la faune et de la flore, l'organisme indépendant met aussi l'accent sur les rejets de produits chimiques (zinc, phosphore, sulfates, sodium, chlorures, morpholine, cuivre, etc) des centrales. "En temps ordinaires, ces rejets sont déjà problématiques pour l'environnement, voire pour la santé publique. Ces risques sont aggravés l'été du fait du moindre débit des rivières. Et le problème est démultiplié en cas de sécheresse : ces produits chimiques sont rejetés dans des rivières au débit très faible, causant de fait de graves pollutions chimiques".
Le créateur de la maison de la Danse de Lyon, Guy Darmet, tire définitivement sa révérence après avoir lancé sa trente-deuxième saison (2011/2012). Il part vivre une autre vie, encore consacrée à la danse, mais sous une autre forme, entre Rio et Lyon.
Patiemment, en mettant chaque année la barre un peu plus haute, Guy Darmet a sû faire de Lyon «LA» ville de la danse : en ajoutant à chaque saison un peu plus riche, une Biennale, puis enfin un défilé devenu mythique.
Peut-t-on aller encore plus loin, en matière de développement de la danse à Lyon ? L'ancienne directrice de Chaillot à Paris, Dominique Hervieu, à qui Guy Darmet transmet ce formidable témoin, le pense. Elle compte bien amener à sa façon, explique-t-elle, « un nouveau souffle ».
Elle table aussi sur le projet qui devrait booster s'il était encore possible la danse à Lyon : la Maison de la Danse 3ème Génération qui doit voir le jour au cœur du quartier de la Confluence.
Un dossier qui semble désormais plus avancé... que celui du Grand Stade de Décines ! Il devrait être inauguré en 2016. Les pré-études ont été réalisées et assure Guy Darmet, il sera inscrit dans le prochain contrat de plan Etat-Région. La nouvelle Maison de la Danse dispose donc à la fois du soutien de l'Etat et des collectivités territoriales : Ville, département et Région.
Seul impératif : la structure coopérative actuelle devra se muer en EPIC (Etablissement Public à Caractère Industriel et commercial) ou assimilé, à l'instar du festival de Jazz de Vienne, par exemple. « Un pari d'avenir » qui enchante Dominique Hervieu. Rarement passage de témoin aura été aussi harmonieux.
La situation hydrique du département du Rhône ne s’améliore pas et les dernières pluies sont restées insuffisantes pour assurer la recharge. Jean-François Carenco, préfet du Rhône, a donc reconduit par arrêté du 6 mai 2011 les mesures destinées à préserver la ressource en eau pour les usages prioritaires et le maintien des écosystèmes aquatiques (voir la liste des communes publiée avec l'arrêté du 22 avril 2011).
La situation de la nappe phréatique du Garon dont les niveaux restent très bas conduit à poursuivre les mesures d’interdiction pour certains prélèvements dans cette ressource (puits, forages, ...). La situation de la nappe phréatique profonde (pliocène) du Val de Saône et de la nappe du couloir d’Heyrieux dont les niveaux sont bas pour la saison, conduit à des mesures de restriction pour tout prélèvement dans ces ressources (puits, forages, ...).
Arrêtés de limitation d'eau au 25 mai 2011
Compte tenu des faibles débits constatés, la même mesure de restriction s'applique aux cours d'eau des secteurs hydrographiques des Monts du Beaujolais et des Monts du Lyonnais. La nappe du couloir de Meyzieu reste en situation de vigilance. Les communes du Rhône sont classées en trois zones : "Interdiction", "Restriction" et "Vigilance". (voir la liste publiée par LYon-Météo) .
Pas de restriction de l'eau potable
Les usages d'eau potable via les réseaux de distribution public ne sont pas concernés par ces mesures, toutefois, chacun est invité à faire preuve de modération dans l'usage de la ressource et de prendre toute disposition pour économiser l'eau.
Pour les communes en situation d'interdiction, les principales mesures domestiques concernent l' interdiction de tout prélèvement dans les nappes concernées, l' interdiction 24h/24 d’arroser les jardins, espaces verts, espaces sportifs, l' interdiction 24h/24 de laver les voitures hors stations professionnelles, l'interdiction 24h/24 de remplir les piscines, l' interdiction 24h/24 d’arroser les façades d’habitations et les voies privées.
Pour les usages agricoles, les prélèvements autorisés doivent être réduits de 50%.
Pour les usages industriels et commerciaux : se référer aux autorisations, les usages de l’eau devant se limiter toutefois au strict nécessaire.
Les gestionnaires de réseaux collectifs d’irrigation et de distribution d’eau potable transmettent dès que possible à la préfecture les plans de restriction d’usage de l’eau qu’ils mettront en œuvre si la situation de restriction ou d’interdiction est constatée.
L’intégralité de l’arrêté fixant des mesures d’interdiction et de restriction est disponible sur le site internet de la préfecture du Rhône www.rhone.pref.gouv.fr, et sur le site de la direction départementale des territoires du Rhône : www.rhone.equipement-agriculture.gouv.fr.
Les élus et les fonctionnaires de la Région Rhône-Alpes prennent peu à peu possession de leurs nouveaux locaux dans le quartier de la Confluence à Lyon. Entre mai et juin 2011, le déménagement des anciens locaux de Charbonnières se déroule au rythme de 50 personnes par jour. La première session plénière dans les nouveaux locaux devrait être organisée en juillet 2011.
L’Hôtel de Région, qui a fait l’objet d’un concours d’architecture européen remporté par l’Atelier Christian de PORTZAMPARC, a été réalisé en un temps record. Le programme portait sur la réalisation de 40 000 m2 de Surface Hors Œuvre Net (SHON). Il comprenait, outre les bureaux, la création d’une Assemblée susceptible d’accueillir les élus régionaux et le public, des salles de réunion, des espaces d’exposition et de réception.
Le choix du jury s’est porté sur le projet de Christian de PORTZAMPARC "pour son élégance, la fonctionnalité de ses espaces de travail et sa volonté de valoriser l’image de la Région".
A l’intérieur, c’est le cœur d’un quartier que l’on découvre, avec avenues, placettes et jardins. Les lieux de la démocratie régionale sont visibles par transparence, invitant chaque Rhônalpin à découvrir et à participer à la vie de l’institution.
Adoptant la morphologie du tissu urbain, l’édifice est bordé au nord par l’esplanade François Mitterrand, à l’ouest par le cours Charlemagne, à l’est par la rue Smith prolongée (en cours de réalisation) et au sud par la rue Montrochet prolongée (en cours de réalisation).
Se déployant sur 11 niveaux, dont 2 en sous-sol, l’édifice se compose de trois corps de bâtiments en forme de L qui s’organisent autour d’une Grande Allée de 2 800 m2 et d’un Jardin d’Hiver de 900 m2, réalisé par Régis Guignard.
Avec cette forme, c’est tout un paysage intérieur qui apparaît depuis le parvis et le cours Charlemagne et qui s’ouvre aux lumières et aux vues vers la ville, "dans un jeu de pleins et de vides habités"...
un forum visible, une « place » du politique, une grande maison commune et accessible...
Pour l’architecte – urbaniste, "cette composition démultiplie et diversifie les espaces, les corps de bureaux formant une chaîne continue, un unique bâtiment flexible
A l’extérieur, l'aspect compact est compensé par le jeu des volumes avec des façades en terre cuite, de couleur claire, et de grandes baies vitrées qui dévoilent aux passants les espaces intérieurs.
Selon l'étude 2011 sur l'attractivité en Europe présentée le 25 mai dans le cadre de la "9ème World Investment Conference de la Baule" par Ernst & Young, la ville de Lyon se trouve considérablement renforcée et "s'impose définitivement comme challenger de Paris et pôle d'attractivité européen aux yeux des investisseurs". Des résultats qui tiennent compte de la dynamique économique locale et de la stratégie économique de la métropole lyonnaise.
Malgré le poids français de la centralisation, Lyon, qui devançait déjà les années précédentes les autres métropoles françaises, voit cette année son rang clairement renforcé. En effet, selon Marc Lhermitte, associé Ernst and Young, auteur de l'étude, "Lyon est largement en tête, jugée par 51 % des investisseurs étrangers interrogés comme la ville entreprenante de demain capable de rivaliser avec Paris, ce qui représente une progression de 10 points par rapport à 2010 (où Lyon arrivait en tête mais avec 44%)".
Lyon marque donc clairement la distance en s'imposant loin en tête devant Marseille/Aix -en-Provence, Toulouse ou encore Lille, qui recueillent respectivement 15, 14 et 13% des suffrages. Ces chiffres reflètent semble-t-il la réalité économique locale et l'attractivité de Lyon et de sa région : avec 122 implantations internationales réalisées en 2010, Lyon et Rhône-Alpes figurent d'ailleurs dans le top 3 européen avec Londres et Paris, devant Düsseldorf, Madrid ou encore Francfort et donc loin devant les autres métropoles françaises (Marseille/PACA ayant accueilli par exemple 39 implantations internationales en 2010).
La stratégie métropolitaine
Le Baromètre 2011 réalisé par Ernst and Young confirme donc que l'attractivité de la France passe aussi par celle de ses grandes agglomérations, par leur capacité à occuper le terrain et à bousculer l'hégémonie des capitales européennes.
En attirant à elle seule 60% des nouveaux projets d'implantations internationales réalisés en Rhône-Alpes en 2010 (avec 45 projets sur 75) Lyon et le Grand Lyon en sont une illustration exemplaire. Pour Jacques de Chilly, Directeur Exécutif de l'ADERLY[1], « cette tendance lourde s'accompagne dans le cas particulier de Lyon d'une stratégie économique à la fois forte et cohérente. L'identité économique du territoire est reconnue auprès des investisseurs internationaux, ce qui permet de créer la confiance ».
Jacques de Chilly anime
une "soirée des Ambassadeurs"
En considérant le fait que pour les investisseurs, les principaux critères sont l'accessibilité et l'innovation au sens large, cela s'explique aisément. En effet, la sectorisation poussée sur les deux filières d'excellence prioritaires du territoire que sont les sciences de la vie et les éco-technologies permettent à Lyon de se distinguer sur la scène internationale. Aujourd'hui, ces deux filières continuent de représenter 50 % des projets d'investissements attirés à Lyon[2]. Ceci devrait encore être renforcé par les très lourds investissements prévus dans le cadre des Investissements d'avenir ou du Plan Campus, qui consolideront le capital innovation de Lyon et ses infrastructures d'excellence, sans compter les nombreux grands projets à forte visibilité internationale tels que Confluence ou Lyon-Part Dieu.
Par ailleurs, au-delà de sa localisation privilégiée, Lyon n'a eu de cesse de développer sa connectivité par la dynamique de l'Aéroport Lyon-Saint Exupéry...
Perception vs réalité
Reste à travailler la dimension perception qu'ont les investisseurs, qui bien souvent n'est pas à la hauteur de la réalité. C'est pourquoi depuis quatre ans, les partenaires institutionnels et économiques lyonnais se sont engagés dans une stratégie de marketing territorial «ONLYLYON», afin de mieux valoriser les atouts du territoire à une plus grande échelle.
G.R.
(redaction@LYonenFrance.com)
L'ADERLY est l'agence de développement économique de la métropole lyonnaise. Depuis sa création en 1974, elle a accompagné l'implantation de plus de 1000 entreprises. En 2009, près de 60 projets d'implantation et de développement d'entreprises ont encore été conduits par l'ADERLY, dont 60% à capitaux étrangers. L'Agence assure en outre le pilotage de la démarche de marketing territorial OnlyLyon, créée en 2007 par les principaux acteurs institutionnels et économiques lyonnais afin de renforcer la notoriété de la métropole et d'y attirer de nouveaux projets, de nouveaux talents.
Plus sur le baromètre Ernst and Young : http://www.labaulewic.org/-Ernst-Young-Surveys-.html - www.ey.com/fr
Vous avez aimé la TNT (Télévision Numérique Terrestre) dont on nous rebat les oreilles actuellement ? Vous adorerez la RNT (Radio Numérique Terrestre) !
Tel est du moins le discours servi jeudi 19 mai à Lyon à la Confluence au siège du Groupe Espace (Christophe Mahé) par tous les promoteurs d'une opération de grande envergure destinée à "sauver le soldat RNT".
Contrairement à la Grande-Bretagne, à la Suisse ou à l'Allemagne, la RNT n'a jamais réussi à s'implanter dans notre pays. L'opération de la dernière chance, dont l'enjeu se joue en termes de millions d'euros, vise à créer une expérimentation de neuf mois dans l'agglomération lyonnaise (de Vienne à Villefranche) où ont été installés trois émetteurs numériques... Une quasi-certitude : si l'expérimentation lyonnaise de la RNT échoue -c'est l'auditeur qui jouera les arbitres-, l'avenir de la RNT en France pourrait se révéler particulièrement sombre (...) Buzz ou pas buzz ? Réponse dans neuf mois...
Voilà qui va conforter les deux principaux pôles de compétitivité «mondiaux» que compte la région, Lyon Biopôle et Minalogic. Le Grand Emprunt vient de labelliser les deux projets d'Instituts de recherche Technologique (IRT) que présentait Rhône-Alpes. Deux projets très lourds qui seront à même de booster, non seulement la recherche et l'innovation, mais il faut aussi s'attendre à d'importantes retombées économiques en matière d'infectiologie pour le premier projet baptisé Lyon Biotech et dans le domaine de l'infiniment petit pour l'IRT NanoElectronique de Grenoble.
Ce dernier travaillera aux applications des micro et nano-technologies. Il vise un budget de 460 millions d'euros sur dix ans. Cette décision va permettre à l'écosystème grenoblois, leader européen des hautes technologies depuis 2005 avec Minatec, d'accélérer la réalisation de l'objectif qu'il s'est fixé : figurer parmi les trois grands écosystèmes mondiaux pour les micro et nanotechnologies.
Cet IRT sera implanté sur le campus d'innovation Minatec à proximité du centre ville de Grenoble.
L'IRT lyonnais dirigé par l'ancien Pdg de Sanofi-Pasteur aujourd'hui à la retraite, Jacques Berger, sera, lui, implanté sur un premier site de 30 à 40 000 m2, situé à Lyon sur le campus Charles Mérieux à Gerland.
Le second site sera installé au sein de l'Institut Pasteur de Paris, partenaire de cet Institut de Recherche Technologique : près de 2 000 m2 de laboratoires y seront déployés. Dès le 1er janvier 2012, date à laquelle l'IRT commencera à être opérationnel, « 5 000 m2 devraient être utilisables, avant une montée en puissance progressive vu les lourdeurs que constitue un projet immobilier d'une telle ampleur », précise Philippe Archinard, le président du pôle de compétitivité LyonBiopôle.
Dans le cadre de la semaine du Gruyère AOC suisse qui se déroule à Lyon du 12 au 22 mai et dont nous avons parlé à plusieurs reprises, Grégory Cuilleron est invité à cuisiner ce fromage suisse ce mercredi 18 mai de 20h00 à 22h00 place de la République à Lyon. (Entrée libre)
En effet, c’est sur cette place que nos amis helvètes ont installé leur chalet et ouvert un restaurant éphémère, la Pinte à Fondue. La célèbre fondue fribourgeoise moitié-moitié (moitié Gruyère AOC suisse et moitié vacherin fribourgeois) fait le bonheur de tous les gourmands dans un cadre très chalet, dans lequel la vache suisse (pas la mauve !) est à l’honneur.
Place de la République du 12 au 22 mai, le chalet Suisse.
Grégory Cuilleron que les émissions culinaires de M6 ont rendu célèbre (Top Chef et Le Combat des Régions) va donc durant deux heures cuisiner en direct ce fromage sans trous, mais avec beaucoup de goût...
La meringue suisse à la crème double de Gruyère ..
le petit Jésus en culotte de velours ...
L'ancien ministre et candidat (UMP) à la Mairie de Lyon Dominique Perben, s'est réjoui le 17 mai 2011 du déblocage de la situation concernant la Déclaration d'Intérêt Général du Grand Stade.
"Le lancement des enquêtes publiques par le président du Grand Lyon ainsi que les nouveaux éléments récemment transmis à Chantal Jouanno, semblent désormais de nature à permettre la publication dans les jours prochains de la déclaration d'intérêt général" annonce le député du Rhône, qui "se réjouit du déblocage de cette situation par le Gouvernement" .
A noter que Dominique Perben se range aux arguments de Gérard Collomb en déclarant que "sans cette déclaration d’intérêt général, l’UEFA aurait sans doute écarté définitivement le Grand Lyon de l’Euro 2016 de football engendrant de fait une image désastreuse pour le football lyonnais et pour le rayonnement de la ville".
Les nombreux recours ne sont pas écartés
Cependant, Dominique Perben persiste à penser que le choix du site risque d’hypothéquer l’aboutissement du projet : en effet, la déclaration d’intérêt général ne permettra pas, selon lui, d’écarter les nombreux recours juridiques qui s'appuieront sur les défauts "du site choisi de manière autoritaire par Gérard Collomb"... Ainsi, il avertit : "ce sera Gérard Collomb et lui seul qui en portera la responsabilité".
La réaction de Gérard Collomb
Le Maire de Lyon a réagi très rapidement à cette annonce : il indique pour sa part que "le travail conduit ces dernières semaines, qui a associé les services de la Présidence de la République, ceux du 1er Ministre et dans lequel je salue l'engagement personnel de Madame la Ministre des Sports, a permis au projet du stade des Lumières de Décines de franchir des étapes essentielles".
Pour lui, le soutien financier au projet par le gouvernement - en lui réservant 20 millions d'Euros - démontre que ce projet "fait désormais l'objet d'un large consensus".
Il annonce que les enquêtes publiques se dérouleront très prochainement,"du 14 juin au 18 juillet prochain".
Le camion de la tournée « Mon Entreprise en Ligne » vient de s'installer pour deux jours Place Louis Pradel (devant l'Hôtel de Ville) à Lyon.
Soutenues pas l'Etat et accompagnées par l'Aderly (l'agence pour le développement économique de la région lyonnaise), les équipes de Google, d'Oxatis et de SFR ont pour objectif "d'offrir des solutions clef en main aux petits commerçants ou entrepreneurs afin de créer rapidement (en moins de vingt minutes !) leur site internet".
La plate-forme présentée dans le camion et accessible par internet permet en effet à toute PME ou TPE de créer et d’héberger gratuitement pendant un an un "site vitrine" . "Nous avons fait le choix de la simplicité", explique Philippe Leroy, le directeur général d'Oxatis... "le logiciel reprend les données basiques de tout site internet... Il permet au commerçant de se consacrer à la présentation de ses produits"...
Le Tour de France de "Mon Entreprise en Ligne"
L'utilisation est gratuite pendant la première année afin de permettre de tester une activité... L'entreprise reste évidemment propriétaire de son contenu et aura la liberté ensuite de le maintenir sur la plateforme - pour 5€ par mois - ou de le transférer sur un autre service de son choix...
Un tour de France
La tournée du bus visitera onze villes de France tout au long du mois de mai, avec des conférences et des formations organisées pour aider tous les professionnels français à tirer parti d’Internet. Stationnant sur la place Louis Pradel, des formateurs sont présents pour accompagner tous les entrepreneurs qui le souhaitent dans leurs premiers pas en ligne.
A Lyon, grâce au soutien et à l’accueil de l’Aderly, une conférence a également permis de présenter l’outil dans les locaux de la Chambre de Commerce. L'’ensemble des entreprises de la région étaient ainsi invitées à créer leur site et à « mettre leur entreprise en ligne ».
Jean-Marc Tassetto, Directeur Général de Google France et Mathieu Horn, Directeur Marketing – Professionnels de SFR, ont animé cette réunion. Ils disent espérer que "cette initiative à Lyon permettra de soutenir les petites et moyennes entreprises de la région Rhône Alpes dans leur développement vers le monde du numérique et d’Internet. A cet effet, l’initiative, ouverte à tous les acteurs de l’écosystème, met à disposition des professionnels des outils simples et évolutifs ainsi qu’un accompagnement qui les aidera à en tirer parti au mieux pour leur développement".
Des retours d'expérience
Astrid Dugas, créatrice de l’entreprise et du site web « Mon Rêve En Bois »a présenté son expérience : "créatrice de jouets en bois, j’ai décidé il y a quelques années d'ouvrir un site web afin d’offrir à ma clientèle un nouveau moyen de découvrir ma gamme de jouets. Le résultat a dépassé mes attentes : cela m’a apporté de nouveaux clients, et a suscité une demande de vente en ligne qui m’a permis d’exporter jusqu’au Japon !". Quant à Magali Blein, créatrice de l’entreprise "Impulsion Déco", elleexplique : "Pour moi, il était indispensable de créer un site web afin de faire connaître mon activité. Je suis d’ailleurs très satisfaite du résultat à ce niveau, puisque la très grande majorité de mes contacts viennent de ce canal. J’ai ainsi pu toucher une clientèle plus large pour mon activité d’architecte d’intérieur, et je capitalise aujourd’hui encore sur ce levier. "
Pour Cédric Grignard, Responsable de la démarche Signatures Mondiales à l’ADERLY, "c’est une opération importante dans le rapprochement entre Google et Lyon, rendue possible grâce aux relations privilégiées que nous établissons avec eux comme avec d’autres groupes mondiaux. En effet, depuis deux ans, nous prospectons de façon particulièrement intensive certains grands comptes internationaux afin de valoriser auprès d’eux les opportunités lyonnaises. Google y est sensible puisque le groupe multiplie aujourd’hui ses marques d’intérêt pour Lyon".
Et pour faire bonne mesure, la firme a intégré dans le "paquet" proposé aux entrepreneurs un chèque de 100 € à dépenser sur le programme de publicité Google Adwords, afin d'assurer la promotion de leur tout nouveau site internet !
La "twittosphère" s'est emballée dimanche 15 mai après l'annonce de l'arrestation à New York de Dominique Strauss Kahn, alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion pour la France.
La Maire de Lyon, Gérard Collomb, fervent supporter de la candidature du Directeur Général du FMI à la Présidence de la République (il avait déclaré qu'il serait lui-même candidat "si DSK n'y va pas"), a réagi dans l'après midi, par un communiqué sibyllin : "Comme tous les Français, j'ai appris avec stupéfaction les accusations portées contre Dominique Strauss-Kahn. Ces accusations qu'il récuse paraissent tellement irréelles qu'il convient d'attendre d'en savoir plus. Comme tout le monde, Dominique Strauss-Kahn a le droit à la présomption d'innocence. "
D'autres Strauss-kahniens, comme le conseiller socialiste du 7ème arrondissement Romain Blachier, n'ont pas pris les mêmes précautions, allant même jusqu'à annoncer sur leur blog la démission de DSK.
Dominique Strauss-Kahn nie tous les faits qui lui sont reprochés.
L'avocat de Dominique Strauss-Kahn a pourtant déclaré dans le même temps que son client allait plaider "non coupable" et qu'il niait tous les faits qui lui sont reprochés :une femme de ménage de l'hôtel où il était descendu à New York s'est en effet plainte d'avoir été agressée sexuellement alors qu'il sortait nu de sa douche.
De nombreuses questions, relayées par les soutiens de DSK sur twitter - pour certains adeptes d'une théorie du complot - restent cependant posées par cette accusation : "Une femme de ménage entre-t-elle dans une suite alors que le client est encore présent ?" "Comment se fait-t-il que l'information ait été relayée en France par des militants UMP bien avant que la nouvelle soit connue officiellement ?"...
Les faits sont précis
Les sites internet de la presse relayent quant à eux des faits précis : "Dominique Strauss-Kahn a été débarqué d'un vol Air France à destination de Paris dix minutes avant le départ". Il n'a pas été "menotté" (source New York Times).
"Il a reçu samedi soir la visite d'un diplomate français, dans le cadre de la "protection consulaire" que la France octroie à tous ses ressortissants, selon le porte-parole du quai d'Orsay".
"Une plainte a été déposée samedi par une femme de chambre de 32 ans travaillant à l'hôtel Sofitel situé sur le 44e Rue Ouest, dans le coeur de Manhattan". Selon elle, DSK serait sorti nu de la salle de bains de sa suite. Il l'aurait rejoint dans la salle de séjour et l'aurait forcée à gagner la chambre où il aurait tenté de la violer. La jeune femme a raconté s'être débattue, mais Dominique Strauss-Kahn l'aurait alors entraînée vers la salle de bains et aurait tenté de l'agresser sexuellement. Il aurait également tenté d'empêcher sa fuite en fermant à clef la porte de la chambre.
La manifestation organisée par des groupes "identitaires" a bien eu lieu ce samedi 14 mai dans le quartier St-Jean à Lyon, mais elle n'a rassemblé que quelques dizaines de personnes, encadrées par au moins autant de policiers. Tous se sont retrouvés "noyés" sous des trombes d'eau.
Après avoir interdit le rassemblement, considéré comme orienté contre une religion, le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, n'a pas pu s'opposer à la marche rebaptisée "rassemblement pour la liberté d'expression".
Place des Terreaux, une contre-manifestation était organisée par les associations antifascistes et les partis de gauche, qui ont voulu montrer qu'ils n'étaient pas dupes face à la nouvelle formulation des "identitaires": "cette manifestation vise à stigmatiser les musulmans de France"... Il s'agit d'une attitude xénophobe qui vise à provoquer la haine contre une communauté.
De leur côté, les organisateurs de la "marche des cochons" disent protester "contre l'expansion en France du marché de la viande certifiée halal qui symbolise à leurs yeux "l'islamisation progressive de la France". Ils avaient déjà fait parler d'eux il y a quelques mois en envahissant un restaurant Quick qui propose uniquement de la viande halal.
Le Comité Régional du Tourisme Rhône-Alpes vient d’enregistrer officiellement la démission de son président Gérard Perrissin-Fabert, qui avait été élu il y a moins d'un an, en juin 2010. Ce Conseiller Régional, qui a aussi démissionné de son poste de Maire du Grand Bornant, reste membre du conseil d’administration et du bureau du CRT, mais il laisse la place au premier vice président, le sénateur socialiste de la Drôme Jean Besson, quiassurera l’intérim jusqu'au terme d'un audit de l'institution, fixé "au 15 octobre 2011 au plus tard".
Un bureau présidé par Jean Besson s’est tenu ce mercredi 11 mai en présence de l'élue écologiste Claude Comet, conseillère régionale, déléguée au tourisme et à la montagne, qui avait été candidate à la présidence de l'association en juin 2010 (elle avait alors été battue par Gérard Perrissin-Fabert par 33 voix contre 16). C'est elle qui sera chargée de conduire la réflexion, "tant sur les missions actuelles et futures de Rhône-alpes Tourisme que sur l’évolution éventuelle des statuts".
Une conception du tourisme en montagne contestée par les écologistes
Rhône-Alpes Tourisme, qui compte un effectif de 44 personnes pour un budget de 10 millions d’euros, vient d'emménager en janvier 2011 dans le quartier de la Confluence à Lyon, à proximité du nouveau siège du Conseil Régional qui assure en grande partie son financement. Géré sous forme d' association - loi 1901 -, le CRT a un conseil d’administration de 66 membres dont 24 conseillers régionaux, des représentants des sept départements de la région (Ain, Ardèche, Drôme, Rhône, Loire, Isère et les deux Savoie) et des professionnels du tourisme.
Ses missions actuelles sont"l’ingénierie, la promotion en France et à l’étranger et l’information touristiques", mais le groupe EELV, dont Claude Comet fait partie, a l'intention de les faire évoluer en y incluant des enjeux sociaux et environnementaux, en particulier sur le tourisme d'hiver en montagne, grand consommateur d'eau et d'infrastructures... Les écologistes contestent les aides au parc immobilier sous utilisé des stations, ils souhaitent développer le tourisme social, ainsi que les liens entre les agriculteurs locaux et les professionnels du tourisme...
Un groupe de travail animé par Claude Comet, membre de droit du bureau, a été créé pour permettre la définition du cahier des charges de l'audit. Il est composé à parité par des élus du Conseil Régional et des membres du bureau actuel de l'association.
Le groupement européen des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG), qui devait définir cette semaine, à la lumière de l'accident à la centrale de Fukushima Daiichi au Japon, les critères des tests de résistance annoncés récemment par le Conseil Européen, n'a pas réussi à se mettre d'accord sur le contenu de ces tests.
Ces "stress tests" doivent concerner les risques liés aux aléas physiques (séismes, inondations) et au cumul de plusieurs situations catastrophiques dans les 143 réacteurs nucléaires répartis sur le territoire de l'Union. Ils devront être complétés, selon un communiqué du Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso, "par des scénarios incluant des facteurs humains". Mais Mr Barroso ne mentionne pas explicitement ce qu'il entend par "facteur humain" : si il s'agit de risques liés à une faute technique, un acte de malveillance du personnel, un accident d'avion ou des actes terroristes...
Le commissaire à l'Energie Gunther Öttinger quant à lui, souhaite prendre en compte ce facteur aux côtés du risque de catastrophe naturelle mais plusieurs pays, dont la France, s'y refusent.
L'Autorité de Sûreté Nucléaire présente un bilan 2010 contrasté pour Rhône-Alpes
En France, la gestion du risque nucléaire est assurée par une autorité qualifiée d'indépendante, l'ASN. Créé par une loi récente (du 13 juin 2006) cet organisme doit assurer "la transparence et la sécurité". Il a aussi une mission d'information et un pouvoir de "police", c'est à dire qu'il peut obliger un opérateur à fermer une installation jugée défaillante. Dirigée par un collège de cinq commissaires - 3 nommés par le président de la République, 1 par le président du Sénat et 1 par le président de l'Assemblée nationale -, l'ASN est loin d'être un "repaire anti-nucléaire", mais elle réalise des inspections indépendantes, dans tous les domaines concernés par la filière nucléaire civile. On pense bien sûr aux centrales mais les contrôles s'étendent aussi aux laboratoires de recherche des universités, aux services de radiologie (médecine), aux transporteurs et même au secteur du BTP, qui utilise des appareils de contrôle des soudures "radioactifs"...
Une mention "Assez satisfaisant" qui cache bien des disparités...
Les responsables de l'ASN en Rhône-Alpes, Philippe Ledenvic et Grégoire Deyirmendjian, ont présenté récemment le bilan 2010 de leur action. Pour la vallée du Rhône, qui compte un grand nombre d'installations nucléaires, l’ASN attribue cette année une mention globalement moyenne, un "Assez satisfaisant" qui cache en fait bien des disparités :
Dans les centrales du Bugey et de Tricastin par exemple, le rapport note que EDF et AREVA ont eu à déplorer plusieurs accidents graves... A Pierrelatte, l’autorité juge aussi que la protection de l’environnement est mal assurée... "Comurhex présente des résultats globaux insuffisants et montre de sérieuses lacunes à respecter ses engagements..." est-t-il écrit dans le rapport.
Des inquiétudes sur la centrale de St-Alban
En Isère, la centrale EDF de St-Alban devra faire l'objet, selon les responsables de l'ASN, d'une "inspection approfondie en 2011". En cause, un manque de réactivité face aux demandes de l'autorité et un défaut de communication. Il est écrit que "les performances globales de la centrale nucléaire de St-Alban sont en retrait par rapport à l'appréciation générale des performances que l'ASN porte sur EDF"... "Les faiblesses structurelles déjà diagnostiquées en 2009 ont à nouveau été observées, notamment lors de l'arrêt pour rechargement du réacteur numéro 2"...
Globalement, alors que le domaine du nucléaire est particulièrement sensible, le rapport de l'ASN démontre que les opérateurs sont bien loin de "l'excellence"que les citoyens sont en droit d'attendre. En matière d'inspection du travail, l'ASN rappelle que si les entreprises font massivement appel à la sous traitance, cela ne les dispense pas du respect des normes : "les contrôles des zones radiologiques orange sont insuffisantes à Cruas"... "A la lumière des constats récurrents formulés depuis 2008, l'ASN considère que les actions correctives prises par l'exploitant à St Alban sont insuffisantes"...
Le point faible des transports
Les associations antinucléaires ont récemment mis en évidence que des trains spéciaux traversaient régulièrement des villes comme Chambéry, ce qui peut poser un problème grave de radioactivité en cas d'arrêt prolongé... Si le transport des objets radioactifs entre bien dans les compétences de l'ASN, force est de constater que les contrôles sont extrêmement rares : plus de 300000 colis radioactifs circulent en France annuellement, dont plusieurs dizaines de milliers dans la région Rhône-Alpes. Sur ce sujet, l'ASN explique que "la responsabilité de la sûreté du transport repose sur les différents acteurs de la chaîne, l'expéditeur, le transporteur et le réceptionnaire". L'organisme effectue un contrôle de la validité des agréments mais dans la région, seules 10 inspections et une réunion d'information sur le transport ont été organisées durant l'année 2010 ! "Six évènements significatifs relatifs au transport de matières radioactives ont été déclarés en 2010 dans la région, dont un a été classé au niveau 1 de l'échelle INES"...